Archives de catégorie : parentalité

L’Hygiène Naturelle Infantile/HNI ou Elimination communication (EC) ou « bébé sans couche ».

La « propreté » est -elle naturelle ou bien doit elle s’acquérir ?

Je n’ai pas la réponse, ni scientifique ni philosophique. C’est juste une question que je me pose.

Force est de constater que cette préoccupation est loin d’être planétaire. Notre société en fait une étape majeure, alors que dans une vie c’est un détail. Un vrai business a été crée autour de ça. En fait, l’enfant est devenu un prétexte supplémentaire pour consommer encore plus. Je suis la première à utiliser des couches jetables alors que j’en ai acheté des lavables. Dans mon quotidien c’était tellement compliqué et surtout dans celui de l’assistante maternelle. Certains me diront que je me suis trouvée une bonne excuse.

Je trouve l’HNI très intéressante. Soyons honnête, c’est une pratique qui re-connecte à notre vraie nature, celle d’être auprès de nos enfants (c’est un fait et rien d’autre, quand on est une mère) . Donc peu facile à mettre en application dans nos vies urbanisées de travailleuses, stressées, pour la plupart.

Cette pratique est critiquée, décriée, elle scandalise certains professionnels. Elle l’est seulement parce que notre 21ème siècle découle des deux précédents : hygiéniste et aseptisé. L’enfant est un individu mais bon, on n’est pas à son service…

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Quand j’y réfléchis, je me dis qu’en fait j’aurai vraiment aimé être à l’écoute de mon bébé, l’être à 100%. Pour moi, cela n’a plus RIEN à voir avec une acquisition précoce, un dressage. Cela n’a rien à voir avec le pot, tel qu’il est proposé aux enfants dits « prêts physiologiquement ». Cela a à voir avec une écoute et une observation complètes, une disponibilité totale. Comme quand les mères avaient le temps.

Finalement j’admets, que l’âge de plus en plus tardif de la fameuse « propreté » soulève la question de la durée de l’utilisation des couches et de la tonne de déchets que cela engendre.

C’est curieux que nous ne soyons pas du tout éduqués à l’impact environnemental de notre consommation. Pourtant il existe des alternatives ! On achète, on achète, sans même se demander où ça ira une fois usagé, cassé, inutile etc. Pourtant même si nos déchets sont enlevés de notre environnement proche, ils ne disparaissent pas, comme par magie, de la planète !!

Pour en revenir à l’HNI et le métier d’EJE, alors oui évidemment c’est difficilement envisageable de l’appliquer vu le nombre d’enfants accueillis qui ne sont pas les nôtres. Comment pourrions nous re-connaître les signes de chaque enfant ? Tout serait à revoir : l’adaptation (rien que le terme est à revoir), l’accueil, la pédagogie, la disponibilité des professionnels… Il y a déjà tellement de travail pour changer les mentalités sur la bienveillance, l’éducation positive, la parentalité…vaste chantier s’il en est.

L’idéal, puisque les enfants HNI sont « propres » très tôt, serait qu’ils soient accueillis en collectivité au moment où ils sont prêts à l’être. Et oui j’ose le dire. La collectivité est loin d’être la panacée pour les bébés et même certains enfants plus âgés. Oh oui, ils s’y adaptent mais à quel prix ? Invisible pour les yeux…mais c’est un autre sujet.

Je pense que la réponse réside dans la façon dont l’accueil est pensé. Un accueil à taille humaine par exemple. Quoique. Quel sens cela a pour notre société qui rentabilise tout, même l’Humain ?

C’était une parenthèse, suite à la lecture de plusieurs commentaires sur les réseaux sociaux en rapport avec cette pratique. Se cacher derrière la maturation et le contrôle des sphincters comme seuls arguments me semble léger. Si à 3 ans -et même bien avant, dès 1 an selon des spécialistes- l’enfant sent et sait dire qu’il veut faire, c’est surtout parce qu’il parle et/ou se fait comprendre de façon plus concrète auprès de l’adulte. A l’adulte d’être à son écoute.

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Les enfants et les écrans/Tour de blog/Les rendez-vous de l’enfance.

J’ai déjà abordé ce sujet sur Planète EJE.

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Je commence, avec joie et enthousiasme, un partenariat virtuel avec Superliposés et plein d’autres blogueurs. Le thème mensuel est « les enfants et les écrans« .

ça tombe bien, j’ai encore des choses à dire surtout suite au nouveau programme d’enseignement expliqué dans cet article : Les enfants devront savoir utiliser une tablette avant leur entrée en CP et suite à une proposition d’ateliers avec écrans par une entreprise de crèche. C’est ahurissant quand on sait qu’en plein cœur de la Silicon Valley, une école privée (la Waldorf School of the Peninsula) a décidé de se priver de toute forme d’écran pour enseigner !

C’est aussi la 7ème semaine sans écran dans une école près de chez moi !

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Je suis honnête, mon avis subjectif est transparent sur Planète EJE : Mon rapport aux écrans pourrait être pathologique. J’en restreint l’usage et la possession afin d’en conserver une utilité organisationnelle. Ils me servent aussi de source d’information (en rapport avec mon métier et mes loisirs seulement). Je préfère en éloigner une partie (TV, tablette)  sinon je deviens dépendante…j’ai 39 ans, imaginez un enfant !

L’interdiction c’est un vilain gros mot depuis mai 68, alors parlons de vigilance, attention, « permission, consignes, respect qui aident à savoir comment faire ceci ou cela en toute sécurité » comme le dit si bien Isabelle Filliozat.

Parce que ma crainte principale c’est que mes enfants, les enfants, nos enfants deviennent cyber-addict, déconnectés de leurs pairs, de leurs semblables, de la nature ou PIRE qu’ils se transforment en mut@nts

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Wall-E

Je me répète sûrement mais AVANT 3 ans, l’enfant a bien d’autres découvertes à faire que celle des écrans. De toutes façons, le jeune enfant de ce millénaire grandit au milieu d’écrans. De fait, il les côtoie dans son foyer, dans la rue, dans les lieux publics.

Ma question est simple : pourquoi faire entrer les écrans dans les lieux destinés à l’éducation ? Parce qu’on leur apprendrait à en faire BON usage ? Je suis sceptique. Personnellement, vu mon degré d’addiction, j’ai intérêt à déléguer la tâche à des collègues. Je trouve que nous sommes  trop suffisamment assis dans notre vie pour ajouter des « activités » qui ne demandent rien d’autres que de bouger les yeux et les doigts, voire un seul doigt.

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AVANT
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APRES ?

Des enfants semblent souffrir du syndrome de manque de nature. C’est presque terrifiant de découvrir que ça existe ! Une des causes, j’vous l’donne en mille :

  • « Les enfants passent trop de temps devant les écrans : à nous adultes de limiter ce temps. »

En fait je suis catégorique dans ma profession, tout comme les recommandations du CSA :

AUCUN écran avant 3 ans. Point barre.

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http://www.yapaka.be/campagne/ecrans-en-veille-enfants-en-eveil
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http://www.yapaka.be/ecrans

La télévision, les tablettes, les téléphones n’ont rien à faire dans l’environnement éducatif des enfants en EAJE (Etablissement d’accueil du jeune enfant). La motricité libre, le Jeu, les interactions, la découverte de la nature, l’observation… et même l’ennui/le rêve ! sont des temps suffisamment remplis de possibilités d’apprendre et de grandir pour l’Enfant qui se construit par l’expérience.

Que proposer à mon enfant qui visiblement s’intéresse beaucoup aux écrans, me direz-vous ? Et bien, ce que nous faisions avant que les écrans n’envahissent nos vies.

Quelques idées, si vraiment vous avez oublié : 13 activités pour vos enfants, au lieu de regarder la télé

Chez moi, le cadet de 14 mois, nous subtilise régulièrement nos téléphones quand ils sont à sa portée. Il joue avec, il sourit quand il parvient à allumer l’écran, il tapote dessus et nous regarde. Bref. Je suis mécontente, je lui dis. J’évite de lui interdire pour que cet objet reste banal, ainsi il ne fera pas de fixette dessus.

Il y a beaucoup de liens sur cet article, j’ajoute en plus ceux des autres blogs qui publient sur le même sujet afin de diversifier nos points de vue. Bonne lecture à tous !

Amandine sur son blog découvrir et grandir

 

Julie sur son blog zakfamily  fait part de son expérience et donne des astuces pour y passer moins de temps

Emilie sur son blog mimistigri  propose une activité pour jouer à la télé)

Aurélie via superliposés où elle parle de la place des écrans dans les chambres d’enfants

Encore ++ pour les grands lecteurs :

Dossier sciences humaines

Faut il interdire les écrans à nos enfants ?

Au sein ET au biberon

Je parle beaucoup d’allaitement depuis la naissance de Junior Bis. Et pour cause, celui de Junior s’était déroulé de telle manière que je souhaitais faire autrement pour le second. J’ai évoqué sa petite histoire dans cet article : L’ALLAITEMENT.

Récemment je discutais de tire-lait. La personne, avec moi, qui n’avait pas allaité au sein autant qu’elle l’aurait voulue m’a dit « c’est si naturel, ça devrait être obligatoire quand rien ne l’empêche ». Ouch ! me suis-je dit, elle a bien de la chance que je ne sois pas biberonnante, sinon les hostilités auraient été ouvertes et sanglantes. Il parait qu’une ‘célébrité’ a prononcé, à peu de chose près, la même phrase et qu’elle a du présenter des excuses publiques…

Suite à des lectures sur le net, j’ai découvert il y a peu, un livre dont le titre m’a vraiment plu, parce qu’il m’a fait l’effet d’une boisson revigorante et a attisé ma curiosité.

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Il donne le ton, un ton d’une autre sonorité, bref j’ai tout de suite eu envie de le lire. Pourtant j’achète peu de livres et surtout j’ai moins de temps pour les lire. De belles circonstances ont fait qu’il est arrivé dans ma boîte aux lettres. Oui, l’Univers est sensible aux quêtes de sens. Je me suis régalée à le lire. Même après lecture de plusieurs critiques sur la toile. Rien n’a gâché mon plaisir.

 C’est un livre d’utilité publique, que toute femme (selon mon avis subjectif) souhaitant devenir mère pourrait lire, au moins pour se soulager les neurones. Aucune prise de tête en vue, c’est d’une limpidité déconcertante. Quand on pense que la Milky War sévit, c’est un non sens, encore plus après lecture de ce livre.

Au passage, j’ai appris que je suis une sainte parce que je tire mon lait  tous les midis (pour cause de refus de mon employeur pendant mon temps de travail) depuis les 5 mois de Cadet.  Aujourd’hui, il a 11 mois. Je continuerai tant que ce sera nécessaire pour lui et moi.

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Je suis donc allaitante et biberonnante simultanément, enfin pas au sens strict du terme, car le bib est réservé à la nounou. A la maison et/ou avec moi, il le refuse en bloc sauf s’il y a de l’eau dedans.

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8 mois de lait tiré

Mon avis sur la question est toujours le même : chacun décidera selon son bagage à l’instant T. Dans ma petite vie, j’ai rarement eu d’avis tranché : je pousse et je porte ; j’allaite au sein et il prend le bib ; je dors avec lui et il dort dans son lit ; il mange des petits pots, des purées maison (plus rarement) et des petits bouts de tout ce qu’il veut bien goûter…bref nous vivons sans contraintes inutiles.  C’est tout autre chose que de la neutralité, c’est plutôt de la « cosmopolitude ».

Je parle peu du livre ? C’est fait exprès, lisez-le !!! Ce livre m’a confortée dans mon ressenti de mère et de professionnelle. J’accompagnerai autant que possible, avec bienveillance et douceur, les familles qui me le demandent.

Merci merci et re-merci Julie Grêde !!! Merci aussi à Éline pour l’envoi du livre !

La sacro-sainte tétine

Suce(tte), Tototte, tututte…Tais-toi ?!

Plus je les vois, plus je m’interroge.

Une fois n’est pas coutume, j’ai un avis nuancé.

J’y vois l’intérêt pour le très jeune enfant (et encore…) et je constate  une dépendance, qui m’inquiète parfois, quand l’enfant grandit.

Pour ma petite histoire : je l’ai proposée à mes deux fils. Par mimétisme pour l’aîné. C’était évident de l’acheter, en plusieurs exemplaires, avant la naissance et de la proposer dès la maternité sans même savoir si l’enfant en aurait besoin. Résultat il l’a très peu prise et a arrêté de lui même. Il aurait pu s’en passer. C’est plus par dépit que le cadet en a eu, d’abord une « au cas où » en caoutchouc naturel.  Quand je lui proposais à la place du sein (en dehors des tétées/repas), il avait des haut-le-cœur. C’en est une autre, basique, qui lui a été proposée, à ses 6 mois, quand il était chez l’assistante maternelle.  Il a été « dupe » une fois en ma présence. Comme il est allaité, si je lui présente, soit il râle et la lâche, soit il la mordille allègrement pour se soulager les gencives.

En EAJE, j’avoue que je serai mal placée pour dire comment faire avec cet objet. De formation, l’hygiène n’est pas mon cheval de bataille, mais franchement quand je vois les multiples voyages et chutes des tétines, je me dis BEEEEEURK !!!! Et quand elles sont « perdues » dans des endroits improbables et qu’il faut les chercher en fin de journée, quand il n’y en a qu’une…quand pendant la sieste, elle se faufile entre le matelas et le lit ou se cache sous la couverture…le bébé se réveille, pleure, il faut lui redonner un nombre de fois incalculable…c’est pénible.

Parfois, je me dis que les adultes s’enquiquinent au lieu de se faciliter la tâche. De tout temps, le bébé a su faire autrement pour combler son besoin de succion. Rendre un enfant dépendant d’un objet que l’adulte commande, c’est un peu ahurissant. On dirait que la tétine est devenu l’article indispensable au même titre que le doudou qui va souvent de pair avec elle. Faire confiance, écouter son bébé est devenu rare. La relation approfondie semble en voie de disparition…quel dommage.

Ce qui me questionne c’est de la voir donnée systématiquement au lieu de chercher à comprendre ce qu’il se passe à un moment T pour l’enfant.

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Ce qui m’énerve c’est de la voir mise directement en bouche même aux enfants qui savent la prendre et la mettre eux-mêmes. On dirait qu’on leur met un bouchon pour se taire.

Ce qui m’inquiète, c’est l’âge de plus en plus tardif auquel des enfants réussissent à s’en passer… d’en voir  qui parlent avec sans possibilité de comprendre un mot de ce qu’ils disent…

J’oubliais, un autre point de vue : il est souvent conseillé aux parents de préférer la tétine au pouce (à tort ?), pour diverses raisons. Cependant je souligne que le doudou attaché à la tétine est très répandu. Un truc qui pendouille au bout, pèse un peu dans le vide. Peut-être qu’il y a  un impact sur la mâchoire et la bouche… Je dis ça, mais je ne suis ni orthophoniste ni orthodontiste.

Bref. C’est un avis qui n’engage que moi.

Idées de lecture autour de la tétine :

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La liste de naissance à la loupe

La liste de naissance.

J’ai déjà écrit sur le sujet pour répondre à des amis qui attendaient un enfant et quand j’ai, moi-même, attendu un heureux événement.
Donc, je souhaite à nouveau réagir en disséquant une liste trouvée sur le net, au hasard. Pour les articles les moins indispensables , je propose mon point de vue personnel et professionnel.

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source

Voilà l’exemple  trouvé sur le site vertbaudet :

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Sommeil/chambre :

ceux qui me connaissent savent mon attirance pour la pédagogie montessorienne et la liberté de l’enfant. Donc, selon moi,  la chambre idéale ressemble aux photos ci-dessous. Je tends vers cela,  j’en suis loin, mais j’ai fait au mieux.

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http://www.lasemainemontessori.com/projet-52-montessori/chambre-montessori/

Quelques explications sur la pédagogie (+ de détails en lien) :

« La pédagogie Montessori est  centrée sur l’enfant. Elle favorise le développement de la confiance en soi et de l’autonomie de l’enfant.  Maria Montessori disait « l’enfant nous demande de l’aider à agir tout seul ». La chambre de bébé : créer un environnement calme, chaleureux, reposant mais aussi éducatif. C’est aussi une pièce qui sera adaptée à lui et non à ses parents. Cela ne  demande pas d’investir dans du mobilier coûteux. »

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  • La gigoteuse : bizarrement elle s’appelle à l’inverse de ce qu’elle permet de faire : gigoter… Essayez de gigoter, les jambes emmitouflées dans votre couette pour voir. Et je trouve que l’enfant ressemble à un gigot. @jout : la turbulette c’est pareil…pourquoi empêcher l’enfant de se mouvoir ? A moins de vivre dans un endroit frigorifié, c’est vraiment un truc que je ne rachèterai pas. Oui l’aîné en a eu aussi.
  • L’oreiller et la couette : quand le bébé sera grand. Un nourrisson risque de s’enfouir en dessous mais pas de réussir à s’en sortir, gare à l’hyperthermie et au manque d’oxygène.
  • Le tour de lit : interdit par la majorité des PMI chez les assistants maternels. Si bébé colle son nez dessus, comment respire t-il ? Et comment vous voyez votre bébé ? A travers ?? @jout : j’en ai eu un aussi pour l’aîné mais ses jambes étaient quand même coincées par en-dessous. Si la PMI a statué, il y a certainement des raisons.
  • La veilleuse : ma sœur m’en a prêté une. Usage d’adulte pour y voir la nuit sans réveiller tout le monde.
  • L’écoute-bébé : euh il est déjà tout seul dans sa chambre dès la naissance ? L’angoisse…Plus tard, oui si vous vivez dans un château ou dans une maison insonorisée ou si vous êtes angoissé.

Éveil :

Trop de jouets tuent le jeu. Les bébés jouent avec leurs mains, leurs pieds, leur voix, le visage des gens qui l’entourent etc. J’en ai emprunté car ils servent peu de temps. Il y a des cadeaux très utiles : balle de préhension, carrés sensoriels pour des découvertes colorées et différentes.

  • Le mobile : mon fils aîné en a eu un en cadeau. Hyperstimulation, agitation, énervement garantis. Et puis quel manque de réalisme tout ces petits trucs qui pendouillent et volent au dessus du bébé avec une musique qui casse les oreilles ! Le cadet n’en aura pas. Pareil pour l’arche d’éveil. ça dure si peu…Leboncoin regorge de ce genre d’objets qui rapidement encombrent.
  • Le parc : aie aie aie, au secours…encore des barreaux soi-disant pour être en sécurité. Mon fils aîné y a été aussi. Il m’avait été donné. Ah pour sûr j’étais tranquille. Bon, quand on est très occupé et seul, pourquoi pas ? Si il n’y a pas déjà de transat.

Promenade :

En somme, dès la naissance, j’avais acheté et il m’avait été prêté, donné pour mon fils aîné : une poussette, un lit, un transat, un parc…tout le matériel pour créer une distance entre lui et moi. Il a détesté la poussette alors j’ai acheté un filet de portage et ce fut le bonheur, partagé. Du coup, le cadet est allé direct dans une écharpe de portage.

 Vêtements :

J’ai privilégié les vide-greniers, les vêtements pour bébé y sont encore quasiment neufs car ils sont portés peu de temps. Une vraie économie. Il y en a même que mon cadet n’a pas pu porter car il est passé du 3 mois au 9 mois sans prévenir ! Y’a d’autres moyens de se faire plaisir. Avouons-le, le bébé s’en fiche d’être « trop mignon » dans telle ou telle tenue ! Et pour lui permettre d’évoluer à l’aise, merci de penser à la praticité.

Repas/allaitement :

Selon le choix de la famille (la maman souvent, quand elle est bien informée). Je pense que c’est possible de faire sans chauffe-biberon et sans appareil encombrant pour stériliser. La stérilisation est une pratique qui n’existe même plus dans les hôpitaux et maternités, il me semble.

  • La chaise haute : pour l’instant mon cadet mange sur les genoux, les miens ou ceux de quelqu’un d’autre.C’est ce qui se pratique aussi là où je travaille et c’est positif. A long terme, j’opterai pour une chaise évolutive d’occasion, au design plus acceptable que les horreurs proposées par les temples de la puériculture. L’aîné était dans une chaise suédoise en plastique, pratique mais ses jambes n’étaient pas posées, elles étaient dans le vide.

Chez nous, aucun transat, Bébé appréhende son corps, posé sur le dos et libre de ses mouvements. @jout : je me sers du cosy quand Bébé ne veut pas rester seul au lit.

Toilette/soins :

L’aîné est allé direct dans la baignoire familiale, avec en essai le transat en plastique, vite abandonné car glissant et inconfortable. Le cadet est comme un poisson dans une baignoire physiologique trouvée d’occasion ; économique car il y a besoin de peu d’eau.

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Elle peut servir longtemps selon la tolérance du bébé à être contenu. Parfois, il est dans le bain avec moi, et c’est le bonheur.

Le thermomètre est un accessoire qui permet d’être sûr mais il est facile de s’en passer. Pour dépister la fièvre, le basique suffit (sous l’aisselle ou dans l’oreille avec les électriques/pratiques des professionnels de santé et de l’enfance.) Si un enfant est fiévreux, ça se voit en général, inutile d’avoir la température « exacte ».

Pour ce qui me parait utile (bavoirs, cape de bains, matelas à langer etc), je privilégie les personnes de talents :
Bébelyste qui m’a crée ma liste ici : Junior bis.
Je pense avoir fait le tour. Je complèterai si besoin. Vos commentaires sont les bienvenus.
@jout : Précision : le propos de cet article c’est aussi qu’il est, à mon avis, dommage d’acheter tout ça à l’état neuf vue la durée dont on s’en sert. Un enfant grandit VITE.

 

Hauts les coeurs, la révolution continue !

J’ai souvent peur au sein de cette société qui invente. C’est beau d’inventer, d’être créatif et tout et tout…sauf quand la déviance est au bout.

Je vante les mérites de la motricité libre depuis longtemps, même avant de savoir que ça s’appelait ainsi, avant d’être EJE.

Mais quand je vois des « business men », sans scrupules, surfer sur le sujet pour nous pondre des inventions de cette sorte :

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alors là…je déprime et ensuite je hurle intérieurement. Non, je ne critique pas, j’essaie de comprendre, sans y parvenir ! Mais comment ?? pourquoi ???? Mais que se passe t-il ici bas, pour quoi faire tant de trucs, bidules, machins ?!

C’est une régression, un retour en arrière ? Une envie de revenir au tout seul partout mais ensemble ? comme ici :

Envisageons-nous vraiment un futur de cette sorte ? :

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film d’animation Wall-E

Revenons au sujet initial : les bébés dans l’eau, flottants grâce à une bouée autour du cou. « Ils ont l’air bien, ils semblent apaisés »…

Euh, soit, certes, hum bah en fait, j’crois bien qu’ils subissent la situation !

Je ne suis pas experte en la matière. Si ça se trouve, c’est génial, excellent, innovant…sauf que je dois être rabat-joie, réfractaire à la nouveauté, vieux-jeu ou que sais-je encore…mais je préfère le contact humain, et pourtant (je le répète) je ne suis pas tactile ! Il me semble que l’être humain est bien pourvu en général, les EJE le savent bien :

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@jout : ça m’a rappelé un article lu sur le développement moteur de l’enfant :

l’enfant, avec cette bouée, est-il vraiment porté par l’accessoire, par l’eau ? Quel est l’impact sur la colonne ?

Source : bebe.bienaitre

Alors, dans l’eau, (même si je suis peu à l’aise dans cet élément), je choisis :

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et ça :

sa page FB pour les intéressés : Sonia Rochel 

Voilà, c’était mon blabla du jour.

source de la photo mise en avant : matériel inutile.

 

La conseillère/consultante en lactation

http://consultants-lactation.org/

Court article en passant, basé sur mon expérience personnelle. Au placard la théorie, pour un petit moment, et place à la pratique et aux aléas du quotidien.

La conseillère/consultante en lactation : quel est son rôle ? Réponse sur le site de Véronique Darmangeat.

Celle qui est venue à la maison a, pour ainsi dire, sauvé mon allaitement !! Oui, parce que je viens d’avoir un bébé.

Je l’ai trouvé là : Association Française des Consultants en Lactation

Elle a répondu au téléphone un dimanche et elle est venue dès le mardi suivant. J’étais désespérée à cause de crevasses présentes dès la maternité mais prises en charge seulement sur le résultat, c’est à dire avec des crèmes plutôt que sur la cause. Il s’avérait que Bébé était mal positionné.

Avec mon aîné (il y a 14 ans) je n’avais pas eu de crevasses donc je ne savais pas qu’un bébé pouvait mal s’installer ou être mal installé au sein… encore des personnels de maternité, peu voire pas du tout, formés à l’allaitement maternel.

Heureusement que je suis bien entourée (une amie animatrice LLL) et donc plein de réponses à mes mille questions.

Les crevasses ont disparues en une semaine à peine et ne sont jamais revenues.

Si toutes les femmes et même familles connaissaient l’existence des ces merveilleuses personnes, plus d’un allaitement au sein suivrait leur cours. Moins d’abandon auraient lieu et plus de mères seraient comblées de réussir à nourrir leur enfant de la façon la plus saine qui soit.

Bénéficier d’un soutien à l’allaitement devrait être une évidence et l’information devrait être présente dans toutes les maternités. J’irai jusqu’à dire que ce serait un plus non négligeable si les professionnels de la petite enfance en savaient un peu plus sur la question de l’allaitement maternel.

http://www.lllfrance.org/

source de l’image mise en avant : association française des consultants en lactation

Les enfants sont-ils cruels ?

Si oui, qui est responsable ?

« LES ENFANTS SONT CRUELS » parole maintes fois entendue et une fois de trop lors d’une émission sur les JO Paralympiques durant le témoignage de Nantenin Kéïta, athlète déficiente visuelle. Elle ne l’a pas prononcée, c’est l’animateur mais elle a laissé dire. Encore une idée reçue parmi tant d’autres. Dur de tordre le cou à ces croyances pourtant limitatives.

Pour situer, j’ai toujours besoin de définitions. Qu’est-ce qu’être cruel ? Que signifie « cruauté » ?

cruel, adjectif
Sens 1 Qui aime à voir ou à faire souffrir.
Sens 2 Sauvage, sanguinaire.

« Mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde », disait Camus.

Je suis d’avis que les termes que nous utilisons en tant qu’adulte sont réellement inappropriés concernant la petite enfance. Tout comme un enfant ne fait pas de caprice ni ne manipule qui que ce soit, il n’a pas non plus de stratégies cruelles à sa disposition. Par contre,  il réagit suite à des émotions et des pulsions qu’il ne maîtrise pas, contrairement à l’adulte (en théorie).

cruauté, nom féminin
Sens 1 Caractère de ce qui est cruel, penchant à faire souffrir.
Sens 2 Action cruelle, atroce.
Sens 3 Pénible, douloureux, qui fait souffrir [Figuré].

Pour un enfant c’est vraiment une sacrée performance d’en arriver là, n’est-ce pas ? Rappelons qu’un enfant est un individu en construction.

Enfant vient du mot latin infans, qui signifie « celui qui n’a pas la parole » (comprendre le très jeune enfant qui ne parle pas, et non pas celui qu’on ne laisse pas parler). Infans désigne donc l’enfant qui n’a pas acquis le langage. Celui qui ne parle pas encore.

On a tous plus ou moins subi les comportements, insultes, paroles blessantes de nos pairs. C’est la façon dont nous les recevons qui leur donne leur impact. Dans ma petite vie, je n’ai pas trouvé que c’était plus difficile quand j’étais petite et pourtant, j’en ai entendu…et j’en entends toujours.

Pour la tranche d’âge dont je parle (moins de 3 ans et parfois par extension, moins de 7 ans), il me semble exclu d’envisager qu’un jeune enfant est cruel, en tous cas intentionnellement. Car tout est dans l’intention, je pense. Vouloir nuire à autrui et y prendre plaisir c’est humain certes mais, à mon avis, ça s’apprend ou ça s’imite. Je ne crois pas que ce soit inné ou alors ça s’acquiert dans le bagage des fameux mécanismes de défense et à ce stade c’est une tout autre problématique.

Les enfants apprennent par les expériences, c’est flagrant quand on les observe. La théorie, on la leur verbalise mais l’expérience est bien plus probante. S’il vit dans une cruauté ambiante, peut-être bien qu’un enfant en fera son mode de fonctionnement.

« Cet âge est sans pitié » écrivait La Fontaine.

Là je suis d’accord. Après tout la pitié n’est pas un sentiment naturel. Sauf par l’exemple, un enfant ne l’appréhende pas.

 

Des explications à ce phénomène présent chez les plus grands enfants, notamment des élèves dans un contexte scolaire, il y en aurait pléthore. J’en cite quelques unes :

De nos jours, l’environnement est plus violent : la crise, l’avenir incertain exercent une influence, les valeurs de politesse et de respect se perdent parfois parce qu’elles ne sont plus inculquées par les parents… L’effet de groupe aussi est terrible : des élèves peuvent se liguer entre eux contre un de leurs camarades et l’élève attaqué se retrouve isolé, démuni, confronté à la violence la plus extrême…

(…) La société dans laquelle on vit est impitoyable et force est de constater que ces problèmes s’aggravent et peuvent prendre des proportions inouïes dans certains contextes : il faudrait rétablir des valeurs morales essentielles qui sont en train de se déliter dans notre société où les exemples de mensonges, de corruption, de dénigrement sont donnés parfois au plus haut niveau…

Il faut s’inquiéter de ces phénomènes de rejet que subissent certains enfants, souvent les élèves ignorent les notions même de tolérance, de respect des autres qui sont pourtant fondamentales…

A part les circonstances, y a –t-il un coupable ? Il semblerait que la responsabilité nous incombe à nous autres adultes. Nous TOUS. Je m’inclus dans la masse de ces adultes qui râlent plus qu’ils n’agissent. Et il y a la catégorie qui ne fait que se plaindre…

Des solutions ? Bien sûr qu’il y en a et une R-évolution est en marche que les récalcitrants le veuillent ou non ! Ce site place les éducateurs de jeunes enfants en première ligne car c’est ma formation et grâce à celle-ci j’ai eu accès à des savoir-être et des savoir-faire que je m’emploie à partager sans relâche. La communication non-violente en fait partie.

Les enfants ne sont pas cruels. Tout au plus, ils en ont des comportements, malgré eux, et concomitants à des contextes bien particuliers. Il appartient à la société qui les accompagne dans la vie de leur montrer une autre voie.

La cause des enfants

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Chaque fois que je sors de chez moi, il n’y a pas un jour où je ne vois pas un enfant « mal-traité », très souvent verbalement. Le mot est fort mais d’après moi quand on dit ‘tu me fais ch***‘ à un enfant, oui on le maltraite et encore je n’entre pas dans le détail.

Ce n’est que la partie visible de l’iceberg cet exemple, à côté des gifles et autres vulgarités qui s’ensuivent…

Voici un texte qui prône la bienveillance envers les enfants, êtres humains en devenir.

"Vous dites :
— 'C’est épuisant de s'occuper
 des enfants'.
Vous avez raison.
Vous ajoutez :
— 'Parce que nous devons nous mettre à leur niveau.
 Nous baisser, nous pencher, nous courber, 
nous rapetisser'.
Là, vous vous trompez. 
Ce n'est pas tant cela qui fatigue le plus, 
que le fait d'être obligé de nous élever jusqu'à 
la hauteur de leurs sentiments.
De nous élever, nous étirer, 
nous mettre sur la pointe des pieds, nous tendre.
Pour ne pas les blesser. "

Janusz KORCZAK, prologue de Quand je redeviendrai petit

Traduction AFJK (révisée en 2007).

Cette citation a été publiée en 1990 
et longtemps diffusée par l’Association française 
Janusz Korczak en hommage à la Convention 
internationale des droits de l’enfant (CIDE) 
adoptée par l’ONU en 1989, sous la forme 
d'une carte postale illustrée par le peintre 
surréaliste W. Siudmak, qui a connu un très grand succès.

L’ouvrage de Janusz Korczak dont elle est tirée, 
Quand je redeviendrai petit, est l'un des plus
 beaux romans pour enfants de Korczak dédié 
aux droits de l’enfant. Il a été traduit et publié 
en français sous le titre : Le droit de l’enfant
 au respect, coédition Laffont/Œuvres 
représentatives de l’Unesco, 1979 (épuisé).

C’est humain de penser qu’on est à bout, de le dire, mais à quoi ça sert de le dire de cette façon ?

Les enfants traités ainsi seront les adultes de demain…

Il y a tellement de possibilités d’être aidés aujourd’hui. Quand on n’en peut plus, y-a-t-il besoin de courage pour demander un relais, un avis extérieur…?

Sans doute que oui et surtout encore faut-il se rendre compte qu’on est dans la « douce violence« .

enfant

La cause des enfants montre la voie de la bienveillance. Elle montre aussi la voie de la fermeté. Il n’est pas question de laxisme ni d’abandon de la fonction parentale sinon, l’excès inverse se produit mais au départ, je remarque que l’enfant est dans les deux cas « mal-traité ».

« Il est plus facile d’éduquer un enfant que de réparer un adulte ».

« Lorsque les pères s’habituent à laisser faire les enfants, lorsque les fils ne tiennent plus compte de leurs paroles, lorsque les maîtres tremblent devant leurs élèves et préfèrent les flatter, lorsque finalement les jeunes méprisent les lois parce qu’ils ne reconnaissent plus au-dessus d’eux l’autorité de rien et de personne, alors, c’est là, en toute beauté et en toute jeunesse, le début de la tyrannie. »

Platon

Liens :

Comment la famille transmet l’ordre inégal des choses

Éducation non violente et développement du cerveau, un duo gagnant ?

Vidéos :

clip télé contre les violences éducatives ordinaires

Un clip contre la gifle :

Mon imaginaire détaille la vidéo :

-« Tu entends ce que je te dis ?

-« Oui, non, je sais pas, tu es au téléphone donc je suppose que tu parles à quelqu’un d’autre et puis je joue. »

-« claque »

-« Ah tiens, oui je n’ai pas entendu mais j’ai senti. Et pas tout à fait compris. »

– » c’est dingue ça ! »

Source de l’image mise en avant : grandis-moi !

La mère suffisamment bonne

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Par extension, le parent suffisamment bon

En première année de formation, les formateurs ont demandé de mettre par écrit notre représentation de la « bonne mère » afin de questionner et revoir les exigences que l’on associe à ce rôle. J’ai retrouvé mon écrit. Il date de 2005 :

« Une mère doit être :

– Douce, affectueuse, détendue et reposée

– Disponible

– Équilibrée

– Organisée

– A l’écoute

– Créative

– Complice mais pas copine

– Un appui, une (res)source

– Consciente de ses propres besoins.

Elle doit être garante de :

– la politesse

– La loi

– L’instruction

Dans la foulée j’avais écrit ma représentation du bon père.

Un bon père doit être :

– Garant des limites et de la loi

– Un exemple, un modèle

– L’autorité

– Joueur,

– Compréhensif

– Patient

– Juste

– Tiers séparateur

– Une référence

Il doit assurer le bien-être de ses enfants en travaillant, surtout si la mère reste au foyer. »

J’avais une vision très idéalisée de la parentalité et elle a beaucoup évolué.

Théorie : Selon Winnicott (pédiatre de formation, devenu psychanalyste pour enfants), le développement du concept de mère suffisamment bonne (good enough mother) se définit par trois actes nécessaires : le holding, le handling et l’object presenting.

Le holding ou portage désigne la façon de porter l’enfant, de façon plus ou moins serrée contre soi. Il a une valeur affective. Le bon holding est celui de la mère : il est connu, rassurant. Il s’agit aussi d’une introduction du corps dans l’espace, il influe sur la gestion du risque et de la sécurité de l’enfant plus tard.

Le handling est la manipulation de l’enfant, la façon d’agir sur lui dans le cadre du soin (nourrir, toilette, soins du cordon). Ces soins sont investis de différentes manières par les parents et comprend de nombreuses sensations tactiles et auditives pour le bébé. On encourage d’ailleurs les parents à masser leurs enfants dans un but d’apaisement. Le soin est aussi accompagné de parole. C’est par le handling que l’enfant peut dissocier son corps de l’environnement.

L’object presenting est la présentation de l’objet. Elle aide à découvrir le monde par petit bouts, de façon prémachée d’informations sur l’environnement. Il existait un courant aux USA prônant l’hyperstimulation des bébés en leur présentant des opéras, tableaux de grands maitres etc. Il faut savoir cependant que l’enfant préfère des présentations simples d’objets ayant une connotation affective plutôt qu’une culture froide et impersonnelle.

L’idée de mère suffisamment bonne vient du fait qu’elle ne doit pas l’être trop. Si les parents comblent tous les besoins avant qu’ils se présentent, cela ne laissera pas à l’enfant l’occasion d’éprouver du désir. Cela entraverait la capacité de l’enfant à élaborer face au manque par exemple, à sentir le besoin, à avoir envie de quelque chose, à agir. Il se fait alors l’objet du désir de l’autre. Il ne faut donc pas être trop bon non plus. L’enfant a déjà à s’occuper de l’angoisse d’abandon et une mère trop bonne y ajouterait une angoisse d’intrusion ainsi qu’un renforcement de l’angoisse d’abandon. Il est important à ce niveau de comprendre qu’on ne peut pas rattraper sa propre enfance à travers celle de l’enfant. L’enfant doit apprendre à être soi, tout seul, en présence de l’autre.

En conclusion, ma représentation de la « bonne mère » était trop intransigeante. La mère ne doit pas tout être. Elle fait ce qu’elle peut et ne sera pas tout au même moment. Elle sait doser les réponses qu’elle donne à son tout petit.

Une mère « pas assez bonne » laisse l’enfant dans la souffrance et dans l’angoisse, ce qui ne donne pas suffisamment de possibilités pour que l’enfant se sente exister, en le plongeant dans le néant. Au contraire, une mère « trop bonne » répond à l’enfant par anticipation en ne lui laissant pas ressentir le manque, qui est pourtant essentiel pour le développement de l’enfant, pour qu’il se sente exister comme différent de sa mère. L’enfant ayant une mère « trop bonne » selon cette théorie reste dans l’illusion de la toute puissance, de l’omnipotence. Les deux extrêmes, néant ou toute puissance sont des illusions qui laisseront des conséquences sérieuses sur le développement futur de l’enfant et sur son âge adulte.

La position équilibrée de la mère « suffisamment bonne » est entre les deux, selon Winnicott : ni trop absente, ni trop présente (voire étouffante). Attention à ne pas lire les termes de Winnicott selon des critères moraux : il ne s’agit pas de juger la mère, mais de décrire la relation mère-enfant dans un juste équilibre.

Liens pour approfondir :

Winnicott et la mère suffisamment bonne

Donald Winnicott : « La famille suffisamment bonne »

 

mom enough
photo trouvée ici

le choix des photos est volontairement excessif en parallèle à l’article précédent.

Pour finir : Mamans: soyez vous-même!