Mon pouvoir ?

La p’tite histoire

Durant le voyage-aller vers la capitale, un monsieur qui est monté après ma gare, est venu me demander s’il pouvait s’asseoir à côté de moi, en me précisant que quelqu’un.e lui avait pris sa place. C’est bien la première fois que je réponds autre chose que « oui, bien sûr ». Je me suis entendue lui dire un truc comme (j’oublie les mots exacts quand ce n’est pas mon mental qui agit) : « mais c’est votre place, allez-la reprendre !! » Il m’a regardé d’un air absent et est allé voir plus loin, en marmonnant « la dame n’a pas voulu me laisser s’asseoir à côté d’elle, est-ce que je peux ici ? » J’avoue que je ne sais pas trop ce qu’il m’a pris parce que j’ai dit tout haut « mais enfin monsieur, je n’ai rien refusé, je vous ai suggéré de reprendre votre pouvoir !! » Et là, il s’est un peu agité en me demandant de me détendre…ou un truc dans le genre. C’était tellement surréaliste que je ne sais plus trop ce qui s’est dit exactement.

Il y a eu un silence étonné dans la rame… Déjà au moment du départ, une mère et son fils adulte avait viré deux squatteurs à leur place. Ces squatters avaient aussi leurs places squattées. Ils avaient d’abord refusé de bouger. Tranquillement, la mère et son fils leur avait expliqué qu’ils allaient se dépêcher de libérer les places qui leur étaient destinées. Leur détermination/pouvoir m’avait laissée songeuse.

Concrètement dans cette situation, si chaque voyageur se laisse prendre sa place, ça devient le bazar dans le train. Ce serait pour rien que des numéros de place nous sont octroyés ? Si à chaque arrêt, chaque voyageur qui veut s’installer découvre quelqu’un.e à sa place et donc vadrouille pour en trouver une autre qui sera libre jusqu’au prochain arrêt, on n’a pas fini de jouer aux chaises musicales. À la réservation, il est possible de choisir sa place. Tout le monde préfère s’asseoir là où il/elle est confortable. Et puis dans ces nouveaux TGV, il y a des rames au calme, des rames familiales, d’autres conviviales, il me semble.

Le pouvoir, non abusif (très très important !!)

Tout ça pour en revenir au pouvoir que nous avons tous en nous : celui d’être à notre place, de l’occuper. Dans tous les domaines de la vie. Pas seulement dans le train.

Dans le monde spirituel et aussi celui du développement personnel, cette idée de re-trouver, re-prendre, garder et utiliser son pouvoir intérieur/personnel est souvent évoqué. Surtout ces derniers temps. Je l’entends régulièrement sur YouTube. De nombreux avocats parlent de connaître et faire-valoir nos droits. C’est presque pareil : le plus important est à l’intérieur, pas que à l’extérieur.

L’actualité sanitaire

Avec du recul, je me souviens de certains événements depuis 2020. Notamment à chaque annonce gouvernementale : beaucoup pensait que puisque c’était dit, c’était acté.

Jusqu’à preuve du contraire, ce n’est pas le président de la République ni les membres du gouvernement qui commandent… Il y a des étapes avant que ce qui sort de leur bouche puisse être validé. Quoique, ça c’était vrai avant. Oui la vie d’avant tant regrettée. Je pense à la vie d’avant en 1980, quand j’étais enfant et insouciante et que je pensais que personne ne commandait personne.

Concernant, le pa$$e sécuritaire sanitaire, j’étais effarée de voir tellement de gens penser que la vaccination était devenue obligatoire dès le 9 août. Alors qu’il y a toujours eu (pour combien de temps encore ?) trois moyens distincts de l’obtenir.

C’est quoi « mon pouvoir » ?

C’est ce que mon coeur diffuse. Ce que mon âme ressent. Ce que mon intuition sent. Récemment, un ami m’a dit que mon intuition se trompait et que ce serait mieux de ne plus l’écouter. Je me suis coupée de ma vérité propre depuis trop longtemps pour l’éteindre maintenant. Tant pis si d’autres doutent de moi. Il est temps de s’occuper de notre Intérieur avant d’aller voir celui des autres, surtout si nous n’y sommes pas invités.

« Mon pouvoir personnel, non abusif » c’est qui je suis. C’est le respect, l’estime de moi, la confiance en moi que je m’accorde. C’est la place que j’ai dans ce monde. C’est ma place pour atteindre mon accomplissement personnel. La société que nous avons tous créée est loin, loin, loin de nous permettre d’accéder à tout ça.

A croire que nous ne sommes présents sur Terre que pour acheter, consommer, travailler, dormir et obéir.

C’était peut-être le cas avant, mais maintenant c’est fini.

La sacro-sainte Obéissance

Qui, que, quoi, dont, où ?

A laquelle, il s’agirait de se soumettre. Une sorte d’obédience aux lois de l’Absurdie. Amen amen. Est-ce une valeur ? Si oui, est-elle positive ? Notamment en 2021, pour bien planter le contexte. Est-ce qu’au plus profond de moi, je dois obéir ? A qui ? Pour quoi ? Au hasard : au tout-puissant dirigeant de mon pays ? Pour lui plaire, pour éviter les ennuis, par peur des représailles… ? Dans l’intérêt de qui ? L’intérêt collectif ? Mais en quel honneur ? Pas compris. Est-ce que ce serait vraiment l’anarchie si nous nous en tenions à notre propre pouvoir, sans le donner, en permanence, aux autres ?

Ma p’tite histoire

Pour le cadre de l’Education Nationale, j’ai été une « mauvaise élève ». Médiocre, dès le collège. A priori, sans le faire exprès, j’ai rapidement déplu aux autres, scolairement. Pourtant qu’est-ce que j’étais OBEISSANTE ! Non conforme mais SOUMISE. Devenue adulte, je suis loin de plaire à tout le monde, et tant mieux ! Qui a réussi cette performance ? Mère Teresa, peut-être…mais l’obéissance n’a rien à voir avec sa popularité.

Eduquée avec ce biais-là, j’ai moi-même mis en pratique l’adultisme, avec une volonté farouche d’obtenir la sacro-sainte Obéissance. Mes enfants en ont donc fait les frais. Mea culpa. La faute aussi à ces relents tenaces de société patriarcale, dont il est difficile de se débarrasser. J’évoque l’adultisme car il incarne à la perfection l’Autorité parentale et la toute-puissance des adultes. Qui exige l’obéissance ? Les adultes exclusivement.

J’ai désobéi

Je me suis rendue à Paris quelques jours, sans trouver d’alternative au pa$$e-partout. J’ai demandé à mon médecin traitant de superviser un auto-test. Donc, je suis partie avec mon papier prouvant ma SAINteté. Il m’a surtout servi à rendre visite à ma grand-mère qui survit dans un mouroir. D’ailleurs, va falloir qu’on m’explique : comment un papier empêche le virus de circuler ? Qui plus est dans un lieu où, à priori, tout le monde est protégé par la vaccination. Des membres de ma famille sont vaccinés. Ils ne se font plus tester et donc ne savent même pas s’ils sont malades. (Si j’ai bien compris, deux injections ne protègent pas suffisamment des variants de l’alphabet grec). Ils continuent pourtant de se rendre dans des lieux dits « à risque ».

Pour mon retour, aucune pharmacie n’a accepté de superviser mon test. Je l’ai donc fait seule. J’ai pris le train sans le précieux sésame, sans le fumeux QR code. J’étais prête à défendre ma cause, parce que rien n’est fait pour faciliter l’obtention de ce truc. C’est ouvert uniquement aux horaires de travail (même le samedi. Le dimanche, le virus ne circule pas) et il y a de l’attente…Si vraiment la pandémie était aussi grave, je n’aurai pas galéré à faire valider mon état de SAINteté santé (que je sois vaccinée ou pas).

6h30. Tout est fermé…

À mon arrivée, un jeune en blouse bleue m’a demandée mon passe. Je lui ai dis NON. D’une part, parce qu’il n’a aucun droit de me le demander dans l’enceinte de la gare qui n’y est pas soumise. D’autre part quelle est sa fonction ? Est-il assermenté pour exiger de moi quelque chose de confidentiel ? Non. Donc non. C’est tout simple. Désolée pour lui qui a sûrement trouvé ce job à la con pour avoir un peu d’argent. Evidemment, il m’a laissée tranquille. Je le voyais mal appeler la police. Elle a quand même des affaires plus urgentes à traiter. C’est une toute petite illustration d’une de mes désobéissances au quotidien.

Adulte VS enfant

Je suis adulte, je me le permets. Un enfant est souvent à la merci du monde des adultes touts-puissants. Aucun adulte ne supporterait la pression permanente endurée par les enfants. Il suffit de se mettre quelques instants dans leurs chaussures.

Hier mon fils m’a montrée la manière dont était évalué son comportement durant la journée, avec un code couleur…et sur des critères spécifiques. Celui qui m’a le plus choquée c’est : « je me suis levé ». L’être humain est une espèce en mouvement. Il a BESOIN de bouger. Son corps est vivant par définition. Un enfant encore plus. Pour moi, c’est une torture d’exiger d’un enfant qu’il arrête de bouger et pourtant je le fais. Je demande souvent à mon fils de cesser de gigoter. Il est incapable d’obéir à cette injonction donc tout ceux qui l’exigent, moi la première, perdent leur temps et leur énergie. Malheureusement il est le seul à payer, soit il est grondé, soit il a un code couleur qui montre du doigt qu’il a désobéi.

C’est un sujet sur lequel je peux être intarissable. Je m’en tiendrai là. Honnêtement, je n’ai jamais retiré de satisfaction à l’obéissance de mes enfants. Je me sens plutôt mal après qu’ils aient obtempéré. Je préfère privilégier leur coopération, de leur plein gré. C’est un travail de longue haleine de ne pas vouloir avoir le dessus sur plus jeune que soi. D’ailleurs ça ne fonctionne pas du tout à tous les coups et curieusement, je suis soulagée qu’ils s’opposent à ma volonté.

Au final, le code couleur de l’école, je l’associe à l’humeur des adultes. Clairement chez moi, c’est souvent l’humeur qui dirige certaines périodes du quotidien. Quand je suis atrabilaire, comme Émile… Tous aux abris !!! Mes enfants le savent et je redis qu’ils ne sont jamais responsables de mes humeurs. Ce serait plutôt à moi, de faire un tableau avec un code couleur pour prévenir de mes acrimonies.

Envolée doulesque©

Dans le cadre d’un mémoire de clôture de formation, E&M demande aux stagiaires un écrit sur un sujet choisi, retraçant l’avancée dans notre réflexion ouverte à tous les supports possibles.

Mon choix s’est porté sur le deuil périnatal. D’emblée, ce thème est venu à moi.

Le deuil et moi

Je ne sais quasiment rien du deuil. Je n’en ai encore traversé aucun concernant le passage de l’autre côté.
La mort fait très peu partie de ma vie égocentrée. J’ai parfois pensé que je pouvais imaginer ce que je ressentirai si ça arrivait dans mon proche entourage.
J’ai ressenti de la tristesse à des annonces, autour de moi. A en pleurer parce que c’est douloureux. ça passe assez vite, contrairement à qui le vit dans sa chair et/ou son âme.

Ma mémoire a gardé des bribes de ressentis : au décès de mon grand-père qui vivait à 10 000km : j’ai sans doute absorbé les émotions de ma mère et ma grand-mère, un soir de Noël. L’accident de la route, d’une brutalité sans nom, qui a pris une petite fille que je venais de côtoyer durant tout un week-end festif… Il y en a d’autres pour lesquels j’ai été peu, voire pas du tout, impactée dans la vraie vie. Je précise car de nombreuses fictions ou réalités portées à l’écran cinématographique m’ont profondément bouleversée.
Récemment, j’ai vu une émission « Rendez-vous en Terre Inconnue » de Sylvie Testud chez les Goranes. A 1h27, la femme d’Adoum, Dabi (?) évoque la mort de son bébé de 6 mois. L’émotion de Sylvie est palpable. L’enfant était malade et n’a pu être guéri. La mère dit que c’était il y a quelques semaines. La pudeur et/ou l’acceptation du destin fait que rien n’est perceptible chez cette maman. 

Quelle est ma place dans ce sujet ?

Comment l’évoquer dans le cadre de la place de la doula…? La doula qui accompagne la naissance. La doula qui est là pour des étapes initiatiques, en quelque sorte.

Je me suis demandée si j’étais légitime pour parler de ce que je connais si peu…et le pire c’est mon idée d’objectif : apporter de la légèreté dans le deuil ! Ou alors je suis justement à ma place ? N’en rien savoir peut me permettre d’y proposer de la légèreté ? Mais est-ce que quelqu’un.e de concerné.e par le deuil voudrait de la légèreté dans ce qu’il traverse ? Est-ce que ça aiderait au deuil ? Autant de questions qui me feraient abandonner le sujet pour en choisir un plus accessible…sauf que celui-ci refuse de quitter mes pensées et s’impose à moi !

Qu’est-ce que le deuil périnatal ?


Pour entrer dans le vif du sujet, voici une définition du deuil périnatal :
«  Il y a plusieurs définitions du deuil périnatal selon les autorités de santé. D’après une définition cadrée, cela concerne le décès du fœtus entre la 15e semaine d’aménorrhée et le premier mois de vie. Mais le deuil périnatal recouvre un très large spectre de situations, dans lequel j’inclus les fausses couches spontanées et à répétition par exemple. Ce sont autant de situations qui laissent des traces dans le psychisme des parents. » https://www.leslouves.com/vivre-et-surmonter-un-deuil-perinatal/ Capucine Foulon, psychologue clinicienne.

J’imagine donc cette introduction. Peut-être une partie théorique, et encore, à quoi ça pourrait bien servir ? Une partie témoignages semble incontournable. Y’a plus qu’à trouver des témoins…Une idée d’outil ? Suite aux témoignages, une idée qui reviendrait dans les besoins des parents endeuillés pourrait devenir un outil à proposer ? Et pour finir une conclusion…

En vrac, ce qui me vient :

Pourquoi est-ce tabou ? Pour rappel, le tabou c’est un sujet sur lequel il est fait silence, par crainte et/ou pudeur. La mort est tabou. La mort d’un être qui n’a pas ou peu vécu l’est encore plus. Peut-être parce que ce n’est pas dans l’ordre des choses et difficilement acceptable.

Pour quelles raisons le passage vers l’au-delà est-il devenu source de crainte, de pudeur et donc entouré de silence, en Occident, en 2021 ? La religion semble y être pour quelque chose. Le choix d’enfanter et le désir d’enfant aussi…Peut-être la difficulté à enfanter a- t-elle accentué la douleur de perdre ?

Si on revient un peu en arrière, dans l’Histoire :

  • Soit il est convenu que la mort fait partie de la vie. L’omniprésence de la mortalité infantile la rend « banale »,
  • Soit la douleur des familles (et surtout des mères) est minimisée lors de la perte d’un nourrisson ou d’un foetus,
  • soit des rituels suffisent pour passer à autre chose, sans trop souffrir de la perte ?
  • Soit le choix de l’âme qui repart est compris et accepté…?

« L’époque de la petite enfance, dans les siècles passés, est marquée au sceau du tragique : il naît beaucoup d’enfants, il en meurt beaucoup. Bien des familles n’en finissent pas d’enterrer leurs petits. Toutes, même les plus riches comme les familles royales, sont touchées. La mortalité infantile frappe sans distinction tous les milieux. Ces morts répétées de nourrissons et d’enfants ne sont toutefois pas vécues de la même manière autrefois qu’aujourd’hui. En effet, dans les sociétés anciennes, l’individu est moins valorisé que de nos jours : sa survie personnelle compte moins que celle de la lignée. La vie humaine est considérée comme cyclique, à l’image du cycle de la reproduction des plantes et des animaux. » La mort d’un bébé au fil de l’histoire.

Voilà l’ébauche de mes pensées…A suivre.

Visualisation du Sage

La voie du juste. La voie de la sagesse, toujours présente, en nous.

Dans une forêt de cèdres du Liban (« lieu où je me sens bien », même si je n’ai jamais mis les pieds dans ce pays), je marche sur un sentier lumineux alors que le soleil peine à éclairer le lieu. Dans une clairière, un cerf brame, c’est donc la fin de l’été. Je sens une odeur de cèdre, j’entends des bruissements partout autour. Les pas du sage me parviennent et je vois Gandalf le gris, fumant sa pipe avec son air goguenard. Il me salue, les mains jointes, sans rien dire. Je le salue de la même manière. Puis il me prend les mains. Une lumière entre en moi. je vois des racines sortir de mes pieds, s’enfonçant dans la terre du sentier. De mes mains partent des branches qui rejoignent le ciel (que je ne vois pas).

Gandalf le gris

Je me sens connectée à toute la forêt. Nous marchons et nous parlons. Il répond à mes questions : il est dans mon coeur. Je peux l’appeler Amssétou. Il est là quand je suis sereine et calme. Il m’offre un petit ocarina en céramique et en forme d’oiseau. Il me dit que quand j’en joue, je me connecte à ma sagesse et à la sagesse ancestrale. En jouer est important pour les autres et pour moi, c’est un accès à la sérénité.

Pour finir, il dit : « Tu peux tout faire si/quand tu en as envie ». Phrase déjà entendue de la bouche d’une chamane que j’aime infiniment. Je la vois qui apparait rapidement. Phrase répétée souvent par le cher et tendre qui partage ma vie. Je me sens nerveuse. Je ne ressens aucun soulagement à entendre ça. Je me sens insatisfaite mais je n’insiste pas, c’est Gandalf et ceux que j’aime qui me le disent, encore et encore. Quand Gandalf s’évapore, je suis habillée de blanc et mes cheveux ont blanchi…

C’est une visualisation faite dans le cadre de la formation Envol et Matrescence. J’ai été guidée par Isabelle Lee-Gelard. Je ressens le besoin de retranscrire ici mon expérience, telle que je l’ai vécue, avec l’accord d’Izzy et des autres participantes.

Pour rappel, visualiser est complexe pour moi. Un mot a été mis dessus récemment, suite à des recherches sur mes capacités restreintes à imaginer en images : l’aphantasie.

La visualisation de l’enfant (Soi) avec aussi la voix d’Isabelle avait été une expérience inouïe pour moi. Je m’étais vue enfant (à un âge différent de la photo qu’elle nous avait conseillé d’avoir avec nous). La moi avec des tresses m’avait adressée un message bouleversant : « Tu es… légitime ».

Pour cette autre visualisation, je n’avais pas d’attentes, mais j’y pensais souvent. Inconsciemment, j’avais besoin d’entendre un message.

Comme je le partageais avec le groupe et Izzy, j’ai eu l’impression de prendre des images dans une immense banque de données, comme pour coller à la voix d’Izzy. Je faisais du décor autour de moi, un grand puzzle à taille humaine. Il me fallait choisir rapidement pour suivre car il y avait trop de possibilités. C’est assez déroutant de passer de « presque rien voir » à « avoir du choix à voir » !! Comme-ci mon mental cherchait à correspondre au plus près à la guidance d’isabelle, en fonction de ce que j’avais fait et vu récemment ( ça reste accessible dans des souvenirs plus proches).

Je constate que plus j’écoute des visualisations et méditations guidées, plus je vois, j’imagine, autrement qu’en émotions. Serait-ce une capacité qui se débloque ? Une sorte de muscle que je travaille et qui répond parce qu’il est enfin sollicité ?

Jonna Jinton incarne la Liberté d’Etre, selon mon ressenti.

Merci Isabelle d’y contribuer ! C’est beau de voir en images dans ma tête.

Si j’avais eu une vocation…

Si j’avais su quoi faire dès le collège, j’occuperai sans doute un poste, quel qu’il soit, en fonction de mon niveau scolaire, médiocre.

Si j’avais suivi la logique du parcours après le bac STT, je serai secrétaire ou assistante de direction suite à un BTS.

Si j’avais continué les études d’histoires de l’art et d’archéologie, je serai peut-être employée dans un musée ou autre.

Si j’avais été au bout des études entamées en théologie protestante, je prêcherai tous les dimanches en tant que pasteure dans une petite paroisse, quelque part dans le monde.

Si j’avais suivi la cohérence de ma formation d’éducatrice de jeunes enfants, je dirigerai une structure d’accueil petite enfance ou je serai coordinatrice dans une municipalité.

Au lieu de tout ça, je cherchais encore ma voie en 2020. Tous ces « si » sont autant de vies parallèles que je n’ai pas empruntées. Parce que ce n’était pas aligné avec ce que je suis. Tout ce déroulé aurait été peut-être plus fluide si j’avais su qui je suis dès le départ. Or l’école n’aide en rien à se connaître soi-même, ni même à découvrir ce pour quoi l’on est doué.e.

Aujourd’hui, je sais que JE SUIS, c’est déjà ça. Qui ? C’est encore un bout de chemin à parcourir. C’est comme-ci j’attendais toujours mon ordre de mission sur Terre…Mais que suis-je venue faire dans cette galère ? Mystère.

Doula semble être une étape. Ultime ? J’aimerai tant. Ne pas savoir quoi faire de sa vie, c’est usant le plus souvent, surtout pour les proches.

La vocation, c’est tout de même enviable : suivre un tracé jusqu’à un objectif précis et l’atteindre. J’ai l’impression que c’est plus simple. Moins compliqué que d’errer, sans but, d’un intérêt à un autre intérêt dont je fais le tour en moins de deux années…

A défaut de trouver MA voie, j’aspire à en trouver UNE. Je pense avoir ressenti ce qui l’entoure. Il est toujours temps après la quarantaine !

Ce blabla pour les autres comme ça, qui cherchent, cherchent…Des chercheurs et chercheuses de leur potentiel : ce qui fait vibrer leur coeur. Parce que c’est là, forcément, quelque part. Nous avons tous un potentiel, mais lequel ? Et quoi en faire ?

Ce qui fait briller ta lumière, toi seul.e sait où c’est caché. Quand tu accèdes à ta magie, ton âme agit.

Charlotte Hoefman

E&M, le coaching d’Isabelle Lee-Gelard

Ce court blabla à destination des futur.e.s étudiant.e.s de la formation Envol & Matrescence.

Le site d’Envol et Matrescence en dit ceci :

Un mentoring en développement personnel avec une coach certifiée

Pourquoi ? Car pour aller à la rencontre de l’Autre, il est incontournable d’aller à la rencontre de soi-même .

E&M

Je partage entièrement cette nécessité de se connaître un minimum, avant d’aller vers l’Autre.

L’appel de la plume a été fort, bien que l’exercice de la vidéo fût drôle autant que frustrant ! 1 minute pour tout évoquer, c’est trop court.

J’avais envie d’ajouter que les séances en groupe avec Isabelle sont des moments de grandes introspections, inévitables et indispensables. Selon qui l’on est , c’est plus ou moins facile à vivre. Me concernant, ça accélère toutes mes années de remise en question, de re-connaissance de moi-même. Avoir accès à Soi, c’est vertigineux car le potentiel de chacun.e est sans limites. L’énorme travail est de l’accueillir.

Première vidéo publique avec ma trombine

Pour une première vidéo en mode publique, c’est un résultat forcément amateur. Loin de moi l’envie de devenir une youtubeuse. Si Isabelle n’avait pas demandé de témoignage, j’aurai encore attendu avant de me lancer. C’est toujours plus facile de parler des autres que de parler de soi. Merci Isabelle d’avoir contribué à cette opportunité de sortir de cette fameuse « zone de connu ».

Au pays des droits de l’Humain

J’ai nommé la France. Avec pour preuve sa devise :

« En tant que Français on pense que chacun d’entre nous naît libre et à égalité avec les autres. On pense aussi qu’on doit, pendant notre vie, faire preuve de fraternité, aider les autres. Ces valeurs font notre fierté et nous représentent partout dans le monde. »

Je vis dans ce pays, depuis ma naissance il y a un certain nombre d’années, grâce à des parents natifs d’un département d’outre-mer. J’ai pu vérifier cette devise la plupart du temps. Tout est relatif et les français sont mieux lotis que d’autres. Cela dit, ce n’est pas parce que c’est pire ailleurs qu’il n’y a pas de danger.

Je ne ferai pas de bilan pour chaque mot de cette devise, un des gros chantiers est tout de même l’égalité des genres…C’est très lent. Il y autant de causes que d’inégalités…c’est dire !

Comme je suis en vacances, j’avais envie de questionner la liberté.

Article 10 : « Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la Loi. »

Mes opinions troublent-elles l’ordre public ? L’ordre public établi par la Loi, en ce 16/08/21 est le laissez-passer sécuritaire le passe sanitaire. De ce que j’ai compris, on s’en fout de mon opinion, donc j’en conclus que je ne trouble pas l’ordre établi en n’utilisant pas ce « sésame des divertissements ». Je suis incapable de mettre en pratique quelque chose que je trouve incohérent donc incompréhensible. (je suis obligée d’avoir un passe-partout pour entrer au camping avec piscine…mais je peux y rester le temps que je veux ? Donc attraper le virus et contaminer à l’intérieur et peut-être ne jamais le savoir ? Hein ???)

Quelle chance d’avoir pour habitude de contempler la Nature ! Sinon, je serai tellement malheureuse de ne plus pouvoir aller au restaurant en terrasse, au cinéma, dans les musées, dans les temples de la consommation de plus de 20000km2. Ah, il y a aussi les activités de plein air…Finis les accrobranches, la piscine extérieure… ça c’est pas cool pour les enfants.

Tristes vacances ? A vous de me dire. En tant que française de la classe moyenne, je me considère comme privilégiée par la vie : je peux partir en vacances, j’ai un toit sur la tête et je mange à ma faim.

Avons-nous l’air de souffrir de privations ?

Ma passion c’est la nature, l’observation de la faune et la flore. Pour l’assouvir j’ai quitté Paris (c’était moins évident même si c’était possible). Pour les extravertis, les restrictions n’empêchent personne de faire des rencontres.

Depuis le 9 août, le cadet me demande régulièrement d’aller à la piscine ou de faire de la luge d’été. Et je lui réponds sans lassitude, qu’exceptionnellement, ses loisirs sont mis entre parenthèses parce que je ne cautionne pas l’obligation de prouver mon état de santé, qui est et restera soumis au secret médical. De fait, il subit mon choix puisqu’il est mineur parce que je ne suis obligée de rien.

Pour l’instant, les vacances me protègent de ce passe passe passera la dernière la dernière… A la rentrée, le temps des choix bien plus importants arrivera : comme me rendre dans la capitale et devoir prendre le TGV ( et refuser le bracelet bleu de la SNCF) pour une formation déjà commencée. Tenir ma promesse d’aller voir ma grand-mère en EHPAD.

Côté fraternité, je ne me sens pas encore comme une paria. La sororité, même à distance, est un réel baume au coeur et je remercie les doulamies pour leur soutien, même pendant les vacances <3 (j’en ai eu des moments de panique !) <3

Je termine ce blabla par cette vidéo qui résume magnifiquement mon opinion :

Merci encore Flora Hébrige

En chanson :

La formation Envol et Matrescence

Je l’évoque par-ci, par-là dans mes blablas depuis que je m’y suis inscrite. Ma découverte de cette formation s’est faite sur Instagram, par une publication proposée sur mon fil. Je venais d’envoyer mon dossier d’inscription à la formation des doulas de France. Les circonstances sanitaires m’ont fait privilégier le distanciel avec des modules en présentiel. Mon premier contact avec Sandrine Lebrun s’est fait suite à la lecture de son livre « Coeur de doula » qui m’avait été conseillé et transmis par une doula de mon département. Les synchronicités se sont ensuite succédées avec rapidité et précision, sans hésitation. Un vrai appel du coeur.

La formation

Voici le contenu que j’ai choisi : Doula-accompagnant/e périnatale. Je suis accompagnée par une équipe de choc et des doulamies de tous horizons : un sage-femme, deux doulas, une coach, une praticienne en respiration (entre autres)…chapoté.e.s par Sandrine Lebrun. Les doulamies ont presque toutes un compte Facebook et/ou Instagram et/ou un site : @blandine_perinatalite, @sur_le_fil_doula_sophro, @desfillesenbleu, @christelle_ma_doula, @aux.ailes.deployees, @lulu_ofthewoods, @marine.lasseur, @natacha_doula, @rebecca_doulatobe, @adeline_doula_amiens, @nouvelleere_doula, @bebe_link_, @etrefemmeetnaitremaman, @doula_enracinee. (Désolée les filles, je ne vous ai pas toutes trouvées. N’ayant plus de compte Instagram et Facebook, parfois mes recherches aboutissent à « aucun résultat »).

Juste avant de commencer, j’ai suivi le séminaire Paramanadoula qui a mis en exergue ma difficulté à exercer une activité à but « lucratif » de manière indépendante…mais ça c’est une autre histoire.

Pourquoi me former à une activité non reconnue et non cadrée légalement ?

Je ressens le besoin de me former pour surtout m’informer, écouter, échanger, faire des rencontres et expérimenter les facettes de la doula envers autrui. Me concernant, il s’agit d’un coup de coeur. Les rencontres sont teintées (pour moi) d’admiration et d’échanges riches et variés. Un lien s’est créée. La suite colorera mon être et ma lancée dans cette activité.

Cérémonie du lien

Je cite Sandrine et son équipe : « C’est une formation plurielle qui propose essentiellement les contenus en présentiel car nous croyons en la force de la rencontre, de la sororité, de l’échange d’expérience et des mises en situation pratique sur chaque thématique. Approche pour TE permettre d’incarner l’ETRE de la doula. Mais nous pensons aussi que certains thèmes peuvent être abordés à distance avec une supervision. C’est pour cela que nous proposons des contenus en FOAD (Formation Organisée à Distance). En complément, des visio-conférences te permettront d’avoir des interventions de spécialistes de la naissance, de la périnatalité et de l’entrepreunariat. »

Je me tiens à la disposition de celles et ceux qui seraient intéressé.e.s par cette formation du point de vue des « étudiant.e.s », si vous avez des questions. Soit en commentaire, soit par mail pmickaella@protonmail.com

Où est passé l’intérêt de l’enfant ?

Je me pose tous les jours la question depuis mars 2020. Quel sera l’avenir des enfants qui grandissent en ne voyant que la moitié du visage des adultes qui les entourent au quotidien ? Malheureusement le laisser-passer ne semble pas prêt de nous en débarrasser de ce « tissu » sur le nez et la bouche.

Quel avenir est proposé à des enfants sains avec une ou des injections expérimentales obligatoires pour un virus qui ne les touche quasiment pas ?

Qui peut savoir ? Je ne suis pas devin, je me pose juste des questions.

Pour information : l‘intérêt de l’enfant dans le droit français.

Je partage donc ces vidéos des interrogations qui me traversent aussi l’esprit.

Point de vue de Flora Hebrige, avocate.


un rare témoignage médiatisé, concernant la tranche d’âge des adolescents :

L’économie en dessin animé

Carte de visite

Verso

Voici ma première tentative de carte de visite. Un premier contact pour de futures belles rencontres.

Ça ne me rend pas vraiment prête à me lancer en tant que doula, encore moins à renoncer à ma casquette d’Éducatrice de Jeunes Enfants. Les deux figurent sur la carte.

Cela dit la formation se terminera en décembre. Aucun risque que j’aille plus vite que la musique. J’ai encore à réfléchir à la doula que j’envisage d’être, même si quelques doutes m’assaillent.

Je croise tous mes doigts pour parvenir au bout de la formation d’Envol & Matrescence vues les circonstances surréalistes. Ainsi j’aurai une autre corde à mon petit arc.

Etre doula consistera, pour moi, à essentiellement me rendre disponible aux besoins exprimés par la famille, les parents en devenir.

En tant qu’EJE, je peux déjà vous accompagner dans vos questionnements éducatifs au quotidien avec votre enfant.