Cœur de doula

Cœur de doula de Sandrine Lebrun

J’ai profité d’un long trajet pour le lire, presque d’une traite. Ce n’est pas le genre de livre que je peux lire en plusieurs fois, ; sinon, j’arrête de m’alimenter et de m’occuper du reste… mon monde cesse de tourner quand je lis un livre-pépite. Cœur de doula en est un, en toute subjectivité puisque je parle de mon ressenti.

C’est, en effet, le livre à lire pour découvrir et pourquoi pas s’ouvrir à cette activité qui émerge depuis la fin du 20ème siècle et qui pourtant existe depuis toujours, ne portant souvent pas de nom à proprement parler.

Ce qu’en dit Wikipedia : « La doula ou accompagnante est disponible pour le couple dès la grossesse, pendant l’accouchement et parfois jusqu’à plusieurs mois après la naissance. Elle apporte un soutien émotionnel et pragmatique, offre une écoute, répond aux questions, discute des problèmes rencontrés et aide à trouver, si possible, des solutions. »

J’évite soigneusement de dévoiler le contenu des livres qui nourrissent mon âme. Quand un livre m’attire, je regarde parfois les avis des autres. Souvent je me fie à mon intuition et elle ne se trompe que rarement.

Les futurs parents et les parents ne savent pas tous qu’il leur manque un lien, une transmission, une présence, tout simplement. Une figure disponible et à l’écoute. La doula remplit ce rôle depuis la nuit des temps. Elle était soit la mère, la grand-mère, la sœur, une femme du village…une femme de l’entourage proche ou moins proche de la future mère.

Si vous ressentez ce manque, ce vide, la doula peut vous guider vers ce qui le comblera et qui est déjà en vous.

Je ressens la doula comme le kintsugi japonais, dans le sens où elle crée du lien. Elle permet aux couples de combler ses « fissures » sur la grossesse, l’accouchement, l’allaitement, la parentalité…« La philosophie du Kintsugi peut vous accompagner tout au long de votre processus de guérison, jusqu’à retrouver vous-même votre unité et tout votre éclat. »

Je pense, et cette pensée ne tient qu’à moi, que je suis née doula. Avec un passé d’ancêtres liés à l’esclavage (des deux côtés : esclave et esclavagiste), me rendre disponible pour servir le couple, la femme enceinte, les futurs parents et les tous nouveaux parents, prend tout son sens et équilibre les lignées.

N’étant pas formée spécifiquement à l’accompagnement autour de la grossesse, j’offre néanmoins mes compétences aux couples, dès le désir d’enfant pour répondre à leurs questionnements sur les différentes étapes qui amènent à la parentalité. Je me base sur ma formation d’éducatrice de jeunes enfants, spécialiste de la psychopédagogie, du développement de l’enfant, sur mes diverses expériences personnelles de mère et professionnelles auprès de femmes enceintes.

Pour approfondir :

Association doulas de France

A fleur de naissance

Connaissiez-vous la doula ? Qu’est-ce qu’elle vous inspire ? Je lirai avec plaisir vos commentaires.

2021

Merci Malika d’avoir compris !!!

« Mal le prendre »,

« oui et non, oui et non« . Je ressens simplement les deux mots à la mode, chaque début d’année, tellement vides de sens. Peut-être que parfois il y a du sens… Je ne doute pas de la sincérité…Quoique, ça dépend. C’est comme le bon-jour machinal.

Je m’en contrecarre des vœux. Faisons-les à nous-mêmes et INCARNONS-LES, pour une fois ! ça pourrait changer la face du monde si chacun.e s’occupait réellement de son propre bonheur. Quand je saisis le sens, j’accueille, avec toute la patience dont je suis capable. Merci pour l’intention.

Qu’est-ce que ça peut bien signifier de souhaiter la santé, la réussite, la paix etc, quand la majeure partie des terriens se préoccupe à peine de sa santé, réussite, paix etc ?? Et quand à la fin de cette fameuse année la plupart lui crache dessus d’avoir échoué !!???

Revenons à 2020, au hasard, qualifiée de « pire année de notre existence ». Qu’est-ce qu’elle a fait cette année, pour être qualifiée de pourrie ? RIEN !! RIEN que nous n’ayons fait nous-mêmes.

Qu’est-ce que j’ai fait moi ?

De mon mieux et ça ne me vient pas à l’esprit de traiter ces 366 jours de toute la misère du monde.

Chaque année et 2020 ne sont qu’un écoulement de jours et de nuits, coincés dans un calendrier grégorien, inventé de toutes pièces par des ancêtres en mal de maîtrise du temps.

2021 sera pareille, avec un jour de moins. Pour ces 365 jours à venir, chaque jour et nuit sera rempli de nos pensées, nos actions et nos créations. A chacun.e de s’y atteler pour le bien collectif, tout en prenant soin de nous-mêmes, avec amour.

Aaaaaah l’AMOUR… « si c’était la solution, ça se saurait ! »

Justement, en ce premier jour de 2021, et si l’Amour suffisait ?

C’est-à-dire ?

En cultivant, chaque jour, l’estime de soi. S’aimer un minimum permet d’envisager l’autre autrement.

En lâchant le jugement sur nous-mêmes et sur les autres ou si c’est trop difficile, gardons-le pour nous et si c’est encore trop difficile, nous y mettons les formes… Sinon, on peut aussi vraiment s’abstenir (surtout sur les réseaux sociaux).

En lâchant la culpabilisation : ce que l’autre dit ou pense ou raconte sur nous, on s’en fiche car c’est SON interprétation, ça LUI appartient. Si rien n’a été demandé alors l’autre exprime clairement SA vision d’une situation, SA vérité et c’est OK. Si ça me chagrine, alors c’est à moi de trouver pourquoi, au lieu de déverser une colère mal orientée.

Exemple : tout ce que je viens d’écrire est ma vision de la situation. Je ne porte aucun jugement, je relate simplement des faits.

Concrètement :

Iel met un masque ? Iel n’en met pas ? Et alors ? La liberté est un concept qui existe toujours au pays des droits de l’Homme et des citoyen.n.e.s. A quoi ça servirait d’accuser les anti d’être la cause de tout ? Même les pros sont malades !

Le vaccin ? Et alors ? Chacun.e sait s’iel veut se le faire inoculer ou non. LIBRE à chacun.e ! A quoi ça servirait d’accuser les non-convaincus alors qu’il est possible d’être malade même vacciné, comme pour feu la grippe (vrai miracle de 2020, la grippe a disparu !! sacrée performance, s’il en est !!!)

Le seul conseil avisé que j’ai apprécié ces derniers jours est celui-ci :

Impossible de faire plus simple, efficace et concis !! Merci Johanna !

si ça intéresse, les chroniques d’Arnaud Riou, accompagnent les changements les plus complexes chez les ÊTRES humains. Là aussi c’est simple, concis, efficace :

Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas écrit. S’occuper d’abord de soi n’a rien d’égoïste. C’est autre chose que « moi d’abord ! », c’est plutôt se ressourcer pour être entièrement disponible à l’autre, quand et s’il en a besoin.

Nous connaissons tous les consignes de sécurité lors d’un vol en avion : « Vous l’avez entendu des milliers de fois : mettez votre masque à oxygène avant d’aider les autres (notamment les enfants) (…) La raison ? En cas de décompression de la cabine, vous ne disposeriez que de 15 à 20 secondes durant laquelle tout l’oxygène s’échappe de l’avion (et de vos poumons), avant de tomber dans un état de confusion et d’euphorie… »

Pour prendre soin du monde et si ça nous chante faire un bilan positif de 2021 dans 364 jours, l’idéal serait de nous préoccuper d’abord de nous-même et nous saurons prendre soin de l’autre et du collectif.

Merci Kalyss pour le partage sur Instagram !

Je NOUS le souhaite et je compte participer activement.

Tétées, la Calypso

Le voilà arrivé le précieux. Parfait cadeau personnel et professionnel. Rose, tendre, lumineux…pour contraster avec l’ambiance actuelle.

Il est magnifique. Il vient de la_calypso_illustrations que j’ai « rencontré » sur instagram. Grand merci pour ce livre factuel aux illustrations tellement douces.

Je me rappelle d’une discussion sur un réseau social (je ne sais plus lequel). C’était au sujet de l’allaitement d’un enfant qui n’est plus un bébé. Quelqu’un.e disait que seuls les humains donnaient encore du lait de la mère alors que l’enfant était en capacité de manger autre chose. Il s’agissait aussi du co-allaitement, c’est à dire allaiter plusieurs enfants d’âge différents, en même temps. La même avait affirmé qu’aucun autre animal ne faisait ça.

Alors, curieuse, j’avais cherché et j’avais partagé ma trouvaille : plusieurs animaux sont allaités quand les petits mangent autre chose et quelques espèce co-allaitent.

Je trouve ça tellement étonnant d’affirmer sans se renseigner avant. C’est curieux cette propension à passer pour quelqu’un.e qui l’ouvre sans savoir… Le fameux ultracrépidarianisme se propage bien plus vite qu’un virus.

Quelques exemples d’allaitement non écourtés et de co-allaitement :

L’éléphanteau tête, aussi longtemps que nécessaire, tout en mangeant comme les adultes.

Le premier bébé kangourou peut téter en même temps qu’un bébé kangourou plus jeune qui est encore dans la poche.

L’orang-outan est le primate qui allaite le plus longtemps : jusqu’à huit ans, voire plus dans certains cas. Etc.

A l’époque, je m’étais dit « il manque des livres sur ce sujet et encore plus dans la littérature jeunesse. Les enfants ne voient pas assez la nature dehors. Les livres ouvriraient leur regard sur ce côté naturel « caché ».

Et bien voilà, vœu exaucé ! Merci la Calypso !!

Je n’aime pas dévoiler les contenus. Si la couverture et le sujet vous plaisent, ce serait vous gâcher la découverte. Je ne peux que vous encourager à (vous), l’offrir.

Sources :

Allaitements et mammifères

Intra-sciences : l’allaitement chez les mammifères

Poulain tête sa maman jument


Masqué à 6 ans

le JEU dans toutes les situations

Suite à un échange sur youtube au sujet du port du masque dès l’âge de 6 ans, j’ai expliqué pourquoi mon fils de cet âge a choisi de le porter à l’école.

Il m’a été répondu (entre autres) :

Dangereux ? Où sont les sources ?

Et :

Le bonjour est de trop dans ce commentaire, il illustre l’hypocrisie de la Politesse.


A la fin des vacances d’automne, le gouvernement a, en effet, annoncé un nouveau confinement. Avec, cette fois, l’ouverture des écoles mais le port du masque dès le CP.

Je n’étais pas prête à obtempérer. Une allocution reste une suite d’annonces. Hélas, tout a été voté durant la fin de la semaine, donc rendu obligatoire dès la reprise. L’État d’urgence permet cela, validé par le conseil constitutionnel…

@jessicabathelieravocate
Merci de le rappeler !

J’ai suivi de nombreux débats houleux sur le sujet pour tenter de me faire un avis objectif. Avec des informations contradictoires, c’est loin d’être aisé. Je n’ai obtenu aucun renseignement pour me permettre de prendre une décision tranchée : « oui c’est anti-constitutionnel » – « Non, la Constitution ne s’applique pas dans le contexte d’une crise sanitaire »- « Oui, l’obligation du port du masque est illégale »- « non, le décret a été voté, c’est légal »…

N’ayant aucune envie d’entamer une bataille contre les enseignants {l’équipe pédagogique est appréciable et nos relations sont cordiales}, lesquels ont des consignes à respecter « dans l’intérêt de tous », j’ai pris sur moi.

Comme je ne passe pas 7h30 à l’école et ce 4 fois par semaine, j’ai écouté ce que l’intéressé avait à en dire. Du haut de ses 6 ans, il m’a annoncé qu’il n’avait pas envie que les autres l’embêtent s’il ne portait pas de masque.

On en est là. Faire un choix, juste pour être tranquille. 

Des témoignages rapportent que des enfants sans masque ont été insultés et jusqu’à être traités de « tueurs ». Oui, les enfants ont peu de filtres et peuvent répéter, sans scrupules ce qu’ils entendent dans leur entourage. Ce n’est pas de la cruauté de leur part, c’est juste un aperçu de l’éducation qu’ils reçoivent.

Le bilan après 10 jours de port du masque ? Et bien, il continue de se lever pour aller à l’école. Il parle de temps en temps de rester à la maison. Nous avions évoqué la possibilité de tester l’instruction en famille, avant qu’éventuellement elle ne disparaisse.

Il sait que sa relation avec les enseignants lui permet d’apprendre de manière plus efficiente. L’expérience du premier confinement nous avait amené à la conclusion que je suis une mère absolument nulle pour enseigner ! Et pour cause, ce n’est pas mon métier… C’est même l’inverse. Il avait appris en jouant avec très peu de supports scolaires. Il était en maternelle, c’était encore possible. Je lui ai expliqué que le CP est une année d’apprentissages plus poussés, notamment celui de la lecture que je me sens incapable d’accompagner. Surtout parce que je ne suis pas disponible.

Soyons honnêtes, si les écoles sont ouvertes c’est aussi pour que des parents, aux métiers dits « essentiels », puissent travailler. Le pourcentage d’élèves décrocheurs est minoritaire en primaire.

J’admire les parents qui se sont lancés dans des démarches, avec victoire ou pas, à la clé pour que leur enfant aille à l’école sans masque. Pareil pour celleux qui les ont déscolarisé, pour les protéger d’une mesure qu’ils estiment « inutile et dangereuse ».

Que dit l’Organisation Mondiale de la Santé ?

Je ne détiens aucune vérité et je ne me pose plus en juge des décisions des autres et encore moins de celles de mes enfants.

Dans quelques jours, mois, années, nous saurons, peut-être, si nos choix étaient suffisamment éclairés. Ce que je partage, ici, n’est même pas le dixième des discussions que nous avons eu en famille autour de ce sujet.

Merci de rester respectueux des choix de chacun, surtout dans un contexte d’État d’urgence particulièrement anxiogène.

Monsieur le Président

j’ai le droit de ne pas aller à l’école

…de la République française. Je vous écrirai bien une lettre, mais comme vous ne la lirez sans doute jamais ; parce que chacun’e sait que vous n’en aurez pas le temps ; je préfère blablater sur ma planète.

Je vous présente l’Instruction En Famille, telle que je la connais depuis des années :

Et voici la nouvelle qui m’a littéralement bombardée… Tout s’est brouillé : ouïe, vue, équilibre ! J’ai mis tout le reste de la journée d’hier (02/10/20) à m’en remettre :

École à la maison interdite dès 2021, présence à l’école dès l’âge de 3 ans : les annonces à retenir d’Emmanuel Macron

Il y a quelque chose qui m’échappe dans cette nouvelle apprise hier. A quel moment avez-vous dialogué avec les familles concernées ? Pour au moins vérifier la pertinence de vos propos ? Lorsque nous maitrisons notre sujet, nous passons rarement pour des ultracrépidariens. Auprès de ces familles, vous perdez toute crédibilité et aussi auprès de moi (mais ça c’est un détail puisque je n’ai encore jamais pratiqué l’IEF). Je n’ai réussi à écouter que quelques minutes de votre discours dans la vidéo de Stanaé DP. J’avais trop la nausée. J’ai simplement lu de nombreux témoignages à chaud, tiède et moins chaud de dizaines de familles pratiquants ou ayant pratiqués l’Instruction En Famille, sur le réseau social Instagram : @elodiecrepel des éditions @editionsailesetgraines, @Marion_Eberschwiler, Marie Cao de @Littlebunbao, Héloïse Weiner d’@Helomaterne, @la_calypso_illustrations ; Fabien Blot de Famille épanouie et sur youtube Anne-Estelle et Stéphane avec leur fille Djanaé avec leur site Plaisir d’Apprendre. La réaction de @solineseveiller a été remarquable puisqu’elle est professeure de l’Education Nationale ; elle a même reçu des avertissements pour s’être exprimée… @jout : d’ailleurs, est-ce qu’on en parle des enseignants ? Quelle idée lumineuse de leur ajouter la charge de 25 000 élèves, pour la plupart, atypiques et qui n’entrent pas dans le moule de l’éducation nationale ! ça vous est égal, ce n’est pas vous qui allez devoir réfléchir à ces scolarisations forcées, n’est-ce pas ? Je glisse ça là : les élèves porteurs de handicap n’ont pas tous obtenus d’AVS…. Que se passera t-il pour les autistes (Asperger) qui ne sont pas considérés comme handicapés ?

Mais au final, vous n’avez pas parlé de ces familles que je connais depuis des années pour certaines. Elles ne sont pas du tout concernées. Sauf qu’elles vont subir de plein fouet vos décisions. Pourquoi ? Parce que vous avez mis tous les œufs dans le même panier et nous voilà avec un immonde gloubi-boulga.

Le sujet de votre intervention médiatique était le futur projet de loi de lutte contre les séparatismes. Définition :

  • Sens 1 Politique Volonté d’une séparation politique entre une région ou une population et l’État auquel elle appartient. Exemple : Le séparatisme basque. Synonyme : indépendantisme

Sur les 50.000 enfants instruits à domicile, « un peu plus de 25.000 » sont des enfants malades, a indiqué Jean-Michel Blanquer, ce vendredi, sur BFM. Donc, vous ciblez les 25000 restants… Et combien de séparatistes dans ce lot ? Aucune information. Si ça se trouve, les familles que je suis sur IG et YT, sont des séparatistes corses, bretons, lutéciens, alsaciens… qui fomentent des complots contre l’État, pour le renverser !! Avec pour armes des pédagogies alternatives, des activités sportives, des sorties aux musées, du matériel Montessori et des jeux de plein air, tels ceux proposés dans les camps d’enfants soldats ?? Misère, on dirait une mauvaise dystopie

En résumé, vous souhaitez rendre un droit, un choix, illégal. C’est du jamais vu ça, non ? Je m’y connais peu en histoire de France. Le seul endroit où j’ai lu que l’école était devenue obligatoire, c’était dans Harry Potter. C’est Voldemort qui rend la présence des élèves obligatoire à Poudlard pour qu’ils entendent tous le même enseignement anti-moldus et pro-sang pur.

Harry Potter

Aaaah mince, cette idée de pureté… C’est aussi arrivé en Allemagne, et en Italie et en… France…

Pour cela, vous allez faire fi de la Constitution, de la déclaration universelle des droits de l’homme et de celle des droits des enfants. Sans problème, ni obstacles ? Vous pensez vraiment que nous allons vous laissez faire, sans rien dire, ni agir ? L’éthique et la morale sont-elles en voie d’extinction ?

L’IEF dans les textes de loi

Nous allons incarner le changement que vous ne voulez pas voir et défendre ce droit de donner l’instruction la plus adaptée à nos enfants.

Et à moins d’engager des millions d’euros dans l’Éducation Nationale pour la mettre à jours avec de vrais moyens éducatifs, ce n’est pas toujours en son sein que nos enfants s’épanouissent.

Les inspecteurs et inspectrices peuvent pourtant sûrement faire remonter que l’IEF fonctionne très bien et amène des apaisements dans des familles. Les associations aussi. Allez-vous les écouter avant de proposer cette loi ? Serez-vous capable de prendre en compte l’avis des gens de votre peuple, celui que vous avez choisi de représenter ? Sans les français, qu’êtes-vous ?

Je me souviens encore de mes cours d’éducation civique :

 » Selon l’article 5 de la Constitution, le président de la République incarne l’autorité de l’État. Il veille, par son arbitrage, au respect de la Constitution. Il assure le fonctionnement normal des pouvoirs publics et la continuité de l’État. Vis-à-vis de l’extérieur, il est le garant de l’indépendance nationale, de l’intégrité du territoire et du respect des traités conclus par la France. « 

Cela nous concerne toutes et tous. Il s’agit d’une liberté que nous devons conserver pour les générations futures.

Pour agir :

IEF EN DANGER

Les enfants d’abord.

Garder le sourire sera notre plus grande force !!

Une pétition :

POUR LE MAINTIEN DES DROITS À L’INSTRUCTION EN FAMILLE

Céline ALVAREZ

Rencontre/conférence animée par Céline ALVAREZ, autour de deux questions en rapport avec la sortie de son livre :

==> Et si nous repensions l’école à partir des lois naturelles de l’apprentissage ?
==> Et si l’école respectait les grands principes d’apprentissage et d’épanouissement des enfants ?

La conférence a eu lieu il y a déjà bien longtemps. J’ai gardé le livre sous le coude et je n’ai jamais réussi à le finir. Rien à voir avec son contenu ou son écriture. Il est fluide, agréable à lire et les sujets abordés ont tous un intérêt. Je ne l’ai pas terminé, car je ne me sens plus concernée. Je l’ai donc donné à une amie qui en a plus l’usage.

Il y a de nombreuses critiques de ce livre sur le net. Si j’ai bien suivi, nombreux sont les enseignants qui ne la portent pas dans leur cœur mais il y a en autant, sinon plus, qui s’inspirent de ce travail colossal qu’elle continue à partager. Un deuxième livre est d’ailleurs sorti en 2019.

Dans mon souvenir, c’est une voix apaisante, réfléchie, posée et claire qui donne envie de l’écouter.

LIVRES JEUNESSE

Alors quand j’ai vu plusieurs titres pour enfant, mon cœur a fait un bond de gratitude. Sur Instagram, je partageais que le Cadet de la fratrie rencontrait des obstacles pour entrer dans la lecture. Il était bloqué par le nom des lettres car il a d’abord, comme la plupart des écoliers de maternelle, appris l’alphabet sans le son des lettres.

J’ai donc utilisé mon petit budget livres neufs pour :

Cadet a eu le déclic grâce aux Alphas, mais il est tout fier de pouvoir lire les onomatopées (c’est le plus drôle pour lui) de ces petits livres.
« Un livre pour entrer dans la lecture dès la maternelle. Les digrammes sont en vert pour signaler les paires de lettres qui produisent un son. Les lettres muettes sont en gris pour repérer les lettres qui ne se prononcent pas. Des capitales pour faciliter la reconnaissance des lettres. Des bulles pour désigner qui parle. Des onomatopées pour un premier niveau de lecture très simple. Dès que l’enfant connaît le son des lettres et des principaux digrammes (OU, AN, ON…), il peut lire son premier livre ! »

Merci Céline,

pour cette magnifique démarche

qui simplifie l’horizon

de tant d’enseignants,

de parents et d’enfants !!

Je suis sauvage et j’assume

et j’en suis fière par dessus le marché !

Pour expliquer le titre :

Hier, je disais bon courage à une amie pour sa rentrée car je ne survivrai pas dans un bureau avec un masque. Elle m’a répondue que j’étais sauvage quand j’ai précisé que je venais d’une autre planète et que j’étais incapable de m’habituer à quoi que ce soit de ce genre (= aux directives supérieures, contre mon gré). Elle a raison. Je suis sauvage, et venant d’elle c’est un compliment.

Quand j’étais en mode « faux-self », pendant des années, j’ai essayé l’hypocrisie et je la déteste. A priori, j’ai lâché le faux-self, il y a quelques années déjà. Je suis maintenant moi, souvent sans filtre et parfois de manière sûrement trop spontanée… C’est à dire que j’oublie régulièrement de tourner ma langue sept fois dans ma bouche avant de l’ouvrir. Je précise que c’est surtout quand je ressens qu’on me prend pour une tarte à la poire et à la naïveté. Ça me gonfle tellement que ça sort tout seul et BAM dans ta tronche ! Oups, désolée… Enfin bon, il m’a semblée que tu l’as bien cherché et de facto trouvé.

Comme j’aime bien le sens des mots, voici une définition du dictionnaire du mot « sauvage » pour un être humain :  » Il se dit figurément de quelqu’un’e qui se plaît à vivre seul’e et qui, soit par bizarrerie, soit par timidité, soit par indépendance ombrageuse, évite la fréquentation du monde. »

ça s’approche de mon tempérament. Mais c’est inexact.

Je suis sauvage autrement.

« « Sauvage » peut désigner le genre de femme qui vit en liberté et qui en tant que telle n’appartient pas à l’expérience familière des hommes (qu’ils soient de sexe masculin ou féminin). Cela peut également renvoyer à des qualités qui n’ont pas été modifiées, travesties ou détournées par l’action ou l’intervention de l’homme, à comprendre au sens général de « la culture » et plus particulièrement des modèles comportementaux, spécialement pensés pour les femmes, que cette culture valorise, alimente et pérennise. »

Femmes sauvages

Et ça dérange qui ?

Les braves gens qui n’aiment pas que l’on suive une autre route qu’eux.

J’entends souvent cet adjectif au sujet des jeunes enfants, quand ils ne veulent ni dire bonjour, ni faire de bisou, ni toucher, ni regarder etc. C’est mal connaître le destin tragique des vrais enfants sauvages, tel que celui de Victor de l’Aveyron.

L’enfant qualifié de sauvage » en 2020 (et depuis trop longtemps) est un enfant dit aussi « difficile » =qui ne répond ni aux attentes de ses parents et surtout ni à celles de la société. Autant dire, qu’il n’existe pas ! Depuis quand un enfant sait se comporter en société si aucun adulte ne lui montre inlassablement, clairement et correctement ?

Je cite Claude Halmos : Parler d’enfant difficile, c’est nier la construction de l’enfant et le rôle qu’y jouent les parents. C’est typique de la psychiatrie dans laquelle nous sommes aujourd’hui. La psychiatrie classique considérait l’individu, sa construction, sa singularité… »

Les enfants difficiles n’existent pas.

Même si nous autres, individus dits « asociaux« , préférons éviter nos contemporains, c’est sans misanthropie. Me concernant, c’est simplement de l’introversion et une inaptitude à ressentir du bien-être avec plus d’un certain nombre de personnes sur un temps donné. Et puis, honnêtement, comme pour tout le monde, il y a des gens avec qui ça passe et d’autres avec lesquels ça casse. Les atomes crochus ne se commandent pas. Leur durée de vie peut être limitée dans le temps.

Je n’ai jamais compris ce qui dérange les autres au sujet de cette catégorie d’êtres humains réservés ? Quel est le problème ? Il arrive que nous soyons en désaccord, et alors ? C’est la vie d’avoir des avis différents, divergents, d’avoir des valeurs auxquelles on tient et de les exposer/partager. Franchement quand un proche me dit, par exemple « mon premier principe éducatif, c’est de ne pas me faire emmerder par les enfants » alors que ça fait quand même 13 ans que je suis éducatrice de jeunes enfants… Ce serait quoi : de la provocation, du mépris ? Je suis censée réagir comment ? Alors oui, étant hypersensible, le quart de tour est un peu mon mode de fonctionnement. Je cours de suite, suivie de près par la colère puis la fureur, surtout si la personne en question me casse les pieds depuis un moment déjà (oui, il me reste du temps pour travailler sur les émotions qui me traversent…)

Pour conclure :

Bref, tout ça pour dire qu' »être sauvage », c’est simplement une caractéristique, qui peut être temporaire, comme une autre. Je ne me plains pas des gens extravertis ou bavards ou tactiles ou curieux, voire tout à la fois, même si le plus souvent, ils parviennent à me mettre mal à l’aise. J’arrive à vivre avec. Merci de penser à la réciprocité.

Et puis laissons les enfants tranquilles, ils apprennent grâce à l’exemple des adultes. Mes parents sont réservés. J’ai reçu une éducation colorée de cette teinte donc, je ne vais pas pouvoir vous faire un gros câlin, ni vous parler à cœur ouvert dans la minute de notre rencontre, voire pas dans les jours et semaines à venir. Je mets beaucoup plus de temps. Une relation se construit avec patience.

TIPPI
 » …l’enfant de la savane se considère comme “civilisée par obligation”. “J’entretenais un lien très particulier avec les animaux, que je mettais au même niveau que les êtres humains, se souvient-elle. Depuis dix ans, je suis coupée de mes racines. En ville, tout me paraît artificiel, il y a comme quelque chose qui sonne faux, contrairement à la vie dans la nature qui vous relie à l’essentiel et à l’intelligence de l’univers. Je souhaite de tout cœur retrouver cette pureté originelle.”

J’ai deux ans

Récemment je commentais une publication de @martinsdaniela.

En fait c’est pareil de découvrir la frustration et de grandir…

L’algorithme d’Instagram a décidé que ça m’intéresserait. Une fois n’est pas coutume, une partie des commentaires m’a un peu hérissé le poil. Mais bon, chacun.e nourrit ses croyances. Nous avançons chacun à notre rythme dans la compréhension de la vie. Cela dit, en 2020, nous en savons assez sur le développement de l’enfant pour arrêter de victimiser les parents et de rendre coupable le Petit d’homme de traverser une étape de sa vie. Comme toujours, c’est l’enfant qui trinque. Ça me désole. L’intention de Daniela Martins est de partager, notamment pour permettre à d’autres mères de se rassurer. Et puis elle fait bien ce qu’elle veut sur son compte insta. Ce qui me consterne, c’est le florilège de stéréotypes qui s’en suit. Comme-ci c’était incontournable et surtout c’est devenu l’Excuse pour tout : « On est partis en vacances. Il est odieux. oh c’est le terrible two, ça va passer ». Ok, pourquoi pas, mais à côté de ça, c’est important de chercher à comprendre ce qui engendre ces réactions afin de poser des mots dessus. A deux ans, changer d’environnement, ça peut être compliqué et dur à vivre. Ça demande une belle dose de capacité à s’adapter. A deux ans, c’est loin d’être inné.
Je trouve que c’est dangereux de mettre tout ce que l’enfant traverse sur le compte d’une pseudo-crise inévitable.

Ce qui me paraît primordial à saisir, c’est que l’enfant a aussi des états d’âme, comme nous adulte. C’est un individu à part entière. Il est juste moins câblé neurologiquement pour éviter ou minimiser ou raccourcir une crise. Il la traverse totalement. Les adultes pourraient en prendre de la graine parfois, au lieu de faire semblant.
Je ne perds plus mon temps à proposer des pistes en commentaires. C’est rarement pris au sérieux.

Je me permets de le faire ici sous forme d’hypothèses, en légende des captures d’écran. Tant mieux, si ça peut servir à des parents qui souhaitent mieux comprendre leur enfant.

Elle est peut-être hypersensible. Expérimenter la vie, c’est différent de « faire des bêtises ».
Selon le contexte, elle réagit peut-être à un autre événement de la journée. Moi aussi quand je me rappelle un truc, ça peut me rendre grognonne. Un genre de goutte qui fait déborder le vase.
Peut-être que l’arrivée d’une petite sœur l’inquiète. Aucun enfant ne « mène la vie dure » à ses parents. C’est plutôt l’inverse. (Cf les visuels en fin d’article).


A 6 mois, il s’agit encore souvent de besoins primaires ou de recherche d’affection, de sécurisation. Quand un enfant « braille à tout va », il est nécessaire de vraiment chercher ce qui provoque ces pleurs. Ce n’est jamais pour rien. Des crises volontaires ? Le cerveau des enfants en est incapable. Si en plus, « elle ne dort pas », alors raison de plus pour comprendre afin de répondre ses besoins.
Écouter en pleine crise, c’est impossible. Selon le tempérament de l’enfant, attendre que la crise se calme et ensuite échanger s’il parle ou poser des mots peut aider à s’apaiser. « Je comprends ton « idée » (par exemple mettre les doigts dans la prise). « C’est attirant mais c’est dangereux. Je suis là pour t’avertir et te protéger » et ça se répète à l’infini jusqu’à ce que l’enfant change d’idée.


C’est souvent au cours de sa deuxième année, donc après que l’enfant ait « soufflé » sa première bougie, que peuvent affluer les émotions des découvertes qui le bouleversent : S’attacher + se déplacer + parler + découvrir/mâcher des aliments variés + se détacher, mais pas trop… Garder à l’esprit que l’enfant ne sait rien du monde dans lequel il débarque, peut grandement aider à être en empathie avec lui. Pour lui, rien n’est évident.

Quand j’arrive dans un pays nouveau, je me sens comme un jeune enfant, complètement excitée par la nouveauté mais aussi désorientée devant les mœurs différentes, une autre langue, les odeurs, les bruits, les us et coutumes, la gastronomie, le décalage horaire etc. Je mets plus ou moins de temps à m’adapter.

Est-ce utile de rappeler que le petit d’homme accomplit presque un miracle en deux ans ? Il passe du statut de nourrisson totalement dépendant, à celui de petit enfant ; de la position couchée à assise puis debout. De 0 dents à 12-20 ! Il peut prendre 12 kilos en moyenne et 85 cm !! Et après toutes ces acquisitions, il n’est pas pour autant un mini-adulte. Son cerveau a encore besoin de temps. Un adulte qui vivrait ces étapes, en si peu de temps, serait exténué, irritable et peut-être même alité. Si c’est fatiguant pour les adultes, mettez-vous quelques instants à sa place.

Quelques autres visuels pour illustrer mes propos.
Si vous avez des questions, je peux proposer d’autres pistes de réflexion.

La vie de l’enfant
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LSF et collectivité

Un blabla rapide pour Joëlle. Je te mets les liens à la fin.

Comme je te disais dans notre conversation, je pense que la LSF est un outil efficace pour dénouer des tensions, des frustrations, notamment quand plusieurs hypothèses ont été avancées, sans résultat. ça évite une escalade d’émotions inutile. Ne pas réussir à se faire comprendre est anxiogène pour la majorité des enfants.

Comme je n’ai jamais pratiqué (et pourtant, c’est tout en haut de ma liste des choses à expérimenter), je ne me sens pas légitime pour en parler mais je vois de nombreux avantages à cette pratique au quotidien, en lien direct avec la bientraitance. Trop d’adultes ont tendance à se dire, « ça doit être ça le souci » et passe à côté de ce qu’il se joue vraiment pour l’enfant.

Dans le cadre du handicap, c’est encore plus utile, je pense.

Peut-être, as-tu déjà lu quelques articles à ce sujet. Je te mets la liste ici, ça te facilitera les recherches pour en parler en équipe. Les articles datent un peu, ils me semblent toujours d’actualité.

Langue des Signes pour Bébé : quel intérêt en collectivité ?

5 raisons de ne pas pratiquer la LSB … mais d’opter pour la communication gestuelle associée à la parole !

Signer en crèche, signer avec les bébés

La langue des signes en crèche

En toute subjectivité, c’est LITTLEBUNBAO, la référence en la matière. Il existe des formations complètes en ligne et aussi en présentiel sur le lieu de travail pour une équipe. Renseignement ici (en espérant que les sites soient à jour) : comment se former et signe avec moi.

Si vous avez des témoignages ou des informations plus actuelles, pensez à partager en commentaire ! Merci.

Si vous avez des questions, sur tous les sujets, concernant la petite enfance, je suis (encore) disponible souvent (par écrit).

Ma berceuse préférée :

En quête d’un métier

Dans le cadre d’une reconversion professionnelle, Pôle emploi me demande de compléter mes recherches à l’aide d’un questionnaire en direction de professionnels de métiers qui s’approchent le plus de mes intérêts et de mes compétences. Ceci afin d’éventuellement suivre une formation pour une autre profession.

Je cherche des témoignages de Doulas et de sophrologues.

Le principe de cette enquête est de pouvoir me baser sur des témoignages et non des informations que je peux trouver moi-même sur le net. Ça me permettra de savoir si mon projet est viable et à quels obstacles je pourrais éventuellement faire face. Bien sûr, chacun.e se sentira libre de répondre ou non aux questions. Il est possible de le faire de manière « anonyme », je ne divulguerai aucune identité. C’est simplement pour avoir une vision globale de ce qui m’attend, selon la voie que j’aurai choisie.
Je vous remercie d’avance du temps que vous y accorderez.
Afin de montrer un exemple, je vais jouer le jeu pour le métier de ma formation initiale.


Enquête sur le métier de : Éducatrice de jeunes enfants
Date : 01/07/2020 par Mickaëlla P-H


1. Quelles sont les activités et tâches principales du métier ainsi que les responsabilités liées à ce poste ?

Pour moi, l’essence de ce métier c’est d’accueillir et d’accompagner les familles. Selon le lieu de travail, il s’agira surtout des enfants et aussi de leurs parents. Les activités et les tâches varient selon le lieu et le public rencontré. Par exemple, en crèche, l’EJE accueille, encadre, coordonne, anime une équipe et un groupe d’enfants. Quand j’évoque l’animation, il s’agit pour moi de maintenir une dynamique et une constante remise en question selon un projet pédagogique/éducatif/d’établissement.

La responsabilité principale est la garantie de permettre aux enfants et aux collègues de s’épanouir dans un lieu propice à cela. L’EJE est garant.e de la vie individuelle et collective, de la sécurité et de la mise en pratique des différents projets.

J’ai principalement travaillé en EAJE avec des puéricultrices comme directrices, donc légalement elles étaient responsables, même en cas de délégation de responsabilité.

2. Quelles sont les activités occasionnelles de ce métier ?
Occasionnellement, l’EJE peut servir de bouche-trou en cas d’absence de collègue. Au statut de cadre, l’EJE peut aussi devenir une balle de ping-pong entre l’équipe et la direction, entre les parents et la direction…mais, j’avoue je manque d’objectivité… L’EJE, selon son lieu de travail, aura d’autres responsabilités, à chacun de se renseigner auprès d’EJE concernés. Occasionnellement, j’ai eu à donner des traitements mais si vous avez lu mes blablas sur le sujet, vous savez ce que j’en pense.

3. Quelles sont les conditions d’exercice (horaires, lieu, relations de travail, statut) du métier ?

Cela dépend encore du lieu de travail. En EAJE, en général, les horaires sont ceux des ouvertures et fermetures des établissements, avec des horaires intermédiaires. L’emploi du temps varie en fonction du nombre d’enfants, des besoins et des équipes. Travailler dans un milieu quasi-exclusivement féminin peut parfois devenir pénible.


4. Quels sont les avantages de ce métier ?

Le principal avantage que j’ai rencontré dans cette profession est d’avoir côtoyé des enfants et de très belles personnes dans les équipes de collègues. C’est une aventure humaine d’une richesse exceptionnelle et infinie.


5. Quels sont les contraintes, risques et les inconvénients de ce métier ? (port de charge, mobilité, utilisation de produits, contraintes physiques).

Les contraintes sont nombreuses : le niveau sonore au quotidien, le stress, la charge mentale professionnelle, les conflits d’équipe, les conditions de travail selon les locaux et les directives, la posture physique à constamment surveiller sous peine de problèmes de santé : genoux, dos, bras, etc. Tout cela peut engendrer une usure précoce.


6. Quelle formation est nécessaire pour accéder à ce type de poste, quel diplôme est obligatoire ou souhaité ?

Je cite la fiche métier : « Le diplôme d’État d’éducateur de jeunes enfants (DEEJE) de niveau III est obligatoire pour exercer ce métier. Le DEEJE est accessible par la voie de l’apprentissage et de la validation des acquis de l’expérience (VAE) et.


7. sont les compétences, les qualités requises ou l’expérience préalable demandées par les recruteurs (en cas de salariat).

Là aussi, je ne peux pas inventer, la fiche métier est complète. L’idéal, avant se lancer, est de faire des stages dans un maximum de lieux qui accueillent les jeunes enfants, y compris le milieu spécialisé. J’ajouterai qu’avoir un minimum de goût pour les autres est indispensable et surtout un esprit complètement OUVERT. Il est impossible de garder ses préjugés. L’observation et le jeu sont des outils essentiels.

8. Quel est votre parcours professionnel ?

Pour faire court, c’est durant une expérience d’aide-éducatrice, au sein d’un groupe scolaire (de la maternelle au collège), auprès d’enfants porteurs de handicap, qu’est née une volonté d’avoir plus de théorie pour pouvoir accompagner l’autre, l’enfant, le parent, la famille… Chacun dans toute son individualité. J’ai donc commencé la formation dans une autre région, quand j’avais 28 ans, en couple, avec un enfant de 4 ans. Mes débuts dans la profession ont été laborieux du fait d’un manque de postes dans le département où je vivais. J’ai d’abord accompagné des enfants à leur domicile pour des familles aux horaires de travail atypiques. Puis, je suis partie en saison à la montagne et à la mer. Cela a mis trois années pour que je puisse enfin intégrer des EAJE et enchainer des remplacements. La précarité et la cadence des CDD ont eu raison de ma santé. Une convalescence a suivie. C’est une proposition de CDD=>CDI dans une autre région qui m’a permis d’avoir une expérience de cadre. Un second enfant a décidé de pointer le bout de son nez pendant cette expérience professionnelle. Bien que riche en enseignements et en pratiques, j’ai mis un terme à ce contrat et j’ai refusé d’être titulaire de la fonction publique territoriale. Ma santé a été le principal déclencheur à la tournure des événements. Une seconde convalescence a suivie. Ma dernière expérience professionnelle est de loin la plus mémorable, au sein de l’association Harjès, devenue HARPEGES LES ACCORDS SOLIDAIRES. C’est suite à cette expérience intense que j’ai décidé de quitter le social, mais de rester dans le service/accompagnement à la personne.

9. Quel est votre niveau de rémunération ?

Pour un débutant : le smic dans la FP, la FPT et la FPH. Dans le privé, je ne sais pas. Pour une personne expérimentée : aucune idée, j’ai jamais dépassé 1500 euros nets, notamment à cause des temps partiels. C’est, de toute façon, très mal payé. Qui choisit le social pour la rémunération ?


10.Quelles sont les perspectives d’emploi dans ce secteur, l’avenir du métier ?

 » Le diplôme d’éducateur de jeunes enfants accompagné d’une expérience professionnelle permet d’occuper différents postes : responsable technique de crèche, directeur, etc. »
J’espère un avenir en partenariat avec l’école maternelle, c’est beau de rêver !

11. Quels conseils pouvez-vous donner pour réussir dans ce métier ?

Une santé de fer et un mental d’acier me semblent primordiaux. C’est un métier usant, mal reconnu, voire pas du tout. Si vous attendez de la gratitude, passez votre chemin. Seuls les enfants (et certains collègues et quelques parents) m’ont permis de tenir dans chacun de mes postes.

C’est subjectif, mais faire un travail sur soi est, de mon point de vue, une sécurité pour soi et pour les autres. Cette profession (et même cette formation) réveille et bouscule énormément notre enfant intérieur. Mieux vaut s’y préparer. Les enfants méritent d’être entourés d’adultes stables et fiables. C’est à dire, pour reprendre une expression de Miriam Rasse : « de vrais phares dans la nuit » et pas de bouées ballotées par les courants !!

12. Connaissez-vous d’autres professionnels ou personnes susceptibles de répondre à cette enquête que je pourrais contacter de votre part ?

Tous ceux que je connais ont changé de voie…ou ont quitté les EAJE, (@jout : oups j’oubliais une warrior qui a toute mon admiration, que j’ai connue grâce à facebook : @joellephilz est toujours en exercice en structure collective)

FIN DE L’ENQUÊTE

Mon courriel pour transmettre vos témoignages de doula ou de sophrologue : pmickaella@gmail.com

Enquête métier à copier/coller
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1. Quelles sont les activités et tâches principales du métier ainsi que les responsabilités liées à ce poste ?
2. Quelles sont les activités occasionnelles de ce métier ?

3. Quelles sont les conditions d’exercice (horaires, lieu, relations de travail, statut) du métier ?

4. Quels sont les avantages de ce métier ?

5. Quels sont les contraintes, risques et les inconvénients de ce métier ? (port de charge, mobilité, utilisation de produits, contraintes physiques).

6. Quelle formation est nécessaire pour accéder à ce type de poste, quel diplôme est obligatoire ou souhaité ?

7. Quelles sont les compétences, les qualités requises ou l’expérience préalable demandées par les recruteurs (en cas de salariat).

8. Quel est votre parcours professionnel ?
9. Quel est votre niveau de rémunération ? pour un débutant? pour une personne expérimentée ?
10.Quelles sont les perspectives d’emploi dans ce secteur, l’avenir du métier ?

11. Quels conseils pouvez-vous donner pour réussir dans ce métier ?

12. Connaissez-vous d’autres professionnels ou personnes susceptibles de répondre à cette enquête que je pourrais contacter de votre part ?

🙏🏻Merci infiniment de prendre ce temps que je sais précieux.🙏🏻