Archives de catégorie : société

Parents indignes? L’enfant s’aligne!

 

Est-ce une mode ce courant de mères qui se disent « indignes« , « mauvaises« …qui s’assument et le revendiquent haut et fort ? Peut-être ou peut-être pas. Depuis Desperate Housewives, Mother Fucker, elles fleurissent comme un printemps arabe les mères qui en ont marre de la mère parfaite lisse et effacée !

Deux livres m’ont été offerts récemment (MERCI encore pour ces cadeaux, j’adôôre les liiiivres) : celui-là et celui-ci.

Les Éducateurs de Jeunes Enfants ont la fâcheuse tendance à se ranger du côté des ZENFANDABORD, en tous cas, je le fais et sans l’ombre d’un remord ! Oui, le bien-être des enfants prime (c’est implicite que celui des adultes est vital). Donc je commence par LA solution pour les enfants :

"Tes parents sont lourds, fatigants, collants, velus, piquants, 
barbants, casse-pieds, glissants ? CHANGE ! 

Ils sont grognonants, 
dégoulibavants, 
bavardissants, 
crottedenazants,
mangeproprements ? 
CHANGE ! 

(à ce stade de mon billet, 
le correcteur d'orthographe 
a rendu l'âme après avoir 
tenté valeureusement 
de proposer la bonne orthographe 
aux mots précédents, 
RIP le correcteur...).

Ils t'ennuient, ils sont insupportables, 
ils ne t'écoutent pas, 
ils rangent ta chambre, 
ils marchent sur tes jouets, 
ils refusent de te laisser la maison, 
ils t'emmènent en Ouikenn'd ? 
CHANGE DE PARENTS !

Comment ? Le mode d’emploi est dans « Le catalogue des parents pour les enfants qui veulent en changer » ! J’ai un faible pour les composés, Plus on est, plus on rit. Il y a même un bon de commande à la fin du livre et des tas de garanties. Pour l’acquérir, c’est sur le net ou en librairie, c’est encore mieux. Comme dit Bernard Werber : « le secret de la liberté, c’est la librairie ». Ma préférée c’est elle (de rien, amis parisiens). A Nantes, c’est chez les enfants terribles que je trouve mon bonheur.

@ctualisation : dans mon nouveau chez moi, j’ai fait le vœu pieux de ne plus acheter de livres neufs et très peu de livres d’occasion. Je fréquente assidûment la médiathèque du coin…(on a troooop transpiré avec les cartons de livres pendant le déménagement et puis c’est vrai que ça fait souffrir les forêts tout ce papier… et une pensée pour mes anciens fournisseurs : c’est malheureux tous ces libraires qui disparaissent à cause du net.)

Bon, un peu d’empathie pour les parents, c’est mon métier aussi. En même temps, j’ai inclus touplein (maintenant que le correcteur ne dit plus rien, j’en profite) de liens pour ceux qui savent lire, j’ai donc bien pensé aux adultes. Un avant dernier pour la route : le SAV des bébés.

Mères indignes, grands tracas et petits plaisirs de mamans : à lire sans modération et  sans fin. Je le garde sur ma table de nuit. Avant de dormir, rire de ce que l’on traverse tous, plus ou moins, ça détend.

Quelques unes des anecdotes que je préfère (les plus courtes) :

« Réflexion fermentée : J’ai un petit garçon adorable de 11 mois et j’allaite encore. Ma mère, pas super fan de l’allaitement prolongé, me demande : – fais attention quand même, t’es sûre que ton lait est encore bon, qu’il n’a pas tourné ? – T’inquiète pas, maman, je passe toutes mes nuits dans le frigo pour pas  briser la chaîne du froid. »

« Lecture : A la maternité, j’avais plusieurs livres pour lire pendant l’accouchement (je riais déjà fort), pour me détendre, et pendant les quelques jours de mon séjour. Je les ai ouverts deux ans plus tard« .(là, je riais à gorge déployée !)

« Garde à vue : Mais non, le parc à barreaux n’est pas une prison. C’est juste de la détention provisoire, le temps de prendre une douche.« 

« Drogue dure : Aujourd’hui, mon fils  de 16 mois était surexcité. c’est en lavant le biberon en fin de journée que je me suis rendu compte qu’il sentait bizarre. Mal réveillée, j’avais confondu le cacao avec le café.« 

« Le zizi, c’est dans la tête : Je surprends ma fille sous la douche, en train d’essayer de faire pipi debout. Moi : – Pourquoi tu fais ça ? Elle : – Pour faire comme les garçons, pipi avec une quéquette. Moi : – T’as pas besoin de quéquette, t’as un cerveau. Le papa : – J’ai entendu !« .

Après avoir lu tout ça, je me dis que le dicton les chiens ne font pas des chats a sûrement un fond de vrai.

Source image mise en avant : Olivia Moore

Paques
ici

Place du handicap dans mon parcours

J’ai fait partie des étudiants dont la formation d’éducateur de jeunes enfants a duré 27 mois. Aujourd’hui après une réforme, c’est 6 mois de plus pour obtenir le diplôme d’Etat. La formation comporte une partie théorique et une autre pratique sous forme d’apprentissage en milieu professionnel.

Pendant ma formation, j’ai beaucoup réfléchi au choix des stages. On avait le droit à 3 vœux dans un ordre précis. Les miens ont été exaucés. Tous mes stages ont été formateurs, même quand ça ne s’est pas passé comme je l’aurai souhaité.

Aparté : Je me rends compte avec les problèmes que rencontrent aujourd’hui les étudiants à cause de la gratification des stages, que j’ai eu beaucoup de chance de tous les valider. La formation est d’ailleurs en danger si la loi n’est pas modifiée. Je ne suis pas trop les actualités à ce sujet mais j’espère que les étudiants des promotions en cours obtiendront gain de cause.

Durant la formation, il y a certaines notions que nous ne voyons pas de façon approfondie, telle que le handicap. Par manque de temps. Les stages sont aussi proposés pour répondre à cette lacune.

stage IEM
stage IEM

L’éducateur de jeunes enfants étant amené à travailler auprès de tous les enfants, il a toute sa fonction en milieu spécialisé. J’ai acquis cette conviction grâce à un stage. Le handicap dans la vie d’un enfant prend beaucoup d’espace. Pourtant l’enfant handicapé est avant tout un enfant. Notre rôle est de lui permettre de profiter de son enfance, presque comme les autres enfants de son âge. Nos propositions sont les mêmes, on les réfléchit et on les adapte.

Mon plus long stage s’est ainsi déroulé en Institut d’Education Motrice (IEM) avec des enfants en majorité infirmes moteurs cérébraux (IMC). C’est-à-dire en coque de maintien et en fauteuil roulant. La plupart des enfants ne sont pas autonomes, ne parlent pas (ou pas encore), ne se déplacent pas, mais ils communiquent. Ce fut le sujet de mon mémoire : la Communication Non Verbale.

J’ai été malmenée par la recherche de mon identité professionnelle. Il m’a fallu revoir mes objectifs et j’ai du élargir le sujet de mon mémoire à tous les enfants, pas seulement les enfants porteurs de handicaps. J’ai ainsi abordé le sujet en observant plus attentivement les bébés et les jeunes enfants qui ne parlent pas, durant un stage supplémentaire.

Tout ça pour dire que le handicap, dans notre métier, a sa place. Les concepts parcourus en formation seront revus et forcément approfondis en stage ou sur le terrain. C’est de toute façon une expérience qui mérite d’être vécue. Notre positionnement est parfois mis à mal. L’équipe de collègues devient pluridisciplinaire ce qui rend les échanges de points de vue variés et c’est très profitable à tous.

Aparté : « Être autiste ne signifie pas être inhumain. Cela signifie être étranger. Cela signifie que ce qui est normal pour les autres ne l’est pas pour moi et ce qui est normal pour moi ne l’est pas pour les autres. A certains égards je suis très mal équipé pour survivre dans ce monde comme un extraterrestre échoué sur la terre sans manuel d’orientation. Mais ma personnalité est intacte, ma conscience de moi n’est pas altérée. Je trouve beaucoup de sens et de valeur à ma vie et je n’ai aucune envie d’être guéri de moi-même.
Si vous voulez m’aider, n’essayez pas de me confiner à une mince partie du monde que vous pouvez changer pour me caser. Accordez moi la dignité de me rencontrer selon mes propres ter
mes.
Reconnaître que nous sommes également étrangers l’un à l’autre, que ma façon d’être n’est pas simplement une version déficiente de la vôtre.
Interrogez vous sur vos présupposés. Définissez vos mots. Travaillez avec moi à construire davantage de ponts entre nous. »

Jim Sinclair (personne autiste), citation tirée de ce lien : Récits de personnes autistes

Lecture : le voyage d’Anton

Anton
« les premières années de la vie d’Anton, atteint d’un syndrome neurologique le rendant différent des autres ».

Ou plutôt re-lecture. J’ai lu ce livre il y a dix ans de cela, quand il est sorti. Mon exemplaire est dédicacé par Anton, himself ! J’en suis très fière !

Je relis peu les livres bien rangés dans ma bibliothèque et je me rends compte que c’est dommage car il y a toujours quelque chose qui nous échappe à la première lecture. Je comprends d’autant plus ce besoin qu’ont les enfants de lire ou d’entendre raconter la même histoire, presque inlassablement…

L’émotion a été la même, je m’en souviens encore. Le message, par contre, a résonné bien plus fort !

J’ai fait la connaissance d’Anton quand il était dans la classe Arc-en-ciel. Sans diplôme ni formation, la directrice de l’école m’a accordée cette chance extraordinaire de travailler avec elle, son équipe et tous ces enfants. Durant ma présence dans ce groupe scolaire, ma vocation est née…elle a pris forme, elle était tapie en moi, attendant le déclic.

Toutes ces rencontres restent parmi mes plus beaux souvenirs. Des années intenses et bien remplies…mes collègues sont restés de très bons amis. Relire le voyage d’Anton m’a replongée dans ma vocation première : accompagner des enfants que l’on dit « en difficulté et différents »…plus je les fréquentais plus je pensais que c’était le monde qui avait des difficultés, et pas eux !

Et puis, je suis partie me former. La nécessité d’en savoir plus m’a donnée des ailes. Je suis retournée aux enfants lambda, si je puis dire. Un jour, je reviendrai vers la différence, en me demandant toujours « qu’est-ce donc que la normalité ? ».

C’est sa mère, Mariana Loupan, qui raconte ce parcours atypique, presque un voyage initiatique, dans lequel il y a un vrai voyage.

Extraits : « Pour nous, entendre parler d’école, c’était comme entendre parler du paradis, de quelque chose d’inaccessible  dont nous n’osions même pas rêver. Anton aurait le droit d’aller à l’école comme tout le monde ? Nous étions si épuisés par notre parcours du combattant, par l’hostilité et l’indifférence du système que l’idée même que notre fils ait des droits, nous avait échappé. A commencer par le droit à l’éducation. »

« C’est ce qui arrive souvent aux enfants comme Anton. Il parle peu, on lui parle moins. Il a du mal à tenir son crayon, on dit qu’il n’écrira pas. Il ne comprend pas une consigne, on n’insiste pas. On présume qu’il ne peut pas. On pose des limites. L’univers de l’enfant rétrécit, tout naturellement, et l’enfant reste sur le bas-côté. Je veux qu’on lui tende la main pour prendre la sienne, pour l’aider. Non pas pour lui donner des miettes. Je veux qu’il marche à côté des autres, la tête haute. »

« Parfois, une simple phrase peut changer le cours d’une vie. Pour moi, elle a été prononcée à Jérusalem, un matin de février 2000, par le professeur Reuven Feuerstein : « C’est à vous de choisir… ».

Comment informer et protéger l’enfant du harcèlement, de la « pédophilie… » ?

Réédition du 16/03/13/Blogspot/retravaillé le 18/10/17

Ce sujet me questionne depuis longtemps mais mettre en mot ce que j’en pense est une autre affaire. Je prends le risque.

Une dépêche d’actualité toute récente (aujourd’hui) vient de me piquer au vif ! « La pédophilie doit être traitée comme une « maladie » non comme un crime, selon un cardinal ».

Pour des sujets plus qu’épineux comme celui-ci, j’ai tendance à avoir un avis nuancé. Je fonctionne un peu plus en mode thèse, antithèse et synthèse. C’est loin d’être évident, avec du recul, de saisir un plan dans mon « blabla », vous m’en voyez désolée.  Mes idées restent désorganisées, finalement.

L’avis de ce cardinal est de prime abord vraiment choquant. C’est que la « pédophilie » c’est un sujet corrosif (dans tous les sens du terme).

Je partage la définition de Wikipedia et dans le fond le cardinal en question a raison, c’est bien une maladie psychiatrique mais ça devrait se nommer autrement car étymologiquement le terme n’a plus son sens initial. Si on veut faire une différence, la pédérastie s’apparente au crime car elle est envisagée de façon consciente et préméditée (parfois réciproque, ce qui complique la notion de délit) contrairement à la pédophilie. Je ne débattrai pas plus sur cette nouvelle qui m’a fait réagir, c’est trop prendre partie et ça ne m’intéresse pas. A la limite, je serai capable de dire le fond de ma pensée qui est : si le mariage existait chez les prêtres, peut-être y aurait-il moins de déviances…peut-être bien sûr, car il y a malheureusement des malades qui sont mariés, en couple…bref c’est un très délicat sujet.

La question reste la même quant à la protection des enfants et à la façon dont on peut leur en parler. C’est ce qui nous préoccupe en tant que parent et professionnel.

petit-doux-n-a-pas-peur
Pour parler des violences, du harcèlement etc.

J’ai lu, un jour, un livre avec des moins de 3 ans en multiaccueil. Il m’a surprise et bousculée. D’habitude, je lis les livres seule avant d’en faire la lecture aux enfants. J’avais fait l’impasse, cette fois-là. J’ai gardé bonne figure parce que je savais que ma compréhension différait complètement de celle des enfants, mais intérieurement j’étais extrêmement mal à l’aise.

Je pense qu’il est important d’en parler en équipe, avec pour objectif une cohérence pédagogique. Les professionnels de la petite enfance envisagent ce sujet de manière différente et souvent subjective. Sans doute parce que c’est un sujet, souvent, oublié en formation. Les sujets de ce genre sont difficiles à appréhender car chacun a son opinion (l’avis personnel jugeant) et c’est presque toujours violent. Je peux comprendre cela. Pourtant, tous les malades, quels qu’ils soient m’inspirent, de l’empathie.

Le problème, à mon sens, c’est l’amalgame médiatique des situations complexes, un peu trop simplifiées et donc mal comprises car rendues confuses au grand public. La désinformation fait vraiment d’énormes dégâts et alimente la haine.

Depuis qu’il est petit, je répète inlassablement à mon fils que son corps lui appartient, que personne n’a le droit d’y toucher. Dès lors qu’il a su se laver seul, ce fut plus simple de lui expliquer que même moi je n’avais pas à insister sur les zones érogènes. Évidemment je lui ai expliqué avec des termes simples et à sa portée de compréhension. J’ai utilisé des mots plus accessibles : « ton zizi il est à toi. Personne ne peut t’obliger à le montrer, à le faire toucher. Ni papa ni maman. Ni qui que ce soit. Même si tu as confiance » etc.

J’ignore si cela suffit à l’alerter du danger et s’il se méfie à bon escient des adultes « déviants ». Il est grand mais est-il à l’abri ? Il est plus informé que lorsqu’il était petit car les précisions sont arrivées en fonction de son âge. @jout : l’aîné est proche de la majorité. C’est au tour de son petit frère d’être sensibilisé.

Voici en liens, ce que j’ai trouvé sur le net pour envisager des pistes qui conviendraient éventuellement à chacun, car je ne détiens aucune réponse :

 Pour élargir le thème sur le harcèlement, sous toutes ses formes, l’actualité est propice et même si cela semble choquant, je fais partie de celles et ceux qui sont soulagés que l’abcès CRÈVE. Il sera nécessaire que de vraies dispositions soient prises, face à cet océan de témoignages #moiaussi #balancetonagresseur et autres hashtags qui inondent les réseaux sociaux.
L’enfant est un individu influençable et fragile. L’adulte a pour rôle de le protéger, des malades et des pervers, sans distinction.

L’éducation fait partie des étapes incontournables pour sensibiliser les enfants à ce fléau qu’est le harcèlement. Au quotidien, il y a quantité d’événements qui permettent d’illustrer nos propos. ça peut commencer par répéter inlassablement que le chat ou autre animal est un être vivant, qu’il n’a en aucun cas à supporter que sa queue soit tirée, qu’il soit embêté surtout quand il montre des signes d’énervement et qu’il griffe ou mord en retour. Répéter et agir en conséquences en éloignant l’enfant de l’animal. Il n’y a rien de banal à laisser un enfant « jouer » avec un animal qui montre que ça suffit !
C’est primordial de signifier à un enfant qu’un autre enfant qui recule, qui s’éloigne, qui dit stop ou qui pleure, n’a plus envie. Une fois j’ai perdu mon sang froid en EAJE. Une petite fille pleurait fort et trois garçons étaient sur elle, littéralement allongés en rigolant. Même si une collègue était là, j’ai agis avec mes tripes. Ma voix est montée de deux crans. Je les ai enlevé un par un, (sans brutalité, je précise) et j’ai dit assez fort « elle vous a dit NON !!!!! ». J’ai expliqué à chacun, une fois mon calme revenu, le pourquoi de ma colère. J’ai rassuré cette enfant, en lui disant qu’elle avait eu raison de pleurer très fort et que si une prochaine fois ça arrivait, qu’elle vienne immédiatement prévenir un adulte. Ces comportements enfantins semblent anodins mais NON, ça n’a rien d’amusant, de léger, c’est à prendre en compte et c’est vital de mettre des mots dessus, d’expliquer pourquoi c’est INTERDIT d’insister quand l’autre refuse (même en ne disant rien).
C’est un vaste sujet et j’avoue que je suis trop touchée pour en parler sereinement. Ce flot de témoignages est bouleversant.

Diète médiatique

(De la difficulté de prendre de la distance et de la conserver)

 …ou comment se protéger des faits divers sordides et comprendre ces phénomènes :

Pour avancer dans la vie et dans mes projets professionnels et personnels je tiens une résolution depuis plusieurs mois. C’est épatant, d’ailleurs, car c’est rare que je tienne si longtemps et c’est bien parti pour durer. Il s’agit d’une diète médiatique. Le principe (très avantageux) est simplissime : je choisis les informations dont je veux prendre connaissance. C’est un immense soulagement. Franchement, je revis !

Certaines atrocités arrivent à mes oreilles, on ne peut arrêter les conversations des gens autour de soi. J’évite de me focaliser sur ce que j’entends. Tout esquiver c’est autre chose, notamment sur les réseaux sociaux. Mais ça filtre suffisamment et j’en suis vraiment satisfaite. C’est un choix.

Professionnellement, je ne me sens pas incomplète, peut-être un peu hors du temps, (sensation très agréable). Je me concentre sur ce qui est constructif et positif. On entend de nombreux peuples réclamer le changement mais il ne tombera pas tout cuit dans nos assiettes. Pour ceux qui ne connaissent pas voici une parole de Gandhi à méditer :

“Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde.”

 Et il était bien placé pour le dire et le proposer car il en a fait l’expérience et il partait de loin, étant un homme violent.

 

empathie
ici

 

Personnellement, je ne m’encombre plus d’événements auxquels je ne peux rien. J’ai suffisamment à faire avec mon entourage et moi-même ! La misère du monde existe, je ne la nie pas, elle ne m’indiffère pas et je travaille en partie contre elle, à ma petite échelle. En savoir trop, ne fera jamais de moi une meilleure personne, ni une meilleure éducatrice de jeunes enfants.

Si j’écris ce billet, c’est parce que j’ai fini par prendre connaissance d’une énième tragédie infanticide, via un réseau social. J’ai voulu lire les commentaires, suite à un lien posté sur une page. Souvent ce qui m’intéresse c’est d’abord ce que les gens en pensent, même si c’est régulièrement le même refrain. Mal m’en a pris, j’ai réagi. L’horreur des commentaires concernant l’infanticide est à la hauteur du fait divers. C’est sans surprises. Depuis toujours, les médias nourrissent les lecteurs, les téléspectateurs, les internautes de sensationnel que ce soit monstrueux ou hallucinant.

Je prends, en général, le parti de ne pas remuer tout ce tas de fumier nouvelles et encore moins de les diffuser.

J’ai bien conscience qu’on est inégaux devant les écrans, les magazines, les journaux quand on apprend des abominations. Alors, j’ai choisi de m’en protéger car dans le social, on est surexposé. Ce que l’on voit et entend suffit largement, c’est souvent trop. L’idéal c’est de pouvoir évacuer sainement pour rester opérationnel.  Chacun a le droit de  réagir en fonction de son vécu, sa sensibilité et sa tolérance. Sauf que, à mon sens, le faire en public (hors de lieux prévus à cet effet : en analyse de pratique pour les professionnels, voire chez des spécialistes, ou mieux, chez soi, entre adultes.) A l’abri derrière son écran, c’est réellement improductif et puis ça véhicule le mépris, la haine et la violence…tout ce contre quoi on ferait mieux de se battre. C’est loin d’être cohérent.

Pourtant, depuis les origines de l’Humanité, on a constaté que les émotions négatives comme la colère, incontrôlée et incontrôlable, entraîne son lot de conséquences, à moins d’être sacrément zen.

C’était un billet un peu éloigné du thème de ce site me direz-vous ? Si peu.

L’infanticide, le déni de grossesse, pour en revenir à ce qui a déclenché mon « inspiration », sont une profonde préoccupation en lien avec la petite enfance.

Sur les réseaux sociaux, tous ces faits divers réveillent les plus bas instincts haineux et primitifs.

Voici un lien pour aller plus loin dans la réflexion :  L’irrésistible attraction du fait divers par Daniel Salles

Sujet convexe (en mathématiques =deux notions bien distinctes quoique apparentées) : le burn-out maternel/paternel :

La difficulté maternelle, paternelle est depuis récemment mise à découvert et pourtant c’est loin de générer de l’empathie.

 

 

Non, un (premier) enfant ne coûte pas (inévitablement) cher !!

alloc
Humour caustique

L’arrivée d’un enfant est un grand chamboulement dans la vie d’un couple.

C’est fort dommage que ce soit aussi le cas pour le porte-monnaie. Nous vivons dans l’abondance de ce côté de la planète (Nord), il faut le reconnaître. J’irai jusqu’à dire la surabondance.

Personnellement, la surenchère d’objets de puériculture, à la naissance d’un enfant, m’exaspère ! Je suis pour un retour à l’essentiel. Je n’impose mon point de vue à personne mais puisque mon avis a été demandé par des amis, je le donne et je partage !

Professionnellement, je n’ai rien à dire des choix des parents. Cependant, je les ai souvent entendu parler d’achats totalement inutiles…donc c’est une réalité : nous achetons trop et parfois n’importe quoi.

Moi la première, j’ai eu un tas de machins qui ne m’ont finalement servi à rien. J’ai essayé tout ce que j’ai acheté et reçu en cadeau mais je n’ai pas tout adopté. L’objet le plus horrible que j’ai utilisé c’est le siège/transat de bain en plastique pour bébé.

Une vraie erreur qui heureusement ne m’avait rien coûtée, c’était un don. Mon fils y était très mal installé et vraiment pas à son aise, (à mon avis ses parties intimes étaient comprimées). Contrairement à ce qu’en disent les publicitaires, il n’avait aucune autonomie dans ses gestes. J’ai abandonné rapidement. Voilà un premier objet complètement superflu (@jout : dans mon quotidien personnel).

 Et vous, déjà parents, qu’avez vous reçu ou acheté qui ne vous a jamais servi ?

L’essentiel pour un nourrisson est vraiment d’être, comme son nom l’indique, nourri, mais aussi porté, soigné, aimé. La liste de tout ce dont vous aurez besoin dépend aussi de vous et ce qui vous semble indispensable selon votre bon sens et votre mode de vie.

Je partage quelques liens qui aideront, je l’espère, les futurs parents qui ont demandé que je les guide dans la profusion des besoins d’un bébé :

retour au fait-main pour sortir un minimum du « tout industriel made in ailleurs » : bavoirs, doudous, etc.

L’utile et l’inutile (elle a fait des choix inutiles selon moi, mais je partage pour les futurs parents encore réticents à l’idée de ne rien acheter)

accessoires inutiles

Je termine ce court billet par une citation qui me paraît sensée :

« Les bébés ont besoin de communication pour survivre. Le lait et le sommeil ne suffisent pas. La communication est aussi un élément indispensable à la vie. » Bernard Werber

@jout hautement militant : les catalogues de Noël remplissent les boîtes aux lettres…quand je vois les jouets proposés : souvent hideux, bruyants, (fabriqués « on ne sait où ni par qui » ou alors « on sait très bien mais on préfère ne pas y penser »)… et de mauvaise qualité pour la plupart, je me demande vraiment si les consommateurs se posent les questions suivantes :

En ai-je besoin ? Est- ce essentiel de posséder cet objet ?

Mon enfant jouera t-il avec ? si oui, combien de temps ?

Qu’en ferais-je une fois que ça ne servira plus ?

Puis-je trouver l’équivalent d’occasion ? etc.

Oui, nous faisons tous des erreurs, moi la première  ! Bien que le contenu de mon porte-monnaie me freine vite dans mes achats…mais je ne me ferai pas avoir une deuxième fois !!

Voici les commentaires à cet article quand il était sur Overblog :
« Carole Il y a 1 mois
Bonsoir,
Je suis jeune maman et je ne partage pas tout à fait le point de vue pour le siège de bain. Nous en avons acheté 2 (et oui j’ai des jumelles!) et je trouve cela assez pratique. Quand elles ne sont pas dans le siège de bain elles ont tendance à beaucoup (trop?) bouger et se font donc de grosses peurs. Dans le siège de bain elles peuvent bien bouger et s’amuser et en plus elles sont entourées et ne peuvent donc pas glisser.
Je voulais aussi intervenir en ce qui concerne le budget pour un premier enfant.
Moi ce que je trouve dommage c’est cette idée que certains peuvent avoir qu’il faut absolument acheter hors de prix pour que les choses soient bien. J’ai entendu dernièrement des parents me disant qu’ils ont mis 300 euros pour un siège auto alors qu’il y en a des bien moins cher et très bien aussi. Je pense que cela peut aussi aider à réduire le budget pour un premier enfant

MickaEJE Il y a 1 mois

Merci pour votre commentaire Carole.
Tout dépend des enfants. Le mien n’a pas aimé être maintenu sous les aisselles et il avait froid. J’ai préféré faire autrement et le mieux que j’ai trouvé c’était de prendre mon bain avec lui. Sans doute qu’avec des jumeaux c’est une autre logistique.
C’est vrai que la qualité ne dépend pas toujours du prix. Il existe des moyens d’acheter moins cher dans les braderies ou sur des sites internet notamment pour des objets de seconde main encore en bon état.

Carole Il y a 1 mois
Disons que ce qui diffère avec des jumeaux c’est le temps que l’on passerait dans le bain si on devait en prendre avec les 2! Car les 2 en même temps c’est un peu compliqué car il y en a 1 qui se retrouve seul dans le bain le temps que l’on s’occupe de l’autre. Et personnellement mes filles ne sont pas dérangée par le siège de bain. Elles restent quand même libre de leurs mouvements. Pour ne pas être gênées sous les bras il leur arrive même de mettre un bras à l’intérieur. Et cela ne les empêche pas de jouer avec l’eau et d’en mettre partout!
Pour ce qui est du matériel et plus particulièrement les habits il peut aussi y avoir les vides grenier dans lesquels on trouve parfois de très beau vêtements enfants pour très peu cher.

31 octobre 2013

C’est la nuit Halloween. Il est coutume dans des contrées lointaines (géographiquement et historiquement aussi) de se faire peur.

Des collègues EJE m’ont (sans le vouloir ?)  fichue une sacrée frousse sur FB et j’avais envie de vous la partager, c’est cadeau.

Attention ça pique les yeux…ça brûle, ça consume même…

apprenti marcheur
ici
images (51)
Ceinture harnais marche sécurité aider éducation apprendre marcher pour bébé enfant
  • Walker est destiné aux enfants âgés de 6 mois à 14 mois pour les aider à marcher

aïe les coucougnettes des petits gars…

sauteur-pour-porte-savane
 Je cite : « Ce sauteur pour porte offre de longues heures de divertissement pour votre bébé ». OMG !!!!
baby_mop-f0c1e
et là… aucun appuis, ça glisse…

 

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et aussi là

« Niniwalker est conçu pour aider votre bébé à apprendre à marcher et à adopter en même temps une posture naturelle et anatomiquement correcte… » parce que tout seul comment ferait-il ? c’est ça ????

 

Mais ces enfants sourient !!! Oui, pour faire des photos, c’est comme avec les animaux, on appâte sûrement le modèle…(suis de méchante humeur, ça tombe bien c’est Samhain) !

Voilà j’ai partagé le truc négatif, le cauchemar des EJE (et autres adultes avec du bon sens à revendre), donc bon débarras et continuons le combat pour la liberté des enfants !!

@jout du 27/11/13 :

X7045-newborn-to-toddler-apptivity-seat-b-1

 

X7045-newborn-to-toddler-apptivity-seat-b-2

@jouts du 08/06/14 :

http://www.01net.com/editorial/610136/un-siege-pour-bebe-avec-ipad-integre-declenche-la-polemique/

http://www.tuxboard.com/le-transat-bebe-avec-ipad-incorpore/

http://rue89.nouvelobs.com/2013/12/19/chic-nouvelle-polemique-transat-bebe-ipad-248462

http://www.pompomcomedy.fr/fisher-price-refuse-de-retirer-son-transat-ipad-pour-bebe/

Fisher Price transat Apptivity seat iPad

http://i2.wp.com/www.pompomcomedy.fr/wp-content/uploads/2013/11/iPotty.jpg
Les-enfants-et-Internet-la-regle

 

Comme l’a suggéré une collègue, j’ai revisionné une vidéo sur la motricité LIBRE pour m’en remettre et je remets le lien. Cette vidéo sera nécessaire, pour des parents qui passeraient par ce site et auraient du mal à comprendre que j’ai vraiment peur pour l’avenir de certains enfants. Ils feront la richesse d’orthopédistes, de psychomotriciens, de kinésithérapeutes…(attention je ne remets pas en question le travail de ces praticiens).

Le monde caché des bébés

Liens :
la motricité libre

Pikler-Loczy

motricité libre

Ma fille je ne te ferais point marcher

Motricité libre

 

grandir librement

Nourrir la vie intérieure de son enfant, Pour lutter contre l’hyperstimulation ambiante

Encore un sujet tabou : l’argent.

refus-misere

Je lis souvent qu’un Éducateur de Jeunes Enfants quand il choisit d’exercer ce métier, ne le fait pas pour le salaire. Certes.

Mon avis a eu le temps d’évoluer depuis que je suis diplômée.

Personnellement, j’ai un rapport avec l’argent qui m’a donc conduite à ne pas avoir de vocation carriériste.

J’ai toujours voulu être utile. J’aurai bien été capable d’être bénévole à vie, alors que je ne me suis pas encore engagée dans le bénévolat. Je n’ai pas choisi une profession sur un critère de rentabilité, qui « paie bien ». J’ai d’ailleurs choisi un secteur qui souffrait déjà d’une répartition aléatoire en matière de poste…et par conséquent pas à l’abri du chômage. Je ne l’ai appris qu’en cours de formation.

Pour en revenir à la phrase qui commence ce billet : est-ce une raison pour accepter d’être aussi mal rémunérés ? Et pire de s’en contenter ? C’est sidérant de constater le montant des salaires des travailleurs sociaux en général. Celui des EJE est remarquablement bas. Il est aussi complètement disparate selon des critères que je ne maîtrise pas vraiment : entre la fonction publique, ses échelons et ses grilles indiciaires, la fonction hospitalière, le privé, l’associatif etc. Inégalité aussi entre les régions, pour tous les corps de métier. Il y a de quoi en perdre son latin !

Quelles explications à ces observations ? J’avoue que je ne fais que remarquer et être consternée. Le système nous conditionne à penser que c’est normal parce que « dans le social, on ne travaille pas pour l’argent« . Euh oui et on travaille pour quoi ? La gloire ? La solidarité ? L’égalité des chances ? Si mes valeurs sont les deux dernières propositions (solidarité et égalité des chances), je me bats pour les autres mais pas pour moi ?

Il parait qu‘il ne faut pas avoir un bac+5 pour faire faire des siestes et changer des couches…La phrase a fait grand bruit car elle montrait une méconnaissance du métier d’enseignant de maternelle : les enfants sont acceptés sans couche et les enseignants ne surveillent pas les siestes. Quoiqu’il en soit, des professionnels de la petite enfance se sont sentis un peu visés et dévalorisés. Dans le milieu de la petite enfance, le rôle des professionnels ne se résume pas du tout à changer des couches et à surveiller des siestes.

Le combat mené pour la demande de reconnaissance à bac+3 n’est que la partie immergée de l’iceberg du mécontentement ambiant et grandissant des travailleurs sociaux. La reconnaissance passera par la revalorisation des diplômes, donc des salaires. Mais quand ? Quand les poules auront des dents ?

L’argent est devenu une nécessité, c’est comme ça dans notre société. Le manque d’argent, me fait accepter des CDD précaires, des remplacements d’auxiliaires de puériculture, des temps partiels…Et pourtant, le besoin viscéral d’exercer mon métier, me fait aussi accepter ces CDD alors que je serai bien mieux indemnisée confortablement assise chez moi à ne rien faire ! Il faut savoir que travailler ne signifie pas gagner plus quand on est demandeur d’emploi. Actuellement je perds de l’argent en travaillant. Non, vous n’avez pas la berlue. Je suis sûre que cette situation est bien connue des personnes dans cette même situation. Cherchez l’erreur. Souvent je me demande si ce monde est sérieux…

@ctualisation : depuis peu, je travaille à plein temps, à mon grand bonheur. Bon, c’est un CDD dans une autre région (qualifiée de « chère » sans que la rémunération suive, bien sûr), mais j’aime exercer mon métier . J’ai fait ce choix, sans regrets. Pas pour l’argent, même si je râle déjà et que je serai la première à descendre dans la rue si besoin (non, en fait).

C’était le billet d’humeur, à peine un brin provocateur…

ici

Enfant précoce ? surdoué ? HPI ? génial ?

Je ne l’ai pas lu, mais voici une critique.

Un autre sujet qui me tient à cœur. Oui, bon, c’est le cas de tous les sujets de la Petite Enfance mais puisque l’amour, les émotions et les questionnements poussés ont mauvaise presse dans ce secteur…je dirai quand même que celui-ci me tient au cerveau, sans faire de jeu de mot. Le mien carbure et je n’ai pas encore trouvé le bouton off.

Cette spécificité est rarement, voire jamais, abordée dans les structures petite enfance. En effet, il est de meilleur ton d’attendre l’entrée à l’école pour éventuellement y penser. Et encore…vu le peu d’estime (voire le déni) que la précocité, le surdouement, le Haut Potentiel Intellectuel appelé HPI ou EPI pour les intimes, le génie-…j’en passe, -rencontrent en France en général, c’est souvent peine perdue et énergie gâchée que de se poser la question.

Le problème avec le mot « précocité » c’est qu’il veut tout dire et aussi n’importe quoi.  Chacun, dans son « home sweet home », a trouvé la parade à ce flou qui engendre de nombreuses incompréhensions. Ainsi, ils s’appellent : zèbre, zébrillon, déjanté, cygne, cygneau (!)… J’ai même découvert un site regroupant des HPI se comparant à des hyènes ! (introuvable depuis)

@jout 2018 : j’ai, depuis, lu et écouté de nombreuses personnes concernées et informées. J’ai ainsi découvert le terme hyper fonctionnant et je le trouve parfaitement adapté :

L’essentiel est de s’INFORMER avant de critiquer ou de se précipiter chez un spécialiste.

Pour resituer : « Surdoué, ça veut dire quoi ?

L’idée générale veut que toute personne surdouée présente un QI hors norme. 

Si les hauts potentiels se distinguent par un quotient intellectuel largement au-dessus de la moyenne (130 au minimum, contre 100 pour le commun des mortels), «posséder un QI élevé, n’est pas tellement être quantitativement plus intelligent, mais surtout avoir un fonctionnement intellectuel qualitativement très différent», précise Jeanne Siaud-Facchin.

Chez une personne surdouée, le nombre de connexions neuronales est beaucoup plus élevé. Le cerveau est ainsi dans un état permanent d’hyperactivité. Jeanne Siaud-Facchin parle de «tempête sous un crâne». Le cerveau droit étant privilégié, les surdoués se caractérisent par un traitement global et en images de l’information. Cette particularité est aussi le gage d’une intelligence intuitive, d’une grande créativité et d’une forte implication émotionnelle. »

La question a toute sa place, je pense, même avant 3 ans. Des enfants et parfois même des bébés donnent des signaux (!) très jeunes.

Évidemment sans formation, sans observation approfondie, il est plus fréquent de passer à côté. Même à l’école, encore de trop nombreux enfants aux capacités différentes ne sont pas décelés et grandissent sans connaître réellement leur potentiel…J’étendrai même ce constat à tous les enfants qui fréquentent l’école du 21ème siècle. J’avoue je suis loin d’être objective quand j’écris ça.

« Pendant longtemps la précocité intellectuelle a été gérée avec le handicap et c’est vrai que malheureusement bien des points sont similaires. Comme pour le handicap, un enfant intellectuellement précoce (EIP) a parfois du mal à être accepté, il subit souvent le regard des adultes et des enfants. Il parle de choses que les autres ne comprennent pas, il ne travaille pas comme le veut l’enseignant, il rejette les leçons qui n’ont pas de sens à ses yeux car certaines choses lui sont évidentes. Les parents doivent également se battre contre une institution qui a parfois du mal à accepter un diagnostic, qui ne sait pas toujours comment gérer ces enfants qui finissent avant tout le monde, s’ennuient, …

Mais un enfant précoce ce n’est pas un premier de la classe en tout, c’est aussi pour cela que les situations peuvent devenir difficiles. Avoir un cerveau de 2 à 6 ans en avance sur son âge mais un corps de son age, cela veut dire que la main a souvent du mal à suivre l’esprit et que c’est une souffrance pour l’enfant qui se retrouve sur son cahier en pattes de mouches… »

Pour une fois, je ne ferai pas de parallèle avec ma vie personnelle. Sur ce sujet, je reste bien trop subjective puisque concernée. Je peux juste dire que durant ses premières années, j’ai ‘psychoté’ sur le développement de mon fils au point de le croire, à tort, autiste. Puis, j’ai toujours entendu parler de lui comme d’un enfant singulier, original. A mon sens, tous les enfants sont différents et ils ont tous un potentiel qui mérite d’être éveillé dans le respect de leur développement. Certains enfants raisonnent différemment, c’est un fait scientifiquement prouvé et prouvable. Ils méritent autant d’attention que les autres, ni plus ni moins.

Il y a pléthore de  témoignages sur le net pour les personnes qui souhaitent en lire.

En conclusion, je suis convaincue que l’EJE repère ces enfants même s’il ne met pas forcément de mots sur ce qu’il observe. Ces enfants peuvent attirer l’attention ou passer totalement inaperçus. Il leur serait plus profitable d’être détectés le plus tôt possible afin qu’ils s’épanouissent au maximum et surtout qu’ils réalisent leur vie et non la vie de quelqu’un qui passe à côté de sa réelle personnalité. Guider les parents demandeurs ou qui s’interrogent fait partie de nos missions. Seul un psychologue est habilité à poser un diagnostic suite à des tests spécifiques et des entretiens.

« La précocité demande une attention accrue. Parfois, un accompagnement psychologique est également une aide précieuse, pour aider l’enfant à exprimer son potentiel et réussir tant au niveau personnel que professionnel. »

précocité
critique ici

 

Récréation 😉

Où Bébé sera t-il le mieux ?

puzzle_petite_enfance-A la maison, chez un(e) assitant(e) maternel(le) ou en collectivité ?

Malheureusement, toutes les familles auront peu de choix.

Pour celles qui auront la chance d’obtenir ce qu’elle souhaite, cela dépendra de leur enfant et de leurs exigences personnelles, familiales mais aussi professionnelles.

Je commence par ma petite histoire :

Les circonstances de la vie ont permis que ça se déroule presque exactement comme je le désirais pour mon enfant. Il est resté auprès de moi durant sa première année. Puis, j’ai cherché du travail. J’ai trouvé une assistante maternelle adorable chez laquelle il a pourtant beaucoup pleuré. Elle a eu du mérite d’avoir supporté sa réaction. Toutes les deux nous avons tenu bon car il mangeait. Il se régalait même de bons petits plats maghrébins. Enfin, il a accepté son quotidien chez elle à notre grand soulagement. Jusqu’à ce qu’elle attende à son tour un enfant.

Après une année passée dans ce cocon épicé, il a fallu chercher autre chose. S’en est suivi une mémorable ‘bagarre’ avec la directrice de la crèche d’à côté pour obtenir une place. Je travaillais depuis peu et je considérais qu’il avait besoin d’expérimenter la collectivité avant d’entrer à l’école. J’ai gagné sa place grâce à un huissier (oui, c’est comme cela que s’est passée son inscription. Après un refus injustifié j’ai du taper plus haut). Mon fils n’a pas pleuré cette fois, mais il refusé de manger durant ses repas du midi et aux goûters durant quelques semaines…un autre comportement pour sans doute me faire comprendre qu’il n’appréciait que moyennement le changement.

Donc, il a connu deux accueils et il les a bien vécus, mises à part les transitions.

Professionnellement, même si j’apprécie de travailler auprès des bébés, je trouve qu’avant l’âge de 6 mois, la ‘grande collectivité’ (au delà de 30 places) n’est pas un lieu idéal. Pour diverses raisons dont la santé fragile de ce public et aussi la disponibilité des adultes. En collectivité, même avec toute la volonté possible, je me suis trouvée trop occupée pour les très jeunes. C’est très frustrant de ne pouvoir répondre rapidement aux besoins essentiels, comme une simple présence auprès des nourrissons.

 » Miriam Rasse, psychologue en crèches et directrice de l’Association Pikler-Loczy France explique : « la collectivité n’est pas un besoin pour un petit mais un choix ou une nécessité pour les parents. Un nourrisson n’a pas la maturité psychique suffisante pour vivre hors de son milieu familial. Sa principale tâche est de construire son individualité et non pas de faire attention à l’autre. Il est important de rappeler, qu’à la naissance, l’enfant n’a pas conscience qu’il est une autre personne. Il se confond avec sa mère, son entourage ou son environnement. » »

Pour les plus âgés, c’est un accueil qui répond à de nombreux besoins à différents âges : éveil, sociabilité, apprentissages…c’est très complet.

La collectivité reste très prisée par les familles car l’accueil y est pensé et très encadré par des professionnels de la petite enfance, formés et diplômés. Cela est rassurant.

Rester à domicile, via la garde partagée ou non, permet à l’enfant de conserver ses repères et de se sentir en sécurité dans son univers ou un univers qui ressemble au sien.

Chez un(e) assistant(e) maternel(le), l’accueil est encore familial avec un nombre restreint d’enfants présents. C’est un accueil qui parfois est plus souple et prend en compte certaines contraintes professionnelles des familles.

Le choix quand il est possible dépend donc de facteurs différents. Je partage un lien plus complet pour une prise de décision en connaissance de cause.

Infobebes.com

La télévision est-elle une menace pour les jeunes enfants ?

Enfant-télé
Dessins issus d’une étude allemande réalisée sur des enfants de 5 à 6 ans. Cette étude, qui avait été évoquée par Courrier International, a été réalisée par un pédiatre Allemand sur 1900 enfants de 5 à 6 ans, à qui il a été demandé de dessiner un personnage.

Réédition du 20/07/13-Blogspot

La télévision, internet, les écrans…vaste débat ! Sujet toujours d’actualité, souvent débattu sur les réseaux sociaux. Et encore une fois, l’unanimité est loin de caractériser les pratiques des EJE. Tant mieux. Je lis avec intérêt les avis divergents. Ils amènent une réflexion, permettent d’éviter de me scléroser dans des théories qui finalement existent pour nous guider mais jamais pour penser ni pratiquer à notre place. Les théories et les études sont des recours, non des substituts, bien qu’elles se basent sur des faits et des expériences.

Mon avis, je le répète ici, est loin d’être objectif. Je me situe dans la catégorie des individus « victimes » de la TV. En fait, j’irai jusqu’à dire que je suis « esclave » de l’image. Il ne tient qu’à moi de me rééduquer. Ce que je fais au quotidien, avec des hauts et des bas. Pour ma petite histoire, j’ai rarement eu la TV durant mon enfance. Cependant -et peut-être est-ce à cause de son absence -cet objet me fascine trop souvent. Je le gère difficilement, c’est un réel combat. Je n’en ai donc jamais acheté et je ne le possède plus depuis plusieurs années. Pour éviter de punir mes proches, nous recevons les chaînes via un ordinateur (plus maintenant/février 2017). L’avantage de l’ordinateur familial c’est son usage parcimonieux ! Le téléviseur est bien trop facile à allumer, alors j’ai sciemment compliqué l’accès surtout quand j’ai vu mon fils aîné suivre le même chemin de « dépendance télé-visuelle ». Avec l’ordinateur, nos envies se dirigent naturellement vers les jeux, internet et des recherches précises, du travail sur logiciel…et le choix de film selon nos envies.

Quand je lis que l’usage des téléviseurs (et leur contenu médiatique) est anodin dans le milieu de la petite enfance, je me raidis et quand cela va jusqu’à leur présence et utilisation dans les structures petite enfance par des professionnels, j’avoue que je frise l’apoplexie.

Nous sommes suffisamment informés au 21ème siècle sur le développement de l’enfant, sa maturation nerveuse et physiologique, ses étapes, ses apprentissages, ses acquisitions…pour faire au mieux et être garant de son avenir donc de toute son enfance, dans les meilleures conditions. Oui ? Oui !!! Alors, comment est-ce possible d’accepter ou pire de proposer des objets inutiles et superficiels à leur usage ?? Sachant que dans la sphère privée, ils y ont accès la plupart du temps. Je me dis que c’est largement suffisant.

Nous faisons 3 ans d’étude pour prévenir plutôt que guérir, pour faire relais mais autrement jamais à la place des parents, pour pallier les manques ludiques, psychomoteurs… Quand on travaille dans l’intérêt de l’enfant, nous avons la responsabilité d’utiliser des outils à des fins épanouissantes, grandissantes, sécurisantes…oui ? Si quelqu’un me (dé)montre qu’un bébé et même un jeune enfant peut avoir un intérêt majeur à regarder un programme télé, alors écrivez moi par mail, je suis curieuse de nature.

Pour une fois j’ai un avis tranché. Peut-être que je diabolise les écrans et les images mais le contenu du téléviseur me donne régulièrement la nausée alors je ne le mettrai, pour ma part, jamais à disposition des enfants de moins de 3 ans. Et je veillerai toujours, à ce que visionnent les enfants de moins de 12 ans !!

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image trouvée ici

Liens :

TV Lobotomie – La vérité scientifique sur les effets de la télévision

L’impact de la télévision

Trop de télé nuit gravement aux enfants

Lettre ouverte aux parents déconnectés