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Tomber le masque ?

Je parlerai des enfants, parce que mon avis sur la question ne fera pas l’unanimité et ce site n’est pas un lieu de polémique.

J’ai reçu, ce matin, un mail me faisant part d’un nouvel article des Vendredis intellos : arrêt du port du masque à l’école.

Ce témoignage me fait chaud au coeur. J’avais été étonnée des réactions quand j’expliquais que mon fils avait préféré le porter et que j’avais respecté sa décision. Avec du recul, le « danger » observé est une confusion de certains sons qui ralentissent encore la compréhension.

Aujourd’hui, à 7 ans et demi, (soit « 10 mois » d’école après), il exprime qu’il n’en peut plus, ça l’étouffe et je le comprends. J’ai passé 1h30 masquée, assise, dans sa classe pour la réunion de rentrée, j’ai cru que j’allais tourner de l’oeil. Quand il sort à 16h, avec le masque sur le menton et bien je ne vais pas lui faire de reproches, hein. Il a le droit de respirer correctement, bordel que diable diantre !

Hélas, nous faisons partie des départements qui n’ont pas encore cette chance d’arrêter de le porter. Je n’ai pas compris les raisons avancées par les bonimenteurs. Par contre, mon fils m’a entendue en parler et m’a demandée pourquoi des enfants avaient le droit de ne plus porter de masque et pas son école et lui.

Et là, ça me questionne. Parce qu’il est évident que l’on nous prend quelque peu pour des demeurés. J’ai regardé la TV pendant 4 jours à Paris et les infos qui se disent dans cette lucarne sont une insulte à notre intelligence. Bon, c’est pareil sur la toile, j’admets. Et en même temps sur le net, je choisis ce que je lis ou veux entendre. A la TV, j’ai eu beau zapper, j’ai entendu les mêmes billevesées sur plusieurs chaînes, sans parler des publicités de propagande à vomir…oups, je digresse.

La France dévie, de plus en plus insidieusement, de la liberté, de l’égalité et de la fraternité. Finalement peu de français s’en rendent compte. Comme dit une doulamie, si nous pouvions simplement nous accepter les uns les autres tel.le.s que nous sommes, le monde changerait déjà tellement (en mieux) !!

y’a des masques plus fun que d’autres

@jout

L’actue comme tu ne l’as jamais vue

Au pays des droits de l’Humain

J’ai nommé la France. Avec pour preuve sa devise :

« En tant que Français on pense que chacun d’entre nous naît libre et à égalité avec les autres. On pense aussi qu’on doit, pendant notre vie, faire preuve de fraternité, aider les autres. Ces valeurs font notre fierté et nous représentent partout dans le monde. »

Je vis dans ce pays, depuis ma naissance il y a un certain nombre d’années, grâce à des parents natifs d’un département d’outre-mer. J’ai pu vérifier cette devise la plupart du temps. Tout est relatif et les français sont mieux lotis que d’autres. Cela dit, ce n’est pas parce que c’est pire ailleurs qu’il n’y a pas de danger.

Je ne ferai pas de bilan pour chaque mot de cette devise, un des gros chantiers est tout de même l’égalité des genres…C’est très lent. Il y autant de causes que d’inégalités…c’est dire !

Comme je suis en vacances, j’avais envie de questionner la liberté.

Article 10 : « Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la Loi. »

Mes opinions troublent-elles l’ordre public ? L’ordre public établi par la Loi, en ce 16/08/21 est le laissez-passer sécuritaire le passe sanitaire. De ce que j’ai compris, on s’en fout de mon opinion, donc j’en conclus que je ne trouble pas l’ordre établi en n’utilisant pas ce « sésame des divertissements ». Je suis incapable de mettre en pratique quelque chose que je trouve incohérent donc incompréhensible. (je suis obligée d’avoir un passe-partout pour entrer au camping avec piscine…mais je peux y rester le temps que je veux ? Donc attraper le virus et contaminer à l’intérieur et peut-être ne jamais le savoir ? Hein ???)

Quelle chance d’avoir pour habitude de contempler la Nature ! Sinon, je serai tellement malheureuse de ne plus pouvoir aller au restaurant en terrasse, au cinéma, dans les musées, dans les temples de la consommation de plus de 20000km2. Ah, il y a aussi les activités de plein air…Finis les accrobranches, la piscine extérieure… ça c’est pas cool pour les enfants.

Tristes vacances ? A vous de me dire. En tant que française de la classe moyenne, je me considère comme privilégiée par la vie : je peux partir en vacances, j’ai un toit sur la tête et je mange à ma faim.

Avons-nous l’air de souffrir de privations ?

Ma passion c’est la nature, l’observation de la faune et la flore. Pour l’assouvir j’ai quitté Paris (c’était moins évident même si c’était possible). Pour les extravertis, les restrictions n’empêchent personne de faire des rencontres.

Depuis le 9 août, le cadet me demande régulièrement d’aller à la piscine ou de faire de la luge d’été. Et je lui réponds sans lassitude, qu’exceptionnellement, ses loisirs sont mis entre parenthèses parce que je ne cautionne pas l’obligation de prouver mon état de santé, qui est et restera soumis au secret médical. De fait, il subit mon choix puisqu’il est mineur parce que je ne suis obligée de rien.

Pour l’instant, les vacances me protègent de ce passe passe passera la dernière la dernière… A la rentrée, le temps des choix bien plus importants arrivera : comme me rendre dans la capitale et devoir prendre le TGV ( et refuser le bracelet bleu de la SNCF) pour une formation déjà commencée. Tenir ma promesse d’aller voir ma grand-mère en EHPAD.

Côté fraternité, je ne me sens pas encore comme une paria. La sororité, même à distance, est un réel baume au coeur et je remercie les doulamies pour leur soutien, même pendant les vacances <3 (j’en ai eu des moments de panique !) <3

Je termine ce blabla par cette vidéo qui résume magnifiquement mon opinion :

Merci encore Flora Hébrige

En chanson :

21 années de maternité

21 ans en 2021


Il y a vingt et une année, l’aîné faisait de moi une mère. Je vous épargne une ode à la maternité. C’est de mon point de vue, très loin de n’être « que du bonheur ». {Cette expression me donne la nausée.}

J’ai voulu être mère. Je me souviens m’être adressée au Grand (manie) Tout, à l’Univers. A l’époque je disais encore Dieu, j’étais étudiante en théologie. Je lui avais dit que j’étais prête soit à :

  • Fonder une famille, à condition de rencontrer le partenaire capable de me supporter longtemps (= toute la vie)
  • Œuvrer pour Dieu, en entrant dans une vie de contemplation et de prières. Lui, Il était capable de me supporter ad vitam eternam.

Parce que la maternité n’a jamais été une étape obligatoire dans la vie d’une femme. Ni le mariage. Ni rien. La maternité était donc une option qui faisait partie de mes choix.

Il y en a qui disent qu’être mère ça devrait se mériter. Quels pourraient être les critères ?! Ce serait insensé.

A l’arrivée du premier, j’ai ressenti le poids de la responsabilité éternelle en simultané avec un Amour fulgurant, éternel aussi, ou plutôt inconditionnel. Pour le second, j’étais loin d’imaginer qu’il était possible de ressentir, à nouveau, un tsunami aussi gigantesque. Rien à voir avec l’instinct maternel. C’est impalpable et difficile à expliquer. Je ne sais même pas si tout le monde ressent cela.

Ce merveilleux ressenti est rapidement recouvert des préjugés et préconçus sociétaux. C’est en cela que l’instinct maternel est devenu une légende : la société que nous avons créée, nous en a littéralement dépossédées ou nous l’a fait croire. Si vous êtes suffisamment armée, alors cet Amour inconditionnel prendra sa place, sinon vous serez submergée par le poids du « c’est comme ça qu’il faut faire ». Comme pour accoucher.

Tout ça pour dire qu’il m’a fallut 21 ans pour comprendre que j’avais mon propre pouvoir (=je peux) et que je l’ai à peine utilisé. Est-ce que ça a un goût de gâchis ? Un peu oui.

En 2021, le monde a changé et continue de changer, peut-être trop rapidement. Même s’il est flou et semble chaotique, j’entrevois une prise de conscience positive. Une lueur d’espoir, au bout d’un long tunnel de pseudo liberté, qui de plus près ressemble presque à de l’obscurantisme. C’est écrit, au risque de passer pour une rebelle sans foi ni loi.

Aujourd’hui, je suis prête à œuvrer pour que l’être humain :

  • Naisse grâce à son pouvoir et celui de sa mère et de sa famille = « je peux enfanter sans assistance et privilégier la présence de qui je choisis ».
  • Grandisse grâce à son propre pouvoir = « je peux décider, je peux apprendre à mon rythme ».
  • Vive son propre pouvoir = « je peux vivre MA vie avec MES choix ».

En conclusion, je suis prête pour la réLOVution. Et vous ?

Obligation vaccinale 2018

Je suis EJE, je ne suis sûre de rien d’un point de vue « médical » et « scientifique » sur la question du vaccin.

En tant que mère, je suis peu informée…même si je sens bien qu’aucun industriel pharmaceutique ne mérite ma totale confiance. Hélas, je suis peureuse. J’ai une trouille bleue du tétanos et autres horreurs. Mes fils sont donc vaccinés au minimum pour le cadet, au maximum pour l’aîné.

Il n’y a que certains rappels pour lesquels j’ai tenu tête à la pédiatre du cadet. Celle de l’aînée avait toute ma confiance. Quant à moi, je dois avoir reçue la panoplie complète…j’en conserve des traces.

Cela dit cette histoire d’obligation me chiffonne. J’aurai détesté être obligée. Si je l’avais été, j’aurai exigé un bilan complet pour mon enfant avant chaque vaccin, comme le mentionne la loi. D’ailleurs si j’avais eu connaissance de ce droit avant cette polémique, j’en aurai fait usage. @jout : suite à une « épidémie » de rougeole dans quelques villes françaises, j’ai demandé à la nouvelle pédiatre de mon fils ce qu’elle pensait de la seconde injection du ROR pour Cadet. J’avais refusé de la faire peu après la première. Il faut savoir qu’elle est proposée arbitrairement simplement au cas où la première n’a pas « fonctionné ». Or le seul moyen de savoir si c’est bon ou non est d’effectuer une sérologie. Ok alors faisons ça, lui ai-je dit, encore une piqûre cela dit… sauf que ce n’est pas pris en charge par la sécurité sociale ! Aberrant. Du coup, il a eu la seconde injection sans vérifier s’il était suffisamment immunisé par la première.

Et puis nous avons des droits, il me semble, en tant que patient et responsables légaux de nos enfants. C’est peut-être une bonne intention pour la collectivité d’étendre la vaccination, mais la présenter de manière répressive, en obligeant, c’est infantilisant et ça ternie cette pauvre République (déjà bien entamée). Y’en a marre d’être mal informés ou de devoir chercher la bonne information comme une aiguille dans une meule de foin.

Que dit la loi ? @jout : loin de moi l’idée de vous dire quoi faire hein ? Non, non, non. Mais faire un choix en conscience, c’est bien aussi.

Comment surseoir à la vaccination ? 

De quoi entamer un bras de fer avec l’Éducation nationale.

C’est le pied ! mais comment ça marche ?

Les pieds des bébés selon le métier d’éducateur de Jeunes Enfants :

Pieds nus !!!

Je partage l’avis de kinésithérapeutes sur la question des pieds des enfants : nus ou pas ?

Oui, pour l’aspect sensitif : le pied nu apporte des informations tactiles, de la connaissance. Le pied va ainsi rencontrer le chaud, le froid, le rugueux, le doux, un obstacle ou pas. C’est l’adaptation du corps à l’environnement grâce à cette expérience du toucher par le pied. Il permet une action sensitivo-motrice et contribue à l’acquisition progressive du schéma corporel.

Pour l’aspect mobilité : dans la chaussure, le pied forme un tout, l’articulation de la cheville et toutes les articulations du pied sont immobilisées. Lorsque le pied est nu, les articulations sont mobiles et permettent un travail musculaire totalement complet et donc fondamental dans la motricité et les différents apprentissages (par exemple la marche).

Le port des chaussures trop tôt avant que la marche assurée soit acquise peut avoir une influence néfaste sur l’adaptation à la position debout dans la vie d’adulte (ex : de nombreuses rééducations). La chaussure empêche ou limite la flexion dorsale (orteils vers le haut) qui est nécessaire dans la marche. Des réactions en chaîne de mauvaises postures peuvent ainsi s’installer et provoquer des douleurs.

La main est un outil du développement de l’intelligence. Le pied nu est aussi l’outil qui permet à l’enfant d’être mobile, actif, prudent, curieux, libre, à l’aise… Pied nu, il lui est possible de pousser sur les orteils pour avancer, se positionner, le pied le stabilise dans ses postures (avec des chaussettes, ça glisse !). »

Puisque le sujet c’est le pied, je ne résiste pas à la tentation de partager l’avis d’une psychomotricienne sur le youpala/trotteur :

youpala

« Le youpala ne présente aucun intérêt dans l’acquisition de la marche de l’enfant. Car la marche est un long processus physiologique qui s’acquiert par étape. »

Pour marcher, il faut d’abord que votre enfant puisse tenir en équilibre sur ses deux pieds. Avant de s’élancer vers la bipédie, l’enfant passe naturellement par l’expérimentation de diverses postures au sol: le ramper, le quatre pattes…

Au cours de ces étapes, il expérimente ses points d’appuis corporels: Comment au gré de chaque déplacement, il met en déséquilibre son corps et surtout comment il le rééquilibre pour avancer. Notamment, au cours de ses déplacements à quatre pattes, l’enfant explore la coordination de ses jambes et de ses bras, alternance que l’on retrouve aussi dans la marche. C’est naturellement, sûr de ces appuis et du maturissement physiologique de ses muscles, de ses articulations, que votre enfant se mettra debout en s’appuyant sur les objets de la maison: pied de table, canapé… 

Il expérimente déjà, la position de son centre de gravité, nécessaire à la bipédie, avant de s’élancer de manière autonome. Avancer un pied devant l’autre est un acte déséquilibrant, nécessitant en permanence d’être rééquilibrer : d’où l’importance des assises posturales des pieds, des jambes et du bassin, explorées par l’enfant, lors de ses déplacements au sol.

 

La marche assistée par le youpala : quels impacts sur la posture et l’acquisition de la marche ?

Mettre l’enfant debout de manière assistée ne permet pas l’exploration des appuis plantaires (pieds) et posturaux (bassin et colonne vertébrale). La mise prématurée à la station debout, se fait souvent en inadéquation avec le développement musculaire de l’enfant.

L’enfant est souvent suspendu dans son trotteur, se déplaçant avec l’impulsion de ses orteils plutôt qu’avec celle de ses talons. Cela ne permet pas la synergie des articulations des chevilles, des genoux et du bassin. De même, les roues donnent un faux rythme au déroulement de la marche. Celui-ci ne pouvant pas gérer le mouvement « d’équilibre-déséquilibre » nécessaires pour avancer un pied devant l’autre. Les difficultés de coordination peuvent ainsi davantage se manifester. Dans un youpala, l’enfant n’expérimente pas les points d’appuis posturaux nécessaires à la station debout et à la marche: il s’appuie peu sur ses jambes.

Mon enfant ne marche toujours pas, quand dois-je m’inquiéter et que faire ?

La marche s’acquiert entre 12 et 18 mois. Elle dépend du développement neurologique, musculaire mais aussi psychologique : se détacher et prendre son envol pour se déplacement au risque de tomber et de se relever. L’acquisition de la marche dépend donc du rythme d’évolution personnel de votre enfant. Certains enfants se développent par « secteur », étant plus moteur ou plus dans le langage ou combinant les deux à la fois. L’authenticité développementale de votre enfant doit être prise en compte avant de vous inquiéter.

Les consultations régulières avec votre pédiatre (ou médecin généraliste) vous permettront de faire le point quant à l’acquisition de la marche de votre enfant : maturité physiologique des muscles, maturité psychique de votre enfant (s’élancer, gérer les diverses sensations provoquées par les mouvements de déséquilibre-équilibre…) N’hésitez pas à le solliciter pour échanger sur vos inquiétudes. Si votre pédiatre constate ou s’inquiète du retard que peut avoir votre enfant, il peut vous conduire à d’autres consultations complémentaires et plus spécialisées (Médecin de médecine Physique et de Réadaptation ou psychomotricien si un retard de développement psychomoteur général est associé).

De votre côté, pour maximiser l’acquisition des points d’appuis corporels de votre enfant, n’hésitez pas à jouer au sol avec lui, de le faire se déplacer pour aller chercher des objets, de le faire venir vers vous grâce à ses propres moyens : ramper, quatre pattes ou autres techniques qu’il aura développé tout seul. Ne le sollicitez pas trop car il est vite fatigable et surtout restez dans le plaisir du jeu. »

Mon avis personnel a peu d’intérêt. Mon avis professionnel est le suivant : le seul endroit où j’ai trouvé que c’était judicieux et même nécessaire d’aider un enfant à être en position debout est l’Institut d’Éducation Motrice. Grâce au déambulateur, des enfants qui ne marcheront jamais de façon autonome connaissent tout de même les sensations de la marche et de la verticalité.