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Ce court blabla à destination des futur.e.s étudiant.e.s de la formation Envol & Matrescence.

Le site d’Envol et Matrescence en dit ceci :

Un mentoring en développement personnel avec une coach certifiée

Pourquoi ? Car pour aller à la rencontre de l’Autre, il est incontournable d’aller à la rencontre de soi-même .

E&M

Je partage entièrement cette nécessité de se connaître un minimum, avant d’aller vers l’Autre.

L’appel de la plume a été fort, bien que l’exercice de la vidéo fût drôle autant que frustrant ! 1 minute pour tout évoquer, c’est trop court.

J’avais envie d’ajouter que les séances en groupe avec Isabelle sont des moments de grandes introspections, inévitables et indispensables. Selon qui l’on est , c’est plus ou moins facile à vivre. Me concernant, ça accélère toutes mes années de remise en question, de re-connaissance de moi-même. Avoir accès à Soi, c’est vertigineux car le potentiel de chacun.e est sans limites. L’énorme travail est de l’accueillir.

Première vidéo publique avec ma trombine

Pour une première vidéo en mode publique, c’est un résultat forcément amateur. Loin de moi l’envie de devenir une youtubeuse. Si Isabelle n’avait pas demandé de témoignage, j’aurai encore attendu avant de me lancer. C’est toujours plus facile de parler des autres que de parler de soi. Merci Isabelle d’avoir contribué à cette opportunité de sortir de cette fameuse « zone de connu ».

La formation Envol et Matrescence

Je l’évoque par-ci, par-là dans mes blablas depuis que je m’y suis inscrite. Ma découverte de cette formation s’est faite sur Instagram, par une publication proposée sur mon fil. Je venais d’envoyer mon dossier d’inscription à la formation des doulas de France. Les circonstances sanitaires m’ont fait privilégier le distanciel avec des modules en présentiel. Mon premier contact avec Sandrine Lebrun s’est fait suite à la lecture de son livre « Coeur de doula » qui m’avait été conseillé et transmis par une doula de mon département. Les synchronicités se sont ensuite succédées avec rapidité et précision, sans hésitation. Un vrai appel du coeur.

La formation

Voici le contenu que j’ai choisi : Doula-accompagnant/e périnatale. Je suis accompagnée par une équipe de choc et des doulamies de tous horizons : un sage-femme, deux doulas, une coach, une praticienne en respiration (entre autres)…chapoté.e.s par Sandrine Lebrun. Les doulamies ont presque toutes un compte Facebook et/ou Instagram et/ou un site : @blandine_perinatalite, @sur_le_fil_doula_sophro, @desfillesenbleu, @christelle_ma_doula, @aux.ailes.deployees, @lulu_ofthewoods, @marine.lasseur, @natacha_doula, @rebecca_doulatobe, @adeline_doula_amiens, @nouvelleere_doula, @bebe_link_, @etrefemmeetnaitremaman, @doula_enracinee. (Désolée les filles, je ne vous ai pas toutes trouvées. N’ayant plus de compte Instagram et Facebook, parfois mes recherches aboutissent à « aucun résultat »).

Juste avant de commencer, j’ai suivi le séminaire Paramanadoula qui a mis en exergue ma difficulté à exercer une activité à but « lucratif » de manière indépendante…mais ça c’est une autre histoire.

Pourquoi me former à une activité non reconnue et non cadrée légalement ?

Je ressens le besoin de me former pour surtout m’informer, écouter, échanger, faire des rencontres et expérimenter les facettes de la doula envers autrui. Me concernant, il s’agit d’un coup de coeur. Les rencontres sont teintées (pour moi) d’admiration et d’échanges riches et variés. Un lien s’est créée. La suite colorera mon être et ma lancée dans cette activité.

Cérémonie du lien

Je cite Sandrine et son équipe : « C’est une formation plurielle qui propose essentiellement les contenus en présentiel car nous croyons en la force de la rencontre, de la sororité, de l’échange d’expérience et des mises en situation pratique sur chaque thématique. Approche pour TE permettre d’incarner l’ETRE de la doula. Mais nous pensons aussi que certains thèmes peuvent être abordés à distance avec une supervision. C’est pour cela que nous proposons des contenus en FOAD (Formation Organisée à Distance). En complément, des visio-conférences te permettront d’avoir des interventions de spécialistes de la naissance, de la périnatalité et de l’entrepreunariat. »

Je me tiens à la disposition de celles et ceux qui seraient intéressé.e.s par cette formation du point de vue des « étudiant.e.s », si vous avez des questions. Soit en commentaire, soit par mail pmickaella@protonmail.com

Carte de visite

Verso

Voici ma première tentative de carte de visite. Un premier contact pour de futures belles rencontres.

Ça ne me rend pas vraiment prête à me lancer en tant que doula, encore moins à renoncer à ma casquette d’Éducatrice de Jeunes Enfants. Les deux figurent sur la carte.

Cela dit la formation se terminera en décembre. Aucun risque que j’aille plus vite que la musique. J’ai encore à réfléchir à la doula que j’envisage d’être, même si quelques doutes m’assaillent.

Je croise tous mes doigts pour parvenir au bout de la formation d’Envol & Matrescence vues les circonstances surréalistes. Ainsi j’aurai une autre corde à mon petit arc.

Etre doula consistera, pour moi, à essentiellement me rendre disponible aux besoins exprimés par la famille, les parents en devenir.

En tant qu’EJE, je peux déjà vous accompagner dans vos questionnements éducatifs au quotidien avec votre enfant.

Questionnaire de la promo Envol et Matrescence/Paris

Des doulamies ont mis au point un questionnaire qui permettra d’affiner nos réponses aux besoins des familles. Merci pour leur travail. Je le partage ici, sentez-vous libre d’y répondre et de le faire voyager.

QUESTIONNAIRE Besoins des parents en matière d’accompagnement périnatal par une Doula.

Que peut faire une doula ?

Oui maisnon.
Pas d’cape !

Dans les Indestructibles, le sort des super-héros est mis à mal. Porter assistance à personne en péril (mais qui n’a rien demandé) est devenu interdit. Pas de SOS = Pas de détresse = range ta politesse, ta compresse, ta promesse, ta largesse et ta tigresse.

Après l’avoir visionné plusieurs fois, j’ai compris que c’était pareil dans la vraie vie. Même quand il s’agit de tout autre chose que de sauver des vies. Dans des contextes spécifiques, tel que l’accouchement, pour ce qui concerne la doula, les conseils, la présence, l’aide, le soutien ne sont possibles que s’ils sont encadrés par le médical.

Une doula peut accompagner une famille, si et seulement si il y a un suivi médical. C’est la loi ou plutôt l’absence de loi. Cela signifie que ses domaines de compétences se situent en dehors de l’exercice de la médecine. Pour faire court, c’est donc illégal de conseiller et d’agir tout autour de la santé de la femme et de l’enfant. ça tombe bien parce que la doula ne revendique pas du tout le côté médical, bien au contraire.

Pour rappel : une femme enceinte n’est pas en péril. Elle est vulnérable. « La personne vulnérable est définie comme « un mineur de 15 ans ou une personne qui n’est pas en mesure de se protéger en raison de son âge, d’une maladie, d’une infirmité, d’une déficience physique ou psychique ou d’un état de grossesse » (Code pénal, art. 434-3)…La grossesse ne crée a priori aucune vulnérabilité psychologique. La vulnérabilité est donc ici physique. »

La doula se situe en périphérie et c’est déjà beaucoup, surtout quand les sages-femmes n’ont plus suffisamment de temps pour. Anne Leroy a levé le voile.

Mais que peut faire la doula alors ? Que propose-t-elle ?

Chaque doula accompagne en fonction de ses valeurs, couleurs, capacités, limites. Pour le moment, je me cherche. Doulamssétou proposera essentiellement une écoute et une présence actives, dans tous les domaines (SAUF le médical, et ça m’arrange parce que même l’EJE était mal à l’aise avec cet aspect.) C’est évident pour moi, que je ne proposerai pas un catalogue de produits en supplément de mon savoir-être. La société change, j’ose espérer que la multi-variété consumériste ne sera plus le seul critère de choix. Cela signifie que bien que je sois ouverte à tous les possibles, je suis loin d’être une experte en tout. Je saurai guider vers quelqu’un.e qui sait faire si je ne sais pas.

Quand j’étais enceinte, par deux fois j’ai vécu la solitude. Une simple oreille bienveillante m’a cruellement manquée à des moments cruciaux de ma première grossesse. Pourtant j’étais entourée, mais c’était dispersé, ponctuel. Souvent j’avais besoin simplement d’une présence, pas de conversations. Pour le premier post-partum (=après l’accouchement) ça a été pire et tellement douloureux. J’ai eu des rdv, j’ai reçu des visites de professionnels, d’amis, de copines, de connaissances et PERSONNE n’a repéré la spirale dans laquelle j’étais prisonnière pour mon premier enfant. Je me rappelle de moments clés ou dans ma tête ça hurlait « mais tu ne vois pas que je vais mal !!! » Mon conjoint, heureusement a été « doulo » pour le second post-partum. Sans le savoir, il a été présent. Il a su m’épauler. Il a dit ce qu’il fallait dire. Il m’a soutenue dans la moindre de mes faiblesses et de mes forces. Comme un pilier dans les prémices d’un cyclone qui a fini par changer de trajectoire. C’est ainsi, qu’une deuxième dépression post-partum a été évité. Reconnaissance éternelle.

Voilà ce que représente une doula pour la moi d’il y a 21 ans. Aujourd’hui ce serait sensiblement pareil. Je m’efforcerai donc d’entendre les familles qui feront appel à moi. Je serai attentive à l’explicite autant qu’à l’implicite.

Doulamssétou©

Après trois jours de lavage, rinçage et essorage, un nom de doula m’a montré un bout de son âme. Son identité est en construction.

Petit récapitulatif du deuxième mois de formation (sur neuf) :

Encore quelques nausées dues au puissant vortex de sororité. Ça secoue pareil qu’un cyclone. Comme un début de grossesse, mon corps considère les prémices de ce contenu de formation tel un intrus.

Je partageais ce ressenti avec une doulamie : nos formatrices choisissent des programmes avec des cycles qui semblent avoir pour effet de déloger des croyances et des pensées limitantes, trop cristallisées. Ça fait autant de mal que de bien. Ça me fait penser à ce qu’a pu ressentir Karaba la sorcière quand Kirikou lui a arraché l’épine dans le dos. Un bel oxymore : une douleur qui soulage et qui libère. Pas toujours immédiatement, c’est un chouilla plus lent. Plusieurs cycles seront nécessaires pour certaines couches récalcitrantes.

Bien que mes blessures fassent partie de moi et font ce que je suis, prendre soin d’elles pour ensuite passer à autre chose est la clé, en ce qui me concerne. Le sentier est heureusement ponctué d’oasis qui ressourcent. Sainte Rita a donc entendu mes prières ! J’ai compris pourquoi je retournais dans le désert. Pas encore comment arrêter de le faire sans me mettre en danger !

Le mot MERCI avec ses 5 lettres me paraît étroit pour contenir ma gratitude, ça déborde en moi. Pas sûr que ça se voit encore, c’est tellement gênant de montrer ses émotions. J’ai pris l’habitude de les accueillir et les laisser me traverser. Les dévoiler est une étape ô combien périlleuse !

Sous l’effet des hormones, je suppose ;-), je fais l’hypothèse que les barrières tomberont une à une, le long de ce chemin initiatique d’Envol et Matrescence©. J’ai confiance maintenant, je suis mères-veilleusement accompagnée.

Sandrine, ta création va faire s’envoler de si belles d’âmes ! Elles sèmeront partout des graines et des pépites. Tu le sais sûrement déjà.

Nom de la promo

@jout sur le nom Doulamssétou : la Doula en moi sait, car mon âme sait tout. Or, mon mental et moi, savons que nous ne savons rien. J’en reviens à ce sentiment de rien qui, finalement, est aussi un sentiment de tout (merci @Marine), dans le sens de la plénitude et de l’Unité. Si j’avais accès à tout ce que mon âme sait, mon cerveau d’humaine serait incapable de l’intégrer.

L’inspiration vient aussi de là :

L’AME SAIT TOUT

La tente rouge

Ce matin de dimanche de Pâques, j’ai regardé le clip de Kiki, chanson de Julien Doré. Je me suis dit : « oh un couple qui vit loin de tout. Il y aura peut-être un bel accouchement à domicile !! » Mais non…

Cela dit, vu le fruit de ses entrailles, il était sûrement préférable pour une humaine de donner cette vie en milieu « médical ». J’évite de spoiler. Le clip, presque entier, est un univers imaginaire.

Sans transition

C’est la liaison pour partager mes ressentis sur une découverte nouvelle pour moi : la tente rouge. Je précise « récente ». Dans ma vie de femme, c’est tardif de connaître l’existence de ces savoir-être et faire, longtemps cachés ou perdus, bien qu’ancestraux. Comme le dit Rebecca, mère de Jacob, grand-mère de Dinah : il n’y a pas d’héritière. La tradition de la tente meurt avec la femme d’Isaac.

Dinah

Je connaissais l’histoire de Dinah, fille unique du patriarche Jacob, par le recueil d’histoires bibliques des témoins de Jéhovah. Livre moralisateur pour enfants qui a eu le mérite de me faire connaître les destins, souvent tragiques, des quelques femmes évoquées dans l’ancien testament.

Dans le livre de la Genèse, l’histoire de Dinah se résume à un viol et à sa vengeance, par la circoncision et le meurtre du violeur. Après cet épisode, Jacob, son père, change de nom pour Israël. Rachel, sa tante, meurt en enfantant le dernier fils d’Israël, Benjamin. Ruben son frère, est amoureux de leur tante Bilha, concubine de leur père…Israël meurt à 180 ans. Bref c’est la fin. Dinah est-elle vivante, morte ? A priori, ça n’intéresse personne. Sauf Anita Diamant. Comme elle a eu raison de lui imaginer cette suite de destin !!

Le film « la tente écarlate »

Péplum grandiose. Inspiré du roman d’Anita Diamant. Il est spectaculaire.

Librement inspiré du roman. Dinah a droit à deux destins différents, un dans le film et un dans le roman, parallèles, peu similaires. Comme dans tout bon péplum, le film est une suite de tragédies, avec trop peu de moments heureux à mon goût. Les scènes d’accouchement sont magnifiques. Je n’en dévoilerai pas plus.

Le roman

Il a ma préférence. C’est un savant équilibre entre la violence et la douceur dans la vie de Dinah, après le drame. Ce qu’il se passe à l’intérieur de la tente rouge est décrit avec plus de précision. Cela laisse une plus grande place à une spiritualité belle et variée, remplie de déesses de toutes sortes. Jacob n’est en rien contre. L’El, à peine nommé, est encore loin d’être l’Un exclusif. La spiritualité féminine est bien plus grande, ouverte et tolérante que celle des hommes.

D’abord intitulé « la fille de Jacob », le roman paru en 1997, est directement à l’origine du mouvement des tentes rouges, né aux Etats-Unis. En 2008, ce mouvement a traversé l’Atlantique pour arriver en France.

Voilà pour l’origine de la tente rouge. Quand j’aurai fait l’expérience de sororité dans ces lieux, je partagerai ici mes ressentis.

Cœur de doula

Cœur de doula de Sandrine Lebrun

J’ai profité d’un long trajet pour le lire, presque d’une traite. Ce n’est pas le genre de livre que je peux lire en plusieurs fois, ; sinon, j’arrête de m’alimenter et de m’occuper du reste… mon monde cesse de tourner quand je lis un livre-pépite. Cœur de doula en est un, en toute subjectivité puisque je parle de mon ressenti.

C’est, en effet, le livre à lire pour découvrir et pourquoi pas s’ouvrir à cette activité qui émerge depuis la fin du 20ème siècle et qui pourtant existe depuis toujours, ne portant souvent pas de nom à proprement parler.

Ce qu’en dit Wikipedia : « La doula ou accompagnante est disponible pour le couple dès la grossesse, pendant l’accouchement et parfois jusqu’à plusieurs mois après la naissance. Elle apporte un soutien émotionnel et pragmatique, offre une écoute, répond aux questions, discute des problèmes rencontrés et aide à trouver, si possible, des solutions. »

J’évite soigneusement de dévoiler le contenu des livres qui nourrissent mon âme. Quand un livre m’attire, je regarde parfois les avis des autres. Souvent je me fie à mon intuition et elle ne se trompe que rarement.

Les futurs parents et les parents ne savent pas tous qu’il leur manque un lien, une transmission, une présence, tout simplement. Une figure disponible et à l’écoute. La doula remplit ce rôle depuis la nuit des temps. Elle était soit la mère, la grand-mère, la sœur, une femme du village…une femme de l’entourage proche ou moins proche de la future mère.

Si vous ressentez ce manque, ce vide, la doula peut vous guider vers ce qui le comblera et qui est déjà en vous.

Je ressens la doula comme le kintsugi japonais, dans le sens où elle crée du lien. Elle permet aux couples de combler ses « fissures » sur la grossesse, l’accouchement, l’allaitement, la parentalité…« La philosophie du Kintsugi peut vous accompagner tout au long de votre processus de guérison, jusqu’à retrouver vous-même votre unité et tout votre éclat. »

Je pense, et cette pensée ne tient qu’à moi, que je suis née doula. Avec un passé d’ancêtres liés à l’esclavage (des deux côtés : esclave et esclavagiste), me rendre disponible pour servir le couple, la femme enceinte, les futurs parents et les tous nouveaux parents, prend tout son sens et équilibre les lignées.

N’étant pas formée spécifiquement à l’accompagnement autour de la grossesse, j’offre néanmoins mes compétences aux couples, dès le désir d’enfant pour répondre à leurs questionnements sur les différentes étapes qui amènent à la parentalité. Je me base sur ma formation d’éducatrice de jeunes enfants, spécialiste de la psychopédagogie, du développement de l’enfant, sur mes diverses expériences personnelles de mère et professionnelles auprès de femmes enceintes.

Pour approfondir :

Association doulas de France

A fleur de naissance

Connaissiez-vous la doula ? Qu’est-ce qu’elle vous inspire ? Je lirai avec plaisir vos commentaires.

En quête d’un métier

Dans le cadre d’une reconversion professionnelle, Pôle emploi me demande de compléter mes recherches à l’aide d’un questionnaire en direction de professionnels de métiers qui s’approchent le plus de mes intérêts et de mes compétences. Ceci afin d’éventuellement suivre une formation pour une autre profession.

Je cherche des témoignages de Doulas et de sophrologues.

Le principe de cette enquête est de pouvoir me baser sur des témoignages et non des informations que je peux trouver moi-même sur le net. Ça me permettra de savoir si mon projet est viable et à quels obstacles je pourrais éventuellement faire face. Bien sûr, chacun.e se sentira libre de répondre ou non aux questions. Il est possible de le faire de manière « anonyme », je ne divulguerai aucune identité. C’est simplement pour avoir une vision globale de ce qui m’attend, selon la voie que j’aurai choisie.
Je vous remercie d’avance du temps que vous y accorderez.
Afin de montrer un exemple, je vais jouer le jeu pour le métier de ma formation initiale.


Enquête sur le métier de : Éducatrice de jeunes enfants
Date : 01/07/2020 par Mickaëlla P-H


1. Quelles sont les activités et tâches principales du métier ainsi que les responsabilités liées à ce poste ?

Pour moi, l’essence de ce métier c’est d’accueillir et d’accompagner les familles. Selon le lieu de travail, il s’agira surtout des enfants et aussi de leurs parents. Les activités et les tâches varient selon le lieu et le public rencontré. Par exemple, en crèche, l’EJE accueille, encadre, coordonne, anime une équipe et un groupe d’enfants. Quand j’évoque l’animation, il s’agit pour moi de maintenir une dynamique et une constante remise en question selon un projet pédagogique/éducatif/d’établissement.

La responsabilité principale est la garantie de permettre aux enfants et aux collègues de s’épanouir dans un lieu propice à cela. L’EJE est garant.e de la vie individuelle et collective, de la sécurité et de la mise en pratique des différents projets.

J’ai principalement travaillé en EAJE avec des puéricultrices comme directrices, donc légalement elles étaient responsables, même en cas de délégation de responsabilité.

2. Quelles sont les activités occasionnelles de ce métier ?
Occasionnellement, l’EJE peut servir de bouche-trou en cas d’absence de collègue. Au statut de cadre, l’EJE peut aussi devenir une balle de ping-pong entre l’équipe et la direction, entre les parents et la direction…mais, j’avoue je manque d’objectivité… L’EJE, selon son lieu de travail, aura d’autres responsabilités, à chacun de se renseigner auprès d’EJE concernés. Occasionnellement, j’ai eu à donner des traitements mais si vous avez lu mes blablas sur le sujet, vous savez ce que j’en pense.

3. Quelles sont les conditions d’exercice (horaires, lieu, relations de travail, statut) du métier ?

Cela dépend encore du lieu de travail. En EAJE, en général, les horaires sont ceux des ouvertures et fermetures des établissements, avec des horaires intermédiaires. L’emploi du temps varie en fonction du nombre d’enfants, des besoins et des équipes. Travailler dans un milieu quasi-exclusivement féminin peut parfois devenir pénible.


4. Quels sont les avantages de ce métier ?

Le principal avantage que j’ai rencontré dans cette profession est d’avoir côtoyé des enfants et de très belles personnes dans les équipes de collègues. C’est une aventure humaine d’une richesse exceptionnelle et infinie.


5. Quels sont les contraintes, risques et les inconvénients de ce métier ? (port de charge, mobilité, utilisation de produits, contraintes physiques).

Les contraintes sont nombreuses : le niveau sonore au quotidien, le stress, la charge mentale professionnelle, les conflits d’équipe, les conditions de travail selon les locaux et les directives, la posture physique à constamment surveiller sous peine de problèmes de santé : genoux, dos, bras, etc. Tout cela peut engendrer une usure précoce.


6. Quelle formation est nécessaire pour accéder à ce type de poste, quel diplôme est obligatoire ou souhaité ?

Je cite la fiche métier : « Le diplôme d’État d’éducateur de jeunes enfants (DEEJE) de niveau III est obligatoire pour exercer ce métier. Le DEEJE est accessible par la voie de l’apprentissage et de la validation des acquis de l’expérience (VAE) et.


7. sont les compétences, les qualités requises ou l’expérience préalable demandées par les recruteurs (en cas de salariat).

Là aussi, je ne peux pas inventer, la fiche métier est complète. L’idéal, avant se lancer, est de faire des stages dans un maximum de lieux qui accueillent les jeunes enfants, y compris le milieu spécialisé. J’ajouterai qu’avoir un minimum de goût pour les autres est indispensable et surtout un esprit complètement OUVERT. Il est impossible de garder ses préjugés. L’observation et le jeu sont des outils essentiels.

8. Quel est votre parcours professionnel ?

Pour faire court, c’est durant une expérience d’aide-éducatrice, au sein d’un groupe scolaire (de la maternelle au collège), auprès d’enfants porteurs de handicap, qu’est née une volonté d’avoir plus de théorie pour pouvoir accompagner l’autre, l’enfant, le parent, la famille… Chacun dans toute son individualité. J’ai donc commencé la formation dans une autre région, quand j’avais 28 ans, en couple, avec un enfant de 4 ans. Mes débuts dans la profession ont été laborieux du fait d’un manque de postes dans le département où je vivais. J’ai d’abord accompagné des enfants à leur domicile pour des familles aux horaires de travail atypiques. Puis, je suis partie en saison à la montagne et à la mer. Cela a mis trois années pour que je puisse enfin intégrer des EAJE et enchainer des remplacements. La précarité et la cadence des CDD ont eu raison de ma santé. Une convalescence a suivie. C’est une proposition de CDD=>CDI dans une autre région qui m’a permis d’avoir une expérience de cadre. Un second enfant a décidé de pointer le bout de son nez pendant cette expérience professionnelle. Bien que riche en enseignements et en pratiques, j’ai mis un terme à ce contrat et j’ai refusé d’être titulaire de la fonction publique territoriale. Ma santé a été le principal déclencheur à la tournure des événements. Une seconde convalescence a suivie. Ma dernière expérience professionnelle est de loin la plus mémorable, au sein de l’association Harjès, devenue HARPEGES LES ACCORDS SOLIDAIRES. C’est suite à cette expérience intense que j’ai décidé de quitter le social, mais de rester dans le service/accompagnement à la personne.

9. Quel est votre niveau de rémunération ?

Pour un débutant : le smic dans la FP, la FPT et la FPH. Dans le privé, je ne sais pas. Pour une personne expérimentée : aucune idée, j’ai jamais dépassé 1500 euros nets, notamment à cause des temps partiels. C’est, de toute façon, très mal payé. Qui choisit le social pour la rémunération ?


10.Quelles sont les perspectives d’emploi dans ce secteur, l’avenir du métier ?

 » Le diplôme d’éducateur de jeunes enfants accompagné d’une expérience professionnelle permet d’occuper différents postes : responsable technique de crèche, directeur, etc. »
J’espère un avenir en partenariat avec l’école maternelle, c’est beau de rêver !

11. Quels conseils pouvez-vous donner pour réussir dans ce métier ?

Une santé de fer et un mental d’acier me semblent primordiaux. C’est un métier usant, mal reconnu, voire pas du tout. Si vous attendez de la gratitude, passez votre chemin. Seuls les enfants (et certains collègues et quelques parents) m’ont permis de tenir dans chacun de mes postes.

C’est subjectif, mais faire un travail sur soi est, de mon point de vue, une sécurité pour soi et pour les autres. Cette profession (et même cette formation) réveille et bouscule énormément notre enfant intérieur. Mieux vaut s’y préparer. Les enfants méritent d’être entourés d’adultes stables et fiables. C’est à dire, pour reprendre une expression de Miriam Rasse : « de vrais phares dans la nuit » et pas de bouées ballotées par les courants !!

12. Connaissez-vous d’autres professionnels ou personnes susceptibles de répondre à cette enquête que je pourrais contacter de votre part ?

Tous ceux que je connais ont changé de voie…ou ont quitté les EAJE, (@jout : oups j’oubliais une warrior qui a toute mon admiration, que j’ai connue grâce à facebook : @joellephilz est toujours en exercice en structure collective)

FIN DE L’ENQUÊTE

Mon courriel pour transmettre vos témoignages de doula ou de sophrologue : pmickaella@gmail.com

Enquête métier à copier/coller
Enquête sur le métier de :
Date : par :

1. Quelles sont les activités et tâches principales du métier ainsi que les responsabilités liées à ce poste ?
2. Quelles sont les activités occasionnelles de ce métier ?

3. Quelles sont les conditions d’exercice (horaires, lieu, relations de travail, statut) du métier ?

4. Quels sont les avantages de ce métier ?

5. Quels sont les contraintes, risques et les inconvénients de ce métier ? (port de charge, mobilité, utilisation de produits, contraintes physiques).

6. Quelle formation est nécessaire pour accéder à ce type de poste, quel diplôme est obligatoire ou souhaité ?

7. Quelles sont les compétences, les qualités requises ou l’expérience préalable demandées par les recruteurs (en cas de salariat).

8. Quel est votre parcours professionnel ?
9. Quel est votre niveau de rémunération ? pour un débutant? pour une personne expérimentée ?
10.Quelles sont les perspectives d’emploi dans ce secteur, l’avenir du métier ?

11. Quels conseils pouvez-vous donner pour réussir dans ce métier ?

12. Connaissez-vous d’autres professionnels ou personnes susceptibles de répondre à cette enquête que je pourrais contacter de votre part ?

🙏🏻Merci infiniment de prendre ce temps que je sais précieux.🙏🏻