Educatrice de Jeunes Enfants (PLANETE EJE)

MOOC ALLAITEMENT SESSION 1

Accord de Marielle Van Steertegem obtenu, voici la session 1. 

Je n’ai pas réussi à inclure les tableaux et les courbes. Désolée. Si vous trouvez que c’est peu lisible, dites-le en commentaires, je prendrai le temps de récupérer des visuels.

L’allaitement maternel : actualités

  1. L’ALLAITEMENT MATERNEL EN FRANCE DONNÉES ÉPIDÉMIOLOGIQUES NATIONALES L’ÉTUDE EPIFANE

Epidémiologie en France de l’alimentation et de l’état nutritionnel des enfants pendant leur première année de vie

Benoit Salanave, Julie Boudet-Berquier

L’équipe de surveillance et d’épidémiologie nutritionnelle (Esen) Santé publique France – Université Paris 13 Bobigny

CONTEXTE

Importance de l’alimentation en début de vie

  • Période de croissance rapide
  • Passage de l’alimentation lactée à une alimentation plus diversifiée

Recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS)

  • Allaitement maternel exclusif jusqu’à 6 mois
  • Et poursuite ensuite d’un allaitement partiel jusqu’à l’âge de 2 ans associée à une alimentation diversifiée

Programme national nutrition santé (PNNS), en France, lancé en 2001

  • Allaitement maternel exclusif jusqu’à 6 mois et au moins jusqu’à 4 mois pour un bénéfice santé (en deça des préconisations de l’OMS mais admisent dans les pays développés)
  • Rapport de D. Turck en juin 2010 qui préconisait la promotion de l’allaitement maternel

Académie nationale de médecine

  • Plan d’actions pour la promotion de l’allaitement maternel en 2009

EFFET DE L’ALLAITEMENT MATERNEL (1)

Bienfaits au niveau de la santé des enfants

Niveau de preuve élevé :

  • Infections gastro-intestinales, diarrhées
  • Otites moyennes avant 2 ans
  • Affections respiratoires
  • Entérocolites ulcéro-nécrosantes
  • Morts subites du nourrisson
  • Malocclusions

Niveau de preuve plus limité :

  • Asthme
  • Rhinites allergiques

Etudes controversées :

  • Surpoids et obésité
  • Diabète de type 2
  • Quotient intellectuel

Victora CG et al. Breastfeeding in the 21st century:epidemiology, mechanisms, and longlife effect. Lancet 2016;387:475-90

EFFET DE L’ALLAITEMENT MATERNEL (2)

Chez la maman :

Niveau de preuve élevé :

  • Durée d’aménorrhée
  • Infections du post partum
  • Hémorragies du post partum
  • Cancers du sein

Niveau de preuve plus limité :

  • Cancers ovariens

Etudes controversées :

  • Diabète de type 2
  • Perte de poids post partum

Bénéfices + relations mère-enfant -> promotion de l’allaitement maternel

Remarque : pour qu’un allaitement maternel soit bénéfique il faut qu’il soit choisi par la mère

CONTEXTE INTERNATIONAL

Taux d’initiation de l’allaitement (au moment où les mères sortent de la maternité)

  • Autour de 80% dans la plupart des pays
  • Aussi bien dans les pays en voie de développement que dans les autres pays : Norvège 99%; Suède 97%; Suisse 94%; Canada 90%; Roumanie 88%
  • France : 69%

En 2010, seuls 3 pays avaient un niveau inférieur à 80% en sortant de la maternité :

  • Les USA (aujourd’hui, ils sont entre 80 et 90%), l’Espagne et la France

Taux d’allaitement à 6 mois :

  • Pays en voie de développement : 80%
  • Pays développés : 40%
  • Norvège 82% ; (allaitement exclusif : Allemagne 22% ; Suisse 14%; en France : 3%)
  • France : 23%

CONTEXTE FRANÇAIS (1)

Taux d’initiation de l’allaitement : Peu de données nationales disponibles

Enquêtes nationales périnatales (ENP)

la barre des 50% a été franchie dans les années 90

CONTEXTE FRANÇAIS (2)

Durée de l’allaitement maternel, quelques études locales ou régionales :

  • Entre 1985 et 1995 :
    • 35 à 56% à la maternité
    • médianes d’allaitement maternel estimées entre 8 et 10 semaines
  • Antoine-Béclère, 2002 :
    • 73% à la maternité
    • 22% à 6 mois
  • Eden, 2003-2006, maternités de Poitiers-Nancy :
    • 71% à la maternité
    • 19% à 6 mois
  • Pays de Loire, 2007 :
    • médiane d’allaitement maternel estimée à 15 semaines

OBJECTIFS

  • Objectifs de l’étude Epifane

Décrire les pratiques liées à :

– l’allaitement maternel (AM)

– l’utilisation des préparations pour nourrissons (PN)

– la diversification alimentaire

-> au cours de la 1ère année de vie

  • Objectifs de la présentation

– Décrire les pratiques d’allaitement maternel (initiation, durée)

– Décrire les associations entre allaitement et caractéristiques périnatales et maternelles

– Décrire les causes d’arrêt de l’allaitement

– Décrire l’effet de la reprise du travail

MÉTHODES

  • Sondage aléatoire stratifié des maternités

– Tirage proportionnel au nombre d’accouchements (maternités tirées au sort en fct du nbr d’accouchements)

– Hors maternités réalisant moins d’un accouchement par jour (35 maternités sur les 547 existantes)

– Strates : 5 régions, 3 niveaux d’équipement et statut public/privé

  • Sélection de 25 naissances par maternité

– En continu, sur une période fixée au cours du 1er trimestre 2012

  • Recueils de données

– A la maternité : par questionnaires remplis par les sage femmes et les parents

– Suivis à 1, 4, 8 et 12 mois : téléphone et questionnaire (papier/internet)

  • Données pondérées et redresses

enquête jusqu’au 1 an de l’enfant

RECUEIL DES PRATIQUES ALIMENTAIRES

  • Modalités recueillies
    • Nombre de tétés et/ou de biberons par jour
    • Âge moyen au moment de l’arrêt de l’allaitement maternel
    • Âge au moment de faire goûter ou d’introduire régulièrement de nouveaux aliments
  • Définitions de l’alimentation lactée
    • Allaitement maternel (AM) sans diversification :
      • AM exclusif : uniquement du lait maternel
      • AM prédominant : lait maternel + eau, eau sucrée, tisanes, jus de fruit
      • AM mixte : lait maternel + PN +, éventuellement, eau, eau sucrée, tisanes ou jus de fruit
    • AM avec diversification
    • Préparations pour nourrissons (PN) :
      • Lait 1er âge, lait 2ème âge et lait de croissance

Remarque : l’allaitement maternel exclusif signifie que les enfants ne reçoivent que le lait maternel et rien d’autre, pas d’eau, pas de tisane, pas de jus de fruits, sinon on parle d’allaitement maternel prédominant.

RÉSULTATS

  • 136 maternités ont participé (62% d’acceptation)
  • 3 368 couples mère-enfant ont été inclus
  • 81% de participation des mères à la maternité
  • 83% suivies jusqu’à 12 mois
  • Initiation de l’allaitement maternel à la maternité (74%)
  • 59% AM exclusif ou prédominant
  • 15% AM mixte (lait maternel et lait de preparation pour nourrissons)

Remarque : les enquêtes périnatales de l’époque notaient un taux de 69%.  Cette différence s’explique par un taux de 5% de femmes ayant essayé un allaitement mais avaient échoué. (ils leur semblaient important d’intégrer ce taux de femmes ayant tenté d’allaiter leur enfant mais n’ayant pas réussi pour des raisons diverses)

  • Durées médianes d’AM parmi les mères ayant allaité
  • 105 jours (15 semaines) quel que soit le degré d’exclusivité de l’AM
  • 24 jours (3,5 semaines) pour l’AM exclusif ou prédominant

TAUX D’ALLAITEMENT MATERNEL DE LA NAISSANCE À 12 MOIS

Dans ces courbes on tient compte des personnes que l’on perd de vue au fur et à mesure de l’enquête puisqu’elle a été réalisée sur 1 an : 17% ont disparu de l’enquete.

Au début de la courbe, on retrouve les 74% d’allaitement à la naissance

La partie blanche en haut du tableau concerne les enfants qui ne sont pas ou plus allaités

A 1 mois, 46% ne sont plus allaités donc 54% d’enfants allaités

À 6 mois, 23% d’enfants allaités

A un an, 9% allaités

Le bleu correspondant à l’allaitement maternel exclusif (pointillés bleu) et prédominant (hachure bleu)

on descend rapidement en début de vie, on tombe de plus de 10 points les premiers jours, c’est valable pour l’allaitement general global mais c’est valable aussi de façon plus particulière quand on regarde le début de la courbe avec une chute énorme qui correspond quasiment au retour des meres à domicile

le début de la courbe montre un problème de suivi de ces femmes qui ont initié un allaitement à la maternité et de retour chez elles, ne retrouvent pas le soutien et les conseils dont elles auraient besoin

la partie rouge montre l’allaitement mixte, une association entre le lait maternel et le lait de preparation du commerce

a partir d’un moment, on a la diversification (hachures rouges) qui intervient à partir de 3 mois mais surtout à partir de 4 mois et là on a un allaitement maternel qui se poursuit éventuellement avec l’enfant qui commence à avoir une alimentation diversifiée au fur et à mesure

A 6 mois, on a encore 3% d’allaitement maternel exclusif donc ce sont des enfants qui à cet age là n’ont pas commencé une alimentation diversifiée.

Qu’elles sont les conditions socio démographiques et les conditions de l’accouchement qui peuvent jouer sur les taux d’allaitement ?

En rouge, les modalités des variables où les femmes ont tendance à moins allaiter soit à la maternité avec des taux d’initiation qui sont plus bas que dans les autres

Première variable :

l’age :

Les femmes les plus jeunes (18 à 24 ans) ont des taux d’allaitement plus bas que leurs ainées.  Le taux d’allaitement à la maternité varie de 67% pour les 18-24 ans à 76% pour les femmes qui accouchent au delà de 35 ans.

On s’aperçoit que les taux d’allaitement à 3 mois, à 6 mois et à 12 mois, que cette différenciation entre les plus jeunes et les plus agées se poursuit dans la durée également ce qui signifie que les femmes jeunes ont un taux d’initiation plus faible mais aussi qu’elles vont allaiter moins longtemps que leurs ainées.

Sur le statut matrimonial :

Les femmes mariées ont tendances à allaiter souvent à la maternité mais également de façon plus prolongée puisque l’allaitement se poursuit jusque 12 mois.

Le lieu de naissance :

Les femmes nées à l’étranger allaitent de façon plus marquée que les femmes nées en France et ça joue non seulement sur le taux d’initiation à la maternité mais aussi sur la durée de l’allaitement puisqu’on voit que les différences sont significatives également jusqu’à 12 mois.

Les fumeuses ont tendance à allaiter moins souvent à la maternité et sur une durée plus faible que les non fumeuses

Parité :

taux à la maternité : les primipares ont tendance de façon significative à allaiter plus souvent que les multipares

cela s’inverse à partir de 3 mois, donc les primipares ont tendance à allaiter moins longtemps que les multipares

on comprend bien qu’il y a un probleme d’ajustement des variables en particulier avec l’age

les choses sont différentes entre les primipares très jeunes qui vont allaiter moins longtemps alors que les primipares plus agées (>35 ans) vont allaiter de façon plus massive

Autre variable : la profession

A la maternité, les professions supérieures ont tendance à initier un allaitement plus souvent que les femmes employées ou ouvrières

cette différence s’estompe au fur et à mesure avec des taux d’allaitement à 6 mois et à 12 mois qui sont d’un niveau plus important chez les femmes sans profession

Le moment reprise du travail :

si reprise se fait avant 4 mois, les mamans ont tendance à moins allaiter que les mamans qui ont repris le travail plus tard

Une autre variable très importante, c’est le niveau scolaire

les femmes ayant un niveau de scolarité du collège ont tendance à allaiter moins à la maternité et moins longtemps dans la durée

Le contact peau à peau

s’il intervient dans l’heure qui suit la naissance permet de favoriser l’allaitement maternel qui dure aussi

Les preparations à l’accouchement

Les résultats s’estompent dans la durée puisqu’à 6 mois il n’y a plus de différence significative entre les femmes qui ont suivi au moins une séance et celles qui n’en ont pas suivi

Le mode de délivrance (voie basse ou césarienne) entraine une difference à la naissance qui s’estompe en matière de durée, les mamans qui avaient eu une cesarienne finissent par durer autant que les mamans qui ont accouché par voie basse

Les autres variables sont moins claires

grossesse multiple : difference non significative à la naissance mais le devient dans la durée

prématurité ne joue pas à la naissance mais dans la durée, les femmes qui ont accouché au dela de 37 semaines allaitent plus longtemps

poids de naissance : peu sensible à la naissance

corpulence : au niveau de l’initiation pas de différence entre les femmes en surpoids et les autres

FACTEURS ASSOCIÉS À LA DURÉE DE L’AM (1)

Le lieu de naissance de la mère modifie ces associations

Chez les femmes nées à l’étranger, la durée de l’AM est associée uniquement aux variables suivantes :

Age : 25-34 ans / 18-24 ans et 35&+

Pas de reprise du travail dans les 12 mois / reprise avant 12 mois

Type de grossesse : simple / multiple

Rmq : en vert, les facteurs en faveur de l’allaitement

FACTEURS ASSOCIÉS À LA DURÉE DE L’AM (2)

Chez les femmes nées en France, la durée de l’AM est associée aux caractéristiques sociales et périnatales :

Statut matrimonial : mariée / non mariée

Niveau scolaire : supérieur / lycée, collège, primaire

PCS : cadre et profession indépendante / prof. intermédiaire, employée, ouvrière

Reprise du travail : après 4 mois / avant 4 mois

Tabagisme pendant la grossesse : non fumeuse / fumeuse

Corpulence de la mère : IMC<30 / IMC≥30

Séances de préparation à l’accouchement : au moins une / aucune

Contact peau à peau : dans l’heure suivant l’accouchement / différé

Type de grossesse : simple / multiple

Poids de naissance : ≥4kg / <4kg

LES CAUSES DE L’ARRÊT DE L’ALLAITEMENT MATERNEL

a Insuffisance de lait selon le ressenti déclaré de la mère et non pas objectivée par des mesures de poids de l’enfant

b Crevasses, engorgements, lymphangites, mammites, abcès, problèmes de mamelons, autres

c L’enfant tète mal, refuse le sein, s’énerve et pleure pendant les tétées, mauvaise position

d Plus le temps, tétées trop longues, l’enfant tète trop souvent, souvent dérangé pendant les tétées, problèmes liés à un autre enfant

e Plus envie d’allaiter, mal à l’aise pendant les tétées

ALLAITEMENT ET REPRISE DU TRAVAIL

COURBES DE DURÉE DE L’AM SELON LE MOMENT DE LA REPRISE DU TRAVAIL

REPRISE DU TRAVAIL ET ARRÊT DE L’ALLAITEMENT MATERNEL

La courbe rouge est celle des femmes ayant repris avant 4 mois

La courbe noire, les femmes ayant repris entre 4 et 6 mois

Parmi les mères ayant allaité, 25% ont repris le travail tout en continuant l’allaitement maternel

Parmi celles qui ont continué d’allaiter tout en travaillant, 74% d’entre elles ont poursuivi l’allaitement pendant 1 mois ou plus après la reprise du travail

La poursuite de l’AM après la reprise du travail était associée :

(+)   femmes nées à l’étranger

cadre et profession indépendante

non fumeuses

minces (IMC<18,5)

(-)    AM mixte initié dès la maternité

3ème enfant et plus

CONCLUSIONS (1)

  • Forces :

– résultats représentatifs des naissances en France métropolitaine

– données détaillées sur l’alimentation des nourrissons

  • Limites :

– manque de détails sur les conditions de travail

– effet saisonnier des inclusions

  • Confirmation de l’augmentation des taux d’initiation de l’AM à la maternité observée dans les ENP et dans ELFE
  • Augmentation probable de la durée médiane de l’AM

– de 8 semaines au début des années 90, à 13 semaines en 1999 et 15 semaines en 2007, dans des études locales ou régionales

CONCLUSIONS (2)

  • L’AM est très socialement marqué chez les mères nées en France
  • La promotion de l’AM et de son maintien au cours de la première année, devrait être particulièrement ciblée selon certaines caractéristiques des mères
  • Malgré l’absence de rupture dans les courbes d’AM avec la fin légale des congés maternité, la reprise du travail peut constituer un frein à la poursuite de l’AM, et aussi à son initiation
  • Moins d’une femme sur 5 allaite au moment de reprendre le travail

Elles sont probablement dans une démarche très volontaire d’AM et bénéficient de conditions de travail plutôt favorables.

 

PUBLICATIONS

  • BEH (bulletin épidémiologique hebdomadaire) : Taux d’allaitement maternel à la maternité et au premier mois de l’enfant. Résultats de l’étude Epifane, France, 2012. Bull Epidemiol Hebd 2012 ; 34 :383-7.
  • BEH : Durée de l’allaitement maternel en France (Epifane 2012-2013). Bull Epidemiol Hebd 2014 ;27 :450-7.
  • Rapport : Alimentation des nourrissons pendant leur première année de vie. Résultats de l’étude Epifane 2012-2013. Saint Maurice: Institut de veille sanitaire – Université Paris 13; 2016. 58p.

Disponibles sur : www.santepubliquefrance.fr

  • Boudet-Berquier J, Salanave B, de Launay C, Castetbon K. Introduction of complementary foods in comparison with French guidelines in a nation-wide birth cohort (Epifane Survey). Maternal and Child Nutrition 2016 Jul 19. doi: 10.1111/mcn.12339.

 

Différents tableaux et cartes (non téléchargés)

L’étude date de 2012. Elle montre le taux d’allaitement maternel à la maternité les trois premiers jours

En France on a un taux qui tourne autour de 80% à la maternité mais dès que les femmes mettent le pied dehors, ça chute.

Ici, les chiffres à un mois, en Europe, et vous voyez qu’en France on est les plus mauvais.  Les pays scandinaves ont un taux qui frole les 100% car ils ont une politique de promotion de l’allaitement maternel qui est exceptionnel, c’est un vrai modèle.  Les femmes ont un congé de maternité d’un an, ce qui aide.

Toutes les maternités en Suède ont le label IHAB, le label ami des bébés, où tous les professionnels de santé sont régulièrement mis à jour dans leur formation allaitement donc ils tiennent tous le même discours que ce soit à la maternité ou au retour à la maison.

Et puis, vous allez n’importe où, tout est fait pour favoriser et aider la maman à allaiter, tout est « baby friendly ».  Vous allez en France, quand vous allaitez votre bébé dans le bus, on vous regarde bizarrement (je me permets de préciser que c’est très variable).

Voici les différents facteurs qui vont influencer l’allaitement maternel.  Certes dans les pays en voie de développement, il y a un taux d’allaitement qui est assez élevé, mais on a remarqué que plus le pays était pauvre (continent africain), plus le taux d’allaitement à 6 mois était faible

Donc ça montre aussi l’importance de la formation autour de l’allaitement : plus on sensibilise les femmes à l’allaitement maternel plus le taux d’allaitement s’élève.

Là, ce sont les deux principales études que l’on a sur les chiffres autour de l’allaitement.

L’étude Elfe a été publiée en 2011.  Elle étudie 18000 enfants nés dans 320 maternités, avec un taux d’initiation à l’allaitement de 69%.

La durée totale de l’allaitement maternel est de 17 semaines, ce qui correspond à la reprise du travail.

19% reçoivent du lait maternel à 6 mois sachant que dans ces 19% ont inclus les allaitements mixtes.

L’étude Épiphane a à peu près les mêmes chiffres, vous voyez que pendant que le taux d’allaitement maternel diminue, le taux d’allaitement artificiel augmente.

En Europe, (même tableau que le précédent mais à 3 mois), la France est toujours dans les plus bas, la Gréce et l’Italie sont également au niveau 0, les pays scandinaves ont toujours des taux très élevés.

Quels sont les facteurs qui influencent le fait qu’une femme se met à allaiter ?

Il y a des choses assez logiques : un milieu socio professionnel favorisé, qui sont accompagnée de leur mari, les femmes un peu plus agées, celles qui ont suivi un cours de préparation à l’accouchement, les femmes intéressées, stimulées, accompagnées par leur entourage.

À l’inverse, les femmes jeunes, seules, qui ont une situation socio économique défavorable, qui reprennent le travail très vite, qui fument, qui sont en surpoids, soit elles lâchent l’allaitement plus vite, soit ça retarde l’initiation, soit elles ne veulent pas allaiter.

Voici les résultats d’une autre étude sur l’expérience antérieure des femmes qui ont déjà allaité.

Elle ne reflète pas une expérience horrible d’un allaitement précédent.

Sur la décision d’allaiter, la majorité le décide avant d’être enceinte, ça commence à cogiter quand on attend un bébé et en général, quand on a son bébé dans les bras la décision est déjà prise mais pour certaines femmes la décision se prend lorsqu’elles sont en salle d’accouchement ou à la maternité en voyant la copine allaiter et en se rendant compte que ce n’est pas si compliqué que ça mais pour la majorité d’entre elles sont sensibilisé soit avant soit pendant la grossesse.

  1. La qualité du lait

Facteurs biologiques du lait de femme

Le lait humain est spécifique à l’espèce.  Si c’est le lait maternel de la mère, il est proche génétiquement à 50% de l’enfant.  Il y a des protéines spécifiques, les caséines humaines ne sont pas les memes que les caseines bovines, les caseines humaines etant beaucoup plus digestes et vont également pouvoir en se métabolisant donner des peptides qui auront des effets anti thrombotiques, anti hypertenseur et opioides pour le bébé.

Les protéines du lactoserum ne sont pas les memes non plus.  Les oligosaccharides humains sont différents et spécifiques à notre espèce et 4 groupes d’oligosaccharides sont liés au groupe sanguin Lewis de la maman

De petis sucres : association de glucose, galactose, N acétylglucosamide et d’acide cyalique, aussi de fucose.

L’acide cyalique est réputé pour avoir un impact sur le developpement cérébral et également un impact de modulation immunitaire

Les sucres agissent comme des leurres pour des bactéries, virus, parasites.  Ils font semblant d’etre des motifs à la surface des cellules pour s’accrocher à ces microbes et empecher qu’ils infectent le bébé.

Dans le lait humain existent aussi des cellules souches qui sont pluripotentes.

Une des raison pour lesquelles on ne peut pas trop dupliquer le lait humain avec ses spécificités, c’est qu’il varie, càd qu’entre le lait prépartum et le sevrage, nous n’avons jamais le meme lait, il est en perpétuel changement.  Il varie en fonction de l’age gestationnel de l’enfant, selon l’age de la lactation (si on allaite plus d’un an, le lait ne sera pas le meme que si on allaite deux mois), si on est entrain de sevrer le bébé et qu’on récolte moins de 400 ml/24h, on aura pas le meme lait non plus, ça varie au cours de la journée, de la tétée, de l’alimentation de la mère, de l’environnement (si une maman est au contact d’un germe, en se protégeant elle meme, son systeme immunitaire va faire le necessaire pour que soit mis dans son lait les anticorps de classe IGA secrétoire qui ne sont pas digérés par le systeme digestif du bébé et qui vont donc pouvoir etre utilisés par lui pour empecher que ses muqueuses soient penetrées par ce germe qui se trouve dans son environnement.

La composition

Entre 650 et 750 kcal/L en moyenne.

Si on prend une femme au début, quand ses seins sont pleins, que le bébé n’a pas commencé à téter.

Elle est au maximum, si on commence à prendre le lait à ce moment là, vous pouvez avoir un lait aux alentours de 470 kcal/l.

En revanche, si le bébé est au bout du bout de la tétée, le lait est vraiment très gras et on pourra aller jusqu’à 1070kcal/L, ce qui est très important pour les bébés en néonat.

Le volume va dépendre de ce que l’enfant va prendre et il va augmenter également en fonction de la parité.

Dans le lait, il y a

  • de l’eau, environ 88%
  • 7% de glucides (oligosaccharides, lactose = glucide du lait = association de galactose et de glucose)
  • 4% de lipides (colostrum à terme aux environs de 2%)
  • peu de protéines
  • vitamines hydro (2 impacts : alimentation et chirurgie bariatrique ?) et liposolubles (ADEK)
  • minéraux
  • oligoéléments

[…je fais l’impasse sur une grosse partie très précise sur la composition du lait maternel…]

Epigénétique et allaitement maternel

Nous sommes tous exposés à un environnement.

L’exposome, selon Chris Wild, c’est la totalité des expositions à laquelle un individu va être soumis depuis sa conception jusqu’à sa mort.

Et donc, parmi tout cela, il y a l’allaitement et tout ce qui va se passer durant les premiers jours, mois de vie et pour l’évaluer on a certains outils dont l’épigénétique.

la DOHAD, c’est l’origine développementale de la santé et des maladies de l’adulte.

Un environnement précoce va pouvoir avoir un effet sur l’embryon, le fœtus en développement avec une réaction, une adaptation avec une modification des cellules et des tissus.

L’acte 2, c’est après la naissance, avec une adaptation de l’environnement qui, si il est inadéquat peut provoquer la survenue de cancer, d’obésité, d’hypertension ou d’autres maladies.

L’environnement anté natal va venir moduler ce qui se passe avec le génotype.  Nos gènes vont réagir avec l’environnement, cela va avoir un impact sur notre épigénome, modifier le phénotype à la naissance (c’est là où l’allaitement intervient)

Puis, il va y avoir une interaction : est-ce que l’environnement post natal est identique à l’environnement anté natal ?

Si pas d’équivalence, alors survenue de pathologies à l’age adulte.

Alors en quoi l’allaitement intervient ici ?

L’allaitement va être une prolongation de ce qui s’est passé in utéro en anté natal, c’est une continuité du contrôle maternel entre l’embryon, le fœtus et l’enfant.

Comparaison entre le liquide amniotique et le lait

La grande majorité des molécules sont présentes à la fois dans le lait et dans le liquide amniotique.

Six micro arn sont communs entre le liquide amniotique et le lait, ce qui entraîne une continuité, un rôle de mécanisme d’adaptation très ancien et très important.

La lactation est elle une période critique ?

Quand tout va bien, on voit qu’on a une durée de vie de 765 jours.

Si on change de régime et qu’on diminue le nombre de protéines au cours de la grossesse, la durée de vie est plus courte.

Et si on agit sur la lactation en diminuant le nbr de protéines alors la vie est plus longue.

Donc il y a bien des périodes clés et que l’allaitement est tout à fait fondamental puisqu’on peut avoir plus de 50% de variation de longévité entre les deux.

Donc ce qui se passe pendant la période néonatale et pendant les deux premières années de vie fait partie des 1000 jours et plus, c’est la période de la grossesse, plus les deux années de vie, plus les trois mois nécessaires à la fabrication du spermatozoïde et l’ovocyte.

L’épigénétique, c’est l’étude des changements héréditaires (donc qui se transmettent) dans la fonction (l’expression) des gènes, sans altération de la séquence ADN (on ne change rien au code ATGC mais à la façon dont il s’exprime).

3 mécanismes connus :

  • la méthylation de l’ADN (si méthylation, il devient silencieux)
  • la modification des histones
  • les ARN non codants

Ces marques épigénétiques évoluent sans arrêt, en fonction de l’environnement, elles régulent l’expression des gènes et sont fonction de l’exposome.

Trois exemples où l’environnement modifie les marques épigénétiques :

  • Alimentation

impact de l’ingestion de brocolis au bout de deux heures sur l’acétylation des histones

  • Activité physique

Le fait de bouger modifie notre épigénétique

  • Le psycho social

L’anxiété, le stress, la dépression vont modifier les marqueurs épigénétiques

L’impact sera différent selon l’exposition, la dose, le moment et la durée.

L’effet sera différent selon le tissu cible (uniquement sur le cerveau et rien ailleurs par exemple)

De l’épigénétique on en fait tous, on a tous été un jour une cellule et aujourd’hui nous en sommes constitué de centaines.  Chacune de nos cellules ont bien le même ADN mais elles s’expriment de façons différentes, c’est l’idée de plasticité.

Au cours du développement, de l’embryologie, à chaque cycle, au cours de la grossesse et après, on a un remodelage de la glande mammaire qui va se modifier en terme de marques épigénétiques en fonction de signaux, les signaux physiologiques du développement et les conditions environnementales.

Deux exemples où on va modifier la méthylation :

Un micro ARN (Pinc) au cours du développement mammaire, il y a du blanc, ce qui veut dire qu’il est hypométhylé donc il va pouvoir s’exprimer donc il s’exprime dans la glande mammaire active au bout de 8 jours de la lactation.  Au contraire dans le foie, il est hyperméthylé et donc il ne s’exprime pas.

Autre exemple : on va ouvrir la chromatine, on va pouvoir voir les gènes impliqués dans la lactation s’exprimer.

C’est vrai aussi pour les gènes béta et gamma caséine qui vont être hypométhylés et vont s’exprimer dans la glande mammaire active ou hyperméthylés et qui ne s’exprimeront pas

Autre occasion où l’alpha S1 caséine va être hypermethylée, c’est en cas d’infection par E Coli ou streptococcus uberis ou en cas de mastite, l’expression du gène va diminuer, le taux d’ARN messager diminue et la protéine finalement synthétisée va diminuer aussi

Si on arrête la lactation pendant 8 jours, + de méthylation, moins de protéine

De la même façon au bout de 7 jours, 14 jours ou 28 jours d’arrêt en fin de lactation, il va y avoir une diminution de la production de la protéine avec une réversibilité qui va diminuer de 92% à moins de 20% en fin de parcours

Etude hollandaise

La durée de l’allaitement est négativement associée à la méthylation du gène de la leptine ce qui veut dire que plus on allaite plus chaque unité d’allaitement en plus on perd 2,9% de méthylation du gène de la leptine.

Donc la durée de l’allaitement est un phénomène protecteur contre l’obésité

L’allaitement pourrait être associé négativement avec la méthylation du promoteur ce qui veut dire qu’on augmente l’expression de ces gènes et donc on pourrait protéger contre l’obésité et le diabète voire du cancer

D’autres types d’ARN vont être retrouvés dans le lait maternel, des ARN longs mais non codants et des ARN courts ou micro ARN non codants.

Ils vont modifier l’expression des gènes en post transcriptionnel avec deux grands types de facteurs :

  • des fonctions chez l’enfant
    • immunité
    • Système nerveux central et le développement cérébral
    • Métabolisme des lipides
  • Sur les fonctions de la glande mammaire
    • Le cycle cellulaire
    • La prolifération
    • La différenciation
    • L’apoptose
    • La réponse immunitaire

On peut différencier à partir du lait les différentes fractions et les analyser selon différentes techniques.

Il y a des milliers de MIR dans le lait humain.  Ils sont synthétisés par la glande mammaire.

Si on compare tous les liquides biologiques, c’est dans le lait que l’on retrouve le plus de MIR. Vient ensuite le plasma séminal, mais il y en a 3 fois plus que dans le sperme et 80 fois plus que dans le liquide amniotique.

Ces MIR sont stables dans le temps, elles résistent à la congélation et décongélation, au PH acide de la digestion mais pas à la pasteurisation.

Ils peuvent provenir des laits maternisés comme du lait maternel, ils vont ensuite passer dans les capillaires et comme ils sont très résistants à la digestion, ils vont pouvoir passer la barrière intestinale, arriver au niveau des erythocytes, manifester leur action plénotrope au niveau du systeme immunitaire, de la fabrication des tissus adipeux, au niveau de la croissance, de l’apoptose…

MIR surtout retrouvé en fin d’allaitement dans la fraction lipidique du lait humain.

Il y a beaucoup moins de MIR dans le lait maternisé.

Cette expression en terme de concentration est stable dans les 6 premiers mois en terme quantitatif par contre en terme qualitatif on a une variation de la composition au 4eme mois sans doute liée aux modifications de l’allaitement.

Trois sont particulièrement intéressants : Let 7a, MIR 378 et MIR 30B sont impliqués dans la lipogenèse, leur concentration, leur taux est associé au poids de la maman avant la conception et au sexe de l’enfant.

Comment s’expliquent les bienfaits de l’allaitement maternel ?

Dans le lait humain, il y a différents composants et pour chacun il y a un rôle dans l’expression des gènes et qui va avoir un effet protecteur.

Lorsque le MIR 155 est présent, il protège contre l’atopie et va pouvoir être transmis de la mère à l’enfant.

L’allaitement protègerait contre la survenue de l’obésité

Si la durée de l’allaitement dépasse 4 à 6 mois, il y a un impact intéressant et une protection de l’obésité.

Le microbiome est un véritable acteur épigénétique càd qu’il va modifier l’expression des gènes.  Que ce soit l’allaitement maternel ou le lait maternisé, les deux vont modifier l’expression des gènes mais pas de la même façon. Dans un cas, l’allaitement maternel va augmenter le bifidobacteria, ce qui va entrainer une méthylation de l’ADN, dans l’autre, on aura une augmentation des firmicutes qui vont avoir un impact sur l’acétylation des histones.  Les deux régulent l’expression des gènes mais pas de la même façon.

En bleu les facteurs positifs, l’allaitement, l’accouchement par voie basse.

Au contraire, les formules de lait maternisé, l’accouchement par césarienne pourraient avoir un effet négatif sur le développement de l’obésité.

Les nanoparticules sont présentes partout, elles peuvent être absorbées de différentes façons dont par digestion.

Dans certains laits maternisés on a retrouvé des nanohydroxyapatites.

Au niveau du tabac, trois éléments :

  • le tabagisme maternel diminue le contenu en ac gras polyinsaturés de longue chaine et en particulier, le DHA au niveau du lait.
  • Le tabagisme maternel pendant la lactation provoque des désordres métaboliques très tôt dans l’enfance qui vont s’aggraver au cours du développement (obésité, hyperglycémie…)
  • Il y a également une corrélation entre le tabagisme et la survenue des leucémies lymphoblastiques

Le lait est un concentré de tout ce que l’on connaît en épigénétique

Grâce à la plasticité, c’est peut être au moment de l’allaitement que l’on pourra faire changer les choses.

Régime maternel et qualité du lait de femme

Le lait est extrêmement variable.  Il est formidable, mais peut-on l’améliorer ?

On peut le faire varier artificiellement et en particulier avec l’alimentation.

Résultats des enquêtes en 1997 puis en 2014

Le niveau de protéines est redevenu dans la norme

en 2014, on est redevenu normolipidique

Fort déficit en sucres complexes puisqu’on atteint pas les 280 grs par jour que l’on devrait manger.

Les femmes sont sensibles aux conseils donnés pour l’alimentation, qu’elles évoluent avec l’alimentation.

Mais il faudrait qu’elles consomment plus de calories car pour fabriquer 800 ml de lait maternel par jour il faudrait au moins 500 à 600 calories.

Et les mamans qui ont pris du poids pendant la grossesse et donc elles limitent leur alimentation à 2000 calories alors qu’il leur en faudrait 2300.

L’alimentation fait varier la composition du lait maternel pas tellement sur les protéines et les glucides mais surtout sur les lipides, les oligoéléments et les vitamines.

AG = acide gras

AGS = acide gras saturé

AGMI = ac gras mono insaturé type ac oléique

AGPI = ac gras poly insaturé = au-dessus de 2 doubles liaisons

AGPI – LC = ac gras poly insaturé à longue chaine qui joue un rôle dans la physiologie neuro sensorielle

Il y a deux familles d’ac gras

  • les omégas 6 dont le précurseur est l’acide linoléique
  • les omégas 3 dont le précurseur est l’acide alpha linolénique

ils vont au fil du temps se métaboliser avec des élongases qui vont allonger la chaine, ainsi l’acide linoléique va passer de 18 atomes de C à 20 et grace aux désaturases, ils vont passer de 2 double liaisons à 4 double liaisons

Et pour l’acide linolénique, on va passer de 3 double liaisons à 6 double liaisons pour le DHA (intervient dans 50% des ac gras de la rétine)

Les précurseurs viennent des huiles végétales :

  • huile d’olive mais elle n’apporte que l’acide linoléique
  • huile de colza qui apporte les deux

Le poisson gras apporte de l’EPA et du DHA, il est donc conseillé d’en consommer au moins deux fois par semaine (170 grs)

Les acides gras trans entrent en compétition avec les ac gras polyinsaturés

Les huiles végétales fabriquées en France sont de bonnes qualités et ne contiennent pas ou peu d’acides gras trans

Acide linoléique précurseur des omégas 3

Pas assez de consommation de pain (conseil : 1 baguette/jour)

Pour l’alcool, ce doit être dû au fait qu’on conseillait aux mamans de boire de la bière pour favoriser l’allaitement

Pour les végétariennes, il faut rajouter des laits spéciaux boissons végétales pour éviter des carences

Conseil : 300 ml de lait au petit déj et deux yaourts

Trop de fromage qui apporte des graisses saturées

Conclusion

Comme nous avons pu le voir, il existe encore un grand nombre de progrès à faire en France, des progrès auxquels nombre d’entre nous peuvent apporter une contribution : enseignants, professionnels de santé de tout horizon… Et, bien entendu, les pouvoirs publics (durée du congé maternité !).

Nous avons pu également nous pencher sur la composition unique du lait maternel, ses nombreux bienfaits, et ce qui le rend si utile, si précieux, pour le nouveau-né. A ce sujet, il est à espérer que l’environnement n’ait pas une influence trop néfaste sur la qualité du lait : ce sera le sujet de la deuxième session du MOOC.

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