Archives de catégorie : EJE

La bienveillance en dessins

Quand j’ai découvert Bougribouillons et Fanny Vella, j’étais aux anges ! Enfin des dessins sur des situations concrètes ! Souvent les images parlent d’elles-mêmes. On dit bien « le poids des mots, le choc des photos ». Pour moi c’est pareil. Je visualisais enfin ce qu’il y avait dans ma tête, mes souvenirs, mon inconscient et aussi mes dénis. Grand MERCI à ces autrices de talent !

le talent de Fanny Vella

J’ai naïvement pensé que la cause des enfants ainsi représentée, serait mieux comprise. Oui ça touche des gens mais une majorité nous déballe la même marchandise d’un autre siècle, les mêmes arguments complètement dépassés et à côté de la plaque : « ça fait des enfants rois », « on a été éduqué comme ça et on n’en est pas mort« , « c’est ça l’éducation » et autres sempiternelles idées conçues par un patriarcat qui a la dent dure (et le tartre presque indélogeable).

Pour ces réfractaires au changement, c’est toujours la même rengaine, en boucle. Comme si de l’avoir vécu eux-mêmes et bien il n’y a aucune raison pour que les nouvelles générations ne le vivent pas. « Non mého ! j’ai été élevé à la dure et je remercie mes parents, sinon je serai un délinquant et on voit bien la recrudescence depuis Dolto« … Ah Mme Dolto, de l’autre côté, j’espère que ça vous fait rire… A ce propos, un fbkien m’a dit qu’elle était controversée. En fait, elle s’est surtout adressée à d’autres générations, dans un contexte précis. Voilà les raccourcis qui sont rabâchés à longueur de commentaires sur fb.

Si j’ai bien compris, des illustrations précises font réagir.

Par exemple :

  • Finir son assiette c’est essentiel = merci le forçage qui engendre tellement de malbouffe et de troubles alimentaires éventuels.
  • Prêter tous ses jouets, c’est vital pour ne pas devenir égoïste =c‘est vrai que notre société est un bel exemple de solidarité = chacun pour soi et dieu pour les bons et vrais religieux/selon fb. Ouf dans la IRL, c’est différent !!!
  • Surtout OBÉIR c’est indispensable sinon où va-t-on ? = On se le demande. L’obéissance c’est à l’armée et dans les forces de l’ordre. Les gardiens de la paix sont en voie d’extinction. Maintenant, on obéit sans rechigner à des ordres plus que contestables. Comme si la bienveillance et l’écoute respectueuse pouvaient amener l’anarchie.

Quant à la question du bisou, j’en ai aussi parlé un peu partout sur ce site notamment dans la sacro-sainte Politesse. Je vous partage un avis intéressant sur une fonction essentielle du bisou selon une fbkienne :

Je n’avais jamais vu le bisou sous cet angle. Ça m’aurait été difficile, n’aimant qu’à peine les contacts physiques. Je précise tout de même que le bisou, même si je ne l’aime pas, je ne l’ai jamais considéré comme mauvais. Quelque chose me dit que Fanny Vella non plus. On parle quand même d’être forcé à faire le bisou quand on n’en a pas envie et parfois à de parfaits inconnus. Y’a une nuance considérable. Dans mon expérience d’EJE et de mère, rares sont les enfants qui disent non aux bisous. Mes deux fils m’ont bisouillée dès leur plus jeune âge (surtout pour se soulager les gencives, pour être honnête) et aujourd’hui, les deux n’ont plus envie, avec personne. Rien à voir avec le fait que ce soit nouveau. Au contraire, ça ressemble plus à une forme de lassitude. Et puis depuis 2020, c’est « pas covid » et ça nous arrange.

Ma curiosité m’a fait chercher d’où vient ledit bisou, dit baiser à son origine : origines du baiser.

Chez les chrétiens, je cite : « Au premier siècle, Saint Paul de Tarse recommande : « Saluez-vous les uns les autres, par un saint baiser ». Paul n’est clairement pas mon préféré. Je trouve « ses écrits » misogynes et patriarcaux, et ça n’engage que moi.

Je ne vais pas reprendre tout ce que j’ai déjà patiemment répondu aux commentaires de la publication de Kombini qui donne la parole à Fanny Vella. J’ai déjà quasiment évoqué la plupart de ces sujets sur ce site et ce depuis des années.

Je me demande de quoi ont peur celles et ceux qui se cachent derrière cette violence à peine voilée. Définition du mot violence :

Selon l’OMS2, la violence est l’utilisation intentionnelle de la force physique, de menaces à l’encontre des autres ou de soi-même, contre un groupe ou une communauté, qui entraîne ou risque fortement d’entraîner un traumatisme, des dommages psychologiques, des problèmes de développement ou un décès.

Wikipedia

À votre avis, les VEO sont-elles de pures inventions exagérées ? N’y a t-il aucun changement possible dans les mentalités éducatives ? Est-ce une dérive de se questionner sur des pratiques éducatives du 20ème siècle ? Créons-nous une génération encore perdue ?

le talent de Bougribouillons

Mes valeurs ?

C’est le 6ème défi dans le grand défi de visibilité « j’ose être visible » offert par Delphine Debeauve.

Sans être difficile en soi, c’est une question qui m’a toujours posée problème, en entretien. Je ne comprenais pas que l’on me demande d’énoncer ce qui m’anime intrinsèquement. Je le vis et c’est visible. Ça ne s’argumente pas. Et puis si c’est important pour moi, je n’exige rien en retour.

Comme à chaque hésitation, j’ai zieuté le dico. Selon le Larousse internet :

Faire une liste de ce qui est posé comme vrai, beau et bien de mon point de vue, c’est possible mais pas définitif. Déjà, au bout de +40 années, je commence à trouver les qualificatifs « beau, bien et vrai » dénués de sens, trop vagues.

Je préfère donc « ce qui a du sens à mes yeux aujourd’hui, c’est d’explorer :

l’Être,

la conscience

et la présence.

Je sens que c’est le fondement et la base de tout, pour changer mon regard sur les expériences de la vie, telle qu’elle se présente à moi. Et si chacun.e commence à s’intéresser à cette aventure, mon petit doigt me dit que ça peut tout changer. D’abord Soi et le monde changera. Car Soi+Soi+Soi etc = un collectif harmonieux.

Il m’aura fallu plusieurs décennies pour l’envisager. Parce que c’est pas faute de l’avoir lu, entendu, répété de la part de plusieurs êtres humains ! Lao Tseu, Yeshua, Gandhi, Martin Luther King, Bernard Weber, Eckart Tollé etc.

Mes expériences professionnelles m’ont montrée que défendre une cause est un processus de longue haleine. Il n’y a rien à attendre, sinon c’est la déception assurée. Vivre ses causes c’est bien plus constructif mais sans y prendre garde, l’égo prend trop de place et c’est le burn-out assuré.

L’idéal reste pour moi de donner l’exemple et en même temps c’est lent, très lent. Mais qui est pressé ? La société que nous avons créée.
Exemple en crèche : c’est l’heure de la chanson du matin pour se dire bonjour, c’est l’heure de jouer, c’est l’heure du change, c’est l’heure de l’histoire le plus souvent TOUS ENSEMBLE même si les enfants n’ont pas envie. C’est l’heure du pipi. C’est l’heure du jardin, c’est l’heure de la sieste et c’est comme ça toute la journée. Et après on s’étonne que les enfants et les adultes soient épuisés, malades, ronchons…

Ma valeur aujourd’hui si j’avais l’occasion de travailler à nouveau en collectivité serait : La liberté sans horloge . Il se passe ce qu’il se passe quand il y a envie et besoin.

Accueillir la vie comme elle se présente.

Ça fait beaucoup à repenser, n’est-ce pas ? Qu’en pensez-vous ? Des idées à partager ? Comme chanter dans le jardin. Lire une histoire sans le groupe entier. Aller se promener sans destination particulière. Etc.

« Aide-moi à faire seul.e » ou l’autonomie Selon l’adulte

De retour sur fb

Depuis à peine… je ne sais plus, mais déjà trop longtemps !!! Me voilà à polémiquer…Pfff je suis irrécupérable. A croire que l’algorithme sait ce qui va faire réagir mon ego… C’est facedespion que tu devrais te nommer !
Suite à une publication proposée je ne sais par quel hasard facebookien, je vois un jeune enfant enfiler son manteau selon la technique « ancestrale » de l’école maternelle : au sol et par dessus la tête. La dénommée « technique du papillon ».

Je lis les commentaires…

Parce que j’aurai bien aimé être anthropologue, et puis c’est là que c’est intéressant, soyons honnêtes. Je commente (c’est plus fort que moi) en écrivant grosso modo que je n’ai jamais aimé faire ça, ni apprendre aux enfants à le faire parce que PAR TERRE C’EST SALE !!!!! Qui le serine aux enfants 100 fois par jour ? Les adultes !

Au nom de la sacro-sainte autonomie, la règle de base de l’hygiène part en fumée, juste le temps de permettre à l’adulte de gérer le groupe. Pas trop le temps de montrer comment faire, inlassablement pendant des semaines, voire plus. {C’est une vocation de montrer, de transmettre et d’enseigner}.

Les gens font ce qu’ils veulent.

Par contre dire que c’est la meilleure méthode et la seule, non.
Le sol n’a pas le monopole de l’autonomie, une fois que l’on est en position verticale. Le sol des crèches et des écoles est rarement nickel longtemps, qu’on l’accepte ou non. Enlever et enfiler son manteau se fait souvent dans l’entrée et/ou le couloir. Lieu de passage de centaines de semelles de chaussures qui piétinent des trottoirs très souillés, notamment en ville.

Et là, sous mon commentaire apparaît grosso modo que de toutes façons, c’est sale partout : les mains des enfants qui touchent à tout…Hum, merci pour le scoop. Prise au piège, je renchéris « et c’est une raison pour mettre les manteaux par terre ? ». Réponse « et chez vous c’est propre ?» Etc. À ce moment-là, je me rappelle pourquoi j’ai viré fb de ma vie il y a quelques années : les commentaires déplacés qui visent la vie privée.

Tout ça pour dire que fb c’est aussi chiant qu’inspirant. Dommage que tellement de gens confondent l’avis des uns avec la vie des autres.

Pour en revenir à ce que m’évoque cette technique, déjà utilisée dans les années 80 (et sûrement avant), qui n’a rien de révolutionnaire : elle mériterait de disparaître. Elle a fait son temps.

Mon partage sur fb.

Petites vidéos exemples, sur Crowdbunker.

Et l’entraide dans tout ça ?

Adulte, quand je galère à enfiler ma veste ou autre, il y a toujours quelqu’un.e pour m’aider. Alors oui, les enseignants ont « 30 manteaux à aider ». En crèche, c’est possible d’en faire un temps d’apprentissage ludique, sans pour autant utiliser le sol.

En connaissez-vous d’autres des méthodes pour enfiler seul.e son vêtement ? Je les lirai avec plaisir en commentaire.


Salut 2022 !

Je partage une publication de Charlotte Hoefman. Ses mots sont aussi ceux qu’il y a dans mon cœur. Je la remercie.


En direct du pays des Bisounours !

Quand j’évoque l’amour, cela n’a rien à voir avec le sentimentalisme. Personne n’a à se sentir obligé d’aimer qui que ce soit. Ne pas nuire (=juger = dévaloriser, jalouser, critiquer, étouffer, s’approprier…) peut suffire. Chacun joue son rôle dans cette grande pièce de théâtre, souvent de mauvais goût.

Je suis la première à supporter, de plus en plus difficilement, l’image et les voix des gens de la sphère politique. Je ne les vois que se quereller en public, sur les plateaux télévisés, dans l’hémicycle, partout. Je ne saurai même pas les aimer comme j’aime le chat chez qui je vis, le chocolat et le son des vagues sur le sable. Je suis donc mal placée pour encourager l’amour humain !

C’est surtout une forme de souhait pour l’humanité : parvenir à s’aimer ou au minimum s’accepter, jusqu’à l’Unité. Dans la variété et la différence ! Chercher et trouver ce qui nous relie et nous réunit. Au moins pour celles et ceux qui s’y sentent appelé.e.s.

Pour 2022, mon fil rouge est simple : incarner qui je suis et offrir cela à celleux qui en ont besoin. JE SUIS prête. JE SUIS là. JE SUIS DOULA. Encore EJE dans mon cœur.

C’est parti pour 2022 !

Mon projet d’accueil/Agrément Assistante maternelle

Je m’appelle Mickaëlla. Mon âge n’a vraiment aucune importance. Un chéri, deux fils et un chat partagent ma vie.

Au départ c’était pour dépanner mon entourage élargi que j’ai fait la demande de l’agrément d’assistante maternelle. J’ai choisi d’ouvrir cet accueil à des familles aux besoins atypiques : atypismes (TSA,TDA, TDAH, DYS, HPI…pour les enfants diagnostiqués ou non, jusqu’à 7 ans) troubles, déficiences, handicaps non moteurs (à cause des escaliers). Je reste disponible pour des dépannages, des contrats courts, des remplacements d’assistant.e.s maternel.le.s absents, etc.

J’évoque ici les grandes lignes pour les parents qui cherchent sur internet. Je partage sur ce site les valeurs qui m’animent. J’en regroupe quelques-unes dans ce bla bla. Pour plus d’informations, je suis joignable par courriel : pmickaella@protonmail.com

Formation

Diplômée éducatrice de jeunes enfants en 2007. Mon expérience professionnelle s’est déroulée en multiaccueils et en accueil social.

Accompagnante périnatale en cours, certifiée en décembre 2021 si l’Univers le veut. Je le veux donc ça se fera.

Logement

Maison en location avec 3 chambres à l’étage. Un jardinet permet des temps en extérieur. Le lieu a été visité par une puéricultrice de la PMI et a été validé aux critères du référentiel.

dans le lotissement

Etre assistante maternelle

J’ai suivi la formation obligatoire de 30 heures (pour les dispensées) et elle a été validée. J’ai mis à jour le PSC1 (premiers secours de base) en juin 2021. J’ai l’agrément depuis juin 2021.

Exercer en tant qu’assistante maternelle, c’est accueillir l’enfant et sa famille tels qu’ils sont, dans un lieu familial et sécurisant. Adapter l’accueil aux valeurs de la famille, en lien avec les miennes, dans une volonté de cohésion pour le bien-être de chacun et dans l’intérêt de l’enfant.

Mes valeurs

L’automie est essentielle dans ma pratique. L’enfant peut. Je suis toujours là s’il a besoin de moi, de ma présence, de ma parole et de mon regard. L’environnement est un lieu d’éveil au quotidien. L’enfant grandit avec le moins d’intervention possible. Son élan est protégé au maximum. L’enfant est libre de ses mouvements et de ses explorations puisque le cadre existe. Il découvre par lui-même en présence de l’adulte disponible.

exploration dans tous les sens

La place des parents dans l’accueil de l’enfant 

L’accueil se fait au plus près des demandes des parents en accord avec leurs valeurs et les miennes. Ils sont au coeur de cet accueil et je leur propose toujours d’échanger librement sur tous les sujets qui concernent leur enfant et son développement.

Le temps de faire connaissance

La « période d’adaptation« . C’est un temps pour lequel il est nécessaire de prendre le temps. L’enfant a besoin de repères dans un lieu et un entourage nouveau et inconnu, encore plus sans ses parents. Le temps de la transition dépend de l’enfant et de sa famille. Une progression est préférable. Prendre ce temps durant une période de disponibilité rend le tout plus serein. J’ai fait le choix d’accueillir un seul enfant afin de répondre à cette condition. Ce temps débute par la rencontre et se décline sur plusieurs temps d’accueil avec les parents et peu à peu sans les parents, sur des temps discutés au préalable.

Au quotidien

L’accueil à l’arrivée de la famille est l’occasion d’échanger. Sur l’état d’esprit de chacun : comment se sentent les parents et l’enfant ? Sur les anecdotes du quotidien que l’on souhaite partager. Sur les questions que chacun se pose. Sur le déroulé de la journée. Etc.

La vie est une source intarissable de découvertes. J’annonce donc que faire pour faire est selon moi contre-productif. Je ne serai pas la « nounou-activités ». Découvrir l’environnement prendra le temps nécessaire à l’enfant, il explorera tant qu’il en aura besoin. Avec des vêtements adaptés et une bonne lessive, tout est possible. Un enfant craint peu de choses. Ses limites sont surtout la peur des adultes. Sans le mettre en danger, un enfant peut évoluer dans l’herbe, l’eau, la terre par n’importe quelle météo. Là où je vis, il y a peu de chances de rester des jours enfermés dans la maison à cause du blizzard, par exemple. Le problème n’est jamais la météo mais l’équipement.

exploration de la cuisine

Durant les premiers mois de sa vie, les découvertes d’un bébé sont essentiellement corporelles. Concrètement, l’espace est adapté aux besoins de l’enfant. Un tapis est installé au sol, sur lequel l’enfant est en mouvement en fonction de ses capacités qu’il découvre avec son corps, en présence de l’adulte qui lui parle et/ou l’observe. Je n’interviendrai pas physiquement dans des acquisitions qui se font sans aide : les mouvements, les différentes positions, les déplacements, etc. Selon son évolution, peuvent être ajoutés des objets de la vie quotidienne. Je suis ouverte à la présence de jouets en quantité raisonnable. Le bébé a rarement besoin d’être stimulé et il n’a jamais besoin d’être éveillé. La vie est un éveil à elle toute seule. Selon les âges, tout est adaptable en fonction des envies et de développement de l’enfant. Je suis formée pour répondre à ses besoins. A la moindre question, nous échangeons et nous adaptons.

Les temps de repos

En fonction de son rythme, je propose des pauses, pour le sommeil ou un temps calme selon l’enfant. Un espace est dédié à ce temps selon les habitudes de l’enfant, en accord avec son développement. Je suis ouverte à différents couchages, dans la limite de mes capacités physiques. Tout se discute.

L’alimentation

Pour un bébé, les premiers temps, les repas sont fournis par les parents, qu’ils aient choisi l’allaitement au sein ou au biberon.

Au moment de l’introduction de l’alimentation solide, il est préférable que les parents suivent les recommandations de leur pédiatre ou médecin traitant et fournissent les repas en fonction du protocole choisi.

Quand l’enfant commence à exprimer son envie de manger comme les « grands », il est possible d’adapter le repas servi aux adultes aux besoins et à l’appétit de l’enfant. L’enfant grandit en imitant, il goûtera ou pas. Jamais il ne sera forcé, juste encouragé. A ce moment, je fournirai le repas, sauf si les parents préfèrent que l’enfant ait le sien.

pâtisserie

Hygiène

Les lieux sont régulièrement nettoyés et rangés. Ni trop, ni pas assez mais selon le contenu de la journée. Par exemple, si nous avons fait un gâteau, alors la cuisine aura besoin d’un nettoyage spécifique.

Soins

Le respect de la motricité de l’enfant m’amène à accompagner ses mouvements pendant que je change sa couche. C’est un temps à part entière, qui prend le temps qu’il faut, en fonction de l’enfant qui prend conscience de son corps. Il a besoin d’être accompagné dans le respect de son bien-être. De l’eau et du savon neutre sur un gant sont utilisés à chaque change.

La maitrise des sphincters (acquisition de la continence) vient toujours de l’enfant. Ce sujet est ouvert à discussion et échanges. Chez moi il n’y aura pas d’accidents mais des oublis ou des fuites car il n’y aura aucun dommages. Illustration de Fanny Vella

Maladies et médicaments

La loi Asap, toute récente, est censée éclaircir ENFIN l’opacité de la médication par les personnels éducatifs. Alleluiah ? Je ne m’oppose pas à proposer du paracétamol à un enfant qui supporte mal la douleur et/ou la fièvre. Par contre, je ne suis pas infirmière. Un Protocole d’Accueil Individualisé rend l’accueil des enfants malades chroniques ou allergiques bien plus simples.

Lieux ressources

Je fréquente régulièrement la médiathèque. Je prendrai connaissance du programme du Relais Petite Enfance (RPE ex-Relais Assistant.e.s Maternel.le.s). Ma commune met à disposition une aire de jeux sécurisées, des espaces verts etc.

avec le berger du village

Conclusion 

Mon expérience professionnelle, notamment dans l’écoute et observation active me permet de répondre au plus près des besoins de l’enfant et de sa famille.Les valeurs qui me sont chères sont la liberté, l’accès à l’autonomie, le savoir-être et la simplicité.

Contempler la Méditerranée

Jean Epstein : « L’enfant apprend d’abord en aimant puis en explorant »

La sacro-sainte Obéissance

Qui, que, quoi, dont, où ?

A laquelle, il s’agirait de se soumettre. Une sorte d’obédience aux lois de l’Absurdie. Amen amen. Est-ce une valeur ? Si oui, est-elle positive ? Notamment en 2021, pour bien planter le contexte. Est-ce qu’au plus profond de moi, je dois obéir ? A qui ? Pour quoi ? Au hasard : au tout-puissant dirigeant de mon pays ? Pour lui plaire, pour éviter les ennuis, par peur des représailles… ? Dans l’intérêt de qui ? L’intérêt collectif ? Mais en quel honneur ? Pas compris. Est-ce que ce serait vraiment l’anarchie si nous nous en tenions à notre propre pouvoir, sans le donner, en permanence, aux autres ?

Ma p’tite histoire

Pour le cadre de l’Education Nationale, j’ai été une « mauvaise élève ». Médiocre, dès le collège. A priori, sans le faire exprès, j’ai rapidement déplu aux autres, scolairement. Pourtant qu’est-ce que j’étais OBEISSANTE ! Non conforme mais SOUMISE. Devenue adulte, je suis loin de plaire à tout le monde, et tant mieux ! Qui a réussi cette performance ? Mère Teresa, peut-être…mais l’obéissance n’a rien à voir avec sa popularité.

Eduquée avec ce biais-là, j’ai moi-même mis en pratique l’adultisme, avec une volonté farouche d’obtenir la sacro-sainte Obéissance. Mes enfants en ont donc fait les frais. Mea culpa. La faute aussi à ces relents tenaces de société patriarcale, dont il est difficile de se débarrasser. J’évoque l’adultisme car il incarne à la perfection l’Autorité parentale et la toute-puissance des adultes. Qui exige l’obéissance ? Les adultes exclusivement.

J’ai désobéi

Je me suis rendue à Paris quelques jours, sans trouver d’alternative au pa$$e-partout. J’ai demandé à mon médecin traitant de superviser un auto-test. Donc, je suis partie avec mon papier prouvant ma SAINteté. Il m’a surtout servi à rendre visite à ma grand-mère qui survit dans un mouroir. D’ailleurs, va falloir qu’on m’explique : comment un papier empêche le virus de circuler ? Qui plus est dans un lieu où, à priori, tout le monde est protégé par la vaccination. Des membres de ma famille sont vaccinés. Ils ne se font plus tester et donc ne savent même pas s’ils sont malades. (Si j’ai bien compris, deux injections ne protègent pas suffisamment des variants de l’alphabet grec). Ils continuent pourtant de se rendre dans des lieux dits « à risque ».

Pour mon retour, aucune pharmacie n’a accepté de superviser mon test. Je l’ai donc fait seule. J’ai pris le train sans le précieux sésame, sans le fumeux QR code. J’étais prête à défendre ma cause, parce que rien n’est fait pour faciliter l’obtention de ce truc. C’est ouvert uniquement aux horaires de travail (même le samedi. Le dimanche, le virus ne circule pas) et il y a de l’attente…Si vraiment la pandémie était aussi grave, je n’aurai pas galéré à faire valider mon état de SAINteté santé (que je sois vaccinée ou pas).

6h30. Tout est fermé…

À mon arrivée, un jeune en blouse bleue m’a demandée mon passe. Je lui ai dis NON. D’une part, parce qu’il n’a aucun droit de me le demander dans l’enceinte de la gare qui n’y est pas soumise. D’autre part quelle est sa fonction ? Est-il assermenté pour exiger de moi quelque chose de confidentiel ? Non. Donc non. C’est tout simple. Désolée pour lui qui a sûrement trouvé ce job à la con pour avoir un peu d’argent. Evidemment, il m’a laissée tranquille. Je le voyais mal appeler la police. Elle a quand même des affaires plus urgentes à traiter. C’est une toute petite illustration d’une de mes désobéissances au quotidien.

Adulte VS enfant

Je suis adulte, je me le permets. Un enfant est souvent à la merci du monde des adultes touts-puissants. Aucun adulte ne supporterait la pression permanente endurée par les enfants. Il suffit de se mettre quelques instants dans leurs chaussures.

Hier mon fils m’a montrée la manière dont était évalué son comportement durant la journée, avec un code couleur…et sur des critères spécifiques. Celui qui m’a le plus choquée c’est : « je me suis levé ». L’être humain est une espèce en mouvement. Il a BESOIN de bouger. Son corps est vivant par définition. Un enfant encore plus. Pour moi, c’est une torture d’exiger d’un enfant qu’il arrête de bouger et pourtant je le fais. Je demande souvent à mon fils de cesser de gigoter. Il est incapable d’obéir à cette injonction donc tout ceux qui l’exigent, moi la première, perdent leur temps et leur énergie. Malheureusement il est le seul à payer, soit il est grondé, soit il a un code couleur qui montre du doigt qu’il a désobéi.

C’est un sujet sur lequel je peux être intarissable. Je m’en tiendrai là. Honnêtement, je n’ai jamais retiré de satisfaction à l’obéissance de mes enfants. Je me sens plutôt mal après qu’ils aient obtempéré. Je préfère privilégier leur coopération, de leur plein gré. C’est un travail de longue haleine de ne pas vouloir avoir le dessus sur plus jeune que soi. D’ailleurs ça ne fonctionne pas du tout à tous les coups et curieusement, je suis soulagée qu’ils s’opposent à ma volonté.

Au final, le code couleur de l’école, je l’associe à l’humeur des adultes. Clairement chez moi, c’est souvent l’humeur qui dirige certaines périodes du quotidien. Quand je suis atrabilaire, comme Émile… Tous aux abris !!! Mes enfants le savent et je redis qu’ils ne sont jamais responsables de mes humeurs. Ce serait plutôt à moi, de faire un tableau avec un code couleur pour prévenir de mes acrimonies.

Si j’avais eu une vocation…

Si j’avais su quoi faire dès le collège, j’occuperai sans doute un poste, quel qu’il soit, en fonction de mon niveau scolaire, médiocre.

Si j’avais suivi la logique du parcours après le bac STT, je serai secrétaire ou assistante de direction suite à un BTS.

Si j’avais continué les études d’histoires de l’art et d’archéologie, je serai peut-être employée dans un musée ou autre.

Si j’étais restée à l’audition pour la compagnie Karine Saporta, je serai peut-être en tournée dans une troupe de danseuses et danseurs.

Si j’avais été au bout des études entamées en théologie protestante, je prêcherai tous les dimanches en tant que pasteure dans une petite paroisse, quelque part dans le monde.

Si j’avais suivi la cohérence de ma formation d’éducatrice de jeunes enfants, je dirigerai une structure d’accueil petite enfance ou je serai coordinatrice dans une municipalité.

Au lieu de tout ça, je cherchais encore ma voie en 2020. Tous ces « si » sont autant de vies parallèles que je n’ai pas empruntées. Parce que ce n’était pas aligné avec ce que je suis. Tout ce déroulé aurait été peut-être plus fluide si j’avais su qui je suis dès le départ. Or l’école n’aide en rien à se connaître soi-même, ni même à découvrir ce pour quoi l’on est doué.e.

Aujourd’hui, je sais que JE SUIS, c’est déjà ça. Qui ? C’est encore un bout de chemin à parcourir. C’est comme-ci j’attendais toujours mon ordre de mission sur Terre…Mais que suis-je venue faire dans cette galère ? Mystère.

Doula semble être une étape. Ultime ? J’aimerai tant. Ne pas savoir quoi faire de sa vie, c’est usant le plus souvent, surtout pour les proches.

La vocation, c’est tout de même enviable : suivre un tracé jusqu’à un objectif précis et l’atteindre. J’ai l’impression que c’est plus simple. Moins compliqué que d’errer, sans but, d’un intérêt à un autre intérêt dont je fais le tour en moins de deux années…

A défaut de trouver MA voie, j’aspire à en trouver UNE. Je pense avoir ressenti ce qui l’entoure. Il est toujours temps après la quarantaine !

Ce blabla pour les autres comme ça, qui cherchent, cherchent…Des chercheurs et chercheuses de leur potentiel : ce qui fait vibrer leur coeur. Parce que c’est là, forcément, quelque part. Nous avons tous un potentiel, mais lequel ? Et quoi en faire ?

Ce qui fait briller ta lumière, toi seul.e sait où c’est caché. Quand tu accèdes à ta magie, ton âme agit.

Charlotte Hoefman

Carte de visite

Verso

Voici ma première tentative de carte de visite. Un premier contact pour de futures belles rencontres.

Ça ne me rend pas vraiment prête à me lancer en tant que doula, encore moins à renoncer à ma casquette d’Éducatrice de Jeunes Enfants. Les deux figurent sur la carte.

Cela dit la formation se terminera en décembre. Aucun risque que j’aille plus vite que la musique. J’ai encore à réfléchir à la doula que j’envisage d’être, même si quelques doutes m’assaillent.

Je croise tous mes doigts pour parvenir au bout de la formation d’Envol & Matrescence vues les circonstances surréalistes. Ainsi j’aurai une autre corde à mon petit arc.

Etre doula consistera, pour moi, à essentiellement me rendre disponible aux besoins exprimés par la famille, les parents en devenir.

En tant qu’EJE, je peux déjà vous accompagner dans vos questionnements éducatifs au quotidien avec votre enfant.

Top 9 des films de ma planète

Récemment, je me suis posée la question des films qui ont jalonné ma vision du désir et de l’attente d’un enfant, de la naissance, de la maternité, de la petite enfance, de la parentalité et de la famille. Combien m’ont marquée ? 9, comme une grossesse.

Dans le désordre :

Vu dernièrement : la tente écarlate. La naissance et la maternité dans toute leur splendeur et leur vulnérabilité. La filiation y est primordiale et paradoxalement si fragile à cette époque. Etre fille ou fils de et parfois ne plus jamais revoir ses proches, tout est possible. Le destin est souvent tragique.

Le premier cri

encore éblouie par tant de beauté brute ! La naissance reste l’événement le plus douloureux de la Vie, quand la mort est une délivrance (en tous cas chez les orientaux).

Away we go

Tellement de rires, d’émotions et de réflexion !

Brodeuses

Vu avec ma promo EJE, pendant la formation. Magnifique film français qui a réussi à m’emporter à la découverte du monde de la broderie !

Juno

mes souvenirs sont lointains. J’avais autant ri que rempli mes yeux de larmes.

Bébés

une pépite avec des bébés tellement attachants. C’est bien le seul que je peux voir et revoir, sans fin.

Tully

Tellement réaliste. Etre mère c’est rarement « que du bonheur » au quotidien.

Un coup de cœur ou au cœur, j’hésite : Captain Fantastic. Une ode à la famille LIBRE !!

Unique film, dans lequel la relation mère-enfant, m’a fait pleurer en sanglots incontrôlables, dans une salle de cinéma : la passion du Christ, de Mel Gibson… Chéri ne savait plus quoi faire et moi non plus. Je serai incapable de le visionner une seconde fois.

@jout : Ma mémoire a retrouvé un dixième film et coïncidence, c’est Mémoire effacée : ce lien indestructible entre une mère et son enfant, jusqu’à la fin. C’est puissant.

Je remarque qu’il y a très peu de films français. C’est rare qu’ils me fassent vibrer, rêver ou même me sentir concernée. Je les trouve, souvent, trop exagérés, voire caricaturaux. « Je veux tout » et Enorme m’ont exaspérée.

Quels sont les vôtres ? Partageons, pour compléter nos coups de cœur les un’e’s les autres ?

Cœur de doula

Cœur de doula de Sandrine Lebrun

J’ai profité d’un long trajet pour le lire, presque d’une traite. Ce n’est pas le genre de livre que je peux lire en plusieurs fois, ; sinon, j’arrête de m’alimenter et de m’occuper du reste… mon monde cesse de tourner quand je lis un livre-pépite. Cœur de doula en est un, en toute subjectivité puisque je parle de mon ressenti.

C’est, en effet, le livre à lire pour découvrir et pourquoi pas s’ouvrir à cette activité qui émerge depuis la fin du 20ème siècle et qui pourtant existe depuis toujours, ne portant souvent pas de nom à proprement parler.

Ce qu’en dit Wikipedia : « La doula ou accompagnante est disponible pour le couple dès la grossesse, pendant l’accouchement et parfois jusqu’à plusieurs mois après la naissance. Elle apporte un soutien émotionnel et pragmatique, offre une écoute, répond aux questions, discute des problèmes rencontrés et aide à trouver, si possible, des solutions. »

J’évite soigneusement de dévoiler le contenu des livres qui nourrissent mon âme. Quand un livre m’attire, je regarde parfois les avis des autres. Souvent je me fie à mon intuition et elle ne se trompe que rarement.

Les futurs parents et les parents ne savent pas tous qu’il leur manque un lien, une transmission, une présence, tout simplement. Une figure disponible et à l’écoute. La doula remplit ce rôle depuis la nuit des temps. Elle était soit la mère, la grand-mère, la sœur, une femme du village…une femme de l’entourage proche ou moins proche de la future mère.

Si vous ressentez ce manque, ce vide, la doula peut vous guider vers ce qui le comblera et qui est déjà en vous.

Je ressens la doula comme le kintsugi japonais, dans le sens où elle crée du lien. Elle permet aux couples de combler ses « fissures » sur la grossesse, l’accouchement, l’allaitement, la parentalité…« La philosophie du Kintsugi peut vous accompagner tout au long de votre processus de guérison, jusqu’à retrouver vous-même votre unité et tout votre éclat. »

Je pense, et cette pensée ne tient qu’à moi, que je suis née doula. Avec un passé d’ancêtres liés à l’esclavage (des deux côtés : esclave et esclavagiste), me rendre disponible pour servir le couple, la femme enceinte, les futurs parents et les tous nouveaux parents, prend tout son sens et équilibre les lignées.

N’étant pas formée spécifiquement à l’accompagnement autour de la grossesse, j’offre néanmoins mes compétences aux couples, dès le désir d’enfant pour répondre à leurs questionnements sur les différentes étapes qui amènent à la parentalité. Je me base sur ma formation d’éducatrice de jeunes enfants, spécialiste de la psychopédagogie, du développement de l’enfant, sur mes diverses expériences personnelles de mère et professionnelles auprès de femmes enceintes.

Pour approfondir :

Association doulas de France

A fleur de naissance

Connaissiez-vous la doula ? Qu’est-ce qu’elle vous inspire ? Je lirai avec plaisir vos commentaires.