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Où est passé le coeur des gens ?

Pour ce blabla, j’ai eu envie d’aller plus loin dans l’injonction du passe-sanitaire pour rendre visite aux aînés en EHPAD. Oui, je suis un peu focalisée sur la situation, ça touche mon coeur.

Je vis à 900km de l’établissement où vit ma grand-mère. Autant dire que je la vois peu. Elle a été privé de visites durant la période pendant laquelle la peur était à son apogée, face à un virus microscopique. Elle qui a besoin de sa famille. Les mauvaises langues diront que si on aime ses aînés, on ne les place pas. Si vous me donnez les moyens de m’occuper d’une femme âgée de 98 ans, qui ne marche plus, qui entend à peine et ne voit que du brouillard et des ombres, alors dites-le moi vite en commentaire. Merci d’avance.

Peu à peu, la peur a fait place à la réflexion. Nous avons pu la voir une heure par semaine, dans une salle à manger. En même temps que d’autres visiteurs. Derrière un plexiglas. Avec un masque… Aucun membre du personnel n’est venu nous faire suer quand nous avons enlevé le masque et sommes allées derrière le plexiglas avec notre grand-mère. C’était des visites limitées à deux personnes. J’ai profité de ma formation à Paris pour lui rendre visite à chacun de mes passages. Puis le passe, précieux sésame, nous a permis de la voir sans limitation de durée et même de monter dans sa chambre. Un papier et un QR code ont mis à terre le mortel virus microscopique.

C’est loin d’être une partie de plaisir de voir sa grand-mère dépérir et appeler la mort à la rescousse depuis des mois. Elle est coriace. Elle est toujours en vie malgré un AVC, une chute avec fracture qui lui a valu une opération, une artère ouverte puis refermée et le fameux virus… En à peine 5 ans. Elle est protégée grâce à 3 doses de vaccin. Elle est presque centenaire et c’est pour elle une malédiction.

C’est surtout pour la voir que j’ai consenti, devant le fait accompli, à subir un premier test PCR en septembre (parce que Doctolib avait mal répertorié les pharmacies qui supervisaient les auto-tests). C’était mon premier et dernier test pcr. J’ai ensuite fait bien attention aux pharmacies qui pratiquaient les auto-tests). Mais ça c’était avant le 15 octobre.

Dans cet EHPAD, sans scanette, il faut montrer un papier que peu de pharmacies veulent bien imprimer quand on n’a pas reçu celui d’Ameli. Le secrétariat entre dans un tableau sur ordinateur, les données personnelles médicales = résultat du test forcément négatif, attestation de virus contracté et schéma vaccinal complet ou non. Pour arranger les visiteurs, ce tableau permet d’éviter de présenter son passe à chaque visite. C’est plus pratique pour celles et ceux qui viennent plusieurs fois par semaine. Un genre de passe-droit, de coupe-fil, d’accès VIP. En théorie, avec un passe valide entré dans l’ordinateur, il est possible de venir dans ce lieu, où tous les pensionnaires sont vaccinés triplement et le personnel soignant doublement (jusqu’à la prochaine obligation).

Sauf que récemment, ma mère a oublié son papier-passe (elle n’a pas de smarthphone). L’entrée lui a été refusé. Alors qu’elle était venue la veille, avec. Le secrétariat lui a dit de faire l’aller/retour jusque chez elle et de revenir avec. Elle est septuagénaire et atteinte d’une maladie auto-immune. Elle a été reçu par le directeur. Curieusement le temps qu’elle a passé dans son bureau sans son passe, elle n’a pas eu le droit de le passer avec sa mère. Ce jour -là, ma grand-mère s’est sûrement inquiétée de ne pas voir sa fille. Ma mère est repartie avec son coeur en mille morceaux.

Nous en sommes là ? Dans un établissement dirigé par une association à but CARITATIF, le directeur et le secrétariat ont perdu l’accès à leur coeur. Ils récoltent des données personnelles médicales. Ils abusent d’un pouvoir qu’ils pratiquent mal. Ma mère paie pour que sa mère soit soignée dans cet endroit mais elle n’a pas eu le droit de la voir.

Dormez tranquilles, braves gens. Tout va bien dans le pire des mondes.

Lettre aux sénatrices et sénateurs

Le contrôle du passe coûte 60 millions d’euros par mois aux hôpitaux. Pendant ce temps, l’hôpital agonise.

Le Sénat, un site au service des citoyens.

Celles et ceux de mon département puisque j’ai participé à leur élection. Ils sont censés nous écouter et représenter la Nation. Je m’apprête à leur écrire un courriel (plus succinct que ce blabla) pour les alerter sur la vie quotidienne d’une partie des français. Plus précisément mon quotidien. Je ne me risquerai pas à prendre la parole pour les autres, ne connaissant pas leur réalité autant que la mienne.

Les voici :

Mesdames les sénatrices et messieurs les sénateurs,

Depuis le début de cette crise sanitaire, je m’efforce de m’adapter aux injonctions incohérentes de notre gouvernement. J’ai donc suivi le plus possible les consignes quand elles me paraissaient avoir un sens, ce qui a rarement été le cas.

Depuis le 21 juillet, il m’a été facile de renoncer aux lieux de loisirs et de culture. L’été étant la saison pendant laquelle c’est trop chargé, ça ne m’a demandé aucun effort. J’ai privilégié la Nature.

Depuis le 9 août, je me suis privée d’encore quelque chose de facile : les restaurants et les cinémas. Nous avions eu le temps d’en profiter durant tout le mois de juillet, histoire de passer un été, libres de nos choix.

A la rentrée, j’ai dû, inévitablement, faire un premier autotest supervisé, pour prendre le TGV et continuer une formation commencée plus tôt dans l’année. J’en ai profité pour rendre visite à ma grand-mère dans un EHPAD – non équipé du matériel pour scanner le QR code. Ehpad qui s’est permis d’entrer mes données personnelles = le résultat du test et le schéma vaccinal !!! sur un tableau Excel interne à l’établissement. Est-ce légal?

Je me suis donc rendue deux fois à Paris et à l’EHPAD pour constater une mascarade sans précédent, faite d’abus de pouvoir et d’absence de contrôle…L’incohérence dans toute sa laideur.

Depuis le 15 octobre, la situation se corse. Pour me rendre à Paris, il est dorénavant obsolète de faire un auto-test. Je suis soit obligée de déranger mon médecin traitant pour une ordonnance de test antigénique, alors que je ne présente aucun symptôme…Soit je dois débourser le prix du test, alors que mon budget de demandeuse d’emploi a été calculé au centime près, pour la formation en cours.

Ma p’tite vie

Le souci c’est que mes sinus ne supportent pas la longueur de la tige du test PCR. Un seul (non choisi) a suffit à me faire pleurer et à trainer une migraine durant plusieurs jours. C’est gênant pour suivre une formation. Selon les ordres de ce gouvernement, il me faudrait subir 6 tests en 5 semaines. Ma formation se terminera début décembre après 3 allers-retours de 1800km (900km ×2). Je n’ai aucune autre solution à ce jour, à part me déplacer sans passe ou déranger un médecin déjà surchargé. Sachant que mes billets de train sont achetés depuis 3 mois (rapport à mon budget serré).

Toutes ces injonctions se sont ajoutées sans jamais demander l’avis des citoyen.ne.s. Sans jamais prendre en compte le quotidien des français déjà bien mis à mal par des réformes anti-sociales.

Par cette lettre, je rêve peut-être que vous, les sénatrices et les sénateurs, puissiez faire une différence le 28 octobre, et nous représenter en fonction de nos réalités et pas que des vôtres. Il est évident que nous ne vivons pas dans le même monde. Comme le dit monsieur Ruffin, peut-être que gagner 682 euros par mois, serait un choc suffisamment puissant pour faire réaliser aux députés et sénateurs et même ministres, les problématiques de la plupart des français.

J’ai bien conscience que mes petits soucis ne sont rien à côté de celles et ceux qui ont démissionné ou ont été suspendus parce que « mon corps, mon choix » et par souci d’éthique, afin de préserver leurs valeurs et le secret médical, entre autres (s’il n’y avait que ça…)

J’ai une seule demande : lever ou alléger le passe-sanitaire avant le 15 novembre, puisque le taux d’incidence est en notre faveur. Il n’y a, à ma connaissance, jamais eu de « cluster » dans les TGV, les terrasses, les musées, les cinémas, les cabinets de praticiens etc.

Laissez les gens vivre au lieu de les forcer à avoir un laissez-passer qui alourdit leur quotidien.

Nous représenterez-vous à partir du 28 octobre ?

LOI n° 2021-689 du 31 mai 2021 relative à la gestion de la sortie de crise sanitaire

Ce 29 octobre, la réponse du Sénat : (c’est toujours ça de gagné…)

« Le Sénat vient d’amender fortement le projet de loi du Gouvernement :

En supprimant le pass pour les mineurs pratiquant une activité sportive en club ou en association sportive (source), au motif notamment d’ « une mesure de bon sens qui vise à permettre aux mineurs de continuer à pratiquer une activité physique et sportive au sein d’une association sportive ou d’un club, sans avoir à présenter de pass sanitaireLa pratique sportive est un élément majeur pour la santé publique de nos concitoyens. La crise sanitaire a profondément affecté la pratique des Français, notamment des plus jeunes. Le renforcement de la sédentarité est un véritable problème de santé publique, qu’il convient de combattre vivement.« 
 En supprimant le pass pour les activités de loisirs (y compris des adultes) en extérieur (source), au motif que « nous ne sommes plus aujourd’hui  dans la situation de mars 2020, ni même de celle de juillet 2021, le présent amendement vise à rétablir la liberté de l’accès aux activités de loisirs qui se déroulent en extérieur en limitant  le recours au passe sanitaire uniquement à celles qui ont lieu en intérieur.« 
 En réautorisant l’autotest (peu onéreux) réalisé sous la supervision d’un professionnel de santé comme moyen permettant d’accéder à un pass sanitaire (source), au motif que « À l’occasion de la fin de la gratuité des tests relatifs au Covid 19, le ministère a déclaré que l’autotest ne pourrait plus être valable pour bénéficier du passe sanitaire. Alors même que ce test a été toléré, sous la supervision d’un professionnel de santé durant les mois d’été, cette absence de reconnaissance soudaine de l’outil le moins onéreux pour identifier la maladie est paradoxale. S’il a été reconnu comme valable et sûr pour accéder aux ERP, l’autotest ne saurait se voir ainsi écarté, au risque de susciter l’interrogation légitime des Français quant à l’objectif premier du gouvernement, qui doit rester le maintien d’une situation sanitaire et non le développement d’outils de coercition à l’encontre des Français qui ne souhaitent pas se faire vacciner« .
 En réduisant singulièrement la durée du pouvoir réclamé par le Gouvernement avec le pass sanitaire de neuf mois et demi à trois mois et demi, en fixant une date de fin au 28 février (source), avec notamment la raison suivante : « la date proposée du 31 juillet 2022 est bien trop lointaine et ne permet pas un contrôle démocratique satisfaisant.« .
La mobilisation du Sénat a été efficace. »

Source : dejavu.legal

Un Dos Tres

L’Italie nous surPASSE semble t-il. En effet, la situation est tellement graaaaave… Il parait que là-bas, ils marchent sur des cadavres à tous les coins de rue, c’est l’horreur, comme dans Contagion.

Ça sent le roussi

Est-ce que ça sert à quelque chose si je demande des explications ? Hum ? Il me manque des pièces à ce puzzle. Exemple : pourquoi les vaccinés ne vérifient-ils pas s’ils sont porteurs ou non du virus, puisqu’ils le véhiculent aussi ? Quelqu’un.e aurait-iel une réponse à cette question ? Dans un monde juste et équitable, un vrai passe sécuritaire sanitaire (autant aller au fond du fond des restrictions des libertés individuelles) proposerait 2 options : avoir contracté le virus ou avoir eu un résultat négatif à un test (fiable, si possible). Ou alors j’ai un sérieux problème de compréhension…Il y a possibilité de me répondre en commentaire. Je lirai vos suggestions. Merci d’avance d’éclairer ma lanterne.

La sentez-vous poindre le bout de son nez cette troisième dose obligatoire à venir ? Et la 4ème ? Et la 11ème ? Mais il va falloir rendre le vaccin de la grippe obligatoire aussi, parce qu’il y a des morts chaque année. Et oui, la grippe n’a finalement pas disparue. La gastro non plus d’ailleurs, mais elle ne tue pas, elle fait juste chier suer.

Le rapport avec la petite enfance ?

Finalement les 80 ans sont tous vaccinés ou presque. Mais de quoi ont-ils peur ???


Sans transition, c’est une chanson espagnole qui illustrera cette digression d’actualité :

Un, dos, tres

Un, deux, trois

Un PASsito pa’lante María

Un petit pasSE vers l’avant Maria

Un, dos, tres

Un, deux, trois

Un PASsito pa’atras

Un petit pasSE vers l’arrière

En musique :

autant danser, on ne va pas se laisser abattre !

Un peu de science, c’est important :