Danse mitigée de la joie !

Enfin. La France est le 56ème état à légiférer sur les violences physiques et psychologiques faites aux enfants.
Le Sénat a adopté sans modification, en première lecture, la proposition de loi, adoptée par l’Assemblée nationale en première lecture…

« L’autorité parentale s’exerce sans violences physiques ou psychologiques. » Voilà l’alinéa qui sera ajouté au Code civil. Et lu lors de chaque mariage en mairie.  »

Concrètement, ça prendra du temps mais peut-être que se l’entendre dire le jour du mariage civil, aura un impact ?  »

« II y a beaucoup de choses terribles dans ce monde, mais la pire est qu’un enfant ait peur de son père, de sa mère ou de son professeur » a écrit Janusz Korczak, l’un des plus grands pédagogues du siècle dernier. Agnès Buzyn l’a rappelé en novembre dernier : on n’éduque pas par la peur. La peur, on s’y enferme et on y étouffe.  » source site du sénat

Les gens « contre » :

Il y a ceux qui s’insurgent devant ce texte qualifié d’infantilisant ! Notamment la philosophe Anne-Sophie Chazaud. Elle prend en exemple les dérives observées en Suède qui a légiféré depuis 1979. Elle ne parle d’aucun autre des 54 pays qui ont aussi un peu de recul sur la question. Et puis, peut-être que nous ne sommes pas du tout obligés de faire les mêmes erreurs, hein ?!

 » La Nouvelle-Zélande est le premier pays anglophone à interdire les châtiments corporels, alors que les États-Unis ou le Royaume-Uni s’y refusent. Parmi les 50 états américains, dix-neuf autorisent encore les punitions physiques dans les écoles.  »

« Jusqu’à présent, le droit français autorisait un « droit de correction » des enfants au sein des familles, alors même que les punitions corporelles étaient déjà interdites à l’école et dans l’armée. La France a pourtant signé la Charte européenne des droits sociaux, qui précise que les États doivent « protéger les enfants et les adolescents contre la négligence, la violence ou l’exploitation». En mars 2015, elle avait été condamnée par le Conseil de l’Europe au motif qu’elle « ne prévoit pas d’interdiction suffisamment claire, contraignante et précise des châtiments corporels » ». source le Monde

Sujet à débat ?

J’écoutais (par obligation, dans le bus) un débat sur la question et j’ai entendu un tel ramassis de mauvaise foi que j’en ai eu la nausée… Il semblerait que sous couvert d’autorité, les parents ont tous les droits sur leurs enfants. C’est donc différent des adultes entre eux et des animaux (oui il est interdit de maltraiter un animal). C’est à dire qu’heureusement que le statut de la femme est passé d’individu à part entière !! « En 1970, la loi stipule que désormais «les deux époux assurent ensemble la direction morale et matérielle de la famille » : c’est la fin de la notion de «Chef de famille» et de l’autorité paternelle, remplacée par l’autorité parentale ». (source TPE)

 » Affaire privée, dira-t-on. Il y a quelques décennies, on considérait aussi les violences conjugales comme une affaire privée, on admettait un droit de correction du mari. Contrairement aux femmes qui, face aux violences conjugales, peuvent partir ou divorcer, les enfants n’ont pas la possibilité de quitter le foyer… C’est donc à la société de lutter contre la banalisation des violences.  » source site du sénat

Le statut de la femme a évolué. Celui de l’enfant le peut aussi.

Qu’est-ce que l’exercice de l’autorité parentale?

En résumé : « L’autorité parentale confère aux parents des droits et met à leur charge des devoirs vis-à-vis de leur enfant mineur. Ces droits et obligations se traduisent de différentes manières : veiller sur l’enfant, sa santé, son éducation, son patrimoine (…)
Les parents ont un devoir de protection et d’entretien de leur enfant.Les parents ont un devoir d’éducation (…) Les parents ont un devoir de gestion du patrimoine (…) »

Qu’est-ce qui dérange ?

Pour rappel, c’est une loi à visée pédagogique. Le texte n’est assorti d’aucune sanction pénale nouvelle, la maltraitance des enfants étant déjà punie de peines pouvant aller jusqu’à vingt ans de prison. Personne n’ira en prison pour avoir crier sur son enfant ou laisser pleurer son bébé.


Article 23 Le Gouvernement remet au Parlement, avant le 1er septembre 2019, un rapport présentant un état des lieux des violences éducatives en France et évaluant les besoins et moyens nécessaires au renforcement de la politique de sensibilisation, d’accompagnement et de soutien à la parentalité à destination des parents ainsi que de formation des professionnels concernés. Source Sénat

De mon point de vue, c’est une avancée historique. Je comprends mal cette frilosité à considérer l’enfant comme un individu à part entière. Il n’a pas à subir notre propre éducation patriarcale ou notre mode de vie souvent insensé et stressant. Ceux qui ont donné une seule fois une fessée sont conscients de l’impact de leur geste, de ce faux soulagement et de la culpabilité devant l’inefficacité de la sidération vécue par l’enfant.

« C’est une loi historique, la suite d’une longue chaîne de textes remontant à celui du IVe siècle après J-C qui mettait fin au droit de vie et de mort du paterfamilias sur ses enfants. Je songe aussi à la loi de 1841 qui interdit le travail des enfants (…) Ce n’est pas la première fois que nous votons des limites à la liberté éducative. Le code Napoléon autorisait au nom de cette liberté le père à faire emprisonner son enfant pendant un mois sans justification ! (…) Un collègue parlait d’une « vraie » violence contre laquelle nous ne ferions rien. Or nous ne laissons pas nos enfants sans protection ; et est-il une « vraie » violence opposée à une « moindre » violence ? Si l’on définit la violence comme l’abus de force physique, il n’y a que des grandes violences pour l’enfant, car le rapport de force est disproportionné. Il y a quelques années, de tels textes provoquaient des ricanements. Nous avons évolué, avec la société, l’opinion, le Sénat aussi et nous sommes mûrs pour que cette loi civile, et non pénale, soit désormais partagée par tous.  » Laurence Rossignol source : le site du Sénat

« je n’en suis pas mort ». Vraiment ?

Liens :
OVEO Observatoire de la Violence Éducative Ordinaire
Ecologie de l’enfance
Alice Miller
La maison de l’enfant
Familylab

Pour approfondir le sujet :
L’autorité sans fessée – Edwige Antier
La fessée – Olivier Maurel
C’est pour ton bien – Alice Miller
Une nouvelle autorité sans punition ni fessée – Catherine Dumonteil Kremer
Pour une enfance heureuse – Catherine Guegen
Éduquer sans punir – Thomas Gordon

« Je compte jusqu’à 3!! »

Jamais compris. Jamais pratiqué. De ce que j’ai observé, soit ça fonctionne avant le 1, soit à 2 trois quart, le gamin n’a pas bougé d’un iota…Le suspens est intenable alors que presque toujours l’issue est plus que décevante. Il ne se passe RIEN ou alors un truc complètement hors sujet, puisque qu’aucune conséquence n’a été prononcée avant. Souvent c’est « je compte jusqu’à 3, après je me fâche »…

Aujourd’hui je blablate à ce sujet suite à une récente publication de la talentueuse @fannyvella sur instagram.

Ça va barder !

Dans le même registre, je partage l’illustration de la drôlissime @heloiseweinerandco

Itsamumslife

Impossible de pratiquer le comptage jusqu’à 3. Je serai « incrédible » (contraire de crédible, inventé par mes soins). Une fois, j’ai entendu un enfant répondre « soleil !!! » J’étais pliée de rire.

Je pourrai expliquer la menace à Cadet, ou plutôt le danger. « Petit chou, si je compte jusqu’à 3, méfie-toi. C’est que je suis en train de me transformer en dragonne qui crache du feu ». Ça serait le prendre pour un naïf, il sait déjà que je vire au vert comme Hulk, dès que j’ai haussé la voix.

Si compter jusqu’à 3 ne sert qu’à ce que l’enfant obéisse, je comprends encore moins. C’est dommage que des termes militaires se soient infiltrés dans l’éducation des enfants. Les enfants ne connaissent rien du monde dans lequel ils naissent. Les adultes sont là pour leur montrer. Est-ce que c’est comme diriger un escadron qui n’aurait pas le droit à l’erreur ?! Si oui, il y aura un gagnant et un perdant. C’est ça éduquer ? Cest la guerre ?

Que je sois enfant ou adulte, je n’ai aucun ordre à recevoir. Je ne me soumets plus à personne. Les règles sont extensibles et changeantes, sauf celles qui sont en rapport avec la vie ou la mort. Bien qu’il y ait des nuances partout.

Ma vérité personnelle m’empêche de compter jusqu’à 3. Surtout parce que comme William, je sais compter bien au-delà !! D’ailleurs, ça peut servir à appréhender la notion du temps qui passe, sans punition (ou rien) à la clé.

Et chez vous, ça fonctionne comment ?

chez papa cube😆

« Moi aussi, j’ai des droits »

Je vous présente une nouvelle pépite, le livre de Soline Bourdeverre-Veyssière, illustré par Julie Zeitline :

livre avec ses cartes et son poster

J’ai découvert l’autrice et l’illustratrice par le biais d’Instagram. Ce genre de trouvaille me réconcilie, un peu, avec ce dernier réseau social que j’utilise régulièrement…et que je songe souvent à quitter aussi…

Je cherchais, depuis un moment déjà, un moyen bienveillant de faire passer un message à l’équipe éducative de l’école de Cadet (Junior bis pour ceux qui suivent). Je n’ai que rarement observé des réponses « maternantes » aux besoins des enfants, à l’école maternelle. L’aîné, Junior, en a fréquenté 4…(oui c’est énorme…en 4 ans. Une école pour chaque niveau : TPS, PS, MS et GS) dont une dans laquelle j’ai travaillé. Il a survécu. Moi moins. Pourtant, je n’ai toujours pas eu de déclic pour l’Instruction En Famille (IEF). Cadet fréquente donc la maternelle aussi. Pour 3 années.

Les équipes éducatives sont surtout composées de personnel encadrant, la plupart non formé au public qu’ils accompagnent…Triste réalité. Il existe, toutefois, de belles personnes, remplies de bon sens, d’empathie et qui agissent aussi avec leur cœur. Néanmoins, il y a encore beaucoup de travail à faire, à mon sens. Quand j’ai entendu Soline parler de son nouveau bébé-littéraire, j’avais trouvé mon idée de cadeau pour l’enseignante et l’ATSEM ! Cadet a finalement insisté pour en offrir un à la maitresse et garder l’autre exemplaire pour nous. Comme il dit : « c’est maitresse S qui lit les livres ».

Je ne divulguerai pas le contenu ici. Après lecture, Cadet a souligné l’importance de le lire à tous les enfants, car « ils ont le droit de savoir ! » Ma page préférée est celle du bisou. Cœur sur vous Soline et Julie <3 !!

Ce livre sensibilise, en douceur, à ce qu’est un enfant, à ce qui l’anime. Sans ses droits, l’enfance est abîmée. Chaque enfant a le droit de grandir sans avoir besoin de faire appel à la résilience. Je remets mon espoir dans ces livres-pépites qui fleurissent un peu partout, de manière parfois autonomes, (sans besoin d’une maison d’édition qui a pignon sur rue) et quelques fois éco-responsables, pour servir la cause des enfants et des adultes qui ont choisi la bienveillance !

j’ai le droit de…

Au prochain blabla, je vous parlerai de June et sa famille, que j’attends impatiemment sur mon lieu de travail !

Fin de la polémique ?

En surfant sur le site  » Les professionnels de la petite enfance », j’ai lu un titre en rapport avec les médicaments. Pleine d’espoir, je me suis dit « oh ! enfin une réponse ?!! » Et non…

Si vous souhaitez le lire, il est ici : administration des médicaments en EAJE: les points de vue croisés d’une puéricultrice et d’une juriste.

Mon avis n’a guère changé depuis mon précédent blabla à ce sujet : les EJE et les médicaments.

J’en parle une dernière fois. N’ayant aucun projet de travailler à nouveau en EAJE, je considère que la question ne me concerne plus.

Dans l’article des professionnels de la petite enfance, je trouve leur parti pris peu nuancé. Il me semble que pour les Projet d’Accueil Individualisé (PAI), la loi nous protège car il s’agit de difficultés chroniques. Le décret 2000 permet « l’inclusion » d’enfants dont l’état de santé, au quotidien nécessite d’être accueillis avec un protocole bien établi.

Quand j’étais EJE sur le terrain, ce qui me dérangeait le plus c’était d’administrer des médicaments à chaque 38.5 C de fièvre, à chaque traitement que le médecin avait prescrit 3 fois dans la journée. C’est à dire des antibiotiques, des gouttes pour les oreilles et/ou les yeux, des sprays pour le nez, des sirops de ceci et d’autres médicaments pour cela, sans parler des granules d’homéopathie !

Avec un PAI, j’ai administré de la ventoline. J’ai effectué des contrôles de glycémie et dosé une pompe à insuline en fonction du résultat. Parce qu’une infirmière a pris le temps d’expliquer et de montrer et surtout parce que j’étais entourée de deux collègues PUER…L’erreur me semble moins possible dans les cas précis de PAI. Nous savons exactement ce qu’il faut faire et quand. Contrairement à la saison des « ites », en tous genre, pendant laquelle il faudrait traiter la flopée d’enfants malades, les uns après les autres…Avec une dose tel-poids pour lui, tel-autre pour elle, 1 cuillère de sirop par ci, 2 par-là, 3 gouttes dans chaque oreille, non 2 dans chaque oeil…

Quand un enfant est malade et parfois même contagieux, il est souvent peu, voire pas du tout, en état de fréquenter la collectivité. Et nous savons tous que :

– les trois premières années de leur vie, les enfants sont sujets aux maladies de saison et autres infections à répétition.

– les parents qui travaillent ont un crédit de jours « enfant malade » non extensible et un système D compliqué à organiser.

C’est dans ces cas précis qu’il y a un grand flou légal !! Un moment d’inattention peut vite arriver, surtout avec un groupe de 5 bébés ou de 8 enfants. « Mince, j’ai donné ou pas le traitement à untel/unetelle ? »… »Ma collègue n’a rien écrit dans les transmissions, est-ce qu’elle l’a donné ? »

Aucun professionnel n’a été condamné pour excercice illégal de la médecine ? Encore heureux !! Mais les français ont cette fâcheuse tendance à attendre l’accident fatal qui les obligera à légiférer. En 2019 et depuis un moment déjà, les gens cherchent à tout prix un coupable…Ce serait vraiment pas de chance !

Lire qu’à l’école, ils se posent moins de questions, c’est carrément une généralité inexacte. Pour aucun enfant que je connais, il n’a été autorisé qu’il lui soit administré un traitement pour une affection passagère (sans PAI et même avec ordonnance) au sein de l’école ! En tant que maman, je me suis toujours débrouillée pour avoir un traitement en dehors des heures de classe et du périscolaire (surtout parce que je ne leur fait pas confiance !!) Après recherche, je n’ai trouvé aucune mention d’administration autorisée de médicaments ou même d’aide à la prise sur le site de l’éducation nationale. Et encore moins ici. A ma connaissance, même pour des bobos, il est autorisé de nettoyer la plaie à l’eau et c’est tout. Fini l’antiseptique, sauf si une infirmière est présente à l’infirmerie. Cela dit le personnel du périscolaire dépend de la municipalité. Prennent-ils cette responsabilité ? Les directives sont-elles municipales, departementales, nationales, ou académiques ?

Pour rappel, il s’agit de non assistance à personne en péril et ne faire aucune mention de l’aide précieuse du SAMU en cas de doute, c’est vraiment dommage. Parce que rater ou doubler une prise, ça arrive à tous les parents et même ne pas finir un traitement. Je doute que les professionnels de la petite enfance puisse être plus inquiétés de refuser ces gestes, loin d’être anodins. Un enfant malade avec une affection passagère peut-il être en péril ? Si oui, je compose le 15. J’attends les consignes et l’autorisation d’agir, si nécessaire. L’appel est enregistré.

L’article réagissait à ce fameux tract toulousain : exercice illégal de la médecine. J’avoue que je comprends mal son contenu, moi aussi. Ça remettrait en question les PAI ?! C’est à y perdre son latin.

Comme pour mon précédent blabla et cet article des pros de la petite enfance, je suis obligée de conclure avec un rêve. Celui qu’une vraie réponse soit apportée à cette épineuse question de la responsabilité.

Un jour, peut-être.

Enfant différent

Mobilisation du 23/05/2019

source

Récapitulatif :

La lettre aux parents

LA PÉTITION : Parents, professionnel.le.s, citoyen.ne.s, ensemble pour un printemps des modes d’accueil

Lettre ouverte à Madame Christelle DUBOS, secrétaire d’État auprès de la ministre des solidarités et de la santé

On manifeste

Région Provence Alpes Côte d’Azur

TOUTES LES INFORMATIONS ==> PAS DE BÉBÉS A LA CONSIGNE

source Blog

Allô papi Rufo ?

Monsieur Rufo, je me permets de vous appeler papi. Parce que si j’avais eu la chance d’en avoir un, au quotidien, j’aurai bien voulu qu’il soit comme vous…Jusqu’à ce que vous vous mettiez à dire des choses vraiment étranges…C’est donc avec tout mon respect que je vous nomme ainsi. Bon, ça ne colle pas vraiment, niveau âge car vous avez celui de mon père. Il a endossé son rôle comme il a pu, je n’en ai pas besoin de deux ! Donc je choisis papi.

Mais que vous est-il arrivé ? J’ai toujours estimé votre travail. J’ai grandi à Paris entre Mouffetard, Port Royal et Montparnasse. A chaque fois que je passais devant la maison de Solenn, je pensais à votre rôle fondamental auprès de ces jeunes personnes en souffrance (j’étais déjà adulte). J’entendais du positif partout à votre sujet.

C’est sur facebook, il y a quelques années, que j’ai découvert des échos négatifs vous concernant. C’est le propre des réseaux sociaux de balancer son hostilité à la tête des autres, par claviers interposés. Étonnée, j’ai voulu vérifier. Je vous ai vu et entendu à la TV et là : stupeur et déception. Vous n’incarnez plus du tout la bienveillance et la compréhension que je vous avez imaginé. C’est ma faute aussi, je n’avais qu’à me renseigner avant. Je ne pense pas que vous soyez devenu aussi aigri avec l’âge. Il y a forcément quelque chose que vous avez mal vécu enfant. C’est sûrement la faute de votre mère. Je vous renvoie un peu votre façon de faire que j’ai pu observer dans l’émission « Allô Rufo » que vous présentiez avec Églantine Emeyé : vous accusez et vous infantilisez. Comme super Nanny !

Inutile de répertorier tous vos dires patriarcaux. C’est loin d’être un procès. Pour information, une pétition est en ligne concernant le magazine Version femina et la pedagogie noire :

https://www.change.org/p/version-femina-pour-une-enfance-sans-violences-cessez-d-inviter-les-promoteurs-de-la-p%C3%A9dagogie-noire

Chacun ira se renseigner sur vos dérapages, vos excuses et vos avis qui, hélas, n’engagent PAS que vous.

En effet, récemment, j’ai pu voir un replay d’une émission animée par un médecin, comme vous. C’était Dr Cymes qui s’entretenait avec la chanteuse Nolwenn Leroy. J’ai vraiment cru qu’il s’intéresserait de manière précise, scientifique et médicale à la question qu’il posait à Nolwenn, au sujet de son allaitement non écourté. Or pas du tout, là aussi stupeur et déception. Au lieu d’informer sur cette cause, il a choisi de traiter ce sujet à la légère, de se moquer ; devant un public, des téléspectateurs et face à cette jeune maman, dont j’applaudis l’humour et la tenue. Sincèrement, à sa place, je lui serai rentrée dans le lard à ce médecin de talk show. Il n’y a vraiment que l’audimat qui compte à la télévision ? Évidemment, suis-je naïve ! En entendant ses remarques déplacées, j’ai immédiatement pensé à vous Pr Rufo. Voilà votre digne héritier. Vous pouvez prendre votre retraite médiatique.

Ce que j’ai énormément de mal à comprendre, c’est cette inertie dans l’ignorance. Au sujet de l’allaitement, la Leche League est une mine d’or. Pour un médecin et un pédopsychiatre, c’est inconcevable d’en savoir si peu à ce sujet en 2019 !!! Cette complaisance à rester dans le passé de la médecine, de la psychanalyse, des jugements à tire larigot, des comportements inappropriés : on ne touche pas les enfants sur un plateau TV, ce n’est pas un lieu de consultation…Tout ça c’est questionnant. Parfois, j’ai été choquée par ce que j’appelle de la goujaterie.

Le monde change. Pour certains aspects, il évolue en mieux, réjouissons-nous. Tout va vite, l’accès à l’information est instantané. Vous dites avoir été « embêté » par la Leche League, mais vous avez persisté à dire que « allaiter 3 mois ça suffit, parce que les seins sont les jouets du papa et de la maman… » comment avez-vous pu…?! Mais si c’étaient des jouets, ils ne fabriqueraient pas de lait !

Je ne peux que vous encourager à lire et à discuter avec Jesper Juul, Catherine Gueguen , Isabelle Filliozat, et même Jean Epstein, Boris Cyrulnik (pourtant vous vous connaissez tous les deux)…si ce n’est déjà fait. Ces rencontres pourraient vous permettre d’ouvrir votre perception, votre angle de vue. Ce qui me chiffonne le plus, c’est ce droit que vous vous octroyez de dire aux femmes ce qu’elles devraient faire ou non au lieu de simplement les écouter et faire preuve d’empathie. Comment vos seuls savoir et savoir-faire peuvent-ils prendre toute la place, sans rien laisser au savoir-être et savoir-vivre ?

Je dis souvent que les erreurs d’une vie ne peuvent occulter l’excellent travail que des personnes, comme vous, ont accompli ou accomplissent encore. Malheureusement, notre société a tendance à ne voir que le verre à moitié vide et à se souvenir du négatif (Mme Dolto en fait les frais). Il n’y a que vous qui puissiez changer la tendance à votre sujet, avant qu’il ne soit trop tard.

Pour finir en douceur, c’est cadeau : (non, non, l’allaitement n’est pas un IR (intérêt restreint))

Comment je gagne 0 cacahuète sur internet

Olivier Roland, un gars inspirant (ou pas), lance un genre de défi (pour gagner des vues) sur le thème Comment j’ai gagné mes premiers euros sur Internet et comment vous pouvez le faire aussi ».

Je n’ai jamais gagné le moindre centime via ce site Planète EJE. J’envisage difficilement de gagner de l’argent dans le social, à part en étant salariée. Mon rapport à l’argent est un « problème » qui ne concerne que moi. Je ne remplis donc pas les critères pour participer, mais j’avais envie de blablater.

Je connais Olivier Roland depuis un moment déjà, je recevais la newsletter d’habitudes Zen. Je l’appréciais à ses débuts, comme d’autres youtubeurs, jusqu’à ce que ma capacité d’attention fasse un bond ailleurs. Aujourd’hui, ses « disciples », je les reconnais au premier coup d’œil. C’est un formatage facilement repérable. La méthode s’applique et se duplique à l’infini. Je pense que je suis incapable de faire ce qu’il enseigne, transmet, propose en formation. Je n’arrive pas à me conformer à ce qu’il partage. Le marketing de réseaux me rebute, tout simplement. Il parait que je ferai une excellente partenaire : « tu as toutes les qualités » (?). Sauf que je refuse catégoriquement. Je bloque. Quel gâchis ? « Oui et non » (aparté hors sujet : à chaque fois que je l’écris, je pense à GuiHome). Faire ce que je n’aime pas me rendra malade. Je le sais, je l’ai déjà fait. Parfois, je me sens prisonnière de ma propre matrice…

Tout ça pour dire qu’écrire est un plaisir qui ne me rapporte rien en euros ni en quelques autres monnaies de ce monde. Si un jour ça devait me rapporter, je préfèrerai que ce soit grâce à un livre, en papier écologique, auto-édité au compte-goutte (à la demande) et je le ferai sous un pseudonyme. Je suis bien en coulisse. L’anonymat me plaît.

Le rapport avec la petite enfance ? Aucun. Sauf si ce ne sont (ça se dit ça ?) ses côtés rentabilité et monétaire qui me donnent de l’urticaire. (Je ne suis pas seule à l’avoir mal vécu : témoignage).

Ralph la casse et Vanellope avec un spam pour gagner facilement de l’argent dans l’internet

Émile

Rien à voir avec celui de Rousseau !

Celui-ci est bien de notre 21ème siècle : déterminé, un rien pince-sans-rire. Tout pour me plaire.

La littérature jeunesse peut être lisse et politiquement correcte à un point lassant parfois. Rire spontanément, c’est rare pour moi. Évidemment chacun son humour, ses goûts, ses couleurs…Mais l’ennui c’est avec parcimonie. Alors quand débarque cet Émile, je me réjouis !

Comme je le partageais sur Instagram, j’ai découvert Émile quand j’étais au fond du gouffre…

…de Padirac dans le Lot, en 2017. Le seul exemplaire était en rapport avec le lieu : Émile veut une chauve-souris. Cela dit, je n’ai croisé aucune chauve-souris là-dessous. Cadet avait 3 ans. Ce livre a plu à moi sa mère bien plus qu’à lui. En 2019, il a 5 ans et il commence à comprendre ce personnage décalé.

Alors j’en ai profité pour compléter la série par des occasions, pour notre grand plaisir d’histoires du soir.

Je suis hilare quand je les lis, je trouve Émile tellement authentique. Une vraie bouffée d’air frais dans notre bibliothèque.

Mon préféré : les mots d’Émile

Alors là, je riais tellement que Junior bis en avait marre d’attendre que je me calme pour connaître la suite ! Un gamin qui dit qu’il est atrabilaire, je l’aime.

C’est comme ça et pas autrement.

Un grand merci à Ronan et à Vincent <3

Le côté obscur des comptines

D’origines révolutionnaires ou populaires, des comptines et chansons traditionnelles évoquent bien souvent des chants paillards français ou des sujets inappropriés pour les enfants. Derrière les plus célèbres comptines se cachent souvent une vérité inavouée.

Exemples : sur le site les cultivores

Faut-il changer les paroles pour les adapter à nos enfants ?

Chacun fait comme il veut. J’ai eu à le faire parce que ça me gênait de chanter des paroles cruelles et parfois dénuées de sens concret. Entre la gentille alouette qui se fait plumer, l’hirondelle qui se prend des coups de bâtons, le chasseur qui veut tuer le lapin (c’est logique aussi, il chasse et ensuite il le mange !!), c’est loin d’être enfantin. Cela dit, la souris comme elle est verte, elle n’existe pas donc elle peut bien finir en escargot…bon il est tout chaud mais des français mangent des gastéropodes à coquille !

Quel est l’intérêt des comptines ?

Je cite :  » Le rôle des comptines est de familiariser l’enfant avec le langage. Elles représentent le premier plaisir musical ressenti par tout être humain dans son évolution. Ça se traduit principalement par la créativité verbale sous forme de jeu de mots et de rimes évoquant des situations insolites ou burlesques. « 

source : la face cachée des comptines

Ces comptines et chansons appartiennent au passé. Je les fredonne par habitude mais mon répertoire reste adapté. j’ai simplement fait le choix de ne plus chanter des chansons que je trouve cruelles, insensées ou hors contexte.

Récemment le cadet est rentré de l’école en chantant « haut les mains, peau de lapin, la maîtresse en maillot de bain »… Grand classique des cours de récré, il l’a apprise à l’école et pas par l’enseignante !! Arrivé à 3 ans, et même avant si un enfant est allé en lieu d’accueil collectif, il entendra ces chansons de toutes façons. Est-ce bien nécessaire de les chanter en version édulcorée ? Elles ne sont plus d’actualité, c’est un fait mais elles existent et traversent le temps, que nous le voulions ou non.

Que chanter ?

Si elles nous dérangent, et bien il suffit de choisir d’autres chansons. Il y en a à foison grâce à des talents comme Aldebert, avec les albums Enfantillages ou encore les Ogres de Barback (non, ils ne mangent pas les enfants) avec Pittocha et bien d’autres encore. Le soldat rose, le petit prince, Émilie Jolie. Il y a toujours une mélodie qui a la préférence de chacun. Ma préférée d’Émilie Jolie c’est :

Il y en a sans aucun sens, à part purement phonétique et à base de rimes. Les enfants s’amusent à chantonner :

« A la soupe soupe soupe, au bouillon yon yon, la soupe à l’oseille c’est pour les demoiselles, la soupe à l’oignon c’est pour les garçons. »

chansons enfantines

D’autres comptines sur le site d’une collègue : je confie mon enfant

Pour les touts petits, quelques comptines suffisent. Inutile de les inonder de paroles. Ils semblent apprécier les sonorités et la répétition, plus que le sens des mots :

Ani Couni
Make toume toume pa

Les EJE (en général) aiment autant les chansons et comptines que les livres jeunesse. Alors si vous avez besoin d’élargir votre horizon culturel, nous sommes disponibles et souvent ravi(e)s de partager nos trouvailles. Si vous-mêmes avez des découvertes à partager, les professionnels de la petite enfance s’en saisiront avec plaisir pour les enfants…Sauf Gims…Pitié (mes oreilles saignent quand elles l’entendent, elles ne supportent pas ce son.)

Merci aux instagrameuses qui m’ont inspirée ce blabla !

Aspie or not ?

J’ai rarement évoqué l’autisme sur Planète EJE. Ceux qui me lisent ont peut-être vu quelques allusions, par-ci par-là, soit au sujet de mon fils aîné que j’ai longtemps pensé autiste (plusieurs praticiens parlaient déjà de précocité intellectuelle), soit dans mon parcours professionnel, puis dans l’histoire du caméléon rose, à mon sujet quand, professionnellement, j’ai craqué.

J’en parle aujourd’hui, veille de la journée mondiale de sensibilisation à l’autisme, parce que je me sens prête à partager cet épisode de ma petite vie.

J’ai pensé à Greta Thunberg en voyant cette affiche

En 2016, après quelques entretiens et des tests, des professionnels d’un Centre Ressources Autisme ont conclu que les Troubles du Spectre Autistique n’étaient pas mon problème…

Après leur diagnostic, j’ai eu encore plus de doutes. Le psychiatre ne m’avait pas du tout inspirée confiance. J’ai trouvé cette parenthèse de ma vie bâclée et épuisante. Pourtant, je suis convaincue qu’ils m’avaient prise au sérieux. Puis par lassitude, j’ai mis ça de côté. J’y ai souvent repensé. Le quotidien a repris son cours. J’ai même retrouvé une activité professionnelle et je m’y sens encore bien ! Peu de personnes de mon entourage avait compris ma démarche.

Pour enfin avoir du concret, j’ai répertorié ce qui fait partie d’habitudes qui peuvent devenir gênantes si elles sont changées et de caractéristiques toutes personnelles, mais parfois incommodes au quotidien. J’ai longtemps cru que c’était pour tout le monde pareil et que personne n’osait en parler.

En vrac, ça donne un genre de « les trucs bizarres, à savoir sur moi » (quelques-uns) :

Socialisation :

Je me présente souvent comme une personne asociale, non par timidité mais par protection. Je suis introvertie et je peux l’être excessivement.

– Je peux interagir mais je ne sais pas quand une discussion s’arrête et parfois je ne sais plus quoi dire.
– Je ne peux pas rester dans la salle de pause déjeuner quand j’ai fini de manger, je ne sais pas quoi faire à part regarder mon portable.
– Parler plus de 5mn au téléphone m’épuise, surtout si je dois écouter et répondre. Je perds le fil très vite et je ne sais pas mettre un terme à la conversation.
– A plus de 3/4 personnes je peux devenir muette. Ça m’arrive d’intervenir, rarement, et souvent ça étonne comme si les autres découvraient ma présence.
-J’ai très peu d’amis. Il y a plusieurs personnes avec lesquelles je m’entends bien et que j’estime particulièrement. Je n’entretiens pas les relations de manière régulière.
– Je suis capable de m’isoler, que je sois invitée ou que j’invite. ça a beaucoup interloqué les autres avant qu’ils ne me connaissent mieux. ça m’a été souvent reproché…alors que je ne fais que recharger mes batteries.
Humour :
– je ne comprends pas toutes les blagues ou alors en décalé. Je saisis mieux l’ironie et je la pratique mais elle n’est pas toujours comprise.
– Si quelqu’un me parle sérieusement en faisant une blague, je le crois…mon compagnon le fait depuis 20 ans et il y arrive encore à 95%.
– J’ai un humour, soi-disant, particulier. Or je ris énormément aux spectacles de la Bajon, Haroun, Vérino et même Florence Foresti mais je préfère Élodie Poux …ou encore Kyan, donc mon humour est plutôt « acceptable », d’après moi.
Hyperesthésie :
– un cheveu sur ma peau peut me faire mal, selon l’endroit où il se loge et que je le sens bouger.
– personne ne peut me toucher et surtout pas mes cheveux, sauf mes très très proches (sœurs, chéri et enfants). C’est épidermiquement trop trop agressif ! Je peux avoir un geste inadapté, par réaction si quelqu’un s’y risque. On est d’accord, qu’on ne touche pas les gens dans la vraie vie, ok ? Quand des proches touchaient mon ventre lors des grossesses, je pouvais grogner alors si des inconnus avaient osé…
– je dois trouver et tuer le moustique dans la pièce où je dors. Je peux y passer la nuit, en sacrifiant mon besoin de sommeil, puisque de toute façon je ne dormirai pas si je l’entends. Sa piqure me fait très mal (surtout celle du  Tigre), elle gonfle, devient rouge vif et me brûle un moment.
– je supporte difficilement les odeurs de parfum, de tabac froid et autres dans les espaces confinés. Je mets mon écharpe/foulard sur mon nez ou je me mets en semi-apnée en inspirant très peu et en expirant plus.
– je cherche toujours l’origine d’un bruit pour l’arrêter (quand c’est possible), sinon ça me rend irritable.
– Au restaurant s’il y a du bruit, de la musique, un fond sonore et/ou visuel, je ne peux pas tenir une conversation ni rester attentive. Je fais souvent répéter les gens et pourtant j’entends bien. D’ailleurs, je parle trop bas, il paraît.
– je ressens tout très fort. Mon quota de sensations fortes est tout bas. Je déteste les foires, les manèges, ça m’angoisse. Regarder les autres me suffit à avoir des sensations fortes. Regarder un film ou un documentaire peut me mettre dans des états émotifs excessifs (impossible de visionner des films d’horreur, sinon je perds le sommeil et la raison, temporairement).
J’ai des (périodes de) répétition :
– si je fais des cookies, gâteaux etc, je les fais pendant des semaines.
– quand un morceau de musique ou une chanson me plaît, je l’écoute en boucle ; ça peut saouler  mes proches. En ce moment c’est la BOF de The Greatest Showman et surtout Never enough. (Le piano et le violon sont des sons irrésistibles à mon oreille)
L’intérêt s’évapore comme il est venu (sauf quelques exceptions que je peux écouter à vie Madredeus et Mozart l’égyptien) et il y a des périodes pendant lesquelles j’arrête tout. Pareil avec les youtubeurs, difficile de rester fidèle, j’aime trop la nouveauté.
– j’ouvre ma boîte aux lettres plusieurs fois par jour alors que je sais quand passe le facteur (1 fois le matin). Curieusement, je consulte beaucoup moins ma boite mail.
Empathie :
-je peux ressentir la détresse et le bonheur des autres. C’est parfois difficile à surmonter.
-je suis sensible à la vie sous toutes ses formes, sauf si j’ai peur ( insectes volants non identifiés = qui piquent = phobie) sauf si je me sens envahie mais je culpabilise ( de tuer des fourmis qui entrent par dizaines chez moi en été !!)
Autres manies :
– si je lis un livre qui me plaît je dois le finir au détriment de tout le reste : manger, dormir ou m’occuper des enfants…si si, j’en suis capable…ouf, ils ont un père présent…Si je lâche le livre par obligation, je ne pense qu’à ça.
– j’ai besoin de faire le geste d’écrire pour savoir où est ma droite et donc ma gauche. ça me pose beaucoup de problème pour m’orienter et conduire. Je déteste conduire. J’ai mis 5 ans à obtenir le permis. Mon sens de la désorientation est extrêmement précis, je vais systématiquement dans la direction opposée ! Si je le pouvais, il suffirait que j’inverse mon GPS mental et ce serait bon. J’ai tenté, sans succès.
– Je m’assois toujours à la même place dans le bus (seulement le soir) pour 2 raisons, être proche de la sortie et n’avoir personne derrière moi. Si la place est prise, le trajet est moins confortable = je regarde plus souvent les autres, je vérifie si la place se libère, je stresse inutilement.
– Je fais le plus possible un trajet à pieds différent à l’aller et au retour… Passer par le même chemin m’ennuie et me dérange.
– Au cinéma ou dans une salle de spectacle je dois m’asseoir au bout d’une rangée, sinon je me sens oppressée et j’apprécie mal ce que je regarde.
… J’arrête là. C’est loin d’être fini.
Alors, oui, mes caractéristiques peuvent paraître répandues. « On a tous des côtés autistes »…Évitez de dire ça à Julie Dachez. Elle explique très bien que c’est l’intensité ressentie qui fait toute la différence et la souffrance. Le moindre truc peut devenir  un tsunami émotionnel. Pour la majorité des gens, c’est un détail. Si je suis contrariée, j’y pense pendant des heures, des jours alors que vous êtes peut-être passé à autre chose en quelques minutes.
Un jour, quelqu’un m’a dit : « la timidité, c’est l’excuse des orgueilleux ». Je le déteste encore, alors que je ne l’ai jamais revu. Et pourtant je ne suis pas rancunière…
Je me suis demandée si ça me desservirait de partager ce côté invisible de ma personnalité. Tout de même, si en 2019, il y a encore des personnes incapables d’accepter les autres tels qu’ils sont… Bah mer..credi hein !! Je ne vois pas pourquoi nous devrions tous virer neurotypiques !!!
De toutes façons, je ne suis pas autiste parce que selon les professionnels, il manquerait des intérêts restreints… Est-ce qu’il y a des sujets récurrents sur ce site ?
Il manque aussi l’anamnèse de ma petite enfance. J’ai presque tout oublié et mes proches aussi…curieusement.
Récemment, j’ai ressenti que ça m’est devenu égal. Depuis la pratique du Qi Gong, du yoga et grâce à des rencontres remarquables, je me sens apaisée. Je me reconnecte tranquillement à moi-même.

Je reste un caméléon rose