Je dis oui au lieu de dire non

A l’instar de « la parfaite maman cinglante » et d’un de ses écrits, le dernier en date « je suis cette maman qui dit non », j’ai voulu réfléchir plus posément sur la découverte récente du mon Laxisme…Enfin assumé (merci Laurence Dudek). Évidemment, je précise que je suis parfaitement imparfaite : en tant que mère et éducatrice de jeunes enfants. Mes fils sont grands et plutôt heureux et épanouis donc je ferai référence aux jeunes enfants pour lesquels je travaille. C’est différent puisque le lien affectif est tout autre, bien qu’il existe inévitablement. Je reprendrai quelques uns des non de L.Rousseau, car ils ne sont pas tous transposables à la crèche. J’ai dit oui (à mon cadet) à presque tous les non évoqués.

Ludivine Rousseau est inspirante. J’aime lire ses articles (malgré les pubs). C’est peut-être un manque d’originalité de partir de son postulat, mais pourquoi pas ?

Le voici :

« Cette éducation qui lui permet d’apprendre qu’on ne fait pas ce qu’on veut tout le temps et qu’on n’a pas toujours ce qu’on souhaite ».

Je suis certaine que l’on peut faire tout ce que l’on veut tout le temps et que l’on peut toujours avoir ce que l’on souhaite ». Même les enfants.
La détermination de mon cadet me le prouve quotidiennement. La limite étant la Loi.

Merci les zamis de face de bouc

Étant adepte du Laxisme (je lui mets une majuscule parce qu’il a le vent en poupe dans la sempiternelle gueguerre des éducations «c.la.mienne.la.meilleure »), je dis forcément OUI à tout.

Démonstration :

Je suis cette EJE qui dit oui quasiment tout le temps, sauf quand j’en ai ras la casquette. Tout est une question de patience, pour ma part. Chaque jour est différent.

Quand un jeune enfant veut que je le « fasse manger » je dis oui… Bien qu’il sache déjà manger seul. Parce que je n’ai aucune raison de dire non quand j’ai le temps de lui accorder ce temps privilégié. Je considère que s’il demande c’est qu’il en a besoin.

Je dis oui quand un jeune enfant change d’avis : finalement il veut sa tétine et son doudou pour dormir. Finalement il veut la couverture et en fait il ne la veut plus. Il ne sait plus, il est fatigué. Il lutte pour dormir parce qu’il craint la séparation. Il finit par dormir, avec ou sans la couverture. Après avoir jeté sa tétine et/ou son doudou. Qu’est-ce que ça peut faire ?

J’observe quand un jeune enfant veut faire la même expérience (appelée « bêtise » par le commun des mortels) qu’un autre qui vient de tomber et de pleurer. Et l’imitateur n’est ni tombé ni n’a pleuré. L’expérience était la sienne. Elle l’aurait été aussi si elle avait été la même. L’enfant en tire ses propres conclusions. Il recommence ou pas, tant qu’il en a besoin. Je dis oui quand c’est sans danger vital.

Je dis oui pour garder ou enlever les chaussures, les manteaux, par tous les temps. L’enfant est le mieux placé pour savoir ce qu’il ressent : le chaud et le froid. Dans notre société, les enfants sont extrêmement privilégiés. Peu d’entre eux se mettent dans l’inconfort. Par conformisme et pour éviter les plaintes, je rassure tout le monde : je remets inlassablement les chaussures et les manteaux ou je propose à l’enfant de retourner en intérieur. Mais je ne dis pas non.

La nuance est subtile et elle mérite d’être énoncée : je dis oui mais je ne fais pas toujours ce que je dis. Le fameux « fais ce que je dis, pas ce que je fais » des adultes touts- puissants MAIS à l’envers = je suis d’accord avec toi, mais le plus souvent je fais ce que veulent tes parents. Sinon je suis virée (ça je ne le dis pas. Je le lâche là, ça soulage). Le monde des adultes est tout de même souvent extrêmement chiant.

J’évite de dire non, parce qu’après ils le disent tout le temps, pour tout même quand ils voudraient dire oui.
Je préfère dire « et si tu faisais autrement ? ».

Quand j’ai eu la patience, je le faisais pour mes fils.

Et si tu regardais ce jouet dont tu as très envie et que tu l’ajoutes sur ta liste de cadeaux pour les anniversaires ?

Et si nous regardions un film ensemble, plutôt que plusieurs dessins animés ?

Et si tu faisais comme nous et que tu ôtais tes chaussures dans l’entrée de la maison ?

En conclusion, je trouve que la vie est suffisamment frustrante pour en rajouter des couches. Évidemment je le fais aussi, je suis une adulte avec un paquet de blessures, je projette et je perds parfois pieds. Pour autant, je fais l’effort de faire autrement, le plus possible. Histoire d’équilibrer la balance. Ça pèse trop dans l’adultisme. J’aimerai que ça devienne obsolète d’exiger de l’enfant qu’il obéisse juste parce que « c’est comme ça ».


Travailler à temps plein ?

Mes idées sur le sujet sont loin, très loin, d’être populaires.

Je trouve que travailler à temps plein avec les quotas actuels adulte/enfants, c’est une hérésie.

Les faits

Aujourd’hui c’est 1 adulte pour 8 enfants qui marchent et 1 adulte pour 5 enfants qui ne marchent pas.


J’ai aussi besoin de 8 paires d’oreilles et 8 paires d’yeux.


Les pros de la petite enfance ont autant de bras que les octopodidés, c’est bien connu. Malheureusement elles/ils n’ont pas autant de cerveaux. Pour les curieux : le poulpe est-il un génie avec ses 9 cerveaux ?

Quand la polyvalence a bon dos.
Pour précision, je ne suis pas contre. Sauf que ça ne peut pas se faire au détriment des enfants. Quand je dis ça, je dis être vraiment avec les enfants et pas debout à chaque instant en train de faire un truc qui peut attendre (comme la décoration ou raconter son week-end, par exemple)


Comme il y a des pros qui y arrivent « très bien » avec leurs cinq et huit bras (on se demande ce que cela signifie exactement), pourquoi le remettre en question ?! Et puis comme il y en a qui le font, pourquoi les autres n’y parviennent pas ?! Bah ptêt parce que tous les enfants sont différents ? Les lieux, les familles, les circonstances, les aléas de la vie font qu’il est impossible de travailler partout avec du « rendement ». C’est pas comme-ci les pros de la petite enfance étaient descendu.e.s dans la rue récemment.

Épuisement = absentéisme = épuisement = absentéisme… Qui de l’œuf ou de la poule ?

Soit les « dirigeants/décideurs » baissent le ratio, soit ils acceptent les contrats à temps partiel. Sauf que la réalité de la vie permet à très peu d’individus d’accepter de travailler moins pour inévitablement gagner moins. C’est un cercle vicieux.

Les conséquences

C’est simple, depuis que j’ai repris le travail, à temps plein, auprès des enfants, sur le terrain dans une crèche, je suis en arrêt de travail tous les mois. C’est un constat. Qui fait bien jaser.

-« Ouais Mickaëlla, elle est tout le temps malade, gna gna gna ».

Oui. Et alors ? As-tu une solution à me proposer ou critiques-tu juste pour déverser ton venin ?

Il y a des raisons à mes arrêts de travail. Je les pose là pour éventuellement nourrir les cancans des piapiailleuses (celles qui ne peuvent s’empêcher de parler sur les autres et qui savent mieux que la concernée elle-même. C’est un genre de super-pouvoir pourri).

  1. Mon immunité se refait une santé, après plus de 5 années sans travailler sur le terrain, avec les enfants.
  2. Les douces violences que je fais et que j’observe sont somatisées.
  3. Travailler à temps plein est devenu au-dessus de mes capacités physiques. Parce que :
  4. Je ne supporte plus la mauvaise foi de certaines collègues. C’est épuisant de former sans être formateurice et sans écoute professionnelle desdites collègues « sans formation ».
  5. La réalité c’est que je ne devrai plus être sur le terrain mais que c’est une passion. La passion c’est jamais une bonne raison.

Voilà de quoi débattre, au lieu de se focaliser sur sa pratique professionnelle personnelle.

Si chacune (je reste au féminin exprès. Rares sont les hommes dans le milieu) se concentrait sur sa conscience professionnelle, je pense qu’un autre niveau serait atteint. Mais on n’en est pas encore là. La nature humaine préfère juger au lieu de simplement accepter les autres tels qu’ils sont et telle que la vie se déroule.

En attendant, c’est sans moi que ça se passe. Parce que le médecin l’a décidé. Aucun arrêt de travail n’est posé sans raison. C’est fini le temps des abus. Si contrôle il y a, ils seront servis.

Quelque chose me dit que travailler moins et gagner moins nous ferait consommer moins et vivre mieux. Mais ça c’est mon point de vue. Si le vôtre fait avancer le schmilblick, ça m’intéresse ! Partagez-le ! Je vous répondrai avec plaisir.

Mellune a un message

J’ai envie de partager ce message qu’elle a posté avant-hier, il me semble. J’aurai pu l’écrire et comme je suis HS depuis des semaines, alors je le partage tel qu’elle l’a écrit. Merci à elle pour ses mots. Je me situe des deux côtés : j’ai déversé mes peurs et j’ai trop reçu celles des autres, sans mon consentement.

Quand je l’ai décidé

« J’arrête pas de recevoir des dm d’inconnues qui m’expliquent, sans mon consentement, que c’est bien beau tout ce que je défends mais que c’est pas (la) LEUR réalité.


Alors, je vais vous redire un grand secret, que certaines personnes ne sont pas prêtes à entendre; que d’autres ne voudront pas entendre; qu’une personne peut-être entendra :
Tout ce dont vous rêvez se trouve de l’autre côté de la peur.

L’accouchement dont vous rêvez, la vie de famille que vous fantasmez, le job de rêve auquel vous n’osez plus penser, ce voyage au bout du monde, cet AV2C, cette promotion ou dire merde à votre patron, tout plaquer ou faire un sixième bébé… Rien n’est hors de portée si VOUS le décidez. Même faire respecter vos droits, en vrai, c’est un choix.

Tout. Est. De l’autre côté. De la peur.

Les femmes qui enfantent à domicile de tous leurs bébés, celles qui accouchent de jumeaux en piscine, celles qui font un bébé Lotus dans un hôpital où personne n’en a jamais entendu parler, celles qui mènent leurs projets de naissance et de vie comme elles l’entendent…
Scoop : elles ne sont ni mieux ni moins bien que vous. Elles ont juste fait un pas de plus : de l’autre côté de La Peur.

Elles n’ont pas plus de « chance » que vous, elles ont décidé de la forcer. Elles ne sont pas mieux entourées, elles ont demandé aux gens de mieux les entourer. Elles n’ont pas été plus respectées, elles ont exigé de l’être. Elles ont appris leurs droits et toutes les options possibles, visité plusieurs lieux et équipes de naissance. Elles n’ont pas attendu que leur mari dise oui pour savoir où elles allaient ELLES enfanter. Elles n’ont pas pris des risques inconsidérés, elles ont contraire tout mesuré et choisi de faire un pas de plus, juste de l’autre côté de la Peur. De vos peurs. De leurs peurs. Des peurs de la société, des conjoints, des proches, des inconnus, des soignants, des médias.

Alors je vous le demande encore une fois avant de bloquer tout le monde : ici, mes posts et Storys sont dans mon Espace, et vos peurs n’y ont pas leur place. Arrêtez de perdre votre temps et le mien à m’écrire vos peurs. Vivez avec ou dépassez-les, c’est votre choix, mais ne me les envoyez pas.

Je ne suis ni votre doula, ni votre psy, ni votre amie – et même si je l’étais, aucune de ces personnes ne peut et ne doit gérer VOS peurs. C’est votre chemin. Soit vous en faites un mur, et un prétexte pour vous victimiser, soit vous en faites une route et vous pouvez y marcher, écrasant vos peurs, une après l’autre… Ça ne dépend que de vous. Mais rester dans la peur et dans son canapé, en commentant les Storys des autres pour dire que gnagnagna, toute aigrie là, c’est trop facile et confortable. Je vous demande de ne pas le faire dans mon Espace.


En fait, c’est la dernière fois que je vous le demande. Après, je vous demanderai de sortir de mon espace, parce que j’en reçois jour et nuit.


Vos peurs ne sont pas les bienvenues sur mon compte. J’ai déjà tellement à déconstruire tout le temps, je suis une femme, je vis seule, je travaille seule, je gère une maison d’édition, une association, trois enfants, des projets, des animaux, des ami.e.s… J’ai pas l’énergie de recevoir vos peurs dans mon Espace quand je ne vous ai rien demandé. Genre, ça me semble simple et normal, de pas aller s’étaler sur les comptes publics des autres, mais apparemment faut le rappeler… Et j’ai pas peur de vous le dire quand vous essayez de m’étouffer. C’est non. Sorry not sorry…

Faites le travail. C’est mon seul conseil. Embrassez vos ombres avant le Solstice, tombez les masques, regardez vos rêves et projets, et listez tout ce que vous ne faites pas, juste par peur… Enlevez tous les prétextes (argent, conjoint, etc…) et observez…

Cet accouchement, ce changement de vie, ce voyage dont vous rêvez, promis, il est juste de l’autre côté… »

Mellune

Rodolphe

Parce que j’aime bien le renne au nez rouge.

J’ai enfin pris le temps d’analyser une situation professionnelle. Elle n’est pas que factuelle parce qu’à un moment donné il faut dire les choses et ici je me réserve cette possibilité. C’est ma planète. Le prénom a été changé. Seules mes collègues et les parents (s’ils lisent ce site, ce qui serait étonnant puisque quasi personne n’est au courant) pourraient reconnaître de qui il s’agit.

Rodolphe, 2 ans et demi vient de vivre dans sa vie l’arrivée d’un autre enfant. Autant dire un « priveur de maman ».

Il refait pipi sur lui. Il exprime des émotions à tout moment de la journée qui se traduisent par des pleurs qui durent et qui s’entendent dans toute la salle de vie. A chaque fois que c’est possible je réponds par ma présence et mon écoute. J’entends des collègues dire « il a un sale caractère ». Et paf une étiquette. Il a son caractère et c’est légitime. Qui n’a pas un caractère ? C’est à nous professionnelles de composer avec.

Chaque semaine les enfants changent d’agent à leur table du déjeuner. Un midi Rodolphe pleure avant le repas. Étant à une autre table qui demande mon attention, je pars du principe que la collègue fera le nécessaire. Sa réponse est de parler fort et de proposer la sieste « si tu pleures c’est que tu es fatigué » (certes oui mais il a sûrement faim aussi). Argument : ça dérange la tablée. De force (appelons un chat un chat, Rodolphe résiste, il a faim), il est emmené à son lit. Il hurle de plus belle l’expression de son émotion . Elle n’est pas terminée et il s’en ajoute une autre voire plusieurs autres : colère d’être incompris, d’être isolé, de ne pas pouvoir manger. Ce jour-là, il s’endort d’épuisement avec des sanglots dans son sommeil.

La semaine suivante je suis à sa table. Il pleure dès le lavage des mains. Je commence à comprendre que la matinée a généré un stress et qu’il a besoin d’exprimer et d’évacuer ses émotions quelles qu’elles soient. Je le prends dans mes bras et je l’accompagne par ma présence et mon écoute, tout en m’occupant du lavage des mains des autres et ensuite de ma table. La directrice comprend et prend le relais. 

Cela durera un moment. Plusieurs semaines. Le temps qu’il aura besoin de pleurer ses émotions. Peu à peu, elles l’envahissent moins. Il est écouté plus respectueusement et se sent autorisé alors les émotions s’apaisent.

En fait il n’a rien testé du tout. Ni nos limites ni les règles. Il a simplement traverser une épreuve à la maison. De fait, plusieurs se sont ajoutées à la crèche.

Nous nous sommes demandées : « pourquoi à l’heure du repas ? » Et bien peut-être que c’était le seul moment propice pour lui. Peut-être que le moment du repas lui rappelle la maison, sa maman, sa famille. Et peut-être une appréhension s’est installée suite à une compréhension erronée de ses émotions. Il ne s’agit que d’hypothèses.

Pendant cette période il avait très fort besoin d’écouter toujours la même histoire et parfois plusieurs fois de suite et plusieurs fois par jour. Sa maman a expliqué que c’était une histoire de son pays d’origine et qu’il préférait la version française. Alors l’outil a été utilisé autant que nécessaire.

J’ai entendu « y’en a marre de cette histoire » Certes mais si c’est un passage nécessaire alors nous l’écoutons autant que nécessaire. C’est l’essence même de notre métier de faire le nécessaire et d’être là pour les enfants accueillis. D’autant qu’elle plaît presque à tous les autres enfants aussi. Pourquoi les en priver ? Pour nos petites oreilles ? Changeons vite de lieu de travail si c’est insupportable !

Rodolphe a été blessé et j’ai participé à ça. C’est difficilement soutenable quand je sais les éventuelles conséquences. Je me sens souvent nulle dans ces moments-là. A tel point que ça me rend malade. Heureusement les enfants savent trouver la résilience. Mais ce n’est pas une excuse pour éviter de remettre en question nos pratiques. Ça ne peut jamais l’être. Jamais. Alors je lui demanderai pardon de ne pas avoir compris plus vite ce qu’il traversait. Parce qu’il a le droit d’entendre que l’adulte n’est pas infaillible et qu’il sait reconnaître ses erreurs.

« Tu es trop fusionnelle avec ton fils »

Dans ta face

La première fois que je me suis entendue dire ça, mon bébé n’avait même pas deux ans. Qui plus est par quelqu’une qui était nullipare. Je précise parce qu’elle sait quoi de la relation mère-bébé la nullipare ? Elle se souvient de la sienne avec sa mère ? C’est quoi son expertise ? Elle ne travaillait même pas dans la petite enfance. Et surtout je n’avais posé aucune question sur le sujet. En fait ma relation avec mon enfant ne concerne que lui et moi.

Je ne me rappelle plus ce que j’ai répondu ou pas. Je n’ai jamais pris cette affirmation au sérieux. C’était pourtant une copine. (Je distingue amies, copines et connaissances). Elle connaissait la situation. Une situation complexe par ailleurs. Qui expliquait aisément le pourquoi de la pseudo-fusion. Déjà « trop fusionnelle » qu’est-ce que ça veut dire ? Après la fusion, y’a quoi ? La dissolution ? L’explosion ? Le big-bang ? Je n’embrasse même pas mes fils sur la bouche !!

Y-a-t-il un danger problème ?

Si oui quelle est la solution pour absolument défusionner !?

Ça va être vu. Je ne vois aucun problème à être fusionnelle. Pendant 9 mois, nous l’avons été. L’enfant qui a eu son quota de fusion défusionne tout seul. (Sauf si emprise, déviance, pathologie…) Il n’a qu’un objectif dans la vie c’est découvrir le monde.

Conclusion

Oui déjà, ce sujet ne devrait même plus être débattu. C’est vu et revu et validé et revalidé par des experts de la parentalité et de la petite enfance.
Plus l’enfant est porté, écouté, respecté, câliné selon ses besoins à lui, accueilli dans ses émotions, plus il sera autonome et indépendant.

Si vous vous l’entendez dire comme un reproche, dites-vous que c’est de l’ignorance. Personne ne sait mieux que le parent. Personne.

Si vous avez envie de le dire, gardez le dans votre tête, écrivez-le sur un papier et brûlez-le. C’est une phrase de merte.

Et mes enfants vont bien. Merci.

Suis-je une HÉROÏNE ?

Tout récemment, j’ai trouvé un hommage aux non-vaccinés Covid ( je précise parce que les termes non-vax ou encore anti-vax sont inappropriés). J’ai longtemps été une flippée des maladies 🦠 dites «incurables ». Jusqu’à ce que je comprenne que rien ne nous en protège réellement (j’en ai un exemple dans ma famille : le diabète). Tout ça pour dire que je suis vaccinée, contre tout un tas de maladies, à priori « sans traitement ».

Quand j’ai lu ce texte, j’ai été émue. Il a eu son petit effet sur mon égo, c’est indéniable. Surtout après ce déferlement de vagues scélérates remplies de haine et de sentences…C’est comme un choc thermique, on passe du glacial au chaud-bouillant, en trop peu de temps.
Y’a encore des gens pour juger le choix des autres, même après la démonstration assez évidente que finalement PEU IMPORTE : vacciné ou pas contre le Covid, bah tu le contractes. Et puis, bah t’es pas forcément mouru.

Le fameux texte dont j’ignore si l’auteur l’est vraiment. Après tout, osef, c’est le contenu qui compte.

Je l’ai trouvé sur un site de gendarmes.

C’est touchant de reconnaître que cette catégorie a été résistante. Les injectés, quant à eux, ont été courageux. Quand je suis recrutée pour des études médicamenteuses, il m’est proposée un questionnaire de santé très précis et assez long à remplir ainsi qu’une somme intéressante d’indemnité. Dans le cas des injections « anti-covid », c’était sans RIEN. Une confiance totale. Un vrai don de soi pour la science. A quel prix ? On ne sait pas encore. Dans quelques années ou siècles, nous saurons si ça valait le courage.

Je n’ai jamais critiqué mon entourage pour le choix effectué dans ce contexte de peur et d’angoisse de tuer son prochain (oui c’est une des nombreuses accusations entendues). Je ne me suis pas inquiétée outre mesure quand le choix de mes amis et membres de ma famille était de tester la première, puis la deuxième, puis la troisième, puis la quatrième injection.

Quelques-uns se sont permis de me jeter leur inquiétude à la figure. Je m’en suis littéralement pris plein la face de remarques désobligeantes, acerbes, jugeantes et blessantes sur MON CORPS/MON CHOIX. Tout ça parce que je ne crains pas la mort. Oh oui j’ai peur de souffrir et de manquer à mes proches. En même temps, est-ce que cela justifie de me « protéger » d’un microscopique virus dont le traitement existe et guérit ? (Il a fonctionné sur toute la patientèle du médecin de ma commune). Je me suis faite vaccinée une fois contre la grippe. Fatalité je l’ai « attrapée » et pas qu’un peu. Donc vaccin inutile pour moi.

Je ne suis pas une héroïne. J’ai simplement écouté ma voix intérieure et celle de mon médecin traitant. Parce que ça me concernait intrinsèquement. Je n’ai mis en danger personne. La vie est dangereuse. À tout instant elle peut basculer. La naissance en est une étape et la mort une autre. Avec un nombre incalculable d’étapes entre les deux.

Quand je démarrerais mon activité de doula, l’écoute et l’empathie seront le socle de ma pratique. Tout l’inverse de ce que nous venons de vivre, voire subir depuis deux années.


Salon PETIT 1 de Marseille

Une première pour moi à ce congrès que je ne connaissais que de nom. Plus d’informations ici. Agréablement surprise par la qualité des intervenants et des exposants. Je m’y suis rendue avec la directrice de la structure dans laquelle j’exerce actuellement. Invitées par notre employeur, que je remercie au passage.

La matinée a débuté par une conférence de Philippe DUVAL Co-fondateur et directeur de l’Association Boris Cyrulnik pour la petite Enfance

S’ADAPTER A QUI, S’ADAPTER COMMENT, S’ADAPTER POURQUOI !

« L’adaptation est un terme consacré dans la petite enfance, aujourd’hui bien souvent bousculé dans sa terminologie…Et à raison ! Qui doit d’adapter et pourquoi ? Il ne faut plus penser cette étape comme la porte d’entrée au multi accueil mais bien comme une période à vivre. Mais on ne peut pas avoir une procédure unique, uniforme sensée convenir à tous. Il faut entendre les émotions du bébé, le besoin de connaissances du parent et son histoire à ce moment de leur vie, ses appréhensions. Dans cette triade (l’enfant, sa famille, les professionnels) où tout est important, il faut plus que jamais prendre en compte les notions de confiance et d’accueil. Aujourd’hui, le projet d’accueil se conjugue avec la libre exploration éducative. Ce mouvement de pensée décrit par l’Institut Petite Enfance-Boris Cyrulnik doit faire écho aux pratiques professionnelles. Cette idée que le bébé est un explorateur et que ses expériences lui apportent une connaissance du monde qui l’entoure doit conduire à l’envie de revoir cette étape de l’accueil d’un enfant. Des expérimentations menées avec l’Institut Petite Enfance-Boris Cyrulnik en multi accueil mettent en lumière ces changements de pensée et donc de pratiques. L’exposé expliquera cette recherche action et sera illustré par des films réalisés en crèche. »

15/11/22

Ce que j’en garde en mémoire, c’est l’intérêt majeur de questionner constamment nos pratiques, au risque de nous scléroser et de ne plus voir que le monde évolue et change. Nos propositions professionnelles se doivent de suivre ce cheminement comme Philippe Duval propose de renommer cette période-clé de l’accueil d’une nouvelle famille.

Quel plaisir de retrouver Jean Epstein que j’avais déjà rencontré à Cagnes sur mer en 2016. Il nous a présenté deux conférences. Une le matin sur l’importance de jouer dehors dans la nature et une l’après-midi sur le poids des mots, qu’il évoque dans la plupart de ses conférences.

JOUONS DEHORS, EXPLORONS LA NATURE !

 » Plus les connaissances évoluent dans le domaine des neurosciences, plus l’importance capitale de l’affectivité (estime de soi, confiance, valorisation des compétences de chaque enfant…) et de la créativité sous toutes ses formes est mise en lumière. Or, le jeu à l’extérieur, et plus généralement, le contact avec la nature, apporte justement de nombreux outils essentiels pour aider les enfants, de façon ludique, à intégrer les repères fondamentaux dont ils ont profondément besoin. Nous apporterons des arguments démontrant l’intérêt capital, pour chaque enfant, d’explorer la nature et surtout, nous donnerons une multitude d’idées concrètes destinées à permettre ces apprentissages « du dehors », tant en milieu urbain que dans un cadre rural. »

Je ne peux que partager son inquiétude au sujet d’un nombre toujours plus grand d’enfants sans accès à la nature ou si peu. Ils en sont déconnectés à tel point que le virtuel prend toute sa place. Et c’est tragique.

LE POIDS DES MOTS

Par définition, les mots nourrissent prioritairement et dès le plus jeune âge, les relations entre enfants et adultes, et réciproquement. Cependant, bien que ces mots puissent être, le plus souvent, positifs, porteurs d’espoir, de valorisation et d’amour, ils peuvent aussi, à l’insu de ceux qui les prononcent, être extrêmement négatifs voire nocifs et lourds à entendre.
Alors… Plongeons ensemble dans ce monde du langage afin d’éviter certains dérapages pouvant être destructeurs (à court comme à long terme) pour la confiance et l’estime de soi des tout-petits.

L’anecdote qui me marque le plus dans ses partages c’est celle d’un petit garçon qui a assisté à l’échographie de sa mère enceinte. Il déclare à Jean Epstein que ce n’est pas une petite soeur qu’ils attendent mais une fée qui s’appelle Tuss, car l’échographe lui a présenté FOE-TUS.

Et cette petite fille en crèche qui traîne une ficelle sans rien au bout et qui répond au « pourquoi ? » de Jean : « je traîne ma grippe ». Parce que sa mère ne cessait de le dire à son entourage.

Jean EPSTEIN Psychosociologue, kinésithérapeute formé par Boris Dolto, spécialiste des questions relatives à l’éducation et à la famille. Il travaille auprès des jeunes enfants, des adolescents et des familles depuis 1974. C’est un adepte de la recherche-action et un sociologue de terrain dont la matière première est faite d’enquêtes, de rencontres et d’entretiens. Ses deux sujets de prédilection sont la construction des repères chez l’enfant et l’adolescent et l’évolution de la famille dans ce cadre. Il a écrit de nombreux articles et ouvrages sur l’enfance et la famille. »

J’ai eu le plaisir de rencontrer Jérôme DUMORTIER que je ne connaissais pas. Il a fait de sa passion son métier. De formation éducateur de jeunes enfants et licencié en sciences humaines et sociales, il dirige depuis neuf ans une crèche associative dans le nord de la France. Il est également auteur et le fondateur de CO-JD Petite Enfance qui accompagne, forme et conseille dans le secteur de l’enfance.

ÊTRE DIRECTEUR DE CRÈCHE POUR LE MEILLEUR ET SURTOUT LE MEILLEUR !

« Si je vous dis que dans la vie tout est possible et que rien n’arrive par hasard… Passer d’animateur à directeur de crèche, est-ce vraiment une coïncidence ? Découvrez le cheminement digne d’un sentier de randonnée en haute montagne. Entre résistance au changement, conflit d’équipe, règlements de compte, quel management mettre en place afin de parvenir à une cohésion d’équipe bienveillante ? Diriger en prônant avant toute chose la bientraitance des professionnel(le)s tout en menant un réel combat contre les violences éducatives ordinaires est un challenge du quotidien. »

J’ai apprécié son authenticité, son humour et sa parabole de la randonnée pour illustrer son parcours dans le champ de la petite enfance. Ce que je retiens c’est :

Les conférences ont été ouvertes et ponctuées de comptines chantées et signées par Rémi, que je venais à peine de connaître via un livre-cd emprunté à la médiathèque. J’avoue je n’ai pas accroché. Au salon, c’était interactif et ludique, il nous a mis une chouette ambiance. 

Que des hommes pour la journée, j’ai trouvé ça vraiment reposant.

3 objets pour réenchanter le post-partum

C’est une campagne Ulule qui me tient à cœur. Pour les futures familles qui auront cette chance d’avoir accès à des outils utiles. C’est une création d’une chère doulamie Tania MASSOUF, deÊtre femme et naître maman.

Contribuer ici

Je vous laisse l’écouter. Elle en parle mieux que moi puisqu’elle l’a crée avec son cœur.


Pour contribuer c’est encore là : 3 objets pour réenchanter le Post-Partum.

J’attends avec impatience ma contrepartie. J’en ferai bénéficier les futures familles que j’accompagnerai bientôt.

Pour le commander c’est ici



Merci infiniment Tania pour ce que tu offres au monde. Je suis honorée de t’avoir rencontrée et de te connaître.


La posture W

Quésako ?

Je me souviens m’être assise longtemps dans cette position. Jusqu’à tard. Ma famille était admirative de ma souplesse. À tort.

Je vois beaucoup d’enfants s’assoir ainsi en crèche. Les regarder me fait mal et au dos et aux genoux, symboliquement. Je m’applique à leur proposer de s’asseoir en tailleur. Je leur explique qu’ils seront plus confortables.. A priori, c’est peu utile. Quand l’enfant est très jeune, ça n’a rien de dramatique. Surtout si ce n’est pas répété.

J’ai eu des soucis de genoux quand je pratiquais la danse classique. Mes profs s’énervaient car j’étais incapable de tendre complètement les jambes au niveau des genoux. Jamais eu de suivi. Fin de ma « carrière » de danseuse classique, pensant que j’étais juste nulle.

C’est adulte, lors d’une séance d’ostéopathie que j’ai su que mes tendons étaient tout simplement trop courts. Physiologiquement il m’est impossible de tendre totalement mes jambes.

Quelques liens pour en savoir plus car je ne suis pas spécialiste :

Posture assise en W

Quand un enfant s’assoit en « W »

Que penser du « W »?

« Les risques sont plutôt présents pour une position fréquente et prolongée dans cette position (si par exemple l’enfant s’assoit comme ça pour jouer pendant 10-15 minutes, ou pour écouter la télévision). Un des risques est que, justement, cela empêche l’enfant de développer les muscles de son tronc, qui sont nécessaire au maintien d’une bonne posture assise. » Etc.

Des bêtises ?

Nos amis les Hommes sont-ils humains ?
Nos amis les bêtes sont-ils bêtes ?


Je sais, c’est impopulaire de comparer les animaux entre eux : enfants, chats, chiens, poules etc. Je vais me prendre un tollé rien que pour cette première phrase. J’admets être un chouilla addict à la polémique, celle qui fait réfléchir.


Donc ils font des « bêtises ». C’est un concept humain, on est d’accord ? De l’anthropomorphisme même. Nous leur prêtons des intentions peu prouvables. Et de l’adultomorphisme envers les bébés/enfants humains.

Après toutes ces définitions, ça reste nébuleux je trouve. L’humain est un mammifère, pourquoi est-il inclus puis pas inclus dans le règne animal ?

Bon, à ma décharge, je suis sous traitement après des jours de symptômes aussi imprécis les uns que les autres et un épisode de forte fièvre. Pas mon état normal quoi. Ça n’excuse rien, ça explique et puis je ne vais pas m’excuser de réfléchir aux incohérences humaines.

Mais quand même ! Pourquoi des bêtises alors que clairement ni les animaux ni les enfants ne savent ce que c’est. En tous cas au début de leur vie c’est de l’expérimentation, parfois une réponse à du stress. Des impulsions sans intentions. Et puis peut-être que c’est ludique ? Qui sait vraiment ? Qui se souvient des « bêtises » avant 3 ans par exemple ? Et après, qui se souvient des motivations ? Je me rappelle que ça me procurait de l’adrénaline de composer un numéro et de raccrocher. C’est pas stupide. Ça ne sert à rien, c’est certain. C’est une expérience comme une autre qui à priori ne porte pas à conséquence.

Pour conclure :

Le terme « bêtise » me semble inapproprié. A moins que nous soyons tous d’accord pour dire que les animaux et donc les petits d’hommes sont stupides, dénués d’intelligence. Ce qui complètement faux.

A la tête d’un pays, c’est moyen.

Guider c'est montrer les pistes. "Chacun sa route, chacun son chemin". La solution est en chacun de nous.