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Les louveteaux de la louve blanche

Avant même que la formation Envol et Matrescence commence, j’ai partagé un rêve avec les femmes qui allaient devenir des doulamies. C’était dans la nuit du 29 au 30 janvier 2021. J’ai assisté à la mise bas d’une louve blanche. J’ai accueilli ses quatre louveteaux.

C’était un rêve en images, avec un scénario qui avait du sens dans son improbabilité. Au réveil, j’étais perplexe et stupéfaite de m’en souvenir comme si j’y avais vraiment été.

Le rêve

Je regardais des loups dans un enclos, au milieu d’une ville. Au signal d’un son que j’ai entendu, ils ont sauté hors de l’enclos. J’ai entendu dans ma tête qu’ils avaient très faim. Les gens hurlaient de peur. Les loups n’attaquaient personne, ils reniflaient. Je leur ai ouvert la porte d’une boucherie.

Dans la pénombre d’une pièce, j’ai distingué une louve blanche au sol. Quand elle m’a vue, elle s’est transformée en humaine aux cheveux blancs et j’ai vu son ventre rempli. Elle s’est mise à quatre pattes et des louveteaux sont sortis un à un. Quatre petits tous blancs que j’ai réceptionné dans mes mains en disant aux deux premiers « bienvenue dans l’ombre » et aux deux suivants « bienvenue dans la lumière. »

La signification du rêve ?

C’est rarissime pour moi de rêver de manière aussi nette. Avec un scénario tellement étrange et beau à la fois. Si ce rêve a une signification, je n’en ai encore pas saisi le fil.

Le seul indice trouvé sur le sujet est mince : « Que le loup apparaisse sous forme physique ou dans un rêve ou méditation, il peut révéler que vous avez tendance à utiliser votre intuition pour saisir ce qui se passe dans votre vie ».

Un rêve est une pièce dont le rêveur est à la fois la scène, l’acteur, le souffleur, le metteur en scène, l’auteur, le public et la critique. Carl G.Jung


La louve blanche Jonna Jinton

Tomm MOOREWolfwalkers

@Antisava après la Bulle des doulamies

Hier soir, j’ai aperçu la vidéo de Johanna Awakening dans les notifications youtube. Je ne l’ai pas regardée mais j’ai trouvé le concept original. J’aime pas dire « ça va » mais je le dis aussi parfois.

Suite aux 3 jours de programme intensif de la formation en Doulisme, je me suis dit que ce serait drôle de me prêter au jeu.

Merci Johanna, je ne connaissais pas ce jeu

Quand j’étais petite c’est à partir du collège que j’ai des souvenirs. Je voulais être reporter photographe.

La dernière fois que j’ai été émue c’était jeudi en compagnie de ma grand-mère qui a validé avec enthousiasme le célibat, sans enfants de ma soeur. Et puis vendredi, samedi et dimanche avec les doulamies. J’étais plus bouleversée que émue.

Ça me plairait de dîner avec les doulamies, mais c’est loin d’être simple pour moi.

La moi de 15 ans aurait peut-être voulu entendre que ses choix n’étaient ni bons ni mauvais, juste des choix.

3 grands rêves :

  • Être sereine
  • Etre tisaneuse
  • Parcourir le monde

Dernier moment d’audace : prise de parole dans le groupe des doulamies. Pas envie de détailler.

Dernier fou rire : toute l’après-midi de dimanche pour tellement de raisons et dans un tel état de saturation sensorielle et intellectuelle que je ne saurai détailler.

J’ai dit merci à 18 êtres extraordinaires parce qu’ils sont là.

Il est 07h07 quand j’écris ces mots : j’aime Paris encore tranquille, quitter Paris détendue, rentrer chez moi.

Si je meurs dans 1 an, je ne change rien, sauf peut-être l’envie de voyager. Encore faudrait-il que le monde n’ait plus une peur insensée d’un virus…

J’apprécie particulièrement les 17 doulamies et LE sage-femme. Je connecte de manière plus évidente avec l’une d’entre elles, elle se reconnaîtra. Ça ne s’explique pas.


C’est pas ici que je vais raconter ce que je n’ai jamais raconté à personne.

La meilleure chose qui pourrait m’arriver c’est de vivre sans argent.

Je suis reconnaissante d’être entourée d’amour.

Tous les épisodes de ma vie, difficiles ou non, font celle que je suis aujourd’hui. C’est dans le temps que j’évolue.

J’adorerai le super pouvoir de me téléporter pour éviter de prendre l’avion.

Même si nous en avons marre de l’entendre et de le lire, il n’y a rien à changer dans le monde. C’est à chacun.e d’entre nous d’incarner le changement que nous voulons voir. Je travaille à changer ma confiance en moi pour la rendre plus solide.

Je tenterai bien d’échanger ma place une journée pour celle d’un.e musicien.ne dans un orchestre et expérimenter de jouer d’un instrument.

Chez moi j’aime savoir dire non, écouter et m’écouter.

S’il me restait un objet : un livre qui se relit sans fin. Je n’ai pas encore trouvé lequel.

Les 5 tibétains sont en cours de lecture comme habitude matinale à venir.

Je ne suis pas le maître du monde, ça doit être tellement chiant comme place. Pour éradiquer la faim dans le monde, j’imagine qu’il est necessaire de comprendre pourquoi des humains veulent tout garder pour eux…


Si je pouvais revoir quelqu’un.e qui est mort.e, je pense que c’est parce qu’il ou elle aurait quelque chose à me dire et non l’inverse. La seule fois où j’ai pensé que mon arrière grand-mère avait un message, c’était compliqué à recevoir.

Si je gagne au loto, je libère la maison que je loue. Je m’installe dans un van en famille et je parcours le monde. Ensuite nous nous installons dans un eco-village qui nous correspond et nous vivons du local de saison avec le plus d’autonomie possible, en finançant des projets qui nous tiennent à coeur.

L’hébreu moderne est une langue qui m’intéresse.

Les compétences qui me manquent sont nombreuses. Ça me faciliterait la tâche de mieux visualiser dans l’espace et dans ma tête, d’être plus à l’aise avec les chiffres et de réussir à accueillir les émotions sans être envahie.

J’ai souvent été intriguée par lépoque des années folles. Y vivre pas vraiment, mais y faire un tour, pourquoi pas.

Me réincarner en Nessie ça serait chouette. Au moins on lui fout la paix.

Les profs ont-ils vraiment le pouvoir de changer quoique ce soit dans ce système ? L’union fait la force cela dit. Ils sont plus nombreux que les bureaucrates qui les dirigent… Je suis incapable de me mettre dans la peau d’un.e prof, je ne comprends pas l’éducation nationale.

Sur une île déserte avec de quoi boire et manger, je prendrai le livre qui se lit sans fin, un opinel, une lampe de poche solaire et c’est tout.

Ma journée idéale seule et/ou en famille

  • Réveil quand j’ai assez dormi
  • 5 tibétains
  • Collation si j’ai faim
  • Jardinage
  • Cueillette/tisanes
  • Baignade/balade/lecture
  • Participation au collectif (en fonction des besoins et de mes compétences)
  • Partages/discussions
  • Chants/danses
  • Repas en famille ou entre amis ou en collectif
  • Sommeil de la nuit

Je n’ai pas de salaire actuel. Je perçois de l’argent sans travailler parce que j’ai été salariée. J’en profite pour me former et être plus utile au monde qui change.

Ça n’a aucun intérêt pour moi de devenir experte dans un sport. Ça me plairait d’être à l’aise sur les vagues, sans esprit de compétition.

4

Devenir célèbre ? Pourquoi ? Quelle angoisse.

Ce serait génial de réussir à faire comprendre au maximum de mes contemporains que la peur est la pire option/solution.

Pas compris l’avant-dernière question.

Si j’atteins l’âge de 102 ans, mon mental serait sûrement fier d’avoir été là.

Envolée doulesque©

Dans le cadre d’un mémoire de clôture de formation, E&M demande aux stagiaires un écrit sur un sujet choisi, retraçant l’avancée dans notre réflexion ouverte à tous les supports possibles.

Mon choix s’est porté sur le deuil périnatal. D’emblée, ce thème est venu à moi.

Le deuil et moi

Je ne sais quasiment rien du deuil. Je n’en ai encore traversé aucun concernant le passage de l’autre côté.
La mort fait très peu partie de ma vie égocentrée. J’ai parfois pensé que je pouvais imaginer ce que je ressentirai si ça arrivait dans mon proche entourage.
J’ai ressenti de la tristesse à des annonces, autour de moi. A en pleurer parce que c’est douloureux. ça passe assez vite, contrairement à qui le vit dans sa chair et/ou son âme.

Ma mémoire a gardé des bribes de ressentis : au décès de mon grand-père qui vivait à 10 000km : j’ai sans doute absorbé les émotions de ma mère et ma grand-mère, un soir de Noël. L’accident de la route, d’une brutalité sans nom, qui a pris une petite fille que je venais de côtoyer durant tout un week-end festif… Il y en a d’autres pour lesquels j’ai été peu, voire pas du tout, impactée dans la vraie vie. Je précise car de nombreuses fictions ou réalités portées à l’écran cinématographique m’ont profondément bouleversée.
Récemment, j’ai vu une émission « Rendez-vous en Terre Inconnue » de Sylvie Testud chez les Goranes. A 1h27, la femme d’Adoum, Dabi (?) évoque la mort de son bébé de 6 mois. L’émotion de Sylvie est palpable. L’enfant était malade et n’a pu être guéri. La mère dit que c’était il y a quelques semaines. La pudeur et/ou l’acceptation du destin fait que rien n’est perceptible chez cette maman. 

Quelle est ma place dans ce sujet ?

Comment l’évoquer dans le cadre de la place de la doula…? La doula qui accompagne la naissance. La doula qui est là pour des étapes initiatiques, en quelque sorte.

Je me suis demandée si j’étais légitime pour parler de ce que je connais si peu…et le pire c’est mon idée d’objectif : apporter de la légèreté dans le deuil ! Ou alors je suis justement à ma place ? N’en rien savoir peut me permettre d’y proposer de la légèreté ? Mais est-ce que quelqu’un.e de concerné.e par le deuil voudrait de la légèreté dans ce qu’il traverse ? Est-ce que ça aiderait au deuil ? Autant de questions qui me feraient abandonner le sujet pour en choisir un plus accessible…sauf que celui-ci refuse de quitter mes pensées et s’impose à moi !

Qu’est-ce que le deuil périnatal ?


Pour entrer dans le vif du sujet, voici une définition du deuil périnatal :
«  Il y a plusieurs définitions du deuil périnatal selon les autorités de santé. D’après une définition cadrée, cela concerne le décès du fœtus entre la 15e semaine d’aménorrhée et le premier mois de vie. Mais le deuil périnatal recouvre un très large spectre de situations, dans lequel j’inclus les fausses couches spontanées et à répétition par exemple. Ce sont autant de situations qui laissent des traces dans le psychisme des parents. » https://www.leslouves.com/vivre-et-surmonter-un-deuil-perinatal/ Capucine Foulon, psychologue clinicienne.

J’imagine donc cette introduction. Peut-être une partie théorique, et encore, à quoi ça pourrait bien servir ? Une partie témoignages semble incontournable. Y’a plus qu’à trouver des témoins…Une idée d’outil ? Suite aux témoignages, une idée qui reviendrait dans les besoins des parents endeuillés pourrait devenir un outil à proposer ? Et pour finir une conclusion…

En vrac, ce qui me vient :

Pourquoi est-ce tabou ? Pour rappel, le tabou c’est un sujet sur lequel il est fait silence, par crainte et/ou pudeur. La mort est tabou. La mort d’un être qui n’a pas ou peu vécu l’est encore plus. Peut-être parce que ce n’est pas dans l’ordre des choses et difficilement acceptable.

Pour quelles raisons le passage vers l’au-delà est-il devenu source de crainte, de pudeur et donc entouré de silence, en Occident, en 2021 ? La religion semble y être pour quelque chose. Le choix d’enfanter et le désir d’enfant aussi…Peut-être la difficulté à enfanter a- t-elle accentué la douleur de perdre ?

Si on revient un peu en arrière, dans l’Histoire :

  • Soit il est convenu que la mort fait partie de la vie. L’omniprésence de la mortalité infantile la rend « banale »,
  • Soit la douleur des familles (et surtout des mères) est minimisée lors de la perte d’un nourrisson ou d’un foetus,
  • soit des rituels suffisent pour passer à autre chose, sans trop souffrir de la perte ?
  • Soit le choix de l’âme qui repart est compris et accepté…?

« L’époque de la petite enfance, dans les siècles passés, est marquée au sceau du tragique : il naît beaucoup d’enfants, il en meurt beaucoup. Bien des familles n’en finissent pas d’enterrer leurs petits. Toutes, même les plus riches comme les familles royales, sont touchées. La mortalité infantile frappe sans distinction tous les milieux. Ces morts répétées de nourrissons et d’enfants ne sont toutefois pas vécues de la même manière autrefois qu’aujourd’hui. En effet, dans les sociétés anciennes, l’individu est moins valorisé que de nos jours : sa survie personnelle compte moins que celle de la lignée. La vie humaine est considérée comme cyclique, à l’image du cycle de la reproduction des plantes et des animaux. » La mort d’un bébé au fil de l’histoire.

Voilà l’ébauche de mes pensées…A suivre.

Visualisation du Sage

La voie du juste. La voie de la sagesse, toujours présente, en nous.

Dans une forêt de cèdres du Liban (« lieu où je me sens bien », même si je n’ai jamais mis les pieds dans ce pays), je marche sur un sentier lumineux alors que le soleil peine à éclairer le lieu. Dans une clairière, un cerf brame, c’est donc la fin de l’été. Je sens une odeur de cèdre, j’entends des bruissements partout autour. Les pas du sage me parviennent et je vois Gandalf le gris, fumant sa pipe avec son air goguenard. Il me salue, les mains jointes, sans rien dire. Je le salue de la même manière. Puis il me prend les mains. Une lumière entre en moi. je vois des racines sortir de mes pieds, s’enfonçant dans la terre du sentier. De mes mains partent des branches qui rejoignent le ciel (que je ne vois pas).

Gandalf le gris

Je me sens connectée à toute la forêt. Nous marchons et nous parlons. Il répond à mes questions : il est dans mon coeur. Je peux l’appeler Amssétou. Il est là quand je suis sereine et calme. Il m’offre un petit ocarina en céramique et en forme d’oiseau. Il me dit que quand j’en joue, je me connecte à ma sagesse et à la sagesse ancestrale. En jouer est important pour les autres et pour moi, c’est un accès à la sérénité.

Pour finir, il dit : « Tu peux tout faire si/quand tu en as envie ». Phrase déjà entendue de la bouche d’une chamane que j’aime infiniment. Je la vois qui apparait rapidement. Phrase répétée souvent par le cher et tendre qui partage ma vie. Je me sens nerveuse. Je ne ressens aucun soulagement à entendre ça. Je me sens insatisfaite mais je n’insiste pas, c’est Gandalf et ceux que j’aime qui me le disent, encore et encore. Quand Gandalf s’évapore, je suis habillée de blanc et mes cheveux ont blanchi…

C’est une visualisation faite dans le cadre de la formation Envol et Matrescence. J’ai été guidée par Isabelle Lee-Gelard. Je ressens le besoin de retranscrire ici mon expérience, telle que je l’ai vécue, avec l’accord d’Izzy et des autres participantes.

Pour rappel, visualiser est complexe pour moi. Un mot a été mis dessus récemment, suite à des recherches sur mes capacités restreintes à imaginer en images : l’aphantasie.

La visualisation de l’enfant (Soi) avec aussi la voix d’Isabelle avait été une expérience inouïe pour moi. Je m’étais vue enfant (à un âge différent de la photo qu’elle nous avait conseillé d’avoir avec nous). La moi avec des tresses m’avait adressée un message bouleversant : « Tu es… légitime ».

Pour cette autre visualisation, je n’avais pas d’attentes, mais j’y pensais souvent. Inconsciemment, j’avais besoin d’entendre un message.

Comme je le partageais avec le groupe et Izzy, j’ai eu l’impression de prendre des images dans une immense banque de données, comme pour coller à la voix d’Izzy. Je faisais du décor autour de moi, un grand puzzle à taille humaine. Il me fallait choisir rapidement pour suivre car il y avait trop de possibilités. C’est assez déroutant de passer de « presque rien voir » à « avoir du choix à voir » !! Comme-ci mon mental cherchait à correspondre au plus près à la guidance d’isabelle, en fonction de ce que j’avais fait et vu récemment ( ça reste accessible dans des souvenirs plus proches).

Je constate que plus j’écoute des visualisations et méditations guidées, plus je vois, j’imagine, autrement qu’en émotions. Serait-ce une capacité qui se débloque ? Une sorte de muscle que je travaille et qui répond parce qu’il est enfin sollicité ?

Jonna Jinton incarne la Liberté d’Etre, selon mon ressenti.

Merci Isabelle d’y contribuer ! C’est beau de voir en images dans ma tête.

Si j’avais eu une vocation…

Si j’avais su quoi faire dès le collège, j’occuperai sans doute un poste, quel qu’il soit, en fonction de mon niveau scolaire, médiocre.

Si j’avais suivi la logique du parcours après le bac STT, je serai secrétaire ou assistante de direction suite à un BTS.

Si j’avais continué les études d’histoires de l’art et d’archéologie, je serai peut-être employée dans un musée ou autre.

Si j’avais été au bout des études entamées en théologie protestante, je prêcherai tous les dimanches en tant que pasteure dans une petite paroisse, quelque part dans le monde.

Si j’avais suivi la cohérence de ma formation d’éducatrice de jeunes enfants, je dirigerai une structure d’accueil petite enfance ou je serai coordinatrice dans une municipalité.

Au lieu de tout ça, je cherchais encore ma voie en 2020. Tous ces « si » sont autant de vies parallèles que je n’ai pas empruntées. Parce que ce n’était pas aligné avec ce que je suis. Tout ce déroulé aurait été peut-être plus fluide si j’avais su qui je suis dès le départ. Or l’école n’aide en rien à se connaître soi-même, ni même à découvrir ce pour quoi l’on est doué.e.

Aujourd’hui, je sais que JE SUIS, c’est déjà ça. Qui ? C’est encore un bout de chemin à parcourir. C’est comme-ci j’attendais toujours mon ordre de mission sur Terre…Mais que suis-je venue faire dans cette galère ? Mystère.

Doula semble être une étape. Ultime ? J’aimerai tant. Ne pas savoir quoi faire de sa vie, c’est usant le plus souvent, surtout pour les proches.

La vocation, c’est tout de même enviable : suivre un tracé jusqu’à un objectif précis et l’atteindre. J’ai l’impression que c’est plus simple. Moins compliqué que d’errer, sans but, d’un intérêt à un autre intérêt dont je fais le tour en moins de deux années…

A défaut de trouver MA voie, j’aspire à en trouver UNE. Je pense avoir ressenti ce qui l’entoure. Il est toujours temps après la quarantaine !

Ce blabla pour les autres comme ça, qui cherchent, cherchent…Des chercheurs et chercheuses de leur potentiel : ce qui fait vibrer leur coeur. Parce que c’est là, forcément, quelque part. Nous avons tous un potentiel, mais lequel ? Et quoi en faire ?

Ce qui fait briller ta lumière, toi seul.e sait où c’est caché. Quand tu accèdes à ta magie, ton âme agit.

Charlotte Hoefman

Ce court blabla à destination des futur.e.s étudiant.e.s de la formation Envol & Matrescence.

Le site d’Envol et Matrescence en dit ceci :

Un mentoring en développement personnel avec une coach certifiée

Pourquoi ? Car pour aller à la rencontre de l’Autre, il est incontournable d’aller à la rencontre de soi-même .

E&M

Je partage entièrement cette nécessité de se connaître un minimum, avant d’aller vers l’Autre.

L’appel de la plume a été fort, bien que l’exercice de la vidéo fût drôle autant que frustrant ! 1 minute pour tout évoquer, c’est trop court.

J’avais envie d’ajouter que les séances en groupe avec Isabelle sont des moments de grandes introspections, inévitables et indispensables. Selon qui l’on est , c’est plus ou moins facile à vivre. Me concernant, ça accélère toutes mes années de remise en question, de re-connaissance de moi-même. Avoir accès à Soi, c’est vertigineux car le potentiel de chacun.e est sans limites. L’énorme travail est de l’accueillir.

Première vidéo publique avec ma trombine

Pour une première vidéo en mode publique, c’est un résultat forcément amateur. Loin de moi l’envie de devenir une youtubeuse. Si Isabelle n’avait pas demandé de témoignage, j’aurai encore attendu avant de me lancer. C’est toujours plus facile de parler des autres que de parler de soi. Merci Isabelle d’avoir contribué à cette opportunité de sortir de cette fameuse « zone de connu ».

La formation Envol et Matrescence

Je l’évoque par-ci, par-là dans mes blablas depuis que je m’y suis inscrite. Ma découverte de cette formation s’est faite sur Instagram, par une publication proposée sur mon fil. Je venais d’envoyer mon dossier d’inscription à la formation des doulas de France. Les circonstances sanitaires m’ont fait privilégier le distanciel avec des modules en présentiel. Mon premier contact avec Sandrine Lebrun s’est fait suite à la lecture de son livre « Coeur de doula » qui m’avait été conseillé et transmis par une doula de mon département. Les synchronicités se sont ensuite succédées avec rapidité et précision, sans hésitation. Un vrai appel du coeur.

La formation

Voici le contenu que j’ai choisi : Doula-accompagnant/e périnatale. Je suis accompagnée par une équipe de choc et des doulamies de tous horizons : un sage-femme, deux doulas, une coach, une praticienne en respiration (entre autres)…chapoté.e.s par Sandrine Lebrun. Les doulamies ont presque toutes un compte Facebook et/ou Instagram et/ou un site : @blandine_perinatalite, @sur_le_fil_doula_sophro, @desfillesenbleu, @christelle_ma_doula, @aux.ailes.deployees, @lulu_ofthewoods, @marine.lasseur, @natacha_doula, @rebecca_doulatobe, @adeline_doula_amiens, @nouvelleere_doula, @bebe_link_, @etrefemmeetnaitremaman, @doula_enracinee. (Désolée les filles, je ne vous ai pas toutes trouvées. N’ayant plus de compte Instagram et Facebook, parfois mes recherches aboutissent à « aucun résultat »).

Juste avant de commencer, j’ai suivi le séminaire Paramanadoula qui a mis en exergue ma difficulté à exercer une activité à but « lucratif » de manière indépendante…mais ça c’est une autre histoire.

Pourquoi me former à une activité non reconnue et non cadrée légalement ?

Je ressens le besoin de me former pour surtout m’informer, écouter, échanger, faire des rencontres et expérimenter les facettes de la doula envers autrui. Me concernant, il s’agit d’un coup de coeur. Les rencontres sont teintées (pour moi) d’admiration et d’échanges riches et variés. Un lien s’est créée. La suite colorera mon être et ma lancée dans cette activité.

Cérémonie du lien

Je cite Sandrine et son équipe : « C’est une formation plurielle qui propose essentiellement les contenus en présentiel car nous croyons en la force de la rencontre, de la sororité, de l’échange d’expérience et des mises en situation pratique sur chaque thématique. Approche pour TE permettre d’incarner l’ETRE de la doula. Mais nous pensons aussi que certains thèmes peuvent être abordés à distance avec une supervision. C’est pour cela que nous proposons des contenus en FOAD (Formation Organisée à Distance). En complément, des visio-conférences te permettront d’avoir des interventions de spécialistes de la naissance, de la périnatalité et de l’entrepreunariat. »

Je me tiens à la disposition de celles et ceux qui seraient intéressé.e.s par cette formation du point de vue des « étudiant.e.s », si vous avez des questions. Soit en commentaire, soit par mail pmickaella@protonmail.com

Carte de visite

Verso

Voici ma première tentative de carte de visite. Un premier contact pour de futures belles rencontres.

Ça ne me rend pas vraiment prête à me lancer en tant que doula, encore moins à renoncer à ma casquette d’Éducatrice de Jeunes Enfants. Les deux figurent sur la carte.

Cela dit la formation se terminera en décembre. Aucun risque que j’aille plus vite que la musique. J’ai encore à réfléchir à la doula que j’envisage d’être, même si quelques doutes m’assaillent.

Je croise tous mes doigts pour parvenir au bout de la formation d’Envol & Matrescence vues les circonstances surréalistes. Ainsi j’aurai une autre corde à mon petit arc.

Etre doula consistera, pour moi, à essentiellement me rendre disponible aux besoins exprimés par la famille, les parents en devenir.

En tant qu’EJE, je peux déjà vous accompagner dans vos questionnements éducatifs au quotidien avec votre enfant.

Questionnaire de la promo Envol et Matrescence/Paris

Des doulamies ont mis au point un questionnaire qui permettra d’affiner nos réponses aux besoins des familles. Merci pour leur travail. Je le partage ici, sentez-vous libre d’y répondre et de le faire voyager.

QUESTIONNAIRE Besoins des parents en matière d’accompagnement périnatal par une Doula.

Que peut faire une doula ?

Oui maisnon.
Pas d’cape !

Dans les Indestructibles, le sort des super-héros est mis à mal. Porter assistance à personne en péril (mais qui n’a rien demandé) est devenu interdit. Pas de SOS = Pas de détresse = range ta politesse, ta compresse, ta promesse, ta largesse et ta tigresse.

Après l’avoir visionné plusieurs fois, j’ai compris que c’était pareil dans la vraie vie. Même quand il s’agit de tout autre chose que de sauver des vies. Dans des contextes spécifiques, tel que l’accouchement, pour ce qui concerne la doula, les conseils, la présence, l’aide, le soutien ne sont possibles que s’ils sont encadrés par le médical.

Une doula peut accompagner une famille, si et seulement si il y a un suivi médical. C’est la loi ou plutôt l’absence de loi. Cela signifie que ses domaines de compétences se situent en dehors de l’exercice de la médecine. Pour faire court, c’est donc illégal de conseiller et d’agir tout autour de la santé de la femme et de l’enfant. ça tombe bien parce que la doula ne revendique pas du tout le côté médical, bien au contraire.

Pour rappel : une femme enceinte n’est pas en péril. Elle est vulnérable. « La personne vulnérable est définie comme « un mineur de 15 ans ou une personne qui n’est pas en mesure de se protéger en raison de son âge, d’une maladie, d’une infirmité, d’une déficience physique ou psychique ou d’un état de grossesse » (Code pénal, art. 434-3)…La grossesse ne crée a priori aucune vulnérabilité psychologique. La vulnérabilité est donc ici physique. »

La doula se situe en périphérie et c’est déjà beaucoup, surtout quand les sages-femmes n’ont plus suffisamment de temps pour. Anne Leroy a levé le voile.

Mais que peut faire la doula alors ? Que propose-t-elle ?

Chaque doula accompagne en fonction de ses valeurs, couleurs, capacités, limites. Pour le moment, je me cherche. Doulamssétou proposera essentiellement une écoute et une présence actives, dans tous les domaines (SAUF le médical, et ça m’arrange parce que même l’EJE était mal à l’aise avec cet aspect.) C’est évident pour moi, que je ne proposerai pas un catalogue de produits en supplément de mon savoir-être. La société change, j’ose espérer que la multi-variété consumériste ne sera plus le seul critère de choix. Cela signifie que bien que je sois ouverte à tous les possibles, je suis loin d’être une experte en tout. Je saurai guider vers quelqu’un.e qui sait faire si je ne sais pas.

Quand j’étais enceinte, par deux fois j’ai vécu la solitude. Une simple oreille bienveillante m’a cruellement manquée à des moments cruciaux de ma première grossesse. Pourtant j’étais entourée, mais c’était dispersé, ponctuel. Souvent j’avais besoin simplement d’une présence, pas de conversations. Pour le premier post-partum (=après l’accouchement) ça a été pire et tellement douloureux. J’ai eu des rdv, j’ai reçu des visites de professionnels, d’amis, de copines, de connaissances et PERSONNE n’a repéré la spirale dans laquelle j’étais prisonnière pour mon premier enfant. Je me rappelle de moments clés ou dans ma tête ça hurlait « mais tu ne vois pas que je vais mal !!! » Mon conjoint, heureusement a été « doulo » pour le second post-partum. Sans le savoir, il a été présent. Il a su m’épauler. Il a dit ce qu’il fallait dire. Il m’a soutenue dans la moindre de mes faiblesses et de mes forces. Comme un pilier dans les prémices d’un cyclone qui a fini par changer de trajectoire. C’est ainsi, qu’une deuxième dépression post-partum a été évité. Reconnaissance éternelle.

Voilà ce que représente une doula pour la moi d’il y a 21 ans. Aujourd’hui ce serait sensiblement pareil. Je m’efforcerai donc d’entendre les familles qui feront appel à moi. Je serai attentive à l’explicite autant qu’à l’implicite.