Klaus

Klaus et son costume Sami

Comme écrire est thérapeutique, je ne vais pas m’en priver sous prétexte que je n’exerce plus mon métier. Il y en a qui appelle ça de l’indécision ou être une girouette. Changer d’avis me plaît. Après tout, je cultive aussi le paradoxe.

Donc j’écris le premier blabla de 2020 sur un film de Noël. Logique.

Si vous ne connaissez pas mon vécu avec cette fête, c’est , ici et par là-bas. Pour les pressés : Noël a, selon mon ressenti, perdu sa magie et son authenticité depuis longtemps et donc je traîne des pieds dès le mois de novembre.

« Noël est ce que tu en fais ». Oui, certes. Je pourrais fêter Noël à ma façon, sans me soucier des autres. Sauf que je vis au milieu de presque 67 millions de français. Ça impliquerait que je m’exile au fin fond de la montagne, dans un lieu qui ressemble à la cabane de Klaus, pour éviter de subir la frénésie des achats, des préparatifs, des déchets qui s’amoncellent dans la rue, des pauvres sapins coupés de leurs racines, des foies d’animaux rendus malades pour rendre malades des humains, des repas à n’en plus finir, des vœux automatiques… Toute cette agitation que je trouve grotesque.

Klaus

Noël et toute sa clique ont été éprouvants, encore cette année, notamment d’un point de vue pratique. J’étais en famille dans la capitale. Paris est une ville qui m’épuise. Sans métro, c’est une ambiance particulière (souvenirs de 1995). Au moins il sera gravé dans nos mémoires…

Que vient faire un film Netflix sur la planète EJE ? Le rapport avec l’enfance est plutôt évident. Je ne dévoilerai rien du film, soyez sans crainte ! Le lien c’est l’origine de Santa Claus. Jusqu’à ce jour, je n’avais jamais visionné un film sur Noël aussi touchant et réaliste en même temps. Et que dire de la beauté des dessins, de la pertinence des dialogues et de cette touche d’humour ! Cette version des origines du père Noël a réussi à redorer son image dans mon imaginaire (sans images=aphantasie).

Noël en 2019 m’a semblé toujours autant démesuré, à des lieux de sa magie originelle, mais je sens une sorte de second souffle, de retour aux sources, d’envie de faire autrement. Comme un désir d’équilibre et de simplicité. C’est un bon début. Un peu d’espoir = des Noëls plus écoresponsables pour la Terre et ses habitants, dans les années à venir ?

Klaus

« Dis merci à la dame »

Encore cette politesse à sens unique !

La gratitude ça change la vie. J’en sais quelque chose. Ressentir la gratitude des autres et en éprouver, c’est précieux. Il s’agit d’instants plus ou moins longs pendant lesquels je ressens comme une paix intérieure. Comme si tout était évident, simple et aligné.

Je ne reviendrai pas sur le fait qu’exiger un merci (comme un bonjour) me parait contre productif. C’est tout sauf de la gratitude.

Ce qui me chiffonne, après cette « belle période de Noël », c’est d’avoir entendu une flopée de « de rien ».

Mais enfin, si je remercie c’est absolument pour quelque chose. Jamais pour rien !!! Sinon je ne remercierai pas. S’il vous plaît, STOP, ça suffit les « de rien » ou le pire du pire le « fallait pas ». Sauf si vraiment le cadeau vous déplaît. La politesse de ce genre, c’est comme la politique : du pipeau !

Dire merci pour dire merci, c’est comme dire « bonjour ça va ? » sans se soucier de la réponse. C’est d’un banal.

Quand quelqu’un me dit merci, je réponds :

  • « avec plaisir ». Je me rappelle de la joie que m’a procurée mon geste.
  • « je vous/t’en prie » Je sais quel effort ça m’a demandé.
  • « c’est moi qui te/vous remercie» parce que c’est réciproque. Personne n’est obligé de faire comme ça , sauf que répondre «de rien », à mon sens c’est nier le don désintéressé de l’autre. Je trouve ça triste. Le monde a besoin de joie et de gratitude. Qu’on se le dise !!!