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La doulamitié

Ma vision de l’amitié est, parait-il, particulière. Je la trouve simplissime : l’amitié c’est être, sans aucune attente. L’autre ne te doit rien et tu ne lui es redevable de rien. C’est de la pure joie, de la pure connexion. C’est aussi parfois difficile et les épreuves sont comme des leçons. Il y a des passages remplis et d’autres à vide. Il y a des bouts de chemin parcourus ensemble ou séparément. Le temps n’existe pas. C’est la vie, tout simplement.

Je ne comprends pas quand j’entends parler de vraie/fausse amitié. Soit c’est de l’amitié, soit ça n’en est pas. C’est comme l’amour, la lumière… Ça ne se simule pas, ça ne s’imite pas. Même un diamant ne peut être faux, il est autre chose. C’est notre perception, notre regard qui se trompent.

Depuis 2020, ma vie est devenue plus que trépidante. Avec peu de pause. Avec des synchronicités, en veux-tu ? En voilààààà !! Et pas que des cools !! Il a fallut en baver des ronds de citrons. C’était acide !!!

2022 est encore plus renversante ! Depuis que je me sens reliée et que j’ai la chance de pouvoir déposer des pensées, des peurs, des contrariétés -tout et rien à la fois – aux doulami.e.s., la vie est plus douce.

la doulamitié

Je voulais, par ce petit texte, vous remercier infiniment d’exister chères doulamies. Je trouve peu de mots pour exprimer ce que mon coeur ressent. Merci de me permettre de m’assoir sur le bord de la rivière Doula et d’y rire, contempler, partager, écouter, pleurer…

Vous êtes comme des soeurs-cières et un frère sage.

Une tribu pour élever l’enfant intérieur de chacun et chacune d’entre nous. C’est une forme de famille. Rencontrée grâce au hasard des coïncidences du hasardeux humour de la Vie.

Une belle aventure qui s’écrit au présent.

Cérémonie du lien


« Sainte-Doula »

Aujourd’hui j’ai eu une « conversation » avec une inconnue sur un réseau social. Finalement fb alimente mon inspiration. Merci Mark.

Je commentais la publication de quelqu’une d’autre et v’la ti pas (;-)) qu’une Machine à lancer des balles de tennis (anonymat oblige, j’ai pas demandé sa permission) a commencé à commenter, à tirer même, presque à balles réelles.

Comme elle m’a gentiment conseillée (sans que je lui demande quoique ce soit) d’écrire… Aussitôt dit aussitôt fait.

Sans vous restituer la totalité de cet échange ennuyeux au possible, voici le contexte rapide, intéressant lui : quelqu’une partage un épisode de sa vie passée et dit qu’elle y a joué le rôle de sa vie. Je commente en disant que nous jouons tous un rôle plus ou moins bon dans cette « grande pièce de théâtre terrestre ».

De toute évidence, ça a déclenché un truc parce que Machine est venue se déchaîner. Comme j’aime jouer, j’ai fait plouf dedans ! A plusieurs c’est rigolo.

J’ai déjà parlé de faux-self ici. Parce que j’ai déjà utilisé plusieurs personnages quand j’étais plus jeune, pour m’adapter notamment, suite à des traumatismes. Aujourd’hui je les connais bien mes petits personnages. Je les vois arriver avec leurs sabots.

Explications en vidéo :

Faux-self

Machine à lancer des balles de tennis a commencé à dérailler mais je sais jouer au tennis, ça tombe bien. Oui parce que d’abord j’étais dangereuse à cause du faux-self de mon passé et ensuite j’étais une doula inutile parce que c’est du charlatanisme d’écouter les femmes enceintes et les co-parents.

J’expliquais ce que la doula ne fait pas.

En partageant ces dessins de Lucile et Mephistofélix, je souhaitais illustrer que la doula ne répète pas ce que disent déjà les praticiens qui suivent les gestations humaines.

Lucile GOMEZ

Suite à quelques commentaires en réponse aux siens, Machine a dressé un portrait de moi, comment dire… lisez par vous-mêmes.
En réponse à mes partages, voici des extraits de ses tirs. J’en ai évité quelques-uns mais j’avoue que la méchanceté de ce type, ça me flanque le bourdon.


Heureusement ce genre d’échanges reste anecdotique, sinon le monde mettrait tellement de temps à évoluer en plus bienveillant.

Sainte-doula ? De mon vivant ? J’crois pas non.

Gros câlins

Maintenant, vous saurez qu’en faisant éventuellement appel à moi, vous encourez éventuellement un danger. Je préfère être transparente avec vous. Sachez que la doula en moi est alignée avec son cœur et le cœur ne ment jamais.




Rituel du Bain Sensoriel ® De Tania MASSOUF

J’ai rencontré Tania lors de la formation doula d’Envol et Matrescence. Une chance inouïe !

Elle nous a présenté le Rituel du Bain Sensoriel® lors d’un module. Une révélation. Je suis tombée en amour. J’ai attendu patiemment que la Vie œuvre grâce à mes actions et mes choix, pour suivre sa formation l’année suivant notre certification. Vœu exaucé !

Durant cette formation, mon cœur a encore grandi ! Tel celui du Grinch, le mien a repris son volume (définitif sous peine d’explosion) à fortes doses d’ocytocine.

Tania en est la créatrice, c’est elle qui en parle au plus juste : Être femme naître maman.

Cet outil est, d’après mon ressenti d’ambassadrice certifiée, idéal lors de ce passage de femme à mère, de couple à parents et de famille agrandie par l’arrivée d’un frère ou d’une sœur. Dans le post-partum, il peut faire une très belle différence. Il offre un espace d’écoute, de douceur et d’attention dont de nombreux parents ont besoin.

Fière d’être ambassadrice du Rituel du Bain Sensoriel ® 

Me voilà dotée d’une nouvelle corde à mon arc, d’une belle pépite dans mon sac de Mary Poppins et d’Hermione !
Amis, famille, un bébé arrive dans votre entourage ? C’est une idée de cadeau de naissance qui sera grandement appréciée !



Beomai et BeOhMy

Il a fallut que je me ré-ouvre un compte fb (honte sur moi) le temps d’une courte formation pour que je découvre ce projet innovant et plein d’avenir ! Qu’est-ce que ça m’aurait rendu service il y a 22 ans. Je suis née trop tôt ou au mauvais siècle ! J’en parlerai aux familles qui me feront confiance pour les accompagner un bout de chemin avant, vers et après la naissance.

Beomai

J’en parle ici parce qu’après tout, il y a peut-être encore des gens qui prennent le temps de lire des suites de mots qui forment des phrases et partagent des idées. Qui sait ? Pas moi, je ne sais même pas où sont les statistiques de ce site. Depuis que j’ai fermé la page fb et quitté Instagram, la visibilité a sombré, ça s’est vérifié par le peu de commentaires. J’ai bien compris que le monde était très pressé d’aller vite. Et lire, c’est long.

Pour faire simple, concis et efficace, je n’invente rien. Je cite :

« Beomai, c’est quoi ?

Une application mais pas seulement !

  • 1. Rejoignez votre espace de grossesse privé
  • 2. Créez votre journal de bord quotidien
  • 3. Partagez vos émotions avec votre conjoint(e)
  • 4. Faites vivre votre liste commune de prénoms
  • 5. Accédez à des articles de professionnels de la périnatalité, bien vus et sans tabous
  • 6. Faites imprimer votre livre de grossesse personnel : vos souvenirs précieux dans un bel écrin »

C’est génial !! C’est normal, ma coeur cœur paillettes préférée fait partie du projet. Bravo à elle et à l’équipe pour cette lumineuse idée !!

Encore un peu de patience, c’est en cours de gestation. Ça finalise sa beauté !

Doula, un film de Marine Lasseur

C’est un honneur pour moi de partager la vidéo « Doula » d’une doulamie, chère à mon cœur.

C’est un doux visionnage qui éclaire la Doula de la lumière qu’elle mérite. Ce regard posé sur Leslie, Anthony et les familles m’a bouleversée. C’était lors du premier visionnage, durant notre week-end de clôture de formation. Je me suis sentie profondément chanceuse de faire partie de cette promo Pépin de Lumières.

Merci du fond du cœur, Marine.

Vous pouvez la retrouver ici :

https://www.marinelasseur.com/

Naissance chez les doulamies !!

C’est la première nouvelle de l’année qui me met en joie ! Je me sens doula, même à longue distance. Je suis avec toi bébé et avec toi maman. A la lumière des bougies des doulamies et connectées par le lien de la tente rouge.

Suivez le fil… Chacune à votre rythme 🎶

La suite bientôt 🔜

Dans l’après-midi, loin du tout et trop médical, en pleine conscience, une nouvelle vie a vu le jour. Bienvenue à toi petit bébé au destin si grand ! Bravo maman, papa et famille !!! Bravo et MERCI à la doulamie et au maieuticien extraordinaire !

Bébé est arrivée !!

Autre nouvelle du jour :

Ce même jour est partie une belle âme Thích Nhất Hạnh, moine bouddhiste, père et artisan de la pleine conscience. Alors que des français alertent le ministre de l’éducation nationale : « Une quinzaine d’associations et de syndicats ont écrit au ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, pour l’alerter sur des ateliers de « méditation de pleine conscience » menés selon eux dans plusieurs collèges. Ils dénoncent des pratiques « potentiellement risquées sur le développement psychique des enfants ».

Pour les curieux :

Thich Nhat Hanh ; l’art de la pleine conscience.

Extrait : « C’est l’amour, la pleine conscience  , la liberté. Si vous êtes emporté par l’anxiété, la peur, la colère, vous n’êtes pas libre pour boire votre thé. Alors vous inspirez, vous ramenez votre esprit à votre corps, et vous savez que vous avez un corps merveilleux. Votre corps et votre esprit sont en harmonie, vous êtes en contact profond avec vous et autour de vous. Ce n’est pas une théorie ni une philosophie, c’est une pratique. Vous pouvez chérir cette vie : alors vous savez comment protéger votre vie et celle des autres. La liberté, la fraternité, la joie, naissent de la pleine conscience. »

Mantra pour le bonheur, la paix et la compassion

Si ça c’est dangereux, alors notre humanité tourne vraiment à l’envers.

Salut 2022 !

Je partage une publication de Charlotte Hoefman. Ses mots sont aussi ceux qu’il y a dans mon cœur. Je la remercie.


En direct du pays des Bisounours !

Quand j’évoque l’amour, cela n’a rien à voir avec le sentimentalisme. Personne n’a à se sentir obligé d’aimer qui que ce soit. Ne pas nuire (=juger = dévaloriser, jalouser, critiquer, étouffer, s’approprier…) peut suffire. Chacun joue son rôle dans cette grande pièce de théâtre, souvent de mauvais goût.

Je suis la première à supporter, de plus en plus difficilement, l’image et les voix des gens de la sphère politique. Je ne les vois que se quereller en public, sur les plateaux télévisés, dans l’hémicycle, partout. Je ne saurai même pas les aimer comme j’aime le chat chez qui je vis, le chocolat et le son des vagues sur le sable. Je suis donc mal placée pour encourager l’amour humain !

C’est surtout une forme de souhait pour l’humanité : parvenir à s’aimer ou au minimum s’accepter, jusqu’à l’Unité. Dans la variété et la différence ! Chercher et trouver ce qui nous relie et nous réunit. Au moins pour celles et ceux qui s’y sentent appelé.e.s.

Pour 2022, mon fil rouge est simple : incarner qui je suis et offrir cela à celleux qui en ont besoin. JE SUIS prête. JE SUIS là. JE SUIS DOULA. Encore EJE dans mon cœur.

C’est parti pour 2022 !

Unique voeu

A partir de 2022, je fais un vœu.

Puisque vous tenez tous tant aux vœux de la nouvelle année…Je me permets d’émettre le mien pour moi. Paraît que je fais partie des égoïstes (rapport à la crise que nous traversons).

J’ai un seul souhait et je vous demande de vraiment en tenir compte. Ça lui donnera une saveur et valeur particulière. A des lieues des automatismes du 31 décembre à minuit jusqu’au 30 janvier.

Parce qu’au final les vœux habituels n’ont jamais aucune incidence sur l’année qui s’écoulera. Qui à part moi peut influencer mon année : ma santé, ma joie, ma prospérité, mon bonheur et tutti quanti ? 

C’est un vœu d’une simplicité déconcertante.

Je souhaite que vous m’appeliez Mickaëlla. Mon prénom en entier.

Je fais l’effort depuis plusieurs années déjà d’éviter de déformer, raccourcir et surnommer les autres. Je souhaite donc la réciprocité.

Avec un K pour le mien.

La moitié de mon prénom saute à longueur de temps. ça me pèse. Peu importe l’intention qu’il y a derrière ce diminutif. Comme ce mot l’indique, je me sens diminuée. De mon côté spirituel. Vous supprimez tous ËLLA. En hébreu, c’est carrément ma dimension divine qui est occultée ! Je voeux que ça cesse.

Comme un défi. Après 21 jours de concentration, chacun.e devrait réussir à changer cette habitude. Même moi. Déjà que je suis passablement étourdie, alors quand je réussirai à ne répondre qu’à mon prénom entier, tant pis pour vous.

Au nom de l’attachement que vous avez à cette tradition du Nouvel An, c’est le seul souhait que je formule. J’attends en retour votre attention, votre compréhension et surtout votre parole. 

Les vœux dans le vent et dans un seul sens, y’en a marre ! « Bonne année », c’est nul, c’est vide et « lé plate », comme dit ma grand-mère (=sans sel, en créole réunionnais).

La panoplie des voeux. Vous pouvez vous la garder. Que chacun s’occupe de lui/elle et le monde se portera sûrement mieux ! (Impossible de se sentir bien dans le collectif et avec l’autre, quand on ne s’aime pas soi).

Toute cette dualité, séparation et division, c’est devenu ennuyeux, « c’est plate », comme disent les québécois. 
« Bonne » vs « mauvaise » ? C’est tout ? Et si nous changions de paradigme ?

Pourquoi je le demande à l’aube de mes 46 ans ? Parce que pendant 9 mois j’ai été appelée/enveloppée par mon prénom entier. MERCI les doulami.e.s. Je me suis sentie revivre, revigorée, ENTIÈRE !!!

J’ai tellement aimé 2021. Merci d’avoir été aussi remplie d’amour, de lumière et surtout d’avoir été confrontante !!!


Mon prénom a sa chanson ! Merci Achinoam Nini !

En cours de reconnexion à la Source

Ça y est, on a perdu Mickaëlla… C’est la fin. Le commencement d’une nouvelle aventure… Comme un papillon presque prêt à sortir de son cocon. Une transition.

L’expérience que j’ai vécue durant plusieurs mois s’apparente à de la spéléologie de l’âme. Comme une exploration dans ses entrailles, jusqu’aux plus profonds des aspects redoutés, refoulés et méconnus.  Cette part sombre. Ce côté obscur de la force. Avec un retour dans la lumière. Forte des découvertes et compréhension faites au fond du gouffre.
Jusqu’à il y a peu, je ne comprenais pas quand on me disait « ce qui te touche/titille/dérange/blesse chez (ou venant de) l’Autre, te renvoie à un aspect de toi que tu ignores ou rejettes ».

L’Univers s’est dit que l’expérience vécue entre doulamies serait le terrain idéal pour que je le comprenne et surtout que je l’accepte. Tout comme cette fameuse « zone de confort » que je trouve insensée. Je préfère parler de « zone de connu ». Je suis chanceuse d’avoir cheminé ce processus dans une telle bulle de douceur. Les maux et les mots des autres sont parfois des clés. Parfois, en plus d’être des passages difficiles, certains nous mènent devant des portes fermées et trouver les clés, c’est magique… La spéléologie de l’âme est complexe.

Azur devant une porte fermée (Azur et Asmar, Michel Ocelot, 2006)

Je n’ai jamais eu de difficultés à dire « je t’aime », même oralement. Je ressens l’amour. Avec les doulamies, il circule fort. Trop intensément peut-être. Si fort que ça donne le vertige. Même si j’ai dépassé les déceptions amicales du passé (enfin je crois), ça semble trop beau pour être vrai et durable. 18 d’un coup, ça semble invraisemblable. Pourtant c’est palpable. Je ne sais pas faire avec le peu d’amis (2 en réalité) que j’ai et nous sommes toujours amis, grâce au fait qu’ils n’attendent rien de moi et moi rien d’eux. A mon sens c’est ça l’amitié. Et je la trouve sur ce chemin de spéléologie, comme un cadeau dans l’épreuve…Bien que je n’ose l’envisager encore comme de l’amitié…

En résumé : je suis perdue sur le bon chemin, sans le boulet de l’anxiété. Le chemin vers la Source. La Source est dans mon cœur.

Merci Marine <3

Au-delà de la matrice

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« Dans le ventre d’une mère, il y a deux bébés.

L’un demande à l’autre : 

  • «  Crois-tu à la vie après la vie d’ici ? » L’autre répond :

– Bien sûr, pourquoi ? Il y a forcément quelque chose après ? Peut-être que nous sommes ici pour nous préparer à ce qu’il y aura après.

_ Ça n’a pas de sens, il n’y a pas de vie après. A quoi ressemblerait-elle?

_ Je ne sais pas mais il y aura plus de lumière qu’ici. Peut-être que nous allons marcher avec nos jambes et manger avec nos bouches.

– C’est absurde ! Marcher est impossible ! Et manger avec nos bouches, c’est ridicule! C’est le cordon ombilical qui nous nourrit. Une vie après ici n’est pas envisageable, le cordon est trop court !

– Je pense qu’il y a quelque chose et peut-être que c’est différent de ce qu’il y a ici.

– Personne n’est jamais revenu de là-bas. Après c’est la fin de la vie. Il n’y a rien que l’obscurité et l’angoisse après, cela nous amène nulle part!

– Je ne sais pas mais nous allons sûrement voir maman et elle va prendre soin de nous.

– Maman ??! Tu crois à maman ? Où est-elle maintenant?

– Elle est tout autour de nous. Nous vivons en elle. Sans elle, il n ‘y aurait pas ce monde.

– Je ne la vois pas donc c’est logique qu’elle n’existe pas.

– Quelques fois, lorsque tu es dans le silence, tu peux l’entendre, tu peux la percevoir. Je crois qu’il y a une réalité après et nous sommes là pour nous préparer à cette réalité. »

L’auteur de cette histoire, largement plagiée, serait Pablo J.Luis Molinero. Issue de son livre Morfogenia » écrit en 1980.

Ne parlant pas espagnol, je n’ai pas pu vérifier.

documentaire de Nils Tavernier