Archives de catégorie : société

ÉCHECS de SOCIÉTÉ

Du côté du Canada : merci à Christine BRASSARD pour cet écrit que je partage à tous points de vue. Même constat en France avec Marie Estelle Dupont.

  1. Vouvoiement et manque de civisme à l’école,
  2. hausse de la violence chez les enfants en maternelle et
  3. agressions envers les enseignants.

« Trois réalités qui font les manchettes depuis quelques mois et qui révèlent exactement ce que je dénonce depuis 30 ans. Elles avaient déjà été pointées du doigt, à l’époque, par les enseignantes de mon fils, qui ont été de véritables mentors pour moi lorsque j’allais aider en classe plusieurs heures par semaine : la perte du lien (maternant) avec l’enfant.

NOUS RECOLTONS AUJOURD’HUI CE QUE NOUS AVONS REFUSÉ DE VOIR

On s’étonne, aujourd’hui, que les enseignants décrivent leur école comme un milieu de travail violent. On déplore des enfants qui frappent, mordent, crient, agressent. On parle de manque de civisme. On invente des solutions symboliques, comme le vouvoiement, en espérant calmer la tempête.

Mais ce que nous observons dans nos écoles n’est pas une crise soudaine. C’est le résultat d’un choix de société fait il y a plus de vingt ans :  remplacer la présence parentale par l’institution, au nom de l’économie.

QUAND ON A DÉVALORISÉ LA MÈRE… ON A DÉSTABILISÉ L’ENFANT 

Avec la création des CPE, financés en partie par le retrait des allocations familiales (1997), on a poussé des milliers de mères à retourner travailler,  non parce qu’elles le désiraient toutes, mais parce qu’elles n’avaient plus les moyens de rester à la maison ou faire du temps partiel. 

On a fait croire que :

▪︎ une éducatrice = une mère

▪︎ la stimulation institutionnelle = meilleur développement

▪︎ l’enfant « s’adaptera »

Pendant ce temps, la psychiatrie, la psychanalyse et les neurosciences disaient déjà autre chose.

BOWLBY : l’enfant a besoin d’une figure d’attachement stable pour se sécuriser.

WINNICOTT : “il n’y a pas de bébé sans sa mère”.

SPITZ : la séparation répétée produit retrait, anxiété et détresse.

AINSWORTH: c’est la sécurité affective qui rend l’enfant sociable, pas l’institution.

DAMASIO : le soi et la régulation émotionnelle naissent dans le lien affectif précoce.

Un enfant placé très tôt, qui change souvent de bras, d’adultes, de règles, apprend une seule chose : l’amour est conditionnel.

Et quand l’amour devient conditionnel, 

➡️ la frustration devient insupportable

➡️ l’autorité devient menaçante

➡️ la colère devient son seul langage

L’ÉCOLE REÇOIT DES ENFANTS… MAIS HÉRITE SURTOUT DE BLESSURES 

La maternelle est aujourd’hui le lieu où tout craque. 90 % des enseignantes disent avoir déjà subi de la violence. 

On parle de mordre, pousser, frapper, cracher. La violence augmente et on demande aux enseignants de « gérer », comme si l’école pouvait remplacer des années de manque d’attachement stable.

Ils deviennent pompiers : ils éteignent des feux qui n’auraient jamais dû s’allumer.

Pendant ce temps, les parents courent :

▪︎ départ à 6h

▪︎ retour à 18h

▪︎ souper – bain – dodo

Aucun espace pour parler, expliquer, encadrer calmement. Alors on achète la paix, on promet, on menace, on cède par épuisement.

Pas par manque d’amour. Par manque de temps humain. 

TROP D’AUTORITÉS, PAS ASSEZ D’ATTACHEMENT

Avant la maternelle, certains enfants auront connu :

6, 7, parfois 9 figures d’autorité :

-éducatrices qui changent

-remplacements

-mouvements de personnel

Quand l’enfant vit cela :

▪︎ l’autorité ne devient plus sécurisante

▪︎ elle devient imprévisible

▪︎ elle n’est jamais vraiment liée à lui

L’enfant ne devrait pas avoir plus de 3 ou 4 figures d’autorités dans les 5 premières années de vie et elles doivent être stables, présentes, continues et reconnaissables. 

Les enfants n’ont pas besoin d’être « socialisés » tôt.

Ils ont besoin d’être attachés d’abord.

La socialisation vient naturellement après.

ON A MIS L’ÉCONOMIE AVANT LES ENFANTS

On présente ce système comme un progrès pour les femmes. Pourtant, si Pauline Marois avait vraiment voulu leur liberté, elle leur aurait donné les moyens de choisir.

À la place, elle a créé : 

plus de revenus… mais plus de dépenses, plus de stress, de fatigue, d’épuisement parental et plus de fractures dans le lien parent-enfant.

Et en même temps, on a rempli les coffres de l’État avec :

▪︎ impôts

▪︎ taxes

▪︎ consommation liée au travail

▪︎ consommation compensatoire (ex: alcool, cigarette, voyage, restaurant et autres récompenses ) 

▪︎ consommation de professionnel (massotherapeute, psychologue, avocat pour divorce) 

Pendant qu’on faisait croire qu’une institution pouvait remplacer une maman.

(Grâce au études sur le télé-travail, on sait aujourd’hui que travailler à l’extérieur coûte autour de 11 000$ , alors ajouter les frais de garde, on arrive à 20 000$ par année, minimum)

LE CERCLE VICIEUX 

Un système mal pensé crée :

➡️ détresse chez l’enfant

➡️ pression sur l’école

➡️ départ des enseignants

➡️ explosion des coûts

➡️ ajout de ressources

➡️ complexité accrue

➡️ efficacité réduite

Et maintenant les premiers enfants des CPE ont des enfants. S’ils n’ont pas reçu stabilité, attachement, continuité… comment peuvent-ils le transmettre? Voilà pourquoi la crise est plus grave aujourd’hui.

LE VOUVOIEMENT NE RÉPARERA PAS L’ATTACHEMENT BRISÉ 

On peut imposer le respect par le langage.

Mais on ne peut pas imposer :

▪︎ la sécurité intérieure

▪︎ la confiance

▪︎ la tolérance à la frustration

▪︎ l’empathie

Ces compétences se construisent entre 0 et 3 ans, dans la relation avec une figure d’amour stable.

Ce n’est pas une opinion romantique.

C’est de la science.

CE QU’IL FAUDRA AVOIR LE COURAGE D’ADMETTRE 

Si nous voulons réduire :

▪︎ la violence

▪︎ l’anxiété

▪︎ l’agressivité

▪︎ l’épuisement scolaire

il faudra regarder en amont, pas seulement dans les classes.

Il faudra :

➡️ reconnaître que l’attachement précède la socialisation

➡️ soutenir financièrement la présence parentale précoce

➡️ privilégier des milieux d’accueils, petits et stables

➡️ cesser de culpabiliser les mères qui choisissent de rester à la maison

➡️ remettre l’enfant au centre, pas l’économie

Parce qu’un enfant sécurisé n’a pas besoin de frapper pour exister ou de vouvoyer pour respecter.

ÉGALITÉ, CONFUSION DES RÔLES ET CRISE DE L’AUTORITÉ

Depuis quelques années, nous assistons à une montée inquiétante de la violence chez les enfants, à un rejet généralisé de l’autorité, à un effondrement du respect des règles, des éducatrices, des enseignants et, plus largement, de l’autre. 

On parle de pénurie de ressources, d’écrans, de classes surchargées, de manque de soutien au personnel scolaire. Tout cela existe. Mais ce ne sont pas les causes profondes.

LA CRISE QUE NOUS VIVONS EST AVANT TOUT UNE CRISE DU DÉVELOPPEMENT 

Au nom de l’égalité entre les femmes et les hommes, une revendication juste et nécessaire,  nous avons commis une erreur majeure : nous avons confondu égalité de valeur avec identité des rôles. 

Nous avons voulu tout unifier : les besoins, les fonctions, les trajectoires, sans tenir compte ni de la nature humaine, ni des besoins spécifiques des enfants.

Or, l’égalité ne signifie pas la négation des différences. Elle signifie l’égalité de dignité, de droits, de reconnaissance. Une différence de rôle n’implique pas une hiérarchie de valeur. Les rôles peuvent être différents et tout aussi essentiels.

Dans le développement de l’enfant, cette distinction est fondamentale.

Un jeune enfant a besoin, dans ses premières années de vie, d’un parent qui fusionne avec lui, qui materne, qui sécurise, qui régule son stress, ses émotions, son rapport au monde. Cette fonction de fusion n’est pas idéologique : elle est biologique, neurologique et psychique. Sans elle, l’enfant reste en état d’insécurité interne, incapable d’intégrer un cadre ou une règle.

Mais l’enfant a tout autant besoin d’un autre parent qui sépare, qui introduit la limite, la loi, l’altérité, qui l’aide à sortir progressivement de la fusion pour devenir un sujet distinct. C’est cette fonction séparatrice qui permet la construction du surmoi, du respect des règles, de la loi intérieure, et ultimement du respect de l’autre.

AUJOURD’HUI NOUS AVONS BROUILLÉ CES FONCTIONS

Nous demandons aux deux parents de travailler à temps plein. Nous plaçons les enfants très tôt en services de garde. Les deux parents maternent à temps partiel. Personne n’occupe pleinement la fonction de base de sécurité. Et surtout, personne ne veut incarner la séparation, la frustration, la loi, par peur de ne pas être aimé, par culpabilité liée au peu de temps passé avec l’enfant.

La fonction d’autorité est alors déléguée aux éducatrices et aux enseignants. Mais on leur demande l’impossible : discipliner des enfants avec lesquels ils n’ont pas de lien d’attachement primaire. Et pire encore, lorsque ces professionnels tentent de poser des limites, les parents se rangent du côté de l’enfant, discréditant l’adulte et détruisant toute légitimité de l’autorité.

L’enfant apprend alors une chose essentielle : la loi est négociable, l’adulte n’est pas fiable, l’opposition fonctionne.

Ce n’est pas un hasard si nous observons aujourd’hui plus de violence, plus de désorganisation, plus de conflits. Un enfant qui n’a pas été suffisamment contenu ne peut pas intégrer la règle. Il la combat.

LES FEMMES, DANS CE MODÈLE, SONT AUSSI PARMIS LES GRANDES PERDANTES

Elles ont gagné des droits, certes. Mais elles ont aussi additionné les rôles. Elles continuent de porter la responsabilité des enfants, la charge mentale, souvent celle de la maison, tout en étant désormais obligées de travailler à temps plein pour assurer leur sécurité financière. Avant, elles étaient contraintes de rester à la maison. Aujourd’hui, elles sont contraintes de travailler, même lorsqu’elles souhaiteraient rester auprès de leurs enfants. Le choix réel n’existe plus.

Les hommes, de leur côté, ont perdu leur place symbolique. On leur a retiré le droit d’incarner la séparation et l’autorité sans les culpabiliser ou les disqualifier. Résultat : retrait, désengagement, confusion.

LES ENFANTS, AU CŒUR DE TOUT CELA, PAIENT LE PRIX

Reconnaître les différences entre les femmes et les hommes, entre les rôles parentaux puis reconnaître les fonctions distinctes nécessaires au développement de l’enfant, ce n’est pas un retour en arrière. C’est une condition de santé psychique collective. L’égalité ne passe pas par l’effacement du réel, mais par sa reconnaissance.

Nous ne pourrons pas réparer la crise de l’autorité, de la violence et du lien social sans oser remettre au centre les besoins fondamentaux de l’enfant, ni sans redonner une valeur réelle, sociale, économique et symbolique, au rôle maternant et au rôle séparateur.

Nier la nature n’a jamais libéré qui que ce soit. Elle revient toujours nous rappeler ses lois. »

Christine Brassard

Note : La personne qui remplit le rôle maternel ou paternel peut être une femme ou un homme ; ce n’est pas cela qui importe. Ce qui est important, c’est que la personne ait les qualités nécessaires pour materner, et inversement pour paterner. L’essentiel est que chacun joue pleinement son rôle afin que l’enfant puisse se développer harmonieusement.

L’enfant doit d’abord fusionner avec le parent qui materne, puis, plus tard, être séparé par l’autre parent. Dans mon cas, ce rôle a été joué par ma mère au départ, puis plus tard par mon nouveau conjoint, puisque le père de mon fils ne faisait pas partie de sa vie à cette époque.

Réponse de Christine SCHUHL/polémique « RNQAJE »

Article issu du site les pros de la petite enfance.
« Tribune Libre

Un référentiel, une autre démarche que celle d’un guide.

Par Christine Schuhl*

Durant des années, les professionnels de la petite enfance ont revendiqué des outils pour ne pas se perdre dans des pratiques professionnelles parfois improvisées selon les repères de chacun. Les travaux canadiens étaient enviés, les approches suédoises étaient espérées, mais aucun outil ne permettait de formaliser une véritable démarche de qualité.
Des premières chartes au rapport Giampino, les pratiques ont bougé. Elles ont été plus explicites et la bien-traitance est entrée dans les pratiques, que ce soit aux domiciles des assistantes maternelles ou au sein des collectivités. Tout n’est pas idéal, loin de là, et des dérives dangereuses et inacceptables se révèlent encore trop souvent malgré un travail de prévention bien réel.

Aujourd’hui un référentiel voit le jour, fruit d’un travail colossal de professionnels pluridisciplinaires, afin de poser des repères importants dans l’accompagnement de l’enfant de moins de trois ans.
Certains parlent de ce document en termes de guide, comme s’il s’agissait d’une succession de « recettes ». Il n’est pas à lire dans une tonalité de « il faut »… « Il ne faut pas », mais bien plus le comprendre et le mettre en œuvre dans les principes de réalité de chacun. Il n’y a pas de recette dans l’éducation, il n’existe pas plus d’astuces. Les petits groupes d’enfants se composent au hasard des inscriptions et ensemble le quotidien se tisse au gré des émotions et des niveaux de sécurité affective de chacun.


Même si la vie en collectivité et au domicile des assistantes maternelles est parfois complexe et difficile, il est urgent de quitter les techniques d’exclusions et toutes formes de punitions qui ont affaibli des générations d’enfants… et d’adultes. Notre responsabilité d’adulte est d’accompagner l’enfant dans les découvertes de ce qui est possible et ce qui ne l’est pas, sans menace ni peur.
C’est par la fiabilité de l’adulte et surtout sur sa confiance réelle et profonde que l’enfant trouvera ses principaux appuis pour grandir.
Le référentiel est cet ensemble de repères construits sur des connaissances scientifiques actuelles permettant aux professionnels d’analyser leurs pratiques de les remettre peut-être en question tout en comprenant mieux les besoins des enfants de moins de trois ans.
Les exemples peuvent aider à saisir les situations, cependant, qu’il s’agisse de thérapies ou de quotidiens institutionnels ou familiaux, aucun exemple ne peut être valide sans son contexte, il peut encore moins servir de recette. Sorti de son contexte, l’exemple alimente la polémique sans donner une solution adaptée à toutes les situations.

Les « toujours » et les « jamais » ne donnent pas le sens d’une pratique. Ainsi, les connaissances sont là pour aider à mieux comprendre le besoin des tout-petits, non à dicter des postures.
Connaitre le développement de l’enfant et ses besoins est une nécessité pour chaque adulte, parent, professionnel, qui accompagne l’enfant dans son bien devenir.

Il y a urgence à prendre en compte chaque principe de réalité où un tout-petit de moins de trois ans est en relation avec un adulte ou un autre enfant, pour en connaitre ses potentialités réelles et réfléchir calmement sur ses besoins psycho-affectifs. Le quotidien est au cœur du vivant, il bouge, évolue, où chacun doit apprendre à s’adapter pour que le vivre ensemble prenne tout son sens. Considérer le référentiel petite enfance comme un guide serait le réduire à un ensemble de postulats posés en dehors de toute réalité.
Ainsi le référentiel n’est pas un idéal, sans quoi il creuserait encore plus les difficultés des professionnels qui, faute de moyens, se verraient sans cesse éloignés de ces objectifs. Il est bien plus un repère, un cadre dans lequel chacun peut y composer ses pratiques professionnelles sans oublier qu’un petit d’homme possède d’innombrables compétences qui se construisent à partir d’une véritable confiance mutuelle fondement d’une sécurité affective vitale et incontournable.

Educatrice de jeunes enfants, Montessorienne, diplômée d’études appliquées en sciences de l’éducation. Elle est formatrice, conférencière à l’origine de l’oxymore « les douces violences ». www.christineschuhl.com

Christine Schuhl PUBLIÉ LE 01 SEPTEMBRE 2025

Les pros de la petite enfance

Introduction au RÉFÉRENTIEL national de la QUALITÉ d’accueil du jeune enfant

Comme ça s’agite dans la fourmilière, je me suis dis que j’allais y mettre mon grain de sel.

Grande première, je vais exposer ma trombine et à l’ère du self-service/fast food du « je donne mon avis surtout s’il n’est pas sollicité », ça comporte le risque de voir débarquer des haters sur ma petite planète tranquille. Qu’à cela ne tienne, qu’ils s’achètent une vie plus épanouie.

Je ne sais pas encore quel format ni à quelle fréquence ce sera « digeste ». Même si je fais l’effort de ne pas parler pour ne rien dire, j’ai une fâcheuse tendance à la digression.

https://crowdbunker.com/v/o2jUvrbwdP

Pas de rentrée professionnelle

Août 2025 sans rentrée. Je n’ai jamais aimé la rentrée. La vie « normale », telle que je la conçois, ne consiste pas à me séparer de ceux que j’aime tous les matins, de m’épuiser dans un travail qui perd du sens et de retrouver ma famille avec des devoirs et de la fatigue 5 fois par semaine. J’ai toujours trouvé ce mode de vie complètement absurde.

Hier, je n’ai pas repris le travail. Je l’évoquais déjà en mars. Usée par les circonstances :

Mon mental a hésité, encore une fois : la peur, l’insécurité, l’argent toussa toussa.

Mon corps, lui, a commandé : un STOP, sans compromis. 

C’est tellement inconfortable, mais ça l’est moins que la situation « bus-boulot-dodo » à répétition.

Quand j’ai appris que Badinter et Goldman and cie avaient pondu une tribune contre l’idéologie positive du nouveau référentiel de l’accueil des jeunes enfants, j’ai compris que c’en était fini pour moi de cette gué-guerre puérile entre les pros du « c’était mieux avant » et les pros du « changement c’est maintenant ».

Comme Agathe ejemaispasque, je suis fatiguée, épuisée, exténuée et surtout je n’ai plus cette énergie d’expliquer. Je ne dis pas que le référentiel est parfait. On peut tout de même reconnaître ce travail qui mérite de poser des bases de réflexion, là où la plupart des professionnels se plaignaient qu’il n’y avait rien. Jamais contents les français !

Je me demande si l’idéal professionnel existe pour moi. C’est la grande question des derniers mois de 2025. Objectif : une réponse avant le 31/12/25.

Non

Merci Dr Michel ODENT

Bibliographie

J’ai eu le privilège de passer 3 jours à l’écouter en visio conférence « PARAMADOULA » avec Liliana Lammers. C’était passionnant. J’ai appris énormément et je remercie d’avoir eu cette opportunité.

« Il a été un pionnier, dont la portée des travaux est, paradoxalement, plus reconnue à l’étranger que dans son propre pays. »

« Dans le contexte d’hyper médicalisation de la naissance, sa vision pour le moins subversive était accueillie par autant de critiques que d’engouements.
Il a milité jusqu’au bout de sa vie, s’adressant encore en visioconférence il y a quelques semaines à des étudiant.e.s sages-femmes, pour partager son enseignement. »

« Depuis plus de vingt ans, Michel Odent était installé à Londres où il s’était fait « sage-femme », assistant à des naissances à domicile, afin d’en savoir plus sur l’influence de l’environnement dans la période qui entoure l’accouchement. Il a été également un avocat inlassable, à travers ses multiples conférences et ateliers, de la cause de la naissance. »

« Michel Odent vient de mourir. Un grand homme nous a quittées. Nous n’oublierons jamais tout ce qu’il a fait pour la cause de la naissance respectée et de l’allaitement. Que son travail perdure encore longtemps !

Ses obsèques auront lieu à Londres dans les jours à venir, et une célébration de sa vie sera annoncée prochainement.

La famille a demandé qu’en lieu et place de fleurs les personnes souhaitant honorer sa mémoire fassent un don à La Leche League. »



LA GRATITUDE

Toutes les fins d’années, c’est le même refrain.
« Doit-on faire des cadeaux à celles et ceux qui accompagnent nos enfants pendant une ou plusieurs années ? » Tel un sujet de baccalauréat. Thèse-antithèse-synthèse.

Scoop. Nous faisons comme bon nous semble ! Sauf que… parfois se glissent des arguments et des façons de procéder souvent fallacieuses.

Ces professionnelles sont payées pour leur travail. Et alors ? Ça annule toute possibilité de gratitude ?

La gratitude c’est tellement simple : un mot, un dessin… qui signifient tellement pour celles et ceux qui les reçoivent ! Une reconnaissance du travail effectué, de l’engagement maintenu, sur la scène et en coulisses. Souvent les coulisses sont les grandes oubliées : les professionnel.les de direction, de la restauration, de la maintenances des locaux, etc. J’ai trouvé un qualificatif pour ce phénomène : la gratitude sélective. Comme-ci tout reposait sur un membre, deux ou trois d’une équipe. Le pire c’est que ça se voit. Si encore c’était discret. Ou alors c’est voulu, qui sait ? La méchanceté ça existe.

Ça m’est arrivée une fois. Heureusement que j’étais absente. Une maman a offert un cadeau seulement pour moi. Quand je l’ai appris, j’étais sidérée qu’elle ait pu faire ça, en présence de mes collègues. Ce cadeau est resté sur mon lieu de travail.

C’est compréhensible de préférer quelqu’un.e. Dans ce cas, c’est possible de s’organiser pour éviter de froisser les autres. Car oui, c’est vexant. Surtout que vous ne voyez que ce qui est visible. Ça arrive que vous « gratifiez » des pros qui ont peu de mérite dans leur façon d’accompagner votre enfant. C’est la vie et son manque de justesse.

Souvent les enfants donnent des indices même s’il arrive qu’ils s’attachent malgré une relation toxique.

En tous cas, pour éviter les déconvenues, les présents à partager, c’est encore plus facile à faire pour contenter toute une équipe. Merci aux familles qui y pensent.

Simplissime et touchant




« C’est la mode ! »

Texte trouvé sur les RS.
« L’autisme, c’est la nouvelle mode, maintenant ils le sont tous. »

Ah oui ?
Ça doit être les vaccins.
Ou la télé.
Ou l’éducation bienveillante.
Ou… peu importe ce que BFM t’a vendu aujourd’hui pour mieux nous diviser.

Non. Tout ça, c’est faux.
Ce qui est vraiment fou, c’est cette idée que l’autisme serait « apparu comme ça », soudainement.
Alors qu’en réalité, tu as grandi entouré de personnes autistes non diagnostiquées.

Ton cousin n’était pas « paresseux ».
Il avait juste besoin d’une routine pour survivre au chaos.

Ton oncle n’était pas « associable ».
Il luttait avec des codes sociaux qui n’avaient aucun sens pour lui.

Ton grand-père, fidèle à son rituel du petit-déj et à sa chaise attitrée ?
Ce n’était pas une lubie. C’était un ancrage sensoriel.

Ce camarade brillant qui ne parlait jamais…

Ce frère ou cette sœur qui fondaient en larmes à cause d’une étiquette qui gratte ou d’un bruit trop fort…

Cet enfant qui connaissait tous les noms latins des dinosaures à 5 ans…

Cet adulte qui porte les mêmes vêtements chaque jour parce qu’il s’y sent bien…

Tu ne les as pas ratés.
Tu les as mal compris.
On les a mal nommés.

Parce que longtemps, on a confondu les signes de l’autisme avec des défauts de caractère.
Et c’est ainsi qu’on s’est retrouvés avec une génération entière de personnes invisibles qui pensent être anormaux et problématiques.

L’autisme n’est pas nouveau.
Mais le diagnostic, oui.
La conscience, oui.
L’acceptation… elle commence à peine.

Alors oui, tu peux continuer à accuser les écrans, la société ou l’alimentation, si ça te rassure.
Pendant ce temps, des milliers de personnes continuent d’être rejetées, jugées, exclues, parce qu’elles ne rentrent pas dans la case.

Ce n’est pas une épidémie d’autisme.
C’est une montée en lumière.
Une vague de gens qu’on commence enfin à voir pour ce qu’ils sont.

Et si on se demande pourquoi il est encore si difficile de poser un diagnostic, on peut aussi se poser cette question dérangeante :
à qui profite l’invisibilisation ?

Quand on comprendra que nous sommes bien plus nombreux qu’on ne le croit…
Quand on réalisera que ce n’est pas nous le problème,
mais un système qui refuse d’évoluer…

Alors, il faudra tout revoir.
L’école. Le travail. La norme.
Il faudra reconnaître que le modèle actuel est obsolète.

Et peut-être qu’un jour, ce seront ceux qui se croient aujourd’hui « normaux » qui se sentiront minoritaires.

Et ce jour-là…
Il ne s’agira plus de réparer des individus.
Mais bien de réparer une société qui nous a fait croire, trop longtemps, que notre lumière était une anomalie.

Kerneur Elodie

Via Nathalie Gontrand

Se renseigner :

un pour cent media

Joana en pyjama

Hommage à une maman

partie trop tôt.

Je ne l’ai pas connue en tant que personne publique. Alors je saluerai son rôle de mère. De ce que j’ai vu durant quelques années, elle l’a rempli à merveille, même quand c’était difficile. Toujours avec le sourire. Toujours. Une vraie leçon de vie. Sourire même dans les tempêtes.

Elle fait partie de ces mères qui ont une attention personnalisée pour chacune d’entre celles qui s’occupent de son fils. C’est pas si simple de parler d’elle au passé. La confiance était là et c’était fluide.

Le temps s’est écoulé jusqu’à récemment, la vie en suspend. Quel courage jusqu’au bout.

Merci pour ce petit bout de chemin à vos côtés et aux côtés de votre enfant.

Aurevoir Charline

Tu DOIS

Extrait du roman de Marlo Morgan, « message en provenance de l’éternité ». Sagesse aborigène ou pas ? Même si c’est fictif, le message est beau. C’est une lettre de Béatrice, Bee adressée à Geoff/Jeff (ils ne savent pas qu’ils sont jumeaux).

« Tout ce qui est vit sur cette terre vient de la même Source divine, et est composé des mêmes éléments d’énergie. Nous ne formons qu’un tout.

Les dix commandements – ou les règles du « Tu ne dois pas… » – te sont certainement familiers. Les hommes les connaissent depuis des milliers d’années.

Mais celles du « Tu dois… » existent depuis peut-être plus longtemps encore. Si elles avaient été suivies, les autres auraient été inutiles.

Tu as délibérément choisi de venir sur cette terre, et tu as longtemps attendu de pouvoir le faire. Ton expérience humaine aura des effets sur ta progression éternelle.

Voici les dix règles du « Tu dois… » valables pour tous les humains.

1. Tu dois laisser ta créativité s’exprimer

Chaque individu voit les choses de façon différente et peut donc offrir au monde sa vision personnelle. Les arts sont une manière d’exprimer sa créativité, mais il en existe d’autres. Peindre, composer de la musique, ou écrire n’est pas plus important que savoir réconforter quelqu’un qui a du chagrin, rétablir l’ordre en cas de conflits ou de troubles, ou raconter des histoires aux enfants.

Certains laissent passer les opportunités qui leur sont offertes d’enrichir leur esprit parce qu’ils sont convaincus de ne pas avoir de dons ou pensent que des circonstances particulières de la vie leur interdisent de s’exprimer. En réalite, quand quelqu’un saisit sa chance et se bat pour donner libre cours à sa créativité, il fait preuve d’un grand courage.

Puisque la société humaine est faite de telle sorte que tous les hommes ne peuvent pas être des chefs, il est d’autant plus important que les autres s’expriment. Toute créativité devrait être positive mais, comme nous disposons chacun de notre libre arbitre, il peut arriver qu’elle s’exprime d’une façon qui s’avère négative pour nous-mêmes et pour le reste du monde.

Nous pouvons nous montrer créatifs dans notre façon de nous coiffer, de choisir nos vêtements, de décorer nos maisons, de cultiver notre jardin, de fabriquer divers objets, ou même de les réparer. L’essentiel est de nous exprimer à travers des actes dont nous puissions être fiers.

2. Tu dois te montrer responsable

Tu es un invité sur cette terre, et en tant que tel, tu dois, en la quittant, la laisser dans l’état où tu l’as trouvée, ou en meilleur état encore. Tu dois veiller sur toutes les formes de vie qui ne peuvent pas s’exprimer ou se prendre en charge, et sont démunies. Tu es responsable des promesses que tu as faites, des engagements que tu as pris, et des conséquences de tous tes actes.

Il est important que tu comprennes que ton évolution spirituelle n’a ni début ni fin. Elle n’est pas comme l’eau d’un robinet que l’on ouvre et que l’on ferme. La mort n’est que l’interruption d’une activité intéressante et l’abandon d’un corps. En réalité, il est impossible de tuer quelqu’un. Les êtres humains font partie de l’Éternel, et la mort met seulement fin à l’existence terrestre d’un esprit. Tu es responsable de ton impulsivité, de la douleur et de la souffrance que tu infliges à tes victimes, et des conséquences qui rejaillissent sur tous ceux qui leur sont proches. Les morts ne sont pas malveillants, c’est la société qui l’est.

Pour tenter de réduire les inégalités, tu dois te montrer responsable de tes paroles et de tes actes, apprendre à respecter et à aimer la vie, et tout faire pour la prolonger.

Tu es responsable de ton corps. Il est constitué de parcelles des différents éléments auxquelles ta conscience a donné forme et vie. En le négligeant ou en le maltraitant, tu te montres irresponsable.

Tu es également responsable des conséquences de tes actes sexuels. Tu dois guider l’esprit d’un enfant que tu as conçu, protéger son corps, et par ton exemple faire naître en lui des sentiments positifs.

Cette règle est indissociable de la créativité. Tu es responsable de ce que tu crées et partage avec le monde entier; tu dois protéger les autres et ne pas attenter à leur vie.

3. Tu dois aider les autres

Il ne faut pas traverser la vie comme un voyageur soli-taire. Nous devons nous entraider et prendre soin les uns des autres. Une pensée doit précéder chacun de nos actes : « Est-ce pour le plus grand bien de toute vie? »

Prendre soin des autres signifie leur apporter ton sou-tien, partager ton savoir avec eux et t’efforcer de donner un aspect positif à leur vie. Tous les hommes ont droit à être traités avec dignité et respect. Venir en aide aux autres, c’est tendre la main aux Anciens, aux enfants, aux malades, aux mourants, sans vouloir en tirer de satisfaction personnelle, sans chercher à obtenir des louanges ou des avantages financiers, mais en se souvenant que nous faisons tous partie du même groupe, celui des êtres humains, et que le sort de la planète dépend des agissements de ce groupe.

4. Tu dois tendre à la maturité émotionnelle

Chacun de nous manifeste des sentiments comme la colère, la frustration, le découragement, le désespoir, la culpabilité, la cupidité, la tristesse, l’inquiétude, mais aussi la joie, le bonheur, l’espoir, la paix, l’amour. En vieillissant et en comprenant mieux ce qu’est un être humain, tu dois évoluer, te discipliner et maîtriser tes émotions. Comme la dit une fois quelqu’un de célèbre : « Tu es aussi heureux que tu veux bien l’être. »

Nos relations avec les autres, et tous les incidents de la vie, sont autant de cercles. Ils débutent, se poursuivent et se terminent. En mûrissant sur le plan émotionnel, tu n’auras aucune difficulté à boucler chaque cercle, sans laisser d’extrémités effilochées, sans éprouver de sentiments négatifs.

Il est préférable d’avoir connu la colère très tôt, alors qu’on était encore enfant. On peut ainsi comparer ce que l’on ressent quand son corps déborde de rage avec ce que l’on éprouve en faisant preuve de compréhension, en se montrant conciliant et paisible. Seules les émotions permettent à l’esprit et au corps d’entrer en relation. Par exemple, si ton dos te fait souffrir, tu dois te demander pourquoi, ce que cela signifie, chercher à savoir comment tu pourrais y remédier, quelles leçons il te faut en tirer.

Puis tu dois tout faire sur le plan physique pour soulager ton corps, sans oublier les pensées et les réflexions que cela t’a inspirées.

Il faut aussi respecter tes sentiments, particulièrement la joie et le chagrin. En les ignorant tu risques de provoquer l’apparition d’une maladie physique.

Le rire est une manifestation de nos sentiments très importante pour notre santé et pour celle de la terre entière. En tant qu’être humain, tu as reçu le sens de l’humour en cadeau, et la possibilité d’en user. En riant et en exprimant ta joie, tu garderas un corps en bonne forme et tu viendras à bout de certains ennuis de santé. L’humour supprime les problèmes, il consolide les relations entre les êtres et apporte la joie. Tu dois cependant demeurer attentif à ce qui te fait rire et à la façon dont tu utilises ton humour, car il ne faut en aucun cas te montrer destructeur.

L’humour est tellement important pour ton bien-être que le soir, tu ne dois pas fermer les yeux si tu n’as pas trouvé une raison de rire ou d’être joyeux au cours de la Journée. Si c’est le cas, sors alors de ton lit et pense à quelque chose qui te rende heureux.

Les clowns sont des gens particuliers que l’on rencontre dans toutes les sociétés. Un clown se cache en chacun de nous, et il existe toujours un moment approprié dans notre vie pour dévoiler cet aspect de notre personnalité.

On n’est jamais trop vieux pour se conduire en clown.

Mais le plus important reste la véracité. Tu ne peux pas chercher à savoir qui tu es, pourquoi tu es sur cette terre, et dans quel but, sans dire la vérité; toujours.

5. Tu dois te divertir

Oui, te divertir – et divertir les autres – fait partie de tes tâches sur cette terre. Le divertissement doit être déli-béré, et a pour but d’encourager ceux qui sont abattus, d’apaiser les déçus, de réconforter les malades ; c’est aussi une façon d’exprimer sa créativité. Te divertir peut t’aider à te discipliner et à mûrir. La difficulté consiste à ne prendre part qu’à des divertissements positifs et à ne pas se cantonner dans le rôle de spectateur. Le divertissement peut exercer une influence extremement importante, mais il ne doit jamais faire perdre le sens des responsabilités.

6. Tu dois apprendre à maîtriser ton énergie

L’homme ne peut ni créer ni détruire l’énergie, mais seulement l’utiliser et la modifier. Tout le potentiel d’énergie existant fut créé au même instant. Chaque pen-sée, chaque mot, chaque acte est porteur d’énergie. L’élément le plus infime, visible ou invisible, sur cette terre est une parcelle de cette énergie. Notre monde n’est constitué que d’elle.

Pourquoi, à ce moment précis de notre histoire, est-il tellement important que les humains se rappellent qu’il est de leur devoir de maîtriser leur propre énergie ? Parce que l’énergie collective, résultant de l’addition des énergies individuelles, est à l’origine du monde visible et de Paura qui enveloppe les êtres et les lieux. Tout ce qui constitue notre monde se développe ou se désagrège en fonction de son niveau d’energie. Tous les mots que nous prononçons s’envolent, et il nous est impossible de les rattraper, de les corriger, de les rétracter. Ils se fondent dans l’aura qui enveloppe la planète. Au cours des temps, les pensées égoistes, les actes violents, les cris des victimes sont devenus si nombreux qu’ils constituent à présent une bonne partie de cette enveloppe. Les hommes trouvent plus facile d’exploiter cet aspect négatif des choses plutôt que de s’attaquer à lui et de s’en dégager. Plus de la moitié des esprits qui choisissent aujourd’hui de venir sur terre seront des victimes. Nous sommes responsables de cet état de fait et nous devons y remédier. Une tâche qui ne peut être accomplie que si chacun de nous prend conscience qu’il doit maîtriser son énergie et donner l’exemple. Tout effort finit par porter ses fruits. Se sentir une victime, blâmer les autres et s’apitoyer sur soi-même ne fait qu’ajouter à la vibration négative. Il nous faut changer d’attitude, pardonner et oublier, nous montrer plus optimistes, plus positifs, mettre tout notre cœur à accomplir nos tâches, et nous libérer de ce qui nous donne le sentiment d’être des victimes.

7. Tu dois t’adonner à la musique

Les humains ont reçu en cadeau la possibilité de chanter en disposant d’un registre beaucoup plus étendu qu’aucun autre être vivant, et la capacité de fabriquer des instruments. La musique permet d’exprimer sa créativité et de se divertir, mais elle est tellement importante en elle-même qu’elle mérite de compter au nombre des dix règles de vie. Elle a une influence sur tout le genre humain, et son énergie peut guérir à la fois notre corps et la planète entière. La musique qui bat au rythme de notre pouls a une action très positive sur nos nerfs et notre état mental.

Tout le monde est doue pour la musique et subit son influence. Elle est notre âme qui parle, la voix de la terre communiquant avec l’univers.

8. Tu dois lutter pour parvenir à la sagesse

La sagesse est très différente du savoir. Celui-ci peut provenir de plusieurs sources : les livres, les écoles, les médias, et l’expérience. C’est d’après lui que l’on évalue le QI d’un individu. Une personne peut être extrêmement intelligente et ne pas posséder une once de sagesse. La sagesse est la façon d’utiliser le savoir, la résolution d’agir en tenant compte du bien-être de tous ceux qui sont concernes.

Il n’est pas nécessaire de fréquenter une école ou d’obtenir des diplômes. Il peut être utile de savoir lire et écrire, mais ce n’est pas indispensable pour réussir son voyage spirituel en tant qu’être humain.

Tu dois t’efforcer de te comporter avec sagesse, en te gardant d’oublier que tous les esprits connaissent la même expérience humaine; ils ne font que passer et sont les invités de notre Mère la Terre. Ils ne forment qu’un avec le Créateur; tout ce qui vit provient de la même Source. C’est faire preuve de sagesse que d’honorer la finalité de chaque chose et d’agir pour le plus grand bien de toute vie.

9. Tu dois apprendre l’autodiscipline

Que la vie sur cette terre soit paisible, productive et joyeuse ne dépend que de nous. Malheureusement, il a pourtant fallu créer des lois pour obliger les hommes à vivre de la sorte.

Il peut nous arriver de tomber dans les excès, de nous adonner à toutes sortes de drogues, de nous montrer négligents, cupides, cruels ou destructeurs. L’autodiscipline nous permet de maîtriser cela et de devenir plus sages.

Elle nous aide également à garder un corps sain.

L’état de santé des êtres humains est un baromètre qui nous renseigne sur l’état de santé de la terre. Nous devons développer notre autodiscipline afin de permettre à notre esprit et à notre corps d’entrer en relation. En écoutant ton cœur, tu sauras quand les choses risquent d’aller trop loin. Il faut apprendre à faire la différence entre entendre ce que dit ta tête, et écouter le message que t’envoie ton coeur. Ta tête parle au nom de la société, ton cœur en celui de l’Éternel.

10. Tu dois observer sans juger

L’observation dépourvue de jugement est ce que l’on appelle parfois l’amour inconditionnel. Tous les hommes sont des esprits qui ont été créés au même instant. Aucun d’eux n’est plus vieux, plus intelligent, ni meilleur qu’un autre. Tous ont bénéficié du même cadeau : la liberté de choisir. La Source est parfaite, et nous avons été créés à son image, mais le cadeau que nous avons reçu nous laisse croire et nous pousse à nous comporter comme s’il en était autrement. Nous voyons les autres, et nous-mêmes, moins parfaits que nous ne le sommes, et nous agissons avec moins de sagesse que nous n’en possédons. »

L’éducation nazie, origines de l’anti-maternage ?

Le régime nazi aurait-il influencé l’éducation en Europe ?

Article de « The parenting class » résumé par le Chat de Mistral.

JOHANNA HAARER
baby alone in a crib



Comment Hitler continue d’influencer l’éducation des enfants aujourd’hui.

Extraits :

»La mère allemande et son premier enfant

En 1934, la médecin Johanna Haarer publia en effet pour son compte La mère allemande et son premier enfant, un recueil illustré visant à guider l’éducation des enfants allemands, que le Troisième Reich voulait durs et sans empathie. Des millions de ménages – dont les parents de Renate Flens – possédaient à l’époque ce livre, également présent sur les étagères des bibliothèques et dans les garderies. Ces « conseils », contre-intuitifs, semblaient attirer particulièrement les parents qui s’identifiaient fortement au régime nazi, et les jeunes femmes qui venaient elles-mêmes de familles émotionnellement affectées. »

« Quant aux pleurs des enfants, il était demandé de les ignorer. « Ne retirez pas l’enfant de son lit (…), ne le bercez pas, ne le caressez pas, ne le retenez pas sur vos genoux et ne le soignez même pas. Sinon l’enfant comprendra vite qu’il ne lui reste plus qu’à pleurer afin d’attirer une âme sympathique et devenir un objet de sollicitude. Dans peu de temps, pouvait-on encore lire, il demandera ce service comme un droit, ne vous laissera pas tranquille jusqu’à ce qu’il soit transporté, bercé ou caressé ». »

Toute ressemblance avec une éducation française est-elle purement fortuite ? Il a bel et bien été conseillé aux mères françaises de laisser pleurer leur bébé pour qu’ils fassent leurs poumons et de ne pas trop les prendre dans les bras sinon ils prennent des mauvaises habitudes, etc.

Pareil outre manche avec un best-seller de Gina FORD :

« En 1999, forte de son expérience auprès de 300 nourrissons que Gina Ford publie The Contented Little Baby Book. Selon elle, la clé du bien-être du bébé repose sur une routine stricte et des règles précises. Mais alors, quelles sont-elles ?

Dans un premier temps, Gina Ford préconise d’habituer bébé à dormir seul dans sa chambre dès les premiers jours, aussi bien de jour que de nuit. Plus surprenant encore, elle conseille de le laisser pleurer seul dans son lit pendant au moins 12 minutes chaque soir. Selon elle, cette méthode permettrait à bébé d’adopter un rythme de sommeil régulier dès sa dixième semaine. Autre règle stricte : pas de sommeil après 7 heures du matin et aucun contact visuel avec l’enfant après 22 heures.

Côté alimentation, les repas doivent être pris à horaires fixes, sans exception. En dehors de ces créneaux, inutile de nourrir bébé. De plus, pas de câlins pendant les repas afin d’éviter qu’il ne s’endorme en mangeant. »

Les sceptiques diront encore et toujours « on en n’est pas mort » et nous répondrons inlassablement que nous avons plus d’ambitions que de seulement maintenir nos enfants en vie.