Un été léger ?

Encore une douzaine de jours de vacances. Je ne cible personne en particulier. Pour beaucoup, la reprise a déjà eu lieu. Là où je vis, la plage est encore une destination pour tout le mois de septembre. Il fait encore bien chaud. S’alléger c’est indispensable : l’esprit mais aussi les sacs ! Alors parents, si c’est un objectif majeur dans votre quotidien, voici mon avis :

La plage avec bébé c’est souvent galère surtout parce que les adultes en font des tonnes. Les enseignes de puériculture ont trouvé un bon filon.

vu sur instagram

L’enfant est un bébé jusqu’à quel âge ?

Personne ne semble d’accord. En occident, il faut vite vite qu’il grandisse et il est parfois traité comme un mini-adulte. C’est un bébé jusqu’à ce qu’il marche, pas plus. Or dans la nature, le petit d’Homme est un nourrisson tout le temps qu’il est nourri de lait (logiquement, de sa mère). En l’occurence, si nous étions toujours connecté à notre condition de mammifère, ce serait jusqu’au sevrage naturel… Bref, nous en sommes encore loin loin loin en 2019. Admettons qu’un bébé l’est encore au moins jusqu’à 2 ans, pour à peu près, mettre tout le monde d’accord.

Sur cette illustration, il tient debout. Il a peut-être entre 12 et 15 mois minimum. De mon point de vue, tous les accessoires proposés sur cette image sont inutiles à ces âges. Sauf l’eau (dans une gourde).

Pour quelles raisons ?

En premier lieu, aller à la plage avec bébé c’est avec parcimonie, avant 10h et après 17h (en France). Le reste du temps, même sous un parasol, je ressens la présence d’un enfant de moins de 2 ans comme une inconscience totale. Ce serait comme faire une pause en plein désert saharien.

A partir du moment où l’enfant est respecté dans son rythme et son sommeil, il n’a rien à faire à la plage aux heures les plus chaudes. Aucun besoin de crème, de lunettes, de casquette ou autres gadgets pour jouer sur le sable ou dans l’eau. Quant aux affreux brassards en plastique, à quoi servent-ils ? Je ne sais pas. Avant 5 ans, je ne comprends pas le principe. Les bras de l’adulte et le bord de l’eau sont parfaitement suffisants.

Concernant la couche, le plus souvent bébé préfère être nu afin de tout ressentir. Hygiène ? C’est à dire ? Le bébé qui tient debout montre des signes quand une selle arrive, y’a qu’à réagir en fonction. (Vous vouliez être peinards à la plage, bah n’y emmenez pas votre enfant.) Du pipi dans la mer ou l’océan, c’est quand même moins polluant que la quantité de déchets qu’on y trouve…dont des couches !! Bébé peut attraper des microbes ? Oui, partout.

Des chaussons d’eau…euh sur des galets et de la caillasse…à la limite. Nous y sommes tous parvenus sans, quand nous étions petits.

Je m’abstiens d’expliquer comment j’ai fait puisque ça n’appartient qu’à la personnalité de mes enfants. Si c’est pour passer, une ènième fois, pour la pseudo « mère parfaite », sans façons. Je partage juste quelques photos et montrer que c’est possible.

Quand les circonstances font que bébé (pitié, pas avant qu’il ne tienne assis seul !!!) ou petit d’homme (entre 1 et 4 ans) se retrouve quand même en plein cagnard, alors c’est l’ombre qu’il faut à tout prix chercher et trouver. Un top ou une combi c’est, selon moi, mieux que de la crème si le soleil est au zénith (mais que faites vous dehors avec bébé, en plein midi ???)

Avec des lunettes de soleil, les jeunes enfants voient mal. Sauf si vous êtes en plein soleil ou à la neige, sinon ça les gêne !

Les crèmes solaires, c’est du business avec un emballage non recyclable et une composition souvent cracra pour la peau, l’océan et la mer.

Aimer son enfant c’est le protéger et aussi protéger son environnement.

Danse mitigée de la joie !

Enfin. La France est le 56ème état à légiférer sur les violences physiques et psychologiques faites aux enfants.
Le Sénat a adopté sans modification, en première lecture, la proposition de loi, adoptée par l’Assemblée nationale en première lecture…

« L’autorité parentale s’exerce sans violences physiques ou psychologiques. » Voilà l’alinéa qui sera ajouté au Code civil. Et lu lors de chaque mariage en mairie.  »

Concrètement, ça prendra du temps mais peut-être que se l’entendre dire le jour du mariage civil, aura un impact ?  »

« II y a beaucoup de choses terribles dans ce monde, mais la pire est qu’un enfant ait peur de son père, de sa mère ou de son professeur » a écrit Janusz Korczak, l’un des plus grands pédagogues du siècle dernier. Agnès Buzyn l’a rappelé en novembre dernier : on n’éduque pas par la peur. La peur, on s’y enferme et on y étouffe.  » source site du sénat

Les gens « contre » :

Il y a ceux qui s’insurgent devant ce texte qualifié d’infantilisant ! Notamment la philosophe Anne-Sophie Chazaud. Elle prend en exemple les dérives observées en Suède qui a légiféré depuis 1979. Elle ne parle d’aucun autre des 54 pays qui ont aussi un peu de recul sur la question. Et puis, peut-être que nous ne sommes pas du tout obligés de faire les mêmes erreurs, hein ?!

 » La Nouvelle-Zélande est le premier pays anglophone à interdire les châtiments corporels, alors que les États-Unis ou le Royaume-Uni s’y refusent. Parmi les 50 états américains, dix-neuf autorisent encore les punitions physiques dans les écoles.  »

« Jusqu’à présent, le droit français autorisait un « droit de correction » des enfants au sein des familles, alors même que les punitions corporelles étaient déjà interdites à l’école et dans l’armée. La France a pourtant signé la Charte européenne des droits sociaux, qui précise que les États doivent « protéger les enfants et les adolescents contre la négligence, la violence ou l’exploitation». En mars 2015, elle avait été condamnée par le Conseil de l’Europe au motif qu’elle « ne prévoit pas d’interdiction suffisamment claire, contraignante et précise des châtiments corporels » ». source le Monde

Sujet à débat ?

J’écoutais (par obligation, dans le bus) un débat sur la question et j’ai entendu un tel ramassis de mauvaise foi que j’en ai eu la nausée… Il semblerait que sous couvert d’autorité, les parents ont tous les droits sur leurs enfants. C’est donc différent des adultes entre eux et des animaux (oui il est interdit de maltraiter un animal). C’est à dire qu’heureusement que le statut de la femme est passé d’individu à part entière !! « En 1970, la loi stipule que désormais «les deux époux assurent ensemble la direction morale et matérielle de la famille » : c’est la fin de la notion de «Chef de famille» et de l’autorité paternelle, remplacée par l’autorité parentale ». (source TPE)

 » Affaire privée, dira-t-on. Il y a quelques décennies, on considérait aussi les violences conjugales comme une affaire privée, on admettait un droit de correction du mari. Contrairement aux femmes qui, face aux violences conjugales, peuvent partir ou divorcer, les enfants n’ont pas la possibilité de quitter le foyer… C’est donc à la société de lutter contre la banalisation des violences.  » source site du sénat

Le statut de la femme a évolué. Celui de l’enfant le peut aussi.

Qu’est-ce que l’exercice de l’autorité parentale?

En résumé : « L’autorité parentale confère aux parents des droits et met à leur charge des devoirs vis-à-vis de leur enfant mineur. Ces droits et obligations se traduisent de différentes manières : veiller sur l’enfant, sa santé, son éducation, son patrimoine (…)
Les parents ont un devoir de protection et d’entretien de leur enfant.Les parents ont un devoir d’éducation (…) Les parents ont un devoir de gestion du patrimoine (…) »

Qu’est-ce qui dérange ?

Pour rappel, c’est une loi à visée pédagogique. Le texte n’est assorti d’aucune sanction pénale nouvelle, la maltraitance des enfants étant déjà punie de peines pouvant aller jusqu’à vingt ans de prison. Personne n’ira en prison pour avoir crier sur son enfant ou laisser pleurer son bébé.


Article 23 Le Gouvernement remet au Parlement, avant le 1er septembre 2019, un rapport présentant un état des lieux des violences éducatives en France et évaluant les besoins et moyens nécessaires au renforcement de la politique de sensibilisation, d’accompagnement et de soutien à la parentalité à destination des parents ainsi que de formation des professionnels concernés. Source Sénat

De mon point de vue, c’est une avancée historique. Je comprends mal cette frilosité à considérer l’enfant comme un individu à part entière. Il n’a pas à subir notre propre éducation patriarcale ou notre mode de vie souvent insensé et stressant. Ceux qui ont donné une seule fois une fessée sont conscients de l’impact de leur geste, de ce faux soulagement et de la culpabilité devant l’inefficacité de la sidération vécue par l’enfant.

« C’est une loi historique, la suite d’une longue chaîne de textes remontant à celui du IVe siècle après J-C qui mettait fin au droit de vie et de mort du paterfamilias sur ses enfants. Je songe aussi à la loi de 1841 qui interdit le travail des enfants (…) Ce n’est pas la première fois que nous votons des limites à la liberté éducative. Le code Napoléon autorisait au nom de cette liberté le père à faire emprisonner son enfant pendant un mois sans justification ! (…) Un collègue parlait d’une « vraie » violence contre laquelle nous ne ferions rien. Or nous ne laissons pas nos enfants sans protection ; et est-il une « vraie » violence opposée à une « moindre » violence ? Si l’on définit la violence comme l’abus de force physique, il n’y a que des grandes violences pour l’enfant, car le rapport de force est disproportionné. Il y a quelques années, de tels textes provoquaient des ricanements. Nous avons évolué, avec la société, l’opinion, le Sénat aussi et nous sommes mûrs pour que cette loi civile, et non pénale, soit désormais partagée par tous.  » Laurence Rossignol source : le site du Sénat

« je n’en suis pas mort ». Vraiment ?

Liens :
OVEO Observatoire de la Violence Éducative Ordinaire
Ecologie de l’enfance
Alice Miller
La maison de l’enfant
Familylab

Pour approfondir le sujet :
L’autorité sans fessée – Edwige Antier
La fessée – Olivier Maurel
C’est pour ton bien – Alice Miller
Une nouvelle autorité sans punition ni fessée – Catherine Dumonteil Kremer
Pour une enfance heureuse – Catherine Guegen
Éduquer sans punir – Thomas Gordon

Fin de la polémique ?

En surfant sur le site  » Les professionnels de la petite enfance », j’ai lu un titre en rapport avec les médicaments. Pleine d’espoir, je me suis dit « oh ! enfin une réponse ?!! » Et non…

Si vous souhaitez le lire, il est ici : administration des médicaments en EAJE: les points de vue croisés d’une puéricultrice et d’une juriste.

Mon avis n’a guère changé depuis mon précédent blabla à ce sujet : les EJE et les médicaments.

J’en parle une dernière fois. N’ayant aucun projet de travailler à nouveau en EAJE, je considère que la question ne me concerne plus.

Dans l’article des professionnels de la petite enfance, je trouve leur parti pris peu nuancé. Il me semble que pour les Projet d’Accueil Individualisé (PAI), la loi nous protège car il s’agit de difficultés chroniques. Le décret 2000 permet « l’inclusion » d’enfants dont l’état de santé, au quotidien nécessite d’être accueillis avec un protocole bien établi.

Quand j’étais EJE sur le terrain, ce qui me dérangeait le plus c’était d’administrer des médicaments à chaque 38.5 C de fièvre, à chaque traitement que le médecin avait prescrit 3 fois dans la journée. C’est à dire des antibiotiques, des gouttes pour les oreilles et/ou les yeux, des sprays pour le nez, des sirops de ceci et d’autres médicaments pour cela, sans parler des granules d’homéopathie !

Avec un PAI, j’ai administré de la ventoline. J’ai effectué des contrôles de glycémie et dosé une pompe à insuline en fonction du résultat. Parce qu’une infirmière a pris le temps d’expliquer et de montrer et surtout parce que j’étais entourée de deux collègues PUER…L’erreur me semble moins possible dans les cas précis de PAI. Nous savons exactement ce qu’il faut faire et quand. Contrairement à la saison des « ites », en tous genre, pendant laquelle il faudrait traiter la flopée d’enfants malades, les uns après les autres…Avec une dose tel-poids pour lui, tel-autre pour elle, 1 cuillère de sirop par ci, 2 par-là, 3 gouttes dans chaque oreille, non 2 dans chaque oeil…

Quand un enfant est malade et parfois même contagieux, il est souvent peu, voire pas du tout, en état de fréquenter la collectivité. Et nous savons tous que :

– les trois premières années de leur vie, les enfants sont sujets aux maladies de saison et autres infections à répétition.

– les parents qui travaillent ont un crédit de jours « enfant malade » non extensible et un système D compliqué à organiser.

C’est dans ces cas précis qu’il y a un grand flou légal !! Un moment d’inattention peut vite arriver, surtout avec un groupe de 5 bébés ou de 8 enfants. « Mince, j’ai donné ou pas le traitement à untel/unetelle ? »… »Ma collègue n’a rien écrit dans les transmissions, est-ce qu’elle l’a donné ? »

Aucun professionnel n’a été condamné pour excercice illégal de la médecine ? Encore heureux !! Mais les français ont cette fâcheuse tendance à attendre l’accident fatal qui les obligera à légiférer. En 2019 et depuis un moment déjà, les gens cherchent à tout prix un coupable…Ce serait vraiment pas de chance !

Lire qu’à l’école, ils se posent moins de questions, c’est carrément une généralité inexacte. Pour aucun enfant que je connais, il n’a été autorisé qu’il lui soit administré un traitement pour une affection passagère (sans PAI et même avec ordonnance) au sein de l’école ! En tant que maman, je me suis toujours débrouillée pour avoir un traitement en dehors des heures de classe et du périscolaire (surtout parce que je ne leur fait pas confiance !!) Après recherche, je n’ai trouvé aucune mention d’administration autorisée de médicaments ou même d’aide à la prise sur le site de l’éducation nationale. Et encore moins ici. A ma connaissance, même pour des bobos, il est autorisé de nettoyer la plaie à l’eau et c’est tout. Fini l’antiseptique, sauf si une infirmière est présente à l’infirmerie. Cela dit le personnel du périscolaire dépend de la municipalité. Prennent-ils cette responsabilité ? Les directives sont-elles municipales, departementales, nationales, ou académiques ?

Pour rappel, il s’agit de non assistance à personne en péril et ne faire aucune mention de l’aide précieuse du SAMU en cas de doute, c’est vraiment dommage. Parce que rater ou doubler une prise, ça arrive à tous les parents et même ne pas finir un traitement. Je doute que les professionnels de la petite enfance puisse être plus inquiétés de refuser ces gestes, loin d’être anodins. Un enfant malade avec une affection passagère peut-il être en péril ? Si oui, je compose le 15. J’attends les consignes et l’autorisation d’agir, si nécessaire. L’appel est enregistré.

L’article réagissait à ce fameux tract toulousain : exercice illégal de la médecine. J’avoue que je comprends mal son contenu, moi aussi. Ça remettrait en question les PAI ?! C’est à y perdre son latin.

Comme pour mon précédent blabla et cet article des pros de la petite enfance, je suis obligée de conclure avec un rêve. Celui qu’une vraie réponse soit apportée à cette épineuse question de la responsabilité.

Un jour, peut-être.

Enfant différent

Allô papi Rufo ?

Monsieur Rufo, je me permets de vous appeler papi. Parce que si j’avais eu la chance d’en avoir un, au quotidien, j’aurai bien voulu qu’il soit comme vous…Jusqu’à ce que vous vous mettiez à dire des choses vraiment étranges…C’est donc avec tout mon respect que je vous nomme ainsi. Bon, ça ne colle pas vraiment, niveau âge car vous avez celui de mon père. Il a endossé son rôle comme il a pu, je n’en ai pas besoin de deux ! Donc je choisis papi.

Mais que vous est-il arrivé ? J’ai toujours estimé votre travail. J’ai grandi à Paris entre Mouffetard, Port Royal et Montparnasse. A chaque fois que je passais devant la maison de Solenn, je pensais à votre rôle fondamental auprès de ces jeunes personnes en souffrance (j’étais déjà adulte). J’entendais du positif partout à votre sujet.

C’est sur facebook, il y a quelques années, que j’ai découvert des échos négatifs vous concernant. C’est le propre des réseaux sociaux de balancer son hostilité à la tête des autres, par claviers interposés. Étonnée, j’ai voulu vérifier. Je vous ai vu et entendu à la TV et là : stupeur et déception. Vous n’incarnez plus du tout la bienveillance et la compréhension que je vous avez imaginé. C’est ma faute aussi, je n’avais qu’à me renseigner avant. Je ne pense pas que vous soyez devenu aussi aigri avec l’âge. Il y a forcément quelque chose que vous avez mal vécu enfant. C’est sûrement la faute de votre mère. Je vous renvoie un peu votre façon de faire que j’ai pu observer dans l’émission « Allô Rufo » que vous présentiez avec Églantine Emeyé : vous accusez et vous infantilisez. Comme super Nanny !

Inutile de répertorier tous vos dires patriarcaux. C’est loin d’être un procès. Pour information, une pétition est en ligne concernant le magazine Version femina et la pedagogie noire :

https://www.change.org/p/version-femina-pour-une-enfance-sans-violences-cessez-d-inviter-les-promoteurs-de-la-p%C3%A9dagogie-noire

Chacun ira se renseigner sur vos dérapages, vos excuses et vos avis qui, hélas, n’engagent PAS que vous.

En effet, récemment, j’ai pu voir un replay d’une émission animée par un médecin, comme vous. C’était Dr Cymes qui s’entretenait avec la chanteuse Nolwenn Leroy. J’ai vraiment cru qu’il s’intéresserait de manière précise, scientifique et médicale à la question qu’il posait à Nolwenn, au sujet de son allaitement non écourté. Or pas du tout, là aussi stupeur et déception. Au lieu d’informer sur cette cause, il a choisi de traiter ce sujet à la légère, de se moquer ; devant un public, des téléspectateurs et face à cette jeune maman, dont j’applaudis l’humour et la tenue. Sincèrement, à sa place, je lui serai rentrée dans le lard à ce médecin de talk show. Il n’y a vraiment que l’audimat qui compte à la télévision ? Évidemment, suis-je naïve ! En entendant ses remarques déplacées, j’ai immédiatement pensé à vous Pr Rufo. Voilà votre digne héritier. Vous pouvez prendre votre retraite médiatique.

Ce que j’ai énormément de mal à comprendre, c’est cette inertie dans l’ignorance. Au sujet de l’allaitement, la Leche League est une mine d’or. Pour un médecin et un pédopsychiatre, c’est inconcevable d’en savoir si peu à ce sujet en 2019 !!! Cette complaisance à rester dans le passé de la médecine, de la psychanalyse, des jugements à tire larigot, des comportements inappropriés : on ne touche pas les enfants sur un plateau TV, ce n’est pas un lieu de consultation…Tout ça c’est questionnant. Parfois, j’ai été choquée par ce que j’appelle de la goujaterie.

Le monde change. Pour certains aspects, il évolue en mieux, réjouissons-nous. Tout va vite, l’accès à l’information est instantané. Vous dites avoir été « embêté » par la Leche League, mais vous avez persisté à dire que « allaiter 3 mois ça suffit, parce que les seins sont les jouets du papa et de la maman… » comment avez-vous pu…?! Mais si c’étaient des jouets, ils ne fabriqueraient pas de lait !

Je ne peux que vous encourager à lire et à discuter avec Jesper Juul, Catherine Gueguen , Isabelle Filliozat, et même Jean Epstein, Boris Cyrulnik (pourtant vous vous connaissez tous les deux)…si ce n’est déjà fait. Ces rencontres pourraient vous permettre d’ouvrir votre perception, votre angle de vue. Ce qui me chiffonne le plus, c’est ce droit que vous vous octroyez de dire aux femmes ce qu’elles devraient faire ou non au lieu de simplement les écouter et faire preuve d’empathie. Comment vos seuls savoir et savoir-faire peuvent-ils prendre toute la place, sans rien laisser au savoir-être et savoir-vivre ?

Je dis souvent que les erreurs d’une vie ne peuvent occulter l’excellent travail que des personnes, comme vous, ont accompli ou accomplissent encore. Malheureusement, notre société a tendance à ne voir que le verre à moitié vide et à se souvenir du négatif (Mme Dolto en fait les frais). Il n’y a que vous qui puissiez changer la tendance à votre sujet, avant qu’il ne soit trop tard.

Pour finir en douceur, c’est cadeau : (non, non, l’allaitement n’est pas un IR (intérêt restreint))

Semaine mondiale de l’allaitement 2018

Encore l’allaitement !!!!???

oui !!!!

C’est la Semaine mondiale de l’allaitement maternel 2018. Du 1 au 7 août.

C’est un sujet que j’aborde régulièrement et sur lequel j’échange volontiers sur Instagram (seul réseau qui a encore ma sympathie). Des réseauteurs expriment souvent une lassitude, un ras le bol d’en entendre parler tous les 4 matins. A grand renfort de  » y’a pas de quoi en faire des tonnes… » « On fait pas tout un foin du lait industriel ! » Bah si justement, mais c’est devenu normal, ça se voit moins. Ça se nomme : publicité… Feuilletez donc un magazine (surtout pour parents) et constatez le nombre de pub de préparations lactées…

{Ces réseauteurs sont libres de changer de lecture et de passer leur chemin. Tout comme ma plus grande intolérance est la fumée de cigarette : mon système respiratoire la hait, mais je ne perds plus mon temps à râler. Je cherche un autre endroit…

C’est le gêné qui s’en va, sauf quand la loi lui donne raison.}

Pour précision, la promotion de l’allaitement au sein a pour vocation d’informer et non de convaincre, ni de vendre quoi que ce soit. En effet, quand une mise au sein se déroule idéalement, il n’y a RIEN à acheter (rien en plus d’une alimentation équilibrée). C’est important de le signifier. De plus, je ne gagne rien non plus à rejoindre cette cause. Aucune mère d’ailleurs. Malgré les 80 € le litre de lait, cet or liquide nous rapporte 0€ puisque si nous le pouvons, nous devons le DONNER aux lactariums (en France).

Il faut savoir que mondialement, l’allaitement au sein recule. C’est loin d’être positif. La raison principale est le manque d’informations, la disparition d’une forme de transmission et la circulation d’idées fausses, surtout dans les pays dits « modernes ». Hélas ça se répand comme de la mauvaise graine dans les pays qui savaient faire, avant qu’on ne mette notre nez dedans. Les mères se sentent trop souvent isolées, épuisées, découragées. Elles abandonnent rapidement ou n’essaient même pas ce qui leur semble, de prime abord, compliqué et exténuant. Alors qu’il n’y a rien de plus simple, quand on est bien informée et accompagnée.

Récemment sur un réseau social, à l’occasion de la semaine de l’allaitement, j’ai lu le commentaire d’une maman quelque peu désabusée qui répondait à la publication d’une photo d’un livre traitant de l’allaitement dit long en Occident et du coallaitement (l’allaitement long expliqué à mon psy…) En résumé, elle ironisait en posant les questions suivantes :
« quel autre mammifère coallaite, et quel autre mammifère donne encore son lait quand son petit mange déjà comme un adulte ? ».

J’ai interprété cela comme un défi de prouver que l’être humain fait bien selon sa nature.
Quand je me pose des questions, je cherche systématiquement la réponse. Je me permets rarement d’énoncer des faits sans m’être un minimum informée. Ces questions m’ont parues pertinentes. Après recherches, voilà ce que j’ai trouvé pour ceux que ça intéresse de faire le parallèle avec notre condition de mammifère.

« Tous les mammifères sont allaités dès leur naissance ; la période de sevrage et la composition du lait dépendent de l’espèce en question et de la vitesse de croissance des petits. Outre l’apport énergétique, le lait a pour fonction de réguler le système immunitaire du bébé et d’aider au développement du reste du corps. (Source : intra-science.com)

En coallaitement, j’ai trouvé :  » À la naissance, le bébé kangourou s’attache de façon permanente à une seule glande mammaire et y restera environ 100 jours. Si la mère kangourou a deux bébés d’âges différents, chaque glande mammaire produira un lait qui sera adapté à l’âge du bébé qui la tétera. »

Au sujet des petits qui diversifient leur alimentation et continuent de téter :  » L’éléphanteau tète le lait de sa mère activement pendant 2 ans. Vers l’âge de 4 ans, son alimentation est de plus en plus variée et il dépend déjà beaucoup moins du lait de sa mère. Il est habituellement complètement sevré à 5 ans. »

Sources: bienvivrelallaitement.allaitement-et-mammiferes/

C’était un petit tour d’horizon des mammifères les plus connus. Je suis sûre que si je continues de chercher, je trouverai d’autres données, notamment chez nos cousins les primates.

Petit macaque

Pour aller plus loin :

www.lllfrance.org/coallaitement

Pour en revenir aux idées reçues et tenaces, celle qui circule le plus et fait de gros ravages est celle du « pas assez de lait ».  C’est une terrible légende urbaine, un genre d’hoax qui persiste. C’est très rare de manquer de lait. Si la mise au sein démarre mal, il y a une multitudes de raisons qui feront croire à une insuffisance de lait or il ne s’agit quasiment jamais d’un manque mais d’un départ raté. Dû souvent à un mauvais positionnement du bébé et/ou de la mère et/ou un frein de langue et/ou d’un allaitement à heures fixes etc.

La Leche League laisse à disposition énormément de ressources sur le site internet. Il est aussi possible de les contacter pour des conseils et des informations précises.

C’est une cause qui me tient à coeur. Nourrir son bébé au sein n’a rien d’inné. Ça s’apprend. Pour apprendre, l’idéal est d’être entourée, d’observer d’autres mères et leur poser des questions. Transmettre est vital.

Lectures 7. Philosophie et essai politique

Ce mois-ci j’ai beaucoup lu pour moi. C’est une période estivale propice aux lectures légères mais pas que.

Je vous partage un coup de cœur qui a peu à voir avec la petite enfance, sauf le personnage principal   : une sorte de « petit prince » du 21ème siècle. J’ai trouvé ce livre apaisant et puissant.

Extrait :

"Je méditai un temps leurs paroles 
avant de murmurer :"Ainsi, dans 
le pays des hommes, certains 
décident pour d'autres de la 
conduite à suivre. 
Ça veut dire que ces autres
ne sont pas capables de 
se diriger eux mêmes."(p.66)

 

La lecture, petite enfance, du mois est un essai politique, d’une pertinence saisissante. Je découvre cet auteur avec gratitude. Jesper Juul est un grand monsieur et sûrement une belle personne. Peut-être qu’un jour la France s’en inspirera et par extension le monde entier…on peut rêver.

Pour répondre à la question du titre, je crierai un grand oui !! Est-ce bien le cas de tous nos politiques ? Se poser la question est légitime. Nous sommes finalement loin d’être soutenus dans cette démarche…que nous soyons professionnels du secteur médical, social ou petite enfance. Ce serait du déni de ne pas s’en rendre compte. A réfléchir sérieusement et rapidement, afin de passer à l’action.

Voulons-nous vraiment des enfants forts et en bonne santé ?

Extrait de la critique de culturemania :

"Le message de Jesper Juul 
(qui n'a rien à voir avec le rappeur,
non, non, non...)est clair : 
aujourd’hui le modèle éducatif, 
qu’il soit dans les foyers 
ou dans les écoles de l’état, 
ne permet pas aux enfants 
d’avoir une estime de soi 
assez solide pour être heureux 
et en bonne santé, et donc 
de construire une société
à cette image. Il rappelle
que le système scolaire  a été
pensé il y a des années et des
années et qu’il n’est plus
du tout adapté ni aux connaissances
que nous avons du développement
des enfants, ni à leur soif 
innée d’apprendre, 
ni au monde que beaucoup
d’entre nous veulent construire. 
Il dénonce les états d’Europe qui 
n’ont toujours par compris 
le lien entre la façon dont
la société traite
les enfants et le taux de
maladies psychosociales
en constante augmentation. 
Il souligne que ces mêmes états
s’inquiètent de la hausse 
des coûts de la santé et
des affaires sociales alors même
qu’ils ne prennent pas conscience
que ces coûts seraient 
ô combien diminués
si l’éducation, l’école et 
la prévention étaient de bonne qualité.

Je garde le contenu de ces deux lectures dans ma tête et mon cœur en étant sûre que ma pratique s’en imprègne déjà.  Je me contente de partager mes ressentis après lecture. Si ça donne envie, tant mieux.

Quelques passages :

Belles lectures d’été à toutes ET tous ! (Je vous épargne l’écriture inclusive, ça m’est illisible.)

Obligation vaccinale 2018

Je suis EJE, je ne suis sûre de rien d’un point de vue « médical » et « scientifique » sur la question du vaccin.

En tant que mère, je suis peu informée…même si je sens bien qu’aucun industriel pharmaceutique ne mérite ma totale confiance. Hélas, je suis peureuse. J’ai une trouille bleue du tétanos et autres horreurs. Mes fils sont donc vaccinés au minimum pour le cadet, au maximum pour l’aîné.

Il n’y a que certains rappels pour lesquels j’ai tenu tête à la pédiatre du cadet. Celle de l’aînée avait toute ma confiance. Quant à moi, je dois avoir reçue la panoplie complète…j’en conserve des traces.

Cela dit cette histoire d’obligation me chiffonne. J’aurai détesté être obligée. Si je l’avais été, j’aurai exigé un bilan complet pour mon enfant avant chaque vaccin, comme le mentionne la loi. D’ailleurs si j’avais eu connaissance de ce droit avant cette polémique, j’en aurai fait usage. @jout : suite à une « épidémie » de rougeole dans quelques villes françaises, j’ai demandé à la nouvelle pédiatre de mon fils ce qu’elle pensait de la seconde injection du ROR pour Cadet. J’avais refusé de la faire peu après la première. Il faut savoir qu’elle est proposée arbitrairement simplement au cas où la première n’a pas « fonctionné ». Or le seul moyen de savoir si c’est bon ou non est d’effectuer une sérologie. Ok alors faisons ça, lui ai-je dit, encore une piqûre cela dit… sauf que ce n’est pas pris en charge par la sécurité sociale ! Aberrant. Du coup, il a eu la seconde injection sans vérifier s’il était suffisamment immunisé par la première.

Et puis nous avons des droits, il me semble, en tant que patient et responsables légaux de nos enfants. C’est peut-être une bonne intention pour la collectivité d’étendre la vaccination, mais la présenter de manière répressive, en obligeant, c’est infantilisant et ça ternie cette pauvre République. Y’en a marre d’être mal informés ou de devoir chercher la bonne information comme une aiguille dans une meule de foin.

Que dit la loi ?

Comment surseoir à la vaccination ? 

De quoi entamer un bras de fer avec l’Éducation nationale.

 

 

 

Les enfants et les écrans/Tour de blog/Les rendez-vous de l’enfance.

J’ai déjà abordé ce sujet sur Planète EJE.

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Je commence, avec joie et enthousiasme, un partenariat virtuel avec Superliposés et plein d’autres blogueurs. Le thème mensuel est « les enfants et les écrans« .

ça tombe bien, j’ai encore des choses à dire surtout suite au nouveau programme d’enseignement expliqué dans cet article : Les enfants devront savoir utiliser une tablette avant leur entrée en CP et suite à une proposition d’ateliers avec écrans par une entreprise de crèche. C’est ahurissant quand on sait qu’en plein cœur de la Silicon Valley, une école privée (la Waldorf School of the Peninsula) a décidé de se priver de toute forme d’écran pour enseigner !

C’est aussi la 7ème semaine sans écran dans une école près de chez moi !

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Je suis honnête, mon avis subjectif est transparent sur Planète EJE : Mon rapport aux écrans pourrait être pathologique. J’en restreint l’usage et la possession afin d’en conserver une utilité organisationnelle. Ils me servent aussi de source d’information (en rapport avec mon métier et mes loisirs seulement). Je préfère en éloigner une partie (TV, tablette)  sinon je deviens dépendante…j’ai 39 ans, imaginez un enfant !

L’interdiction c’est un vilain gros mot depuis mai 68, alors parlons de vigilance, attention, « permission, consignes, respect qui aident à savoir comment faire ceci ou cela en toute sécurité » comme le dit si bien Isabelle Filliozat.

Parce que ma crainte principale c’est que mes enfants, les enfants, nos enfants deviennent cyber-addict, déconnectés de leurs pairs, de leurs semblables, de la nature ou PIRE qu’ils se transforment en mut@nts

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Wall-E

Je me répète sûrement mais AVANT 3 ans, l’enfant a bien d’autres découvertes à faire que celle des écrans. De toutes façons, le jeune enfant de ce millénaire grandit au milieu d’écrans. De fait, il les côtoie dans son foyer, dans la rue, dans les lieux publics.

Ma question est simple : pourquoi faire entrer les écrans dans les lieux destinés à l’éducation ? Parce qu’on leur apprendrait à en faire BON usage ? Je suis sceptique. Personnellement, vu mon degré d’addiction, j’ai intérêt à déléguer la tâche à des collègues. Je trouve que nous sommes  trop suffisamment assis dans notre vie pour ajouter des « activités » qui ne demandent rien d’autres que de bouger les yeux et les doigts, voire un seul doigt.

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AVANT

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APRES ?

Des enfants semblent souffrir du syndrome de manque de nature. C’est presque terrifiant de découvrir que ça existe ! Une des causes, j’vous l’donne en mille :

  • « Les enfants passent trop de temps devant les écrans : à nous adultes de limiter ce temps. »

En fait je suis catégorique dans ma profession, tout comme les recommandations du CSA :

AUCUN écran avant 3 ans. Point barre.

La télévision, les tablettes, les téléphones n’ont rien à faire dans l’environnement éducatif des enfants en EAJE (Etablissement d’accueil du jeune enfant). La motricité libre, le Jeu, les interactions, la découverte de la nature, l’observation… et même l’ennui/le rêve ! sont des temps suffisamment remplis de possibilités d’apprendre et de grandir pour l’Enfant qui se construit par l’expérience.

Que proposer à mon enfant qui visiblement s’intéresse beaucoup aux écrans, me direz-vous ? Et bien, ce que nous faisions avant que les écrans n’envahissent nos vies.

Quelques idées, si vraiment vous avez oublié : 13 activités pour vos enfants, au lieu de regarder la télé

Chez moi, le cadet de 14 mois, nous subtilise régulièrement nos téléphones quand ils sont à sa portée. Il joue avec, il sourit quand il parvient à allumer l’écran, il tapote dessus et nous regarde. Bref. Je suis mécontente, je lui dis. J’évite de lui interdire pour que cet objet reste banal, ainsi il ne fera pas de fixette dessus.

Il y a beaucoup de liens sur cet article, j’ajoute en plus ceux des autres blogs qui publient sur le même sujet afin de diversifier nos points de vue. Bonne lecture à tous !

Amandine sur son blog découvrir et grandir

 

Julie sur son blog zakfamily  fait part de son expérience et donne des astuces pour y passer moins de temps

Emilie sur son blog mimistigri  propose une activité pour jouer à la télé)

Aurélie via superliposés où elle parle de la place des écrans dans les chambres d’enfants

Encore ++ pour les grands lecteurs :

Dossier sciences humaines

Faut il interdire les écrans à nos enfants ?

La sacro-sainte tétine

Suce(tte), Tototte, tututte…Tais-toi ?!

Plus je les vois, plus je m’interroge.

Une fois n’est pas coutume, j’ai un avis nuancé.

J’y vois l’intérêt pour le très jeune enfant (et encore…) et je constate  une dépendance, qui m’inquiète parfois, quand l’enfant grandit.

Pour ma petite histoire : je l’ai proposée à mes deux fils. Par mimétisme pour l’aîné. C’était évident de l’acheter, en plusieurs exemplaires, avant la naissance et de la proposer dès la maternité sans même savoir si l’enfant en aurait besoin. Résultat il l’a très peu prise et a arrêté de lui même. Il aurait pu s’en passer. C’est plus par dépit que le cadet en a eu, d’abord une « au cas où » en caoutchouc naturel.  Quand je lui proposais à la place du sein (en dehors des tétées/repas), il avait des haut-le-cœur. C’en est une autre, basique, qui lui a été proposée, à ses 6 mois, quand il était chez l’assistante maternelle.  Il a été « dupe » une fois en ma présence. Comme il est allaité, si je lui présente, soit il râle et la lâche, soit il la mordille allègrement pour se soulager les gencives.

En EAJE, j’avoue que je serai mal placée pour dire comment faire avec cet objet. De formation, l’hygiène n’est pas mon cheval de bataille, mais franchement quand je vois les multiples voyages et chutes des tétines, je me dis BEEEEEURK !!!! Et quand elles sont « perdues » dans des endroits improbables et qu’il faut les chercher en fin de journée, quand il n’y en a qu’une…quand pendant la sieste, elle se faufile entre le matelas et le lit ou se cache sous la couverture…le bébé se réveille, pleure, il faut lui redonner un nombre de fois incalculable…c’est pénible.

Parfois, je me dis que les adultes s’enquiquinent au lieu de se faciliter la tâche. De tout temps, le bébé a su faire autrement pour combler son besoin de succion. Rendre un enfant dépendant d’un objet que l’adulte commande, c’est un peu ahurissant. On dirait que la tétine est devenu l’article indispensable au même titre que le doudou qui va souvent de pair avec elle. Faire confiance, écouter son bébé est devenu rare. La relation approfondie semble en voie de disparition…quel dommage.

Ce qui me questionne c’est de la voir donnée systématiquement au lieu de chercher à comprendre ce qu’il se passe à un moment T pour l’enfant.

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Ce qui m’énerve c’est de la voir mise directement en bouche même aux enfants qui savent la prendre et la mettre eux-mêmes. On dirait qu’on leur met un bouchon pour se taire.

Ce qui m’inquiète, c’est l’âge de plus en plus tardif auquel des enfants réussissent à s’en passer… d’en voir  qui parlent avec sans possibilité de comprendre un mot de ce qu’ils disent…

J’oubliais, un autre point de vue : il est souvent conseillé aux parents de préférer la tétine au pouce (à tort ?), pour diverses raisons. Cependant je souligne que le doudou attaché à la tétine est très répandu. Un truc qui pendouille au bout, pèse un peu dans le vide. Peut-être qu’il y a  un impact sur la mâchoire et la bouche… Je dis ça, mais je ne suis ni orthophoniste ni orthodontiste.

Bref. C’est un avis qui n’engage que moi.

Idées de lecture autour de la tétine :

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Les écrans avant 3 ans ?

Quand je ne savais pas, c’est à dire en 2000, fin du 19ème siècle, et bien sans réfléchir ou par excès de confiance, mon fils aîné a utilisé le téléphone mobile.  Pour entendre les amis au loin, la famille, ses grands-parents, dont un qui vit à 10000km…voilà je ne savais pas et comment aurais-je pu m’en douter ? Je n’y connais rien.

Merci, il se porte bien. Rien à signaler de dramatique. A l’époque le mobile-phone ne faisait ni appareil photo, ni grille-pain ou bouilloire (private joke), il était utilisé juste pour dire « bonjour, tout va bien et blablabla ».

Puis, j’ai lu diverses informations, en voici un éloquent résumé :

-Téléphone portable, Wi-Fi – Ondes : la vérité est-elle ailleurs ?

-Les ondes

 

Ni une ni deux, j’ai éteint le plus possible le-dit objet. On a remplacé le wifi par du filaire…sans certitudes que ce soit mieux ou non.

Pendant ma seconde grossesse, j’ai éloigné le plus possible le téléphone, pareil depuis la naissance. Mais est-ce que cela suffit ? Les ondes sont partout, même dans la cuisine quand le micro-ondes fonctionne.

Je lutte mais parfois je tape quand même des sms près de bébé, je navigue sur FB quand l’ordi n’est pas disponible…

Cette génération sera ce qu’elle sera. C’est fou de se dire qu’on ne sait pas ce qui les attend et quand on le saura, il sera peut-être trop tard. C’est vraiment exaspérant et flippant.

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Alice au pays des merveilles, le dessin animé le plus déjanté de l’époque…

En attendant, en agissant,… bref, pour le moment, le principe de précaution, me semble une alternative raisonnable. En tous cas, on ne pourra pas dire qu’on ne savait pas.

bééé

source : google

Mais rassurons-nous  :

théorie

source : google images

Si c’est utile de le préciser : en EAJE, je trouve que c’est normal que les téléphones soient interdits à proximité des enfants… c’est au-delà du bon sens.