Accompagnement à la parentalité

Suite à la publication d’un blabla sur mes compétences, et bien il ne s’est rien passé. Je n’avais rien espéré, cela dit. Facebook n’aura même pas servi à me trouver un emploi !

L’ennui ne m’a jamais dérangé…il y a certains jours plus difficiles à vivre que d’autres mais je suis loin loin loin d’être à plaindre. Mes petits soucis du quotidien sont simplissimes si je me mets à lire les informations internationales.

L’épanouissement personnel et professionnel vont souvent de paire. Or je m’ennuie, donc mon épanouissement est en berne. Je suis presque coincée dans l’université  de la Procrastination. Si ça continue, j’en sortirai avec un doctorat.

Le bilan de 2017 n’est pas si foireux : 3 entretiens. Aucune nouvelle expérience professionnelle à la clé. Parfois Souvent je me sens nulle. En attendant, il faut bien « faire bouillir la marmite ». Si j’avais été célibataire, je serai devenue diaconesse. Au moins j’aurai été utile et contemplative sans que cela ne gêne quiconque. Ce sera pour une prochaine fois. J’ai une famille et la remise en question devient un luxe. Il y a  peu d’annonces ces derniers temps ou alors c’est à plus de 30km. Avoir une famille et devoir/vouloir travailler, c’est pour quand même passer du temps avec, sans se ruiner et perdre son temps sur la route. J’ai l’impression de devenir une célibataire exigeante et intransigeante sur la personne qui partagerait ma vie ! Le travail occupe le plus clair de notre temps et à bientôt 42 ans, je sais clairement ce que je veux. Déjà trop vieille pour le marché du travail ? Non, trop chère sûrement. C’est d’une incohérence grotesque : il est demandé aux jeunes d’avoir de l’expérience, à peine sortis de l’école tandis que les « seniors » sont poussés vers la sortie et laissés sur le carreau, à cause de leur coût…

Il y aura le concours CRPE en 2018. Quand je vois le niveau, je me demande comment je pourrais y parvenir et puis quitter une déception pour en connaître une autre…comment dire ?

Je songe sérieusement à proposer mes services en accompagnement à la parentalité. Je trouve le mot soutien trop infantilisant. Etre une béquille pour quelqu’un le rend dépendant, c’est manquer de confiance en les capacités de chacun à s’adapter. Cela s’adresse à des futurs parents et parents qui ressentent le besoin de voir clair dans leur projet familial. Mon rôle serait de guider, d’accompagner le parent dans sa réflexion personnelle, à la recherche de ses valeurs, de ce qu’il veut transmettre à son enfant malgré l’entourage, le contexte et la société. Dans le flou et le flot d’informations qui se contredisent et font perdre à tout nouveau parent le Nord, je pense pouvoir rendre tout ça plus limpide afin qu’ils envisagent ce qui les attend avec plus de sérénité. Mais y a t-il des personnes qui font appel à ce genre de services ? Il y a déjà des PMI, des sages-femmes, des psy, des doulas etc. Qu’est-ce que j’apporterai de plus ? Une seule interlocutrice déjà, c’est rassurant. J’ai assez de connaissances et d’expériences dans plusieurs domaines et cela avant, pendant et après la naissance. Je me sens peu légitime rien que d’écrire ce qui précède et pourtant il faut bien que je réagisse et que j’agisse. Donc je me lance. L’échec, c’est de ne pas essayer.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *