Lecture 8. Puni-cagibi !

Le mois d’août a été tellement chaud que je n’ai eu aucun courage de finir un livre sérieux. Même à temps partiel, j’étais trop cuite pour finir la soirée avec un bouquin qui demande réflexion.

Récemment, j’ai reçu un livre jeunesse des années 90. La première fois que je l’ai vu, c’était en faisant un tri dans un tas de vieilleries pour vider la réserve d’un EAJE. Le titre m’avait consternée. Pour « rire » je l’avais lu à une collègue et je l’avais caché dans le tas de livres trop abîmés pour être entre les mains d’enfants de moins de 3 ans. Et puis, je l’ai oublié.

En faisant des recherches de livres d’occasion sur différents thèmes, je l’ai reconnu. J’ai voulu lire les commentaires sur le net. Ça m’a donné envie de l’acquérir. Tellement étonnée que les uns adorent et les autres détestent. Pour 2 francs six sous, le voilà dans ma petite collection (qui commence à s’agrandir, oups) !

En lisant, je me suis surprise à sourire. L’enfant de cette histoire est, comme la majorité des enfants, vraiment attachant, chiant, attachiant. Son imagination n’a aucune limite, sinon celles du cagibi. Ses idées pour s’y faire envoyer frôlent l’ingéniosité.

Comme il est fait mention ouvertement de ce qui se nomme Violence Éducative Ordinaire, en 2018, j’en profite pour blablater sur ce sujet sulfureux. C’est suffisamment grave, puisque ce pourrait être l’origine de plusieurs formes de violence, voire de la Violence tout court.

Simon se fait PUNIR par retrait dans une toute petite pièce sombre, un placard. Je doute que ce soit pour qu’il se calme et réfléchisse, c’est simplement une mise à l’écart. J’ignore son âge, il me semble jeune, il parle de manière compréhensible. Tout le long de l’histoire Simon est chez lui, avec ses parents. Entre ses parents et lui, il y a très peu de dialogues, à part « vilain garçon, puni-cagibi ! »

Les parents sauvent presque la mise en s’infligeant la même punition, de leur plein gré, mais Simon finit par les faire craquer. Cela dit, cet enfant est souvent seul. Qu’il soit envoyé dans le salon, la salle de bains ou les toilettes, il n’y aucun mots mis sur les actes et leurs conséquences, aucun accompagnement. Il est libre de faire les pires expériences possibles. Logique.

C’est ça qui est formidable dans les histoires, TOUT EST POSSIBLE mais s’il fallait préciser : TOUT EST IRRÉEL !

Je suppose que des enfants qui ont le temps de faire des « bêtises » aussi élaborées sont silencieux pendant un temps suffisamment suspect. Dans ma vie de mère, le silence est une alarme, autant que les cris. Au moindre doute, je bondis. Surtout à partir du moment où bébé/Chérubin se déplace. Je me souviens avoir visionné des vidéos des « pires bêtises » d’enfants et c’est difficile de garder son sérieux. Quand deux enfants se sont dessinés sur tout le corps et que leur papa essaie une tentative d’autorité alors qu’il est plié de rire, c’est communicatif ! Combien de temps il leur a fallut à ces deux chenapans pour être recouverts de feutre/peinture (j’ai oublié) des pieds à la tête ?!

Des bêtises ou des expériences ?

Junior bis a demandé à ce que je lui lise l’histoire deux fois. Il a fait peu de commentaires. Il a dit qu’à l’école il y avait des punitions mais à la maison « vous me puniez pas« . J’ai expliqué que nous préférions dialoguer, expliquer et lui demander de réparer quand c’est possible. A l’école, la menace c’est d’aller dans le bureau d’Untel…parce que c’est le directeur ? parce que c’est un homme ? Je me souviens, en EAJE, je proposais aux enfants (les plus grands) qui avaient atteint leur seuil de tolérance des temps collectifs, d’aller dans le bureau d’Unetelle, la directrice. J’expliquais que le trajet permettrait de se détendre et que je resterais avec lui ou elle pour discuter à 3. Jamais je ne parlais de punition. Au contraire, c’était une opportunité de sortir d’une émotion envahissante et de poser des mots. Ils finissaient par réclamer d’aller discuter avec Unetelle et moi dès qu’ils sentaient que c’était difficile pour eux.

En France, la punition est une valeur-sûre. C’est dommage et dommageable car la sanction est bien plus constructive. Ici ce qu’en dit Jean Epstein.

Punir un enfant de moins de 5 ans (immaturité du cerveau) s’avère comme pisser dans un violon et même pire puisque lourd de conséquences sur la construction identitaire, l’estime de soi et la confiance en les autres. Punir après 5 ans ne semble jamais porter de fruits que ceux de la rancœur. Personne ne pourra dire qu’il l’ignorait.

 

 

Lecture 6. Écoutez-moi grandir, Sophie Marinopoulos

  

Livre encensé par les pros de la petite enfance :

« On devrait le distribuer aux
parents dans les maternités, 
l’offrir aux jeunes diplômés 
des métiers de la Petite Enfance 
et le remettre aux nouvelles 
assistantes maternelles en même
temps que leur agrément. 
Ce livre est de santé publique ! 
(…)
On sourit beaucoup, on rit 
parfois, on opine, 
et surtout on réfléchit ! 
Ce petit ouvrage devrait trouver
sa place dans la bibliothèque 
de tous les pros ! Car son 
auteur a raison : « Ce livre, 
c’est de la prévention. Il parle
de santé psychique et 
d’éducation ». Ce qui est tout 
aussi important et essentiel 
que la santé physique, nous le
savons tous désormais. »

Mon avis est mitigé. Ce livre ne m’a rien appris, ni rien permis de mieux comprendre. J’ai apprécié le lire car le style est fluide et agréable. Jusqu’à la page 32, c’est un joli voyage dans le monde intra-utérin et les premiers moments de vie d’un petit d’homme. Dès la page 33, j’ai eu des difficultés à le lire, par manque d’attention et d’intérêt (l’intérêt est mon moteur, comme nombre d’entre nous)

En tant que mère, je le trouve léger et simpliste. En tant que pro, même s’il pose des bases, il reste succinct. En prime, il contient quelques jugements, à peine dissimulés bien que très bien emballés. Certaines idées amenées par Elisabeth, de la part de Mme Marinopoulos, me sont légèrement écœurantes, tout de même, surtout dans la « pensée » d’un nourrisson. Ça se veut « ouvert » mais je l’ai ressenti « fermé ».

A sa lecture, j’ai souvent tiqué. Bébé Elisabeth omet de préciser que chaque enfant va à son rythme puisque chacun est différent. Si nous naissions tous identiques en matière de tempérament, de caractère, de vécu in-utéro et de contexte de naissance, alors oui ce qu’elle dit pourrait s’appliquer à d’autres bébés, qu’elle appelle ses « collègues »…or c’est loin d’être le cas. J’aurai préféré que ce soit précisé, car je l’ai compris comme une généralité.

Au sujet du sommeil, j’ai rencontré des bébés [en fait, un seul en vrai. Je ne compte pas les bébés déjà résignés par un dressage à la « Ferber » ; à mon tour d’être subjective !! et un fictif : « Thomas n’a peur de rien »] qui aimaient dormir seuls, dans leur espace. Cela dit, c’est une minorité. Le contraire est plus largement répandu. Après avoir passé 9 mois « collé-serré » comme le dit bébé Elisabeth, être seul c’est compliqué.

Qu’elle décrète que peu importe le lait qu’elle boit, l’important c’est d’être nourrie. Évidemment nous sommes tous d’accord…le choix (parce qu’il existe) reste celui de la mère (en accord ou non avec le père) d’allaiter au sein ou au biberon. Je doute que ce soit judicieux de l’avoir ainsi exprimé. C’est très subjectif. Elisabeth aime les deux, le sein et le biberon (aucune précision sur ce qu’il y a dans le biberon). Pour le risque de confusion sein-tétine, c’est dommage. Si un sevrage est prévu, c’est déjà plus logique .

C’est un écueil de ce livre, il est sujet à interprétation.

Concernant les pleurs, pour un nourrisson, attendre est difficile, c’est observable chez la majorité des bébés. Elisabeth dit que ça lui arrive de pleurer pour pleurer, pour rien…enfin si j’ai bien compris. C’est une championne dans plusieurs catégories car elle aime être seule « pour un laps de temps raisonnable » dès ses premiers jours de vie…elle aime attendre, elle aime tous les laits (?) et elle accepte le biberon sans sourciller.

Le plus gênant (pour moi) sont les comparaisons de son « autonomie » avec celle de ses « collègues » et notamment de sa cousine. A côté, elle le dit « je suis un génie ». La cause du « retard » des autres est identifiée de manière trop ciblée comme étant un refus des adultes de les laisser grandir. Je constate qu’on pourrait penser, une fois de plus, que c’est la faute à… la mère !

Finalement, Elisabeth vit dans une famille presque idéale, comme il en existe peu, voire pas du tout : sa croissance est parfaite (sauf au début, elle prend peu de poids (encore cette obsession du poids ; alors qu’un nourrisson nourri au sein a une croissance différente d’un nourrisson nourri au lait en poudre). Ses parents ont quelques désaccords mais comprennent vite et rectifient parfaitement le tir. Ou alors s’agit-il d’une belle vitrine qui cache les coulisses de l’arrière-boutique ?

Faire parler un bébé, c’est original et touchant. Cela comporte le risque de penser que tout ce qui est relaté par ce charmant bébé concerne tous les bébés, toutes les mères, tous les pères etc.

Comme tout ce qui se dit au sujet de pratiques dites de « maternage », des propos peuvent être mal interprétés. Mes yeux d’EJE se sont écarquillés plusieurs fois pour retrouver leur taille normale quelques lignes ou pages plus loin…trop loin pour éviter les confusions, si j’avais été une jeune mère.

Préciser et même répéter que les ressentis d’Elisabeth n’appartiennent qu’à elle, m’aurait un peu plus rassurée quant à l’impact que peut avoir ce livre sur de jeunes parents déboussolés.

Le message à retenir demeure important en direction des adultes :

les parents savent, ils peuvent se faire confiance et surtout,

la croissance psychologique des bébés est tout aussi importante, sinon plus, que la physiologique.

Je suis bien contente de l’avoir emprunté dans une bibliothèque. Son court format m’a permis de le lire deux fois avant de le rendre, pour être sûre de mon avis. Il est resté incertain et le malaise ressenti à la première lecture n’a pas été dissipé à la seconde. Je suis loin de partager l’encensement de mes collègues du site « les professionnels de la petite enfance ». D’ailleurs j’ai du mal à le comprendre. Je m’en passerai facilement dans ma « carrière » et ma bibliothèque. Je suis allée lire d’autres avis et d’autres ont été déçus, comme moi.

Si vous l’avez lu, je serai curieuse de savoir ce que vous en avez pensé.

Lectures 5. Dans la peau d’un parent indigne, mais doté d’humour.

Je connais mal la Perfection, je n’y suis jamais allée. J’en ai une vague idée, tellement floue que souvent c’est comme un mirage. Je connais mieux la Théorie, le pays où tout est censé se passer bien, mais l’abîme le fossé à traverser est périlleux glissant. De toute façon, comme je réside au pays des Bisounours, mes ressentis sont un peu biaisés.

Ce blabla risque de surprendre. Certains se demanderont si je suis en train de basculer du côté obscur de la Force. Non, non, je suis simplement allée y faire un tour. C’est toujours constructif d’explorer la part d’ombre de l’humanité (et la sienne par la même occasion). ça l’est d’autant plus quand on parvient à en revenir.

Il s’agit d’Humour…plus subjectif que ça, y’a les Goûts et les Croyances. Ça ne devrait pourtant jamais virer au pugilat…L’Humour c’est un peu comme la Religion, on s’aperçoit vite qu’il y a des humours. Le rire était censé rassembler (il le fait. Sous forme de clans), mais voilà, comme les religions, il finit par diviser…bref, je m’égare.

J’avais lu, il y a quelques années, No Kid : Quarante raisons de ne pas avoir d’enfant. Dans mon souvenir, c’était drôle mais j’étais déjà mère. J’ai fini le livre sans être convaincue de me contenter d’un seul enfant.

Ce coup-ci j’en ai lu 4 d’un coup. Un genre de petite overdose d’humours.

Livre 1. Cocoricoooo. Même si son nom a des sonorités anglo-saxonnes, peut-être écossais ou irlandais, Marion McGuinness est française. En tous cas, elle vit en France. Je suivais sa page dédiée au blog Maxi best of Mcmaman sur Facebook. A l’époque (ok d’accord, c’était en 2013) je comprenais mal son humour. Et puis à cause de mon sens du détail, je me suis pris la tête… « Les enfants sont formidables » est paru en 2015 (oui je lis rarement les livres à leur parution). J’y ai lu les mêmes anachronismes. Donc, message personnel à Mme McGuiness :

"la DDASS s'appelle l'ASE 
depuis 1983 
(loi de décentralisation).

Aparté : l’humoriste la Bajon fait la même « erreur » dans son spectacle bidonnant « Vous couperez ».(Avec plaisir pour la découverte, elle me fait pleurer de rire.)

Et sinon, c'est plus juste 
de parler d'accueil 
petite enfance
que de garderie."

Ça reste un livre hilarant. Son style est agréable à lire. Difficile de ne pas se reconnaître en tant qu’enfant et/ou parent. Par contre, dire que l’enfant n’a aucun humour, je trouve que c’est injuste et inexact. J’en ai rencontré des centaines et ils ont bel et bien de l’humour. Un humour bien à eux. Un humour qui les rassemble (lui au moins !!). Sauf quelques rares exceptions ; j’en parle parce que je faisais partie, déjà enfant, de cette catégorie à ne rien comprendre à l’humour, pourtant dit « universel » du fameux, « pipi caca prout » ! Mon fils aîné n’a jamais compris non plus. Résultat, nous sommes passablement agacés par l’ardeur du Cadet à traverser cette période qui nous semble « intermilooooonnnngue ».

Livre 2. « Dors ! »La traduction française a gardé le niveau de grossièreté. Cela dit, j’exagère, pour beaucoup de gens, c’est du langage courant. Best-seller polémique Outre-Altantique…il y a 7 ans. Je n’en avais jamais entendu parler. C’est une réalité, le sommeil des enfants peut souvent virer au drame familial cauchemar. Écrire ou chanter est un exutoire et si ça fait rire tant mieux. Pour les curieux sur Europe 1.fr. Je le trouve moins drôle que « mange ! »

Livre 3. Dans la même veine, le titre sur l’alimentation et du fameux « mange ! ». Chez les enfants, c’est récurrent d’en parler. J’ai gagné le gros lot, mes deux fils ont joué sur les deux tableaux ! Miam miam. A leur décharge, j’ai fais suer mes parents, donc je paie. C’est sûrement la monnaie de ma pièce… de théâtre (une vraie comédie à table, d’après mon père). C’est mon préféré, surtout les illustrations.

Livre 4. Un guide au titre encore plus croustillant que celui pour embobiner son enfant. Dommage, je me suis ennuyée en le lisant. C’est le portrait en 7 profils, de la majorité des parents d’hier, d’aujourd’hui et de demain. J’y ai reconnu les miens et j’y ai constaté les conséquences. Finalement, le contenu est juste caustique. Peut-être, en avais-je déjà marre de ce type de lecture ? Au bout d’un moment, c’est devenu lassant. J’ai eu du mal à finir.

Comment traumatiser votre enfant…

C’était une parenthèse lecture amusante. Je cherche d’autres titres à présenter ici. Sans retours de lecteurs, c’est moins motivant, à vrai dire. Je pense que ce site me sert plus de carnet de bord que je partage. Tant pis pour l’interactivité.

Mange !

Lectures 4. Satomi Ichikawa

Pour avril, je lis plusieurs livres en rapport avec la petite enfance mais je n’ai aucune inspiration pour partager leur contenu.

Ce manque d’idées m’a donné  envie de changer un peu. Je préfère partager ce que m’inspire une autrice jeunesse japonaise.

Je n’ai jamais lu ni vu d’albums de cette autrice dans les EAJE où j’ai travaillé. Peut-être parce que ça semble s’adresser aux enfants de plus de 3 ans. C’est dommage comme restriction. Cadet a apprécié toutes les histoires dès ses 2 ans. J’ai entendu parler de Satomi Ichikawa dans une vidéo d’Amélie Blot de Famille épanouie.

Je ne me souviens plus quand les animaux humanisés ont commencé à m’agacer. Sûrement déjà avec l’aîné quand je regardais, avec lui, les zouzous. Autant je conçois que les animaux communiquent, que nous pouvons les comprendre et que les dessins animés nous proposent une traduction instantanée…autant les personnages comme Petit Ours brun, l’âne Trotro ou encore Tchoupi,  sortis de leur environnement réel et calqué sur un mode de vie complètement humain, bah ça me gonfle. Cadet de 4 ans croient qu’ils vivent vraiment comme nous…et pourtant je lui explique et je choisis des livres avec des personnages humains le plus souvent possible. Il a aussi vu des dessins animés tels que Zou, Pepa pig and co qui ont augmenté sa confusion. C’était temporaire mais ça l’a dérangé. Il demandait souvent pourquoi ces cochons ne vivent pas dans une porcherie, par exemple. Malgré mes explications sur le côté imaginaire de l’inventeur de ces personnages, il a eu des difficultés à faire la part des choses et beaucoup plus avant ses 4 ans.

Suite à la vidéo d’Amélie, j’ai trouvé plusieurs livres (11 titres) d’occasion de Satomi Ichikawa. Nous avons  agrandi notre bibliothèque d’histoires un peu plus réalistes pour cette période, très terre à terre, de Cadet.

Je n’ai rien contre le monde imaginaire, bien au contraire. J’observe néanmoins une période, chez l’enfant, pendant laquelle ça devient compliqué de s’identifier à  une tortue (Franklin/Benjamin) qui fait ses lacets alors qu’elle ne porte pas de chaussures…

C’est presque un défi à chaque fois que nous allons à la médiathèque pour trouver des livres qui racontent des histoires de petits d’hommes avec des préoccupations spécifiquement humaines.

Avec Satomi Ichikawa tout nous fait voyager : les lieux de ses histoires, ses textes, ses personnages et leur culture  et ses magnifiques illustrations. Elle nous transporte en Afrique, en Asie, en Amérique du sud…J’apprécie beaucoup et ça s’est transmis à mon fils surtout durant  sa période « réaliste ».

C’est important, à mon sens, d’être à l’écoute des envies et/ou des préoccupations des enfants concernant la lecture de contes et histoires. Ils vivent toutes sortes d’émotions et ils peuvent avoir besoin de s’identifier à des personnages qui vivent soit les mêmes, soit d’autres complètement différentes. Ça les rassure et ça leur ouvre des horizons culturels variés. D’après moi c’est un des objectifs de la littérature jeunesse. Le choix des histoires ne peut donc se focaliser sur un même genre, avec toujours les mêmes personnages.

Quels auteurs remportent du succès chez vous ou sur votre lieu de travail ?

Lecture 3. Comment embobiner votre enfant

"Ce sont malheureusement les 
choses les plus simples:
se laver, s’habiller,
manger, se coucher ou 
aller chez le médecin, 
qui provoquent les crises 
les plus courantes. 
Aux accès d’autorité 
ou aux crises de nerfs,
les deux auteurs proposent
l’alternative de transformer
le conflit en jeu, en ruse,
en secret ou en complicité,
afin d’obtenir plus ou moins
le résultat escompté dans 
un délai décent et sans aller 
jusqu’à la fessée… avec, 
pour l’enfant, la satisfaction 
d’obéir sans avoir l’air de céder !
Il n’est pas impossible même
que tous les protagonistes 
passent un bon moment à 
transformer le bain, le 
dîner ou le brossage des 
dents en moment de franche
rigolade !"

Après le continuum, j’avais besoin d’une lecture plus légère. Avec les 15 jours de vacances, j’ai moins lu.

J’ai retrouvé un livre acheté il y a des années, jamais lu. Je me souviens en avoir discuté avec Jérémy, EJE, sur Facebook. Il trouvait le titre peu engageant. C’est exactement le genre de titre qui attire mon attention comme « Sein ou biberon, choisis ton camp ! » Ça m’interpelle. Ça me donne envie d’y jeter un œil.

J’admets que la définition d’embobiner est peu flatteuse « (Figuré) (Populaire) Entortiller quelqu’un par des cajoleries ou des raisonnements captieux ; tromper. » C’est la traduction de « how to con your kid » to con=duper.

Les enfants méritent mieux que d’être trompés ou dupés.

J’ai été EJE aux 6/7 ans de mon fils aîné. Je n’ai jamais ressenti le besoin de l’embobiner. D’un tempérament proche du mien : calme en surface, introverti mais pouvant être sociable, compréhensif et patient en apparence, nous cohabitons avec aisance.

Pour le Cadet, c’est une autre paire de manches. De caractère opposé. J’ai l’impression d’avoir engendré un extra-terrestre…Déterminé, moteur,  jovial, bruyant, bon vivant. Il a choisi la colère comme moyen de communication extrême et s’en sert trop souvent à mon goût. Du coup, j’ai appris à ruser malgré moi. J’avoue , j’avais un peu pratiqué sur le terrain… en dernier recours avec des tempéraments… explosifs. Le but c’est d’éviter l’explosion, on est d’accord ? De l’enfant et accessoirement du parent. Pour cela, il s’agit d’apprendre à déminer, donc à identifier les déclencheurs, à les anticiper et enfin à les étouffer dans l’œuf. Je parle des explosions inutiles, celles pour un oui ou un non. Je pense qu’il y a des colères utiles, celles pour exprimer une émotion. Quand un enfant explose à chaque contrariété, c’est extrêmement fatigant pour l’enfant autant que pour l’adulte.

De prime abord, je me suis dit que les deux auteurs étaient un peu tarés, fadas à côté de la plaque. En fait, ils sont américains, culturellement largement plus détendus que les français. Ils adorent les félicitations « good boy/girl ; good job ! » alors que l’excès de félicitations a aussi son coté obscur. Je constate, aujourd’hui, que de nombreux adultes exigeraient presque une médaille à chaque passage du balai, linge étendu et autres exploits accomplis surtout pour les tâches ménagères !!! [Aparté : vivre en famille, c’est être partenaires les uns des autres et non des assistants qui mériteraient une prime pour leurs bons et loyaux services.]

Reste qu’obéir me semble  complètement inapproprié concernant le quotidien avec des enfants. Je galère moi-même avec l’éducation que j’ai reçue et qui m’a façonnée. Bien sûr, obtempérer et obéir illico presto en font partie. J’ai bien du mal à m’en dépêtrer. Pourtant je suis convaincue qu’un enfant n’a pas à obéir. Il participe. Il est sur Terre pour vivre et c’est l’adulte qui lui explique les règles du jeu pour rester en vie dans le respect des autres et de son environnement… Ah pardon, je confonds avec la vie au pays des Bisounours !

J’ai donc été agréablement surprise par la bienveillance, très présente, malgré le ton parfois décalé et l’utilisation d’un vocabulaire négatif : obéir (participer), idiot (farfelu), ruser (détourner l’attention) . Je suppose que c’est de l’humour parce que ça m’a, parfois, fait rire mais je ne suis pas une référence en la matière. A la lecture de ce livre, j’ai trouvé des astuces vraiment bien pensées et que je mettrais en pratique, tels que les espaces de coopération, les espaces neutres, la musique pour les tâches ménagères etc. D’autres sont du pur bon sens et gagneraient à être plus répandues comme cesser de forcer au bisou pour les bonjour et au revoir, apprendre à respirer pour se détendre etc. Quelques astuces me paraissent un peu tirées par les cheveux, comme gronder et punir « le meuble qui a fait mal ». J’ai quand même des réticences à mentir à mon enfant. Son imaginaire est suffisamment riche, inutile d’en rajouter une couche. Donc, non la crème solaire ne lui donnera aucun pouvoir magique !

Autre astuce positive : compter se fait sur le ton de la compétition envers soi-même (battre son propre record). Rien de menaçant à effectuer une fois que le parent a fini de compter jusqu’à 3 ou 10, par exemple. Les auteurs mettent un point d’honneur à ce que cela montre une notion du temps qui passe, sans punition à la clé.

Les thèmes qui m’intéressaient le plus se trouvent à la fin du livre. Disciplinée en lecture, je l’ai lu dans l’ordre. Arrivée au chapitre  des fameux repas et coucher, j’ai souvent écarquillé les yeux !

En intro, je cite « quand il est question de nourriture, les enfants sont fourbes« . Hum hum ! Selon la définition, c’est une performance très adulte, il me semble. Je comprends mal comment l’appétit, qui est, tout de même, absolument subjectif, pourrait rendre un enfant « sournois, vicieux, qui fait les choses dans le dos, qui arrive à ses fins par la tromperie ».

Plus loin : « c’est une mauvaise idée de manger devant la télé mais écouter de la musique pendant le repas convient tout à fait. Laissez votre enfant choisir ce qu’il a envie d’écouter. » Sur le principe, c’est assez évident mais concernant Cadet, si je lui demande son avis, nous écouterions AC/DC en permanence, donc non merci.

Je me rends compte que je mets en pratique plusieurs de leurs suggestions, comme faire participer son enfant à la préparation du repas. Hélas, ça ne change quasiment rien à la sélection alimentaire de Cadet. Il y a d’autres propositions qui m’ont bien fait rire, tellement j’imagine mal mon fils « se faire avoir » ainsi ! Par exemple, que je nomme les brocolis « bébés arbres », non seulement ça pourrait l’étonner, car ni les arbres ni les bébés ne se mangent, mais en plus, le goût restera le même, hein ! Au milieu de tous ces conseils farfelus, celui d’utiliser une marionnette me semble judicieux ; une sorte de médiation. J’ai aussi remarqué que des enfants changent complètement leur comportement quand une marionnette s’adresse à eux. Pour quelles raisons ? Mystère non élucidé. Par contre, proposer une cuillère du plat et une cuillère de glace/dessert, l’une après l’autre ou lire/raconter une histoire, ce sera sans moi. La conclusion du chapitre repas m’a rassurée « Ne faites pas du repas un combat. les enfants ne dépériront pas. » Au sujet du coucher, j’ai moins grincé des dents, c’est déjà plus sensé.

J’arrête ici de dévoiler le contenu du livre. C’est mieux de le lire. Je peux le prêter (j’ai gribouillé dedans, je le garde) si vous êtes dans le 06.

 

Lecture 2. Le concept du continuum

Pour être honnête, je souhaite lire ce livre depuis des années. Comme je suis sensible aux signes, aux circonstances et très à l’écoute de mon intuition, j’ai compris que les difficultés que j’ai eu à l’obtenir étaient un indice sur le fait que je n’étais pas prête à l’avoir entre mes mains ni à disposition de mon intellect. A la lecture, ça se confirme. Je le lis, à petites doses, depuis le début du mois. C’est ma lecture mensuelle sur le thème de la petite enfance. En fait, je le savoure et le crains à la fois. C’est une souffrance et une confirmation, une réelle douleur qui vient de très loin…

Cet écrit commence de manière peu objective. Je ne me gêne plus, sous couvert de pseudo-pudeur, pour exprimer mes ressentis. Après tout, si ça dérange, il suffit de cliquer sur une petite croix en haut à droite de l’écran. Mon avis, à chaud, serait personnel surtout que je suis bousculée depuis que je l’ai commencé. C’est bien la première fois, qu’un essai me fait cet effet. J’écris sans l’avoir terminé, afin d’apaiser mon rythme cardiaque.  Si vous êtes curieux de nature, je vous encourage à le lire, ça vaut vraiment le détour et la peine (si cela évoque quelque chose pour vous, vérifiez qu’il y a des mouchoirs à proximité). Par contre, c’est de l’ordre de l’observation et si vous cherchez un appui scientifique, vous serez déçus. Un compte-rendu/avis de ma part serait inutile, surtout qu’il y en a quelques-uns, très complets, sur le net :

Vers une parentalité naturelle

Un livre bouleversant (et c’est rien de l’écrire)

Filliozat contre Liedloff : personnellement, je m’en fous des « preuves » que ces deux auteures avancent ou non. C’est mon cœur qui a lu ce livre. Ma tête a laissé toute la place…et mes expériences d’enfant et de mère sont mes preuves concrètes.

Pour les anglophones : The Door Of Perception

Je continue ma lecture. Peut-être qu’un jour, je saurai en parler avec plus de recul. En attendant, je laisse au temps son travail d’intégration du concept que je ressens plutôt comme une façon de vivre qui m’est familière mais que je constate un peu ratée ou presque perdue…le fameux bonheur perdu que nombre d’entre nous recherche.

Pour le mois prochain, je tâcherai de sélectionner un livre plus « académique », conventionnel, au risque de m’ennuyer. Surtout qu’il y en a un autre qui attend depuis plus d’un an, celui de Céline Alvarez. Je l’ai commencé, je l’ai reposé, recommencé, rereposé. Re-vivre la scolarité « mouvementée » de mon fils aîné et celle du cadet qui commence tout juste, rend cette lecture vraiment difficile.

Lecture 1. Manuel de survie

J’ai mis un peu de temps à le lire. Ça se lit autrement qu’un roman et j’en ai lu 3 en même temps que ce manuel.

Pour les + de ce livre, j’aime :

– son format. Idéal dans un sac.
– sa structure  : pratique à utiliser avec son index et sa table des matières détaillés.
– son ton : il est juste. Je ne saurai argumenter. C’est un ressenti. Écrire à 4 demande sûrement des consensus. Le résultat ressemble à la neutralité de la Suisse. C’est impartial.
– ses illustrations : pas pour leur style, mais pour leur présence. Mes yeux ont apprécié.


– son contenu : clair, concis. Exactement ce que je recherche pour un manuel de survie. Si nous avons besoin d’approfondir, des références sont proposées. Je suis restée sur ma faim pour le « parler bambin » mais l’essentiel est expliqué.

Pour les – :
– l’allaitement, que ce soit pour les parents ou pour les professionnels, est à peine effleuré. Je sais que le rôle de l’EJE est concentré sur l’enfant. Pour ceux qui me connaissent, c’est un sujet que j’ai à coeur. Sûrement parce que je ne souhaite à personne de vivre mon expérience difficile.

[Aparté :  C’est-à-dire de tirer son lait à la va-vite durant une pause déjeuner d’1h. Selon mon ancien employeur, tirer son lait ce n’était pas allaiter donc je n’avais pas le droit à l’heure, (2 fois 1/2h) en dehors de la pause légale. Des fois que je revende le lait tiré au marché noir ou que j’en fasse du fromage que je serai allée vendre au marché de Forville (marché cannois). A 80 € le litre, j’aurai été riche. Sauf que si je n’avais pas été aussi épuisée, j’aurai préféré avoir un surplus et le donner à un lactarium. …Oui j’avoue que cet épisode me reste en travers de la gorge,  quand j’y repense, car c’était vraiment de la mauvaise foi et un cruel manque d’humanité. Disons que la fatigue engendrée n’est pas étrangère au burn-out qui, inévitablement, a suivi…]
Je trouve donc cela dommage que cette information soit la grande oubliée de ce manuel. De manière concise, il me semble important que les parents et les professionnels sachent ceci :

 "Art. L 1225-30.
 Pendant une année à compter
 du jour de la naissance,
 la salariée allaitant son 
enfant dispose à cet effet
 d’une heure par jour durant
 les heures de travail.
 Art. L 1225-31.
 La salariée peut allaiter 
son enfant dans
 l’établissement."

Pour en savoir plus : https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F1769

C’est un détail qui avait, selon moi, toute sa place dans le chapitre « législation », après le congé parental.

Aucun autre point négatif pour ma part. A part une incompréhension du choix de l’ordre des thèmes notamment l’entretien d’embauche entre les chapitres de l’observation et de la distance professionnelle puis la Validation des Acquis et de l’Expérience au milieu de la bientraitance et de la co-éducation dans la partie « cadre ». J’aurai bien lu « qu’est-ce que le lien d’attachement ? » et  « quelle place pour les câlins, bisous et surnoms ? » après la distance professionnelle au lieu de quitter les « transmissions »  (page 325) qui évoquent la co-éducation (page 229) et la distance professionnelle (page 213),  par exemple. Ce qui me fait dire qu’un manuel ne se lit vraiment pas comme un roman !

Je suis la dernière à avoir une logique dans mes pensées et mes écrits donc ce n’est pas une critique, c’est un simple constat.

Je trouve l’écriture inclusive illisible mais en dessous du paragraphe sur les « qualités requises en tant qu’éducateur de jeunes enfants » (p250), il est écrit  » il faut savoir être créative ». Je sais que le métier est majoritairement féminin. Dans ce cas, c’est plus français de choisir soit le féminin, soit le masculin.

Concernant le chapitre pratique, je trouve dommage que les pistes proposées soient souvent tournées en mode négatif quand on sait que le « ne pas » se faufile difficilement jusqu’au cerveau.

Concernant le secret professionnel évoqué à la fin du chapitre des transmissions, il me semble que la législation évoquée, page 33, parle de discrétion concernant les Auxiliaires de puériculture et les Éducateurs de Jeunes Enfants .

Pour les câlins et bisous, je comprends le positionnement proposé mais je maintiens que ce que l’adulte ne VEUT PAS importe autant que ce l’enfant VEUT.  En pratique, il y a des situations dans lesquelles je peux refuser un bisou, parce que ça me déplaît. Je l’explique à l’enfant et il comprend. A la place je propose un moment sur mes genoux et contre moi, si l’enfant est d’accord. Le bisou n’a pas à avoir le monopole quand un enfant a besoin d’être rassuré ou consolé. Apprendre le consentement, c’est aussi du respect réciproque entre tous les individus.

En conclusion, j’ai appris des choses et j’en ai revues d’autres. Comme je ne sais rien « par cœur » et que j’en apprends tous les jours, ce livre est donc un genre de pense – bête (non péjoratif).

Sans parler de « bible du pro de la petite enfance », je dirai que c’est un manuel utile, une sorte de référentiel. Indispensable ? Je ne sais pas. Comme il regroupe de nombreuses infos importantes, il pourrait le devenir. Quand internet  ou d’autres titres sont inaccessibles, il le sera, c’est certain puisque je peux le mettre dans mon sac !

Cela dit, le monde de la petite enfance est mobile. Pour certains thèmes, ce livre aura peut-être, régulièrement, besoin d’une mise à jour.

Dans tous les cas, je remercie les auteures pour leur investissement, leur professionnalisme et ce partage.

Ce livre a toute sa place dans mon sac D’EJE.

Dernier coup de 💚 de 2017

Ma résolution d’acheter moins de livres neufs a été mise à rude épreuve quand j’ai vu ce titre ! J’ai donc cédé à la tentation pour finir cette année complexe sur une note positive.

Le voilà entre mes mains depuis quelques instants ! Il sent bon, il est beau, je l’aime déjà.

Le premier livre de Lire au Monde « Chez moi » est une pure merveille… les auteures continuent sur cette belle lancée de la douce bienveillance, de la tolérance et de l’amour. Voici réunis tous les ingrédients d’un Noël authentique comme j’en rêve.

« Pas d’étiquettes s’il vous plaît » restera en permanence dans mon sac d’EJE (d’ailleurs il va m’en falloir un plus grand et résistant). C’est une jolie pépite-outil dont j’espère faire l’usage qu’il mérite.

S’il vous tente, il me semble qu’il est encore temps pour l’avoir sous le sapin.

Bons moments de fin d’année à tous et à bientôt sur ce site !

Noël autrement en littérature jeunesse

 

Comme promis, je vous partage mon ressenti sur deux nouveaux petits formats que j’ai pu offrir à mon cadet sur le thème de Noël.

A part Michka (père Castor), nous n’avions aucun titre sur le sujet. A la bibliothèque, c’est difficile de trouver des titres sans la croyance au bonhomme blanc et rouge. Heureusement le cadet ne s’y intéresse, de loin, que maintenant.

Pour ceux qui me suivent, vous savez que je porte peu le père Noël dans mon cœur…surtout ce qu’il est devenu, un genre de symbole de la surconsommation… Trop loin du partage et de l’authenticité qu’il est censé véhiculer. Son existence imaginaire ne me pose aucun problème, en tant que personnage. C’est d’y faire croire et d’alimenter la crédulité des plus jeunes qui me dérangent.

Agathe le connait comme un personnage d’histoire mais elle sait qui apporte les cadeaux à Noël sous le sapin : sa famille. Cette histoire réunie toutes les valeurs de Noël auxquelles je crois, avec des jolis rituels.

Quant au Noël de Balthazar, outre le fait que sa peluche est vivante, (je suis souvent agacée par l’humanisation des animaux. Ils sont loin de nous ressembler, dans le sens où ils semblent respecter leur habitat et leur congénères…, mais je ne suis pas zoologue. C’est étonnant de la part de la « pédagogie » montessorienne que ce « doudou » soit personnifié.) c’est un livre qui m’a mis la larme à l’œil tellement donner est plus important que recevoir.

Je m’en tiens à mes ressentis, car le cadet les a écoutés comme il écoute toutes les histoires. Sa préférence est actuellement aux trains.

 

La passion du Livre

Quand on est EJE, je dis ON car je pense que nombreux sont les EJE à partager ce point de vue (pas tous, mais quelques-uns…) donc quand on est EJE, en général, on aime beaucoup beaucoup les livres.

Quand j’entends que « celui-ci » ou « celui-là » n’est pas/plus « adapté » et bien ça m’agace.
Dans le secteur jeunesse, je ne mets aucune tranche d’âge. Le lecteur, de sa naissance à sa mort, a la liberté de lire ce qu’il veut !!!

De quel droit un adulte déciderait à la place d’un enfant ? ça vous plairait que quelqu’un vous impose une lecture ? C’était déjà bien suffisant durant notre scolarité !

La lecture, les livres, ce n’est pas forcément par étape, par thème, par acquisition, par événement.

Par exemple, si un enfant veut lire cacaboudin

alors qu’il ne porte plus de couches depuis longtemps, pourquoi pas ? Quelle est la contre-indication ?

Un enfant a des questionnements, des envies qui nous échappent. Parfois, il les gère seul (au moyen d’histoires) et c’est très bien.

Je vous partage les droits des lecteurs selon Daniel Pennac :

droits_du_lecteur_de_Pennac

Belles lectures à tous !!!

Mon livre préféré en littérature jeunesse : (et Cadet de presque 4 ans, l’écoute avec plaisir depuis longtemps !)

y’a pas d’âge pour le plaisir de lire.