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Ce court blabla à destination des futur.e.s étudiant.e.s de la formation Envol & Matrescence.

Le site d’Envol et Matrescence en dit ceci :

Un mentoring en développement personnel avec une coach certifiée

Pourquoi ? Car pour aller à la rencontre de l’Autre, il est incontournable d’aller à la rencontre de soi-même .

E&M

Je partage entièrement cette nécessité de se connaître un minimum, avant d’aller vers l’Autre.

L’appel de la plume a été fort, bien que l’exercice de la vidéo fût drôle autant que frustrant ! 1 minute pour tout évoquer, c’est trop court.

J’avais envie d’ajouter que les séances en groupe avec Isabelle sont des moments de grandes introspections, inévitables et indispensables. Selon qui l’on est , c’est plus ou moins facile à vivre. Me concernant, ça accélère toutes mes années de remise en question, de re-connaissance de moi-même. Avoir accès à Soi, c’est vertigineux car le potentiel de chacun.e est sans limites. L’énorme travail est de l’accueillir.

Première vidéo publique avec ma trombine

Pour une première vidéo en mode publique, c’est un résultat forcément amateur. Loin de moi l’envie de devenir une youtubeuse. Si Isabelle n’avait pas demandé de témoignage, j’aurai encore attendu avant de me lancer. C’est toujours plus facile de parler des autres que de parler de soi. Merci Isabelle d’avoir contribué à cette opportunité de sortir de cette fameuse « zone de connu ».

La formation Envol et Matrescence

Je l’évoque par-ci, par-là dans mes blablas depuis que je m’y suis inscrite. Ma découverte de cette formation s’est faite sur Instagram, par une publication proposée sur mon fil. Je venais d’envoyer mon dossier d’inscription à la formation des doulas de France. Les circonstances sanitaires m’ont fait privilégier le distanciel avec des modules en présentiel. Mon premier contact avec Sandrine Lebrun s’est fait suite à la lecture de son livre « Coeur de doula » qui m’avait été conseillé et transmis par une doula de mon département. Les synchronicités se sont ensuite succédées avec rapidité et précision, sans hésitation. Un vrai appel du coeur.

La formation

Voici le contenu que j’ai choisi : Doula-accompagnant/e périnatale. Je suis accompagnée par une équipe de choc et des doulamies de tous horizons : un sage-femme, deux doulas, une coach, une praticienne en respiration (entre autres)…chapoté.e.s par Sandrine Lebrun. Les doulamies ont presque toutes un compte Facebook et/ou Instagram et/ou un site : @blandine_perinatalite, @sur_le_fil_doula_sophro, @desfillesenbleu, @christelle_ma_doula, @aux.ailes.deployees, @lulu_ofthewoods, @marine.lasseur, @natacha_doula, @rebecca_doulatobe, @adeline_doula_amiens, @nouvelleere_doula, @bebe_link_, @etrefemmeetnaitremaman, @doula_enracinee. (Désolée les filles, je ne vous ai pas toutes trouvées. N’ayant plus de compte Instagram et Facebook, parfois mes recherches aboutissent à « aucun résultat »).

Juste avant de commencer, j’ai suivi le séminaire Paramanadoula qui a mis en exergue ma difficulté à exercer une activité à but « lucratif » de manière indépendante…mais ça c’est une autre histoire.

Pourquoi me former à une activité non reconnue et non cadrée légalement ?

Je ressens le besoin de me former pour surtout m’informer, écouter, échanger, faire des rencontres et expérimenter les facettes de la doula envers autrui. Me concernant, il s’agit d’un coup de coeur. Les rencontres sont teintées (pour moi) d’admiration et d’échanges riches et variés. Un lien s’est créée. La suite colorera mon être et ma lancée dans cette activité.

Cérémonie du lien

Je cite Sandrine et son équipe : « C’est une formation plurielle qui propose essentiellement les contenus en présentiel car nous croyons en la force de la rencontre, de la sororité, de l’échange d’expérience et des mises en situation pratique sur chaque thématique. Approche pour TE permettre d’incarner l’ETRE de la doula. Mais nous pensons aussi que certains thèmes peuvent être abordés à distance avec une supervision. C’est pour cela que nous proposons des contenus en FOAD (Formation Organisée à Distance). En complément, des visio-conférences te permettront d’avoir des interventions de spécialistes de la naissance, de la périnatalité et de l’entrepreunariat. »

Je me tiens à la disposition de celles et ceux qui seraient intéressé.e.s par cette formation du point de vue des « étudiant.e.s », si vous avez des questions. Soit en commentaire, soit par mail pmickaella@protonmail.com

Doulamssétou©

Après trois jours de lavage, rinçage et essorage, un nom de doula m’a montré un bout de son âme. Son identité est en construction.

Petit récapitulatif du deuxième mois de formation (sur neuf) :

Encore quelques nausées dues au puissant vortex de sororité. Ça secoue pareil qu’un cyclone. Comme un début de grossesse, mon corps considère les prémices de ce contenu de formation tel un intrus.

Je partageais ce ressenti avec une doulamie : nos formatrices choisissent des programmes avec des cycles qui semblent avoir pour effet de déloger des croyances et des pensées limitantes, trop cristallisées. Ça fait autant de mal que de bien. Ça me fait penser à ce qu’a pu ressentir Karaba la sorcière quand Kirikou lui a arraché l’épine dans le dos. Un bel oxymore : une douleur qui soulage et qui libère. Pas toujours immédiatement, c’est un chouilla plus lent. Plusieurs cycles seront nécessaires pour certaines couches récalcitrantes.

Bien que mes blessures fassent partie de moi et font ce que je suis, prendre soin d’elles pour ensuite passer à autre chose est la clé, en ce qui me concerne. Le sentier est heureusement ponctué d’oasis qui ressourcent. Sainte Rita a donc entendu mes prières ! J’ai compris pourquoi je retournais dans le désert. Pas encore comment arrêter de le faire sans me mettre en danger !

Le mot MERCI avec ses 5 lettres me paraît étroit pour contenir ma gratitude, ça déborde en moi. Pas sûr que ça se voit encore, c’est tellement gênant de montrer ses émotions. J’ai pris l’habitude de les accueillir et les laisser me traverser. Les dévoiler est une étape ô combien périlleuse !

Sous l’effet des hormones, je suppose ;-), je fais l’hypothèse que les barrières tomberont une à une, le long de ce chemin initiatique d’Envol et Matrescence©. J’ai confiance maintenant, je suis mères-veilleusement accompagnée.

Sandrine, ta création va faire s’envoler de si belles d’âmes ! Elles sèmeront partout des graines et des pépites. Tu le sais sûrement déjà.

Nom de la promo

@jout sur le nom Doulamssétou : la Doula en moi sait, car mon âme sait tout. Or, mon mental et moi, savons que nous ne savons rien. J’en reviens à ce sentiment de rien qui, finalement, est aussi un sentiment de tout (merci @Marine), dans le sens de la plénitude et de l’Unité. Si j’avais accès à tout ce que mon âme sait, mon cerveau d’humaine serait incapable de l’intégrer.

L’inspiration vient aussi de là :

L’AME SAIT TOUT

Snoezelen et la petite enfance 1

La FNEJE PACA est une vraie ressource en matière d’information et de formation. Je la remercie pour toutes ces conférences qui nous sont régulièrement proposées.

La première fois que j’ai entendu parler de Snoezelen c’était lors de mon stage dit « long » en Institut d’Education Motrice (en 2006). Aucune salle n’y était dédiée car le projet était en cours de réflexion.

Je suis passée pour une extra-terrestre à chaque fois que j’ai émis l’idée de l’adapter en EAJE. Personne n’y voyait d’intérêt et je manquais sûrement d’arguments. C’est resté dans un coin de ma petite tête. Depuis quelques années, le concept tend à se « démocratiser » et des expériences ont été tenté et très bien reçues, un peu partout. Et maintenant, c’est une « mode ». Ce mot me déplaît. Il enferme les idées nouvelles et pertinentes dans un schéma de succès éphémère et d’inévitable oubli. Or comme la motricité libre, le portage, le parentage proximal…tout ce qui reconnecte les humains à leur corps et leur nature est pérenne, même si délaissé massivement par des sociétés dites « modernes ».

La conférence était animée par Sidonie Fillion, une dynamique et pétillante psychomotricienne. C’était un régal intellectuel de l’écouter et d’interagir avec elle.

L’information qu’elle a partagée pourrait se résumer (grossièrement) à ces 3 photos que je prends le risque de vous partager. A aucun moment, Sidonie Fillion n’a évoqué son refus de diffuser ces images (peut-être parce que personne n’a demandé) :

Elle nous avait promis de transmettre le contenu du PowerPoint à la FNEJE qui à son tour nous le transmettrait. Je pensais pouvoir en partager un peu plus. Après quelques jours d’attente (j’ajoute que je remercie tous les bénévoles qui sont très réactifs. C’est tout à leur honneur de consacrer du temps libre à la FNEJE. Je ne suis pas assez sociable pour ça !!), j’ai bien reçu les documents MAIS entre temps , j’ai effectué des recherches internet et trouvé très peu d’informations sur l’approche Snoezelen de Sidonie Fillion. J’ai donc demandé l’autorisation à la FNEJE de partager les documents sur Planète EJE. La réponse est non, ce que je comprends très bien même si je trouve aussi cela dommage.

Contrairement aux conférences de Jean Epstein et de Miriam Rasse dont le contenu est en accès libre sur le net, pour Sidonie Fillion c’est réservé aux personnes qui se sont rendues à sa conférence. J’ai aussi demandé si je pouvais partager mes notes personnelles et mon ressenti de cette conférence, j’attends la réponse.

L’approche Snoezelen est comme toutes les idées, philosophies, déjà interprétée à toutes les sauces, incomprise et pratiquée de manière déformée. Je vous encourage vivement à assister à une conférence de Sidonie Fillion pour comprendre l’essence de Snoezelen et permettre une transmission au plus proche de son origine et de son sens.

Si vous souhaitez en savoir plus, voici des liens :

Les pros de la petite enfance (intervention de Sidonie Fillion)

Snozelen France

 

La magicienne sans pouvoirs magiques

« Conte » (parce qu’il y a  une magicienne) inspiré d’une journée particulièrement folklorique.

Il était une fois une magicienne de la société occidentale moderne …
[Pour situer le contexte : c’était durant sa formation qu’elle a cru qu’elle apprenait la magie. Elle a pensé qu’elle pourrait se servir de toutes les solutions proposées et apprises au pays de la Théorie simplement en pointant sa baguette avec une jolie formule magique. Erreur de débutante. Ce qu’elle a constaté, c’est que la théorie ne sort, pour ainsi dire, jamais des frontières de son pays. Le crédo « en Théorie, tout se passe bien » est véridique, surtout parce qu’en Théorie, il ne se passe rien.
Elle a aussi appris à faire illusion, et encore quand ça fonctionne…l’illusion est un art très peu abordé en formation. C’est sur le terrain que ça se corse quand YakafaukON oblige à développer des stratégies d’illusionnistes. Illusionniste, c’est un autre métier, ça mérite d’être souligné.]

Après sa formation, elle a vite constaté que le pays de la Pratique était fort fort lointain, et surtout à des lieues de celui de la Théorie. Elle avait pourtant lu, dans tous ses livres de magie, qu’il était de l’autre côté du long fleuve tranquille de la Vie. Soi-disant sur l’autre rive. Il suffisait, naguère, de traverser à gué, puis sur un radier, puis sur une planche. Avec le temps la traversée s’est faite sur une passerelle, puis sur pont, puis sur un viaduc…vous aurez compris, les deux rives se sont complètement perdues de vue. Tous ces constats ne l’ont jamais empêchée de rester convaincue qu’elle était magicienne. Sortie diplômée de l’école des magiciens, à priori c’est normal. Tous ses collègues se sentaient prêts et motivés, comme elle.

…Au début de sa « carrière », elle se rendait à son travail, tous les jours, avec bonne humeur et légèreté, jusqu’au jour où elle se rendit compte que sa baguette n’avait aucun pouvoir. Rien, nada, queue dalle…Elle a d’abord pensé qu’elle (la baguette, pas la magicienne ; enfin, pas encore) était en panne. A tort. Finalement, à chaque fois qu’elle avait obtenu un résultat en l’utilisant, c’était simplement grâce à ses compétences professionnelles. Sans magie, aucune. Elle savait réfléchir et agir en fonction des situations simples et même complexes.

Quelle désillusion, tout de même, de posséder un outil inutile quoi qu’accessoirement très joli. Et en même temps, quelle révélation !

Il parait que pour tout problème il y a une solution et s’il n’y a pas de solution, c’est qu’il n’y a pas de problème. C’est bien joli, mais c’est complétement faux. Qui a pondu cette ineptie, au fait ? La magicienne a rencontré, en très peu de temps, des tas de problématiques sans aucune solution envisageable. Non par manque de recherches, de motivation ou d’une éventuelle absence de connaissances…non, non. Aucun « abracadabra » ne fonctionnait. Elle travaillait en équipe, elle n’était jamais seule. Les magiciens du 21ème siècle  travaillent en groupe. Personne ne trouvait de solution. Or il y avait immanquablement un problème, toujours. Elle a tenté l’illusionnisme, sans trop de succès, ça passe quelques temps et puis ça finit par s’effondrer avec pertes et fracas. Avait –elle seulement envie de faire illusion ? C’est comme une imposture de se faire passer pour quelqu’un d’autre. Elle s’y sentait obligée. Cest qu’il FAUT faire bonne figure dans la société occidentale moderne, sous peine de réprimandes.
Pour finir, elle a découvert, durant un long processus usant, une nuance stupéfiante. Il y avait un problème, car rien ni personne n’avait intérêt à ce qu’une solution soit trouvée. Aucun intérêt à ce que les choses changent. La magicienne se retrouvait face à un mur comme un bouclier anti-magie, avec tous ceux qu’elle accompagnait, bon an mal an, depuis des années. Il y avait le choix entre rester devant le mur et se lamenter ou le longer pour trouver une brèche ou faire demi-tour. Tout a été essayé. Chacun qui se retrouve devant ce mur, même avec de la magie sous le coude, décide de la suite des événements. Lorsqu’il y a une brèche, c’est seulement le début d’un parcours du combattant digne des 12 travaux d’Astérix et de l’obtention d’un papier chez les Vogons (cf : le guide du voyageur galactique)

Le laisser passer A38

Quelqu’un a dit un jour à la magicienne que la vie n’est pas un long fleuve tranquille. Merci bien. Elle avait déjà
remarqué qu’un fleuve est surtout impétueux. Ainsi va la vie. Elle en a déduit que c’est plus simple de suivre le courant que d’essayer de le remonter, surtout à la nage (on n’est pas des saumons)… A chacun de prendre la décision de regagner la rive,
n’importe laquelle, avant de se noyer. Quand on est épuisé, on échoue là où le courant nous porte : Théorie ou Pratique.

La magicienne de ce conte occidental et moderne, s’est faite une raison. Elle tentera tout ce qu’il est impossible de faire sans baguette, grâce à la magie que peut apporter la Vie.

Parfois il y a une issue et s’il n’y en a pas il reste la possibilité de casser le mur. Les plus téméraires peuvent escalader le mur après y avoir fait pousser du lierre…et en s’armant de patience ! Ou alors il suffit de mener sa barque et de rester sur le fleuve à admirer les deux rives, quand on s’en approche. Accoster de temps à autre pour trouver de la nourriture. Mais en restant sur le fleuve, ça sert à quoi d’être une magicienne ? En plus sans pouvoirs magiques ?

Fin

Shrek

Loin de moi la prétention de me faire passer pour une conteuse. J’écris pour faire un peu de place dans mon cerveau, qui mouline sans arrêt. C’est presque thérapeutique. Je le partage car je lis énormément de textes qui me font du bien et que d’autres ont gentiment mis à disposition de tous sur le net.