Comment je gagne 0 cacahuète sur internet

Olivier Roland, un gars inspirant (ou pas), lance un genre de défi (pour gagner des vues) sur le thème Comment j’ai gagné mes premiers euros sur Internet et comment vous pouvez le faire aussi ».

Je n’ai jamais gagné le moindre centime via ce site Planète EJE. J’envisage difficilement de gagner de l’argent dans le social, à part en étant salariée. Mon rapport à l’argent est un « problème » qui ne concerne que moi. Je ne remplis donc pas les critères pour participer, mais j’avais envie de blablater.

Je connais Olivier Roland depuis un moment déjà, je recevais la newsletter d’habitudes Zen. Je l’appréciais à ses débuts, comme d’autres youtubeurs, jusqu’à ce que ma capacité d’attention fasse un bond ailleurs. Aujourd’hui, ses « disciples », je les reconnais au premier coup d’œil. C’est un formatage facilement repérable. La méthode s’applique et se duplique à l’infini. Je pense que je suis incapable de faire ce qu’il enseigne, transmet, propose en formation. Je n’arrive pas à me conformer à ce qu’il partage. Le marketing de réseaux me rebute, tout simplement. Il parait que je ferai une excellente partenaire : « tu as toutes les qualités » (?). Sauf que je refuse catégoriquement. Je bloque. Quel gâchis ? « Oui et non » (aparté hors sujet : à chaque fois que je l’écris, je pense à GuiHome). Faire ce que je n’aime pas me rendra malade. Je le sais, je l’ai déjà fait. Parfois, je me sens prisonnière de ma propre matrice…

Tout ça pour dire qu’écrire est un plaisir qui ne me rapporte rien en euros ni en quelques autres monnaies de ce monde. Si un jour ça devait me rapporter, je préfèrerai que ce soit grâce à un livre, en papier écologique, auto-édité au compte-goutte (à la demande) et je le ferai sous un pseudonyme. Je suis bien en coulisse. L’anonymat me plaît.

Le rapport avec la petite enfance ? Aucun. Sauf si ce ne sont (ça se dit ça ?) ses côtés rentabilité et monétaire qui me donnent de l’urticaire. (Je ne suis pas seule à l’avoir mal vécu : témoignage).

Ralph la casse et Vanellope avec un spam pour gagner facilement de l’argent dans l’internet

Le métier d’Éducateur de Jeunes Enfants est-il en danger ?

Cette question, je me la pose depuis un moment suite à diverses lectures, notamment sur le net et les réseaux sociaux.

Encore plus depuis la parution récente de ces articles :

FIN EJE

Un dossier intitulé « Est ce la fin des EJE » est paru dans EJE Journal n°53 (Juin / Juillet 2015)

Une collègue a partagé une synthèse sur son site : la fin des EJE ?

Ce serait dommage qu’un métier si peu connu disparaisse…ou alors ce serait une fin logique, comme son arrivée, dans le silence et l’ignorance… Les EJE œuvrent dans l’invisible et crient à la reconnaissance. Le but de mon site se situe dans le même axe.

Parce que :

la formation est utile,

le métier est essentiel,

la spécificité est primordiale !

J’ai cessé de m’inquiéter, le jour où j’ai compris que je pouvais agir. S’il y a besoin je passerai à l’action pour cette cause. Pour le moment, il est difficile de réellement savoir à quelle sauce l’avenir des métiers du social sera agrémenté. Tout peut encore changer. Aux prochaines élections notamment… ou pas.

J’avoue qu’il y a des périodes sombres où je me sens, personnellement, totalement inutile. Chaque jour, je me lève en me disant que le peu que je dis, le trop que je pense, ce que j’écris quand je prends le temps…Tout cela ne change absolument rien au quotidien des enfants accueillis en structure petite enfance. Rien. Rien contre l’immobilisme de certains politiques. Rien contre des pratiques de professionnels d’un autre temps qui clament haut et fort : « on a toujours fait comme ça », « qu’est-ce qu’on se prend la tête aujourd’hui pour s’occuper des enfants !! », « avant on était plus spontanés et les enfants ont grandi sans traumatismes !! »…

fait comme ça

Une de mes collègues dit toujours que « on » est un con. Elle a raison.

En attendant, en agissant, je propose que chaque EJE qui le souhaite, fasse une sorte d’inventaire de ce que savent, comprennent, pensent leur entourage personnel et professionnel de leur métier. Avec un court questionnaire, comme support, par exemple.

Chacun le rédigera comme il le préférera. Je le prends comme un jeu, une interview, pour re-mettre à jour les connaissances de ceux qui m’entourent. D’abord je pose les questions, je prends les réponses, je rassemble les données comme ça me parle le mieux (tableau, résumé…) L’idéal est de ré-expliquer si nécessaire. Comme nous aurons « corrigé », il n’y aura pas besoin d’analyser les résultats puisqu’ils seront réactualisés dès la fin de la conversation, de l’échange.

Et puis la journée du Printemps de la petite Enfance peut servir à remettre les pendules à l’heure. Je suis toujours étonnée de constater le nombre de famille qui ne sait pas quel est mon rôle, ce que je fais au quotidien…

Voici les questions auxquelles je pense :

1. Qu’est-ce qu’un Éducateur de Jeunes Enfants ?

2. Quel est son rôle ?

3. Où travaille t-il ?

4. Quelle tranche d’âge d’enfants est concernée par ce métier ?

5. Que pensez-vous de sa place dans le secteur de la petite enfance, du social ?

Même si j’hésite à partir, changer de voie, j’essaie au mieux de tenter quelque chose.

« Parfois résister c’est rester, parfois résister c’est partir »…ChT-

Après tout, nous avons tout à y gagner. Qui ne tente rien n’a rien.

Cette réforme du tronc social est peut-être positive. Le changement fait toujours cet effet de crainte, parce que l’acquis est touché. En fait je ne sais pas, je ne sais rien. L’avenir nous le dira.