Adieu Instagram

22/04/21 Tic tac

Il sera venu le temps de la fin définitive de cette seconde relation toxique avec Mark. Après face de bouc, c’est à toi Am stram gram de sortir de ma vie. C’était si beau à nos débuts. Tout feu tout flammes. Partager des messages, en images et photos aussi belles les unes que les autres. Il y a toujours du beau, de l’or même. Mais c’est comme sur un groin de porc, ça n’a plus aucun attrait ni aucun sens. Sans mes valeurs, c’est devenu désaligné.

Les raisons

J’ai fait plusieurs essais : éteindre mon téléphone que j’utilise juste pour appeler et le mettre dans une autre pièce. Allumer celui des réseaux sociaux : Linkedin et toi. Je ne tapais rien ni dans Ecosia ni dans ton propre « moteur de recherches » et pourtant je recevais des publicités ciblées parce que j’en avais parlé en ta présence. Ça suffit donc.

Marre de ton espionnage.

Marre de ces messages privés de créatures nymphomanes en mal de carottes et de bananes. Existent-elles d’ailleurs ? Elles sont signalées inlassablement et pourtant ton algorithme considère que les incitations à la pornographie sont tout à fait acceptables.

Par contre les bébés qui tètent, ça c’est banni !!! Vade retro tétons féminins dans la bouche d’un nourrisson et encore plus d’un bambin !

Bref

Tu m’as saoulée à un point que je préfère en finir avec ta pseudo compagnie qui pourrait servir à mon avenir professionnel. Je me sens capable de me passer de toi.

Les doulas n’ont jamais eu besoin d’une vitrine. Elles n’ont pas de magasin, mais des compétences. Celleux qui en ont besoin les trouveront. Viendront vers moi les gens que je mérite et qui me méritent. Sans ton aide fallacieuse.

Merci

Quand même, il me faut reconnaitre de belles découvertes et de magnifiques rencontres virtuelles sur ce bout de chemin. Je pense à @la_calypso_illustrations, @oserlejobdesesreves : enfin une publicité correctement ciblée !!! @Sandrinelebrun_doula et son @envoletmatrescenceformation… et bien d’autres !!
Nous échangerons autrement et encore plus authentiquement dans la VRAIE VIE.

Il y a eu de stupéfiants enchainements de synchronicités. J’ai même pensé que l’Univers t’utilisait parfois. Obligé, tellement je peux être aveugle et sourde à ses autres signes.

Allez ciao ! Pas hasta la vista mais bien hasta siempre.

Comment garder un lien ? Me joindre ?

Tout simplement via mon site www.planete-eje.fr en postant un commentaire. Par mail pmickaella@gmail.com

Ce blabla n’est pas une blague du 1er avril.

J’ai deux ans

Récemment je commentais une publication de @martinsdaniela.

En fait c’est pareil de découvrir la frustration et de grandir…

L’algorithme d’Instagram a décidé que ça m’intéresserait. Une fois n’est pas coutume, une partie des commentaires m’a un peu hérissé le poil. Mais bon, chacun.e nourrit ses croyances. Nous avançons chacun à notre rythme dans la compréhension de la vie. Cela dit, en 2020, nous en savons assez sur le développement de l’enfant pour arrêter de victimiser les parents et de rendre coupable le Petit d’homme de traverser une étape de sa vie. Comme toujours, c’est l’enfant qui trinque. Ça me désole. L’intention de Daniela Martins est de partager, notamment pour permettre à d’autres mères de se rassurer. Et puis elle fait bien ce qu’elle veut sur son compte insta. Ce qui me consterne, c’est le florilège de stéréotypes qui s’en suit. Comme-ci c’était incontournable et surtout c’est devenu l’Excuse pour tout : « On est partis en vacances. Il est odieux. oh c’est le terrible two, ça va passer ». Ok, pourquoi pas, mais à côté de ça, c’est important de chercher à comprendre ce qui engendre ces réactions afin de poser des mots dessus. A deux ans, changer d’environnement, ça peut être compliqué et dur à vivre. Ça demande une belle dose de capacité à s’adapter. A deux ans, c’est loin d’être inné.
Je trouve que c’est dangereux de mettre tout ce que l’enfant traverse sur le compte d’une pseudo-crise inévitable.

Ce qui me paraît primordial à saisir, c’est que l’enfant a aussi des états d’âme, comme nous adulte. C’est un individu à part entière. Il est juste moins câblé neurologiquement pour éviter ou minimiser ou raccourcir une crise. Il la traverse totalement. Les adultes pourraient en prendre de la graine parfois, au lieu de faire semblant.
Je ne perds plus mon temps à proposer des pistes en commentaires. C’est rarement pris au sérieux.

Je me permets de le faire ici sous forme d’hypothèses, en légende des captures d’écran. Tant mieux, si ça peut servir à des parents qui souhaitent mieux comprendre leur enfant.

Elle est peut-être hypersensible. Expérimenter la vie, c’est différent de « faire des bêtises ».
Selon le contexte, elle réagit peut-être à un autre événement de la journée. Moi aussi quand je me rappelle un truc, ça peut me rendre grognonne. Un genre de goutte qui fait déborder le vase.
Peut-être que l’arrivée d’une petite sœur l’inquiète. Aucun enfant ne « mène la vie dure » à ses parents. C’est plutôt l’inverse. (Cf les visuels en fin d’article).


A 6 mois, il s’agit encore souvent de besoins primaires ou de recherche d’affection, de sécurisation. Quand un enfant « braille à tout va », il est nécessaire de vraiment chercher ce qui provoque ces pleurs. Ce n’est jamais pour rien. Des crises volontaires ? Le cerveau des enfants en est incapable. Si en plus, « elle ne dort pas », alors raison de plus pour comprendre afin de répondre ses besoins.
Écouter en pleine crise, c’est impossible. Selon le tempérament de l’enfant, attendre que la crise se calme et ensuite échanger s’il parle ou poser des mots peut aider à s’apaiser. « Je comprends ton « idée » (par exemple mettre les doigts dans la prise). « C’est attirant mais c’est dangereux. Je suis là pour t’avertir et te protéger » et ça se répète à l’infini jusqu’à ce que l’enfant change d’idée.


C’est souvent au cours de sa deuxième année, donc après que l’enfant ait « soufflé » sa première bougie, que peuvent affluer les émotions des découvertes qui le bouleversent : S’attacher + se déplacer + parler + découvrir/mâcher des aliments variés + se détacher, mais pas trop… Garder à l’esprit que l’enfant ne sait rien du monde dans lequel il débarque, peut grandement aider à être en empathie avec lui. Pour lui, rien n’est évident.

Quand j’arrive dans un pays nouveau, je me sens comme un jeune enfant, complètement excitée par la nouveauté mais aussi désorientée devant les mœurs différentes, une autre langue, les odeurs, les bruits, les us et coutumes, la gastronomie, le décalage horaire etc. Je mets plus ou moins de temps à m’adapter.

Est-ce utile de rappeler que le petit d’homme accomplit presque un miracle en deux ans ? Il passe du statut de nourrisson totalement dépendant, à celui de petit enfant ; de la position couchée à assise puis debout. De 0 dents à 12-20 ! Il peut prendre 12 kilos en moyenne et 85 cm !! Et après toutes ces acquisitions, il n’est pas pour autant un mini-adulte. Son cerveau a encore besoin de temps. Un adulte qui vivrait ces étapes, en si peu de temps, serait exténué, irritable et peut-être même alité. Si c’est fatiguant pour les adultes, mettez-vous quelques instants à sa place.

Quelques autres visuels pour illustrer mes propos.
Si vous avez des questions, je peux proposer d’autres pistes de réflexion.

La vie de l’enfant
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