Semaine mondiale de l’allaitement 2018

Encore l’allaitement !!!!???

oui !!!!

C’est la Semaine mondiale de l’allaitement maternel 2018. Du 1 au 7 août.

C’est un sujet que j’aborde régulièrement et sur lequel j’échange volontiers sur Instagram (seul réseau qui a encore ma sympathie). Des réseauteurs expriment souvent une lassitude, un ras le bol d’en entendre parler tous les 4 matins. A grand renfort de  » y’a pas de quoi en faire des tonnes… » « On fait pas tout un foin du lait industriel ! » Bah si justement, mais c’est devenu normal, ça se voit moins. Ça se nomme : publicité… Achetez donc un magazine pour parents et constatez le nombre de pub pour préparations lactées…

{Ces réseauteurs sont libres de changer de lecture et de passer leur chemin. Tout comme ma plus grande intolérance est la fumée de cigarette : mon système respiratoire la hait, mais je ne perds plus mon temps à râler. Je cherche un autre endroit…

C’est le gêné qui s’en va, sauf quand la loi lui donne raison.}

Pour précision, la promotion de l’allaitement au sein a pour vocation d’informer et non de convaincre, ni de vendre quoi que ce soit. En effet, quand une mise au sein se déroule idéalement, il n’y a RIEN à acheter (rien en plus d’une alimentation équilibrée). C’est important de le signifier. De plus, je ne gagne rien non plus à rejoindre cette cause. Aucune mère d’ailleurs. Malgré les 80 € le litre de lait, cet or liquide nous rapporte 0€ puisque si nous le pouvons, nous devons le DONNER aux lactariums (en France).

Il faut savoir que mondialement, l’allaitement au sein recule. C’est loin d’être positif. La raison principale est le manque d’informations, la disparition d’une forme de transmission et la circulation d’idées fausses, surtout dans les pays dits « modernes ». Hélas ça se répand comme de la mauvaise graine dans les pays qui savaient faire, avant qu’on ne mette notre nez dedans. Les mères se sentent trop souvent isolées, épuisées, découragées. Elles abandonnent rapidement ou n’essaient même pas ce qui leur semble, de prime abord, compliqué et exténuant. Alors qu’il n’y a rien de plus simple, quand on est bien informée et accompagnée.

Récemment sur un réseau social, à l’occasion de la semaine de l’allaitement, j’ai lu le commentaire d’une maman quelque peu désabusée qui répondait à la publication d’une photo d’un livre traitant de l’allaitement dit long en Occident et du coallaitement (l’allaitement long expliqué à mon psy…) En résumé, elle ironisait en posant les questions suivantes :
« quel autre mammifère coallaite, et quel autre mammifère donne encore son lait quand son petit mange déjà comme un adulte ? ».

J’ai interprété cela comme un défi de prouver que l’être humain fait bien selon sa nature.
Quand je me pose des questions, je cherche systématiquement la réponse. Je me permets rarement d’énoncer des faits sans m’être un minimum informée. Ces questions m’ont parues pertinentes. Après recherches, voilà ce que j’ai trouvé pour ceux que ça intéresse de faire le parrallèle avec notre condition de mammifère.

« Tous les mammifères sont allaités dès leur naissance ; la période de sevrage et la composition du lait dépendent de l’espèce en question et de la vitesse de croissance des petits. Outre l’apport énergétique, le lait a pour fonction de réguler le système immunitaire du bébé et d’aider au développement du reste du corps. (Source : intra-science.com)

En coallaitement, j’ai trouvé :  » À la naissance, le bébé kangourou s’attache de façon permanente à une seule glande mammaire et y restera environ 100 jours. Si la mère kangourou a deux bébés d’âges différents, chaque glande mammaire produira un lait qui sera adapté à l’âge du bébé qui la tétera. »

Au sujet des petits qui diversifient leur alimentation et continuent de téter :  » L’éléphanteau tète le lait de sa mère activement pendant 2 ans. Vers l’âge de 4 ans, son alimentation est de plus en plus variée et il dépend déjà beaucoup moins du lait de sa mère. Il est habituellement complètement sevré à 5 ans. »

Sources: bienvivrelallaitement.allaitement-et-mammiferes/

C’était un petit tour d’horizon des mammifères les plus connus. Je suis sûre que si je continues de chercher, je trouverai d’autres données, notamment chez nos cousins les primates.

Petit macaque

Pour aller plus loin :

www.lllfrance.org/coallaitement

Pour en revenir aux idées reçues et tenaces, celle qui circule le plus et fait de gros ravages est celle du « pas assez de lait ».  C’est une terrible légende urbaine, un genre d’hoax qui persiste. C’est très rare de manquer de lait. Si la mise au sein démarre mal, il y a une multitudes de raisons qui feront croire à une insuffisance de lait or il ne s’agit quasiment jamais d’un manque mais d’un départ raté. Dû souvent à un mauvais positionnement du bébé et/ou de la mère et/ou un frein de langue et/ou d’un allaitement à heures fixes etc.

La Leche League laisse à disposition énormément de ressources sur le site internet. Il est aussi possible de les contacter pour des conseils et des informations précises.

C’est une cause qui me tient à coeur. Nourrir son bébé au sein n’a rien d’inné. Ça s’apprend. Pour apprendre, l’idéal est d’être entourée, d’observer d’autres mères et leur poser des questions. Transmettre est vital.

Lectures 7. Philosophie et essai politique

Ce mois-ci j’ai beaucoup lu pour moi. C’est une période estivale propice aux lectures légères mais pas que.

Je vous partage un coup de cœur qui a peu à voir avec la petite enfance, sauf le personnage principal   : une sorte de « petit prince » du 21ème siècle. J’ai trouvé ce livre apaisant et puissant.

Extrait :

"Je méditai un temps leurs paroles 
avant de murmurer :"Ainsi, dans 
le pays des hommes, certains 
décident pour d'autres de la 
conduite à suivre. 
Ça veut dire que ces autres
ne sont pas capables de 
se diriger eux mêmes."(p.66)

 

La lecture, petite enfance, du mois est un essai politique, d’une pertinence saisissante. Je découvre cet auteur avec gratitude. Jesper Juul est un grand monsieur et sûrement une belle personne. Peut-être qu’un jour la France s’en inspirera et par extension le monde entier…on peut rêver.

Pour répondre à la question du titre, je crierai un grand oui !! Est-ce bien le cas de tous nos politiques ? Se poser la question est légitime. Nous sommes finalement loin d’être soutenus dans cette démarche…que nous soyons professionnels du secteur médical, social ou petite enfance. Ce serait du déni de ne pas s’en rendre compte. A réfléchir sérieusement et rapidement, afin de passer à l’action.

Voulons-nous vraiment des enfants forts et en bonne santé ?

Extrait de la critique de culturemania :

"Le message de Jesper Juul 
(qui n'a rien à voir avec le rappeur,
non, non, non...)est clair : 
aujourd’hui le modèle éducatif, 
qu’il soit dans les foyers 
ou dans les écoles de l’état, 
ne permet pas aux enfants 
d’avoir une estime de soi 
assez solide pour être heureux 
et en bonne santé, et donc 
de construire une société
à cette image. Il rappelle
que le système scolaire  a été
pensé il y a des années et des
années et qu’il n’est plus
du tout adapté ni aux connaissances
que nous avons du développement
des enfants, ni à leur soif 
innée d’apprendre, 
ni au monde que beaucoup
d’entre nous veulent construire. 
Il dénonce les états d’Europe qui 
n’ont toujours par compris 
le lien entre la façon dont
la société traite
les enfants et le taux de
maladies psychosociales
en constante augmentation. 
Il souligne que ces mêmes états
s’inquiètent de la hausse 
des coûts de la santé et
des affaires sociales alors même
qu’ils ne prennent pas conscience
que ces coûts seraient 
ô combien diminués
si l’éducation, l’école et 
la prévention étaient de bonne qualité.

Je garde le contenu de ces deux lectures dans ma tête et mon cœur en étant sûre que ma pratique s’en imprègne déjà.  Je me contente de partager mes ressentis après lecture. Si ça donne envie, tant mieux.

Quelques passages :

Belles lectures d’été à toutes ET tous ! (Je vous épargne l’écriture inclusive, ça m’est illisible.)

Lectures 5. Dans la peau d’un parent indigne, mais doté d’humour.

Je connais mal la Perfection, je n’y suis jamais allée. J’en ai une vague idée, tellement floue que souvent c’est comme un mirage. Je connais mieux la Théorie, le pays où tout est censé se passer bien, mais l’abîme le fossé à traverser est périlleux glissant. De toute façon, comme je réside au pays des Bisounours, mes ressentis sont un peu biaisés.

Ce blabla risque de surprendre. Certains se demanderont si je suis en train de basculer du côté obscur de la Force. Non, non, je suis simplement allée y faire un tour. C’est toujours constructif d’explorer la part d’ombre de l’humanité (et la sienne par la même occasion). ça l’est d’autant plus quand on parvient à en revenir.

Il s’agit d’Humour…plus subjectif que ça, y’a les Goûts et les Croyances. Ça ne devrait pourtant jamais virer au pugilat…L’Humour c’est un peu comme la Religion, on s’aperçoit vite qu’il y a des humours. Le rire était censé rassembler (il le fait. Sous forme de clans), mais voilà, comme les religions, il finit par diviser…bref, je m’égare.

J’avais lu, il y a quelques années, No Kid : Quarante raisons de ne pas avoir d’enfant. Dans mon souvenir, c’était drôle mais j’étais déjà mère. J’ai fini le livre sans être convaincue de me contenter d’un seul enfant.

Ce coup-ci j’en ai lu 4 d’un coup. Un genre de petite overdose d’humours.

Livre 1. Cocoricoooo. Même si son nom a des sonorités anglo-saxonnes, peut-être écossais ou irlandais, Marion McGuinness est française. En tous cas, elle vit en France. Je suivais sa page dédiée au blog Maxi best of Mcmaman sur Facebook. A l’époque (ok d’accord, c’était en 2013) je comprenais mal son humour. Et puis à cause de mon sens du détail, je me suis pris la tête… « Les enfants sont formidables » est paru en 2015 (oui je lis rarement les livres à leur parution). J’y ai lu les mêmes anachronismes. Donc, message personnel à Mme McGuiness :

"la DDASS s'appelle l'ASE 
depuis 1983 
(loi de décentralisation).

Aparté : l’humoriste la Bajon fait la même « erreur » dans son spectacle bidonnant « Vous couperez ».(Avec plaisir pour la découverte, elle me fait pleurer de rire.)

Et sinon, c'est plus juste 
de parler d'accueil 
petite enfance
que de garderie."

Ça reste un livre hilarant. Son style est agréable à lire. Difficile de ne pas se reconnaître en tant qu’enfant et/ou parent. Par contre, dire que l’enfant n’a aucun humour, je trouve que c’est injuste et inexact. J’en ai rencontré des centaines et ils ont bel et bien de l’humour. Un humour bien à eux. Un humour qui les rassemble (lui au moins !!). Sauf quelques rares exceptions ; j’en parle parce que je faisais partie, déjà enfant, de cette catégorie à ne rien comprendre à l’humour, pourtant dit « universel » du fameux, « pipi caca prout » ! Mon fils aîné n’a jamais compris non plus. Résultat, nous sommes passablement agacés par l’ardeur du Cadet à traverser cette période qui nous semble « intermilooooonnnngue ».

Livre 2. « Dors ! »La traduction française a gardé le niveau de grossièreté. Cela dit, j’exagère, pour beaucoup de gens, c’est du langage courant. Best-seller polémique Outre-Altantique…il y a 7 ans. Je n’en avais jamais entendu parler. C’est une réalité, le sommeil des enfants peut souvent virer au drame familial cauchemar. Écrire ou chanter est un exutoire et si ça fait rire tant mieux. Pour les curieux sur Europe 1.fr. Je le trouve moins drôle que « mange ! »

Livre 3. Dans la même veine, le titre sur l’alimentation et du fameux « mange ! ». Chez les enfants, c’est récurrent d’en parler. J’ai gagné le gros lot, mes deux fils ont joué sur les deux tableaux ! Miam miam. A leur décharge, j’ai fais suer mes parents, donc je paie. C’est sûrement la monnaie de ma pièce… de théâtre (une vraie comédie à table, d’après mon père). C’est mon préféré, surtout les illustrations.

Livre 4. Un guide au titre encore plus croustillant que celui pour embobiner son enfant. Dommage, je me suis ennuyée en le lisant. C’est le portrait en 7 profils, de la majorité des parents d’hier, d’aujourd’hui et de demain. J’y ai reconnu les miens et j’y ai constaté les conséquences. Finalement, le contenu est juste caustique. Peut-être, en avais-je déjà marre de ce type de lecture ? Au bout d’un moment, c’est devenu lassant. J’ai eu du mal à finir.

Comment traumatiser votre enfant…

C’était une parenthèse lecture amusante. Je cherche d’autres titres à présenter ici. Sans retours de lecteurs, c’est moins motivant, à vrai dire. Je pense que ce site me sert plus de carnet de bord que je partage. Tant pis pour l’interactivité.

Mange !

Les sports d’hiver avec un 4 ans

Ça fait quelques jours que je suis à la montagne en famille. Ce matin, l’homme qui partage ma vie m’a dit « tu devrais écrire sur les sports d’hiver. Ton ressenti est unique mais sûrement partagé »… Il a utilisé d’autres mots, mais c’est ce que j’ai compris.

J’ai toujours aimé la montagne…en été. Ma première fois en hiver, c’était pour mes 30 ans. J’ai commencé par une semaine de cours de ski à l’ESF. Un calvaire pour moi. Je n’ai jamais eu aucun attrait ou intérêt pour les sports de glisse, encore moins en milieu hostile, froid. Pour accepter de débuter, j’ai fait un effort incommensurable et surtout je voulais savoir ce que mon fils aîné allait vivre… il l’a mieux vécu que moi et pourtant ses débuts ont été très compliqués  d’après notre entourage. J’ai su que je ne remettrai jamais plus mes pieds dans des chaussures de  torture ski dès que je les ai essayées. Je me suis mise en mode automatique à chaque cours pendant 5 jours. Ensuite je n’ai plus voulu en entendre parler. J’ai quand même essayé le snowboard quelques années plus tard. Étonnée et agréablement surprise, j’ai découvert  qu’éprouver du plaisir sur la neige était possible.

Tout ça pour dire qu’en tant que mère, je comprends mal que l’on inflige cet apprentissage aux jeunes enfants. Ça a été le cas pour mon fils aîné. On ne lui a pas trop expliqué ce qui l’attendait. Il avait 6 ans. Il a fini par apprécier le ski quand il a arrêté les cours collectifs, des années plus tard.

Le Cadet a demandé à skier dès ses 3 ans…alors à 4 ans, le voilà sur des skis et il adore ça. J’ai eu quelques réticences alors son père a choisi l’ESI…c’est une école de ski qui se veut moins « scolaire ». Et en effet,  c’est très très différent et assez bluffant car dès le premier jour il a pris le tire-fesse ! Les premiers temps, je regardais l’enclos des piou piou et je me disais qu’eux au moins ils étaient en sécurité, encadrés, même s’ils étaient 15. Avec Cadet ils étaient 6 pour le week-end de Pâques, puis ils ont été 3. Ils ont progressé à toute vitesse. En 3 jours, ils savent tourner, freiner et s’arrêter. Alors que j’ai galéré une semaine entière pour éviter de tomber. Ils s’éclatent déjà alors que je n’y ai pris aucun plaisir. Les enfants ont des ressources naturelles stupéfiantes. Je suis scotchée. Le moniteur est d’un calme olympien, un moine zen sur ski. Il est aussi super cool. Les enfants sont là pour s’amuser. Je n’ai jamais trouvé le ski amusant. Jamais.

Aujourd’hui encore quand je regarde les skieurs, je ne comprends pas. Toute cette énergie pour se préparer, enfiler, porter et surtout marcher avec tout cet attirail…monter, descendre, remonter, se les geler, redescendre, tomber… je suis ébahie par ce va et viens et ces files d’attente. Ça me dépasse.

J’accompagne ma famille pour profiter des paysages et du bon air. Les balades en raquettes m’ont réconciliées avec la montagne en hiver. Mes plus chouettes expériences ont été le snowboard sur de la poudreuse et une balade en chiens de traîneaux.

En tant qu’EJE, d’après mes observations et mon expérience sur le terrain en saison d’hiver, emmener des enfants de moins de 3 ans à la montagne en hiver, c’est éprouvant. On passe son temps à les habiller, les déshabiller, les rhabiller, les moucher, les consoler, les réchauffer, leur mettre de la crème solaire, leur remettre leur masque ou lunettes… Qu’ils soient en crèche ou chez les piou-piou, pour la plupart, ils pleurent, ils sont fatigués, ils ont froid, ils veulent rester avec leurs parents et ils ont faim… qu’ils apprécient ou non le ski ou la luge !

Peut-être que je suis câblée pour être à l’écoute du mal-être de mes contemporains, surtout celui des enfants. Peut-être que ma mission est d’ouvrir  les yeux de certains adultes sur ce que l’on exige des autres, en général. C’est ce que je vois en premier lieu, le malaise des uns et le déni des autres.

J’ignore s’il y a un âge idéal pour commencer un sport de glisse d’hiver. Je suis simplement convaincue que l’ENVIE de l’enfant ou de l’individu est essentielle pour que cela soit et reste un plaisir. Parce qu’on est d’accord que cela est un loisir ?! Par définition, un loisir est plaisant. L’enfant apprend si c’est amusant, sinon il subit. Les adultes choisissent déjà  énormément pour les enfants alors si on pouvait les laisser vivre parfois, ils nous en seront reconnaissant.

Avez-vous des expériences de sports d’hiver avec vos enfants ? Je serai ravie de les lire en commentaires.

 

Carnaval des petits loups

Édition 2018 à Cannes.

Grande première depuis que nous vivons dans le département. Ceux qui me suivent savent que ce genre d’événements est loin de me ravir mais que ne ferait-on pas pour rendre ludique des vacances au temps souvent maussade ?

Le soleil étant, enfin, au rendez-vous et comme il nous manquait depuis un trop long moment, passer enfin du temps dehors nous a fait du bien.

Les chevaux de la police montée étaient là. Cadet a adoré leur donner à manger. C’était une bonne idée pour patienter jusqu’à l’arrivée des surprises.

Le thème était les supers héros. Je n’ai aucun déguisement de ce type. Cadet était en chevalier et une collègue m’a prêtée un kigurumi de panda roux. J’ai consenti à faire cet énorme effort et Cadet a beaucoup apprécié !

Nous avons donc vu Wonder woman, 2 Spiderman  (connais pas le second), Batman et sa femme (?) et Iron man. Ça fait un bail que je ne suis plus les Marvel au cinéma. Le dernier film que j’ai vu mélangeait déjà pas mal de héros et je n’y comprenais plus grand chose.

Le programme tel qu’il était exposé sur le site de la mairie a légèrement différé du déroulement du jour. Ça a un peu cafouillé, engendrant chez moi une fatigue nerveuse envahissante, mais j’ai réussi à tenir jusqu’au bout…bravant le bruit, le mauvais son ( mes oreilles « saignent » souvent pendant ce genre de festivités), la foule et quelques gremlins (aucun zombie ;-))

Nous avons réussi, après beaucoup de changements de consigne de sécurité (dont l’idée saugrenue de laisser les enfants seuls dans le train !!!), à descendre une partie du boulevard dans le petit train touristique « Thomas le train » derrière la parade des supers héros. Cadet était aux anges. Le coût d’une visite touristique de la ville avec ce train est hors budget pour mon porte-monnaie. C’était offert pour l’occasion (500 mètres, à peine, parcourus.)

  

L’ambiance était familiale et bon enfant sans trop d’hystérie ou de bousculade. Malgré les demandes incessantes des organisateurs, dispersés dans la rue, d’attendre avant de se rendre au goûter, nous y sommes allés car les plus jeunes enfants sont fatiguables donc vite impatients et agités (ce que semble ignorer certains adultes). Pour le goûter, il a fallu jouer des coudes et surtout encore attendre. Je vais faire ma rabat-joie mais une brique de jus, une madeleine et trop de bonbons en vrac dans un si grand sac en plastique, c’est peu écolo-économique quand on connait les restrictions budgétaires de cette ville. A revoir pour l’année prochaine.

En conclusion, quand j’ai préparé Cadet en lui lisant le programme sur internet,  nous nous étions imaginés tout autre chose mais c’était quand même bien sympa et amusant. Ça lui a plu, ça m’a surtout plu de passer du temps avec ma copine et ses filles. Le soir j’étais sur les rotules et lui encore tout excité en racontant la journée à son père.

 

« La vie est un jeu ». FIJ 2018

Belle surprise : du recyclage !

Pour cette édition 2018 du Festival International des Jeux, je m’y suis rendue en famille, dimanche après-midi…Très mauvaise idée, puisque que tous les gens des environs ont eu la même. Il pleut depuis des semaines, il faut bien passer le temps ! C’était compliqué de s’y rendre à un autre moment. Chanceux, nous avons trouvé rapidement une place gratuite, malgré tout le secteur bouclé. Nous sommes entrés, sans attente, grâce à l’accès famille qui donne directement à l’étage, aménagé pour les enfants. Heureusement, parce qu’il pleuvait fort ! Aparté : par mesure de sécurité, nous avons du laisser une bouteille d’eau d’1,5 L à la consigne…trop grande. J’avais prévu une gourde plus petite, on a pu boire. Je comprends ces mesures mais à 4, une bouteille était utile pour s’hydrater dans ce lieu surchauffé. Comme par hasard, il était possible d’acheter le même format à l’intérieur. C’est le genre de détail que je trouve agaçant.

Un des seuls endroits pour jouer ensemble : la pêche à la ligne.

J’ai passé trois heures dans un brouhaha, comme je les déteste et avec des annonces régulières et anxiogènes d’enfants perdus. C’était pour la bonne cause : JOUER. Cela dit, ceux qui me connaissent bien savent que, jouer n’est pas vraiment ma spécialité. Je préfère observer les autres. J’ai bien essayé de jouer avec Cadet mais ce fut compliqué, peu de places à chaque atelier ou énormément d’attente. Il est facile à contenter, donc l’impasse sur l’aire des @playmobil a été bien vécue pour découvrir des jeux nouveaux. Il a du renoncer aussi à la peinture, ça a été plus compliqué. Il a réussi à se détendre avec le sable magique pendant un long moment. J’ai fait mon EJE, en laissant le papa avec ses fils, pour aller découvrir les nouveautés, avec pour mission de trouver un jeu familial (dès 4 ans) à durée supportable pour tous et amusant ! Sacré défi !

le paradis des enfants, l’enfer des parents…comme moi.

Nous y avons tous trouver notre compte, les grands ont tester des jeux vidéos et/ou des jeux virtuels, les autres des jeux d’enfants. Malgré l’oppression du bruit et de la foule, il était possible de trouver des temps et lieux plus calmes, à l’écart, pour goûter et se ressourcer. Les stands de bonbons sont toujours là, pour le fameux : des jeux et du…sucre !

J’ai rempli ma mission. Avec l’aide des personnels du festival et leurs conseils, démonstrations et après de nombreux tests et d’hésitation, j’ai opté pour Kikou le coucou d’Haba : il faut aider ce curieux oiseau à faire son nid… Bon, Cadet et moi, avons un degré de patience assez bas, donc ça a plus le don de nous énerver, mais on rigole bien quand même !

As d’or enfants 2017 à Cannes

Bilan : l’année prochaine, je trouverais le moyen d’y aller vendredi, quand il y a moins de foule, pour au moins faire du repérage.

Parcs de jeux Indoor

C’est typiquement le genre d’endroit que j’ai beaucoup de mal à comprendre. J’ai du m’y rendre une fois pour accompagner l’aîné à un anniversaire et comme c’était la famille, je n’étais pas restée. Le concept est une idée  qui me semblait logique en Loire-Atlantique : une immense aire de jeux d’intérieur, idéale quand la météo empêche de rester trop longtemps dehors.

FUN CITY- Cannes la Bocca

Ce matin, Cadet était invité à son premier anniversaire qui avait lieu dans le même concept, dans les Alpes Maritimes .  J’étais souvent passée devant et j’en avais entendu parler mais n’y voyais aucun intérêt puisque nous sommes soit chez nous, soit en plein air : plage, montagne, jardins…  La météo est plus douce ici. Sauf ces temps-ci et précisément ce matin. Tant mieux. Ça m’aurait rendue encore plus irritable de passer deux heures dans un hangar mal insonorisé rempli de gamins surexcités si la journée s’annonçait ensoleillée.

La moyenne d’âge était de 3 ans et demi, donc la majorité des parents est restée. De toutes façons, Cadet refusait de s’y rendre si on ne restait pas avec lui. Il n’avait aucune idée  de ce qui l’attendait, c’était une première. Solidaires, nous y sommes allés en couple, pour se passer le relais. La  découverte a été un grand moment d’excitation et de joie. Il a adoré jouer avec son papa, avec les copains… mais au final, surtout avec son père. C’est une structure impressionnante qu’il a eu besoin de découvrir accompagné.

Le « pack » anniversaire comprend le goûter. Le choix s’était porté, unanimement, sur des crêpes. Ils se sont régalés. Par contre, mon avis au sujet du goûter reste subjectif, c’est-à-dire que c’est regrettable de voir autant de cochonneries proposés à de si jeunes enfants : sodas, bonbons, pâte à tartiner, boissons, le tout de marques contestables.  Pas étonnant que les enfants se transforment en gremlins ou en zombies à l’issue du temps passé là-dedans. Vu le prix de la prestation, un effort pourrait être fait sur l’alimentaire.

Au bout d’une heure, j’ai commencé à montrer des signes d’alerte « faut que je sorte d’ici » alors j’ai pris un en-cas pour tenter de m’isoler un peu. En plein milieu de la salle, ça reste difficile. Il m’aurait fallu un casque anti-bruits. C’est possible de petit-déjeuner, déjeuner et goûter sur place à des prix similaires à  ceux du wagon restaurant du TGV (pour mon budget,  c’est comme jeter de l’argent par les fenêtres) . Si des gens parviennent à rester une journée entière dans cet horrible endroit (selon moi), vraiment chapeau bas. C’était mon point de vue de maman asociale, psychorigide, allergique aux bruits et aux gremlins-zombies. Le pire c’est la musique en fond sonore, que dis-je ?  c’est ni plus ni moins que du vacarme ! Un jour, j’oserai demander l’intérêt d’un niveau sonore aussi élevé. Je me demande même si le nombre de décibels est aux normes.

En tant qu’EJE, je dois bien reconnaître que c’est pensé, sécurisé et amusant. Cela encourage les enfants à appréhender leur motricité globale mais aussi à se repérer dans l’espace. Cela permet de tester de nouvelles structures motrices et de répéter à l’envie pour s’adapter et affiner diverses expériences. Pour des enfants d’une même classe/école, cela permet de jouer ensemble dans un contexte différent et ainsi nouer des liens autres que scolaires. Pour les parents, c’est aussi un moyen de faire connaissance.

Cadet qui ne voulait pas y aller a finalement beaucoup aimé, malgré une grosse fatigue au moment de partir. Au moins, il n’y a pas eu nécessité de « négocier » le départ. Lui aussi n’avait qu’une envie : rentrer à la maison pour se reposer. Les chiens ne font pas des chats.

 

Circus Party-Mougins

Même concept. Autre lieu.

Cadet a réclamé à retourner y jouer, alors nous avons tenté la concurrence pour cause de météo encore défavorable et épuisement des idées d’occupation à la maison.

Le site est plus grand mais pas  forcément mieux conçu, sauf la proposition de jeux, d’après le papa de Cadet.  Le fond sonore était déjà élevé à notre arrivée, rien qu’avec les bruits d’enfants et sans musique,  un chouïa plus supportable. Je suis restée assise 10mn. J’ai fini par sortir pour me ressourcer dans le magasin bio d’à côté et découvrir que le soleil était revenu !

Notre seuil de tolérance a été plus court, malgré toutes les différences positives : plus d’espace, « moins » de bruit…d’après un ami qui travaille dans l’acoustique, il y a moyen d’insonoriser mais c’est coûteux. Je suis sûre que j’apprécierai mieux.

Aucune difficulté à s’en aller surtout que nous avions faim. Vus les tarifs de la carte du déjeuner, on devait partir sous peine d’exploser notre budget loisirs. Le règlement est le même dans tous ces parcs : interdit de manger ou boire ce qui vient de l’extérieur…paraît que c’est légal. Donc si ton enfant est allergique et bien tu te débrouilles pour venir en dehors des repas ou tu trouves un autre divertissement…? J’ai quand même sortie la gourde d’eau.  Je suis certaine que c’est illégal de refuser à quelqu’un de s’hydrater et pour la planète, le plastique devient une plaie.

En conclusion, je suis sûre de ne jamais y remettre les pieds pour mon bien-être, égoïstement. Ça deviendra une sortie entre père et fils, puisque c’est fermé quand, éventuellement, ce serait plus calme en semaine.

 

 

Festival « les ptits Cannes à you » avec un enfant de 43 mois/2nde semaine

Comme prévu, cette semaine fut plus légère et la pause du mercredi très appréciée !

Le cinéma était à l’honneur. La salle obscure et le grand écran sont une découverte pour le cadet depuis les courts métrages chinois, dont « l’écureuil coiffeur« , de la semaine dernière. Après quelques essais, plus ou moins concluants, à la maison, il s’avère que tenir plus d’une heure devant un scénario, c’est long. Sauf pour « Mon voisin Totoro » et « Ponyo sur la falaise« , qu’il adore. Aucun Disney n’a réussi à le tenir en haleine…même « Cars », pourtant il trouve Flash Mc Queen super chouette !

Pour une première, il a donc visionné 8 courts métrages : 4 lundi et 4 mardi, dans la même salle. Il a déclaré que certains n’avaient vraiment « rien d’intéressant » et d’autres lui ont beaucoup plu.

Sa préférence est allée au court métrage le plus long des 4 : les petits explorateurs. L’espace, les fusées et les robots le passionnent. Il a posé des questions sur la langue des signes qui l’a intrigué.

les ptits explorateurs

Le lendemain, le voyage en ballon a eu sa faveur, surtout quand une fourmi a fait caca… et oui période toujours en cours, à grand renfort de « caca pourri » et d’éclats de rires tonitruants…Bref.

le voyage en ballon

 

Pour finir la semaine, j’avais choisi un spectacle musical dont le descriptif me semblait prometteur dans le contenu et la durée : le jardin zoologique.

Souvent, ce que j’imagine est très éloigné de la réalité. J’ai été surprise. Mon fils moins. Il a montré de nombreux signes d’impatience, dès le départ. Les ateliers proposés étaient soit trop compliqués pour lui (papillon en origami) soit trop spécialisés (présentation d’instruments moins connus). La participation demandée aux spectateurs était vraiment drôle ; j’ai gardé l’air toute la  fin d’après-midi en tête ! Le spectacle m’a plu, bien que j’ai du gérer l’impatience du 43 mois. J’ai observé de nombreux plus jeunes qui étaient dans le même « état », soit à cause de la fatigue, soit parce que c’était trop long pour eux. Pour faire court, j’ai plus apprécié que celui que j’ai accompagné.

Pour conclure, cette édition 2017 du festival surprenant et agréable. Les vacances sont, en effet, passées à toute allure avec une découverte presque chaque jour. Les programmations sont bien choisies, variées et ciblées. A mon sens, c’est important de suivre les tranches d’âge proposées, à moins de bien connaître son enfant ou de lui avoir fait découvrir des spectacles avant.

Festival « les ptits Cannes à you » avec un enfant de 43 mois/1ère semaine

 

Edition 2017

Cette année, je suis disponible et les vacances durent 15 jours ! La ville de Cannes nous a concoctés un joli programme pour les enfants. J’ai choisi d’emmener le cadet en milieu culturel, histoire de l’occuper. Il apprécie énormément. La programmation est variée et permet de choisir en fonction de l’âge. Pour cette fois, je fais confiance à ceux qui ont décidé les tranches. En matière de spectacles pour enfant, c’est délicat, notamment selon les tempéraments des uns et des autres. J’ai donc opté pour les spectacles dès 2 ans et moins de 4 ans, pour éviter d’éventuelles longueurs ou frayeurs inutiles. Des enfants qui pleurent dès que les lumières s’éteignent, c’est assez courant. J’ai coaché le cadet en lui expliquant tout en détail : la pénombre, les sons plus ou moins forts, les lumières etc. Son premier spectacle c’était Petit Ours Brun, dans un théâtre parisien, avant ses 3 ans et ça s’était très bien déroulé. J’étais assez confiante sur sa capacité à patienter et à rester « silencieux ».

Avant chaque spectacle, les enfants sont prévenus des « consignes » faciles à mettre en pratique…enfin pour certains, c’est plus simple que pour d’autres.

Evidemment, c’est payant, mais ce genre de travail a bel et bien besoin d’être rémunéré et les prix sont tout de même abordables. Il existe des tarifs réduits. Je me présente avant que ça ne commence et il reste toujours des places. J’ai préféré faire de cette manière pour rester libre des horaires choisis en fonction des réveils et siestes qui diffèrent parfois chaque jour. Prévoir à l’avance de manière rigide, j’évite.

Nous avons commencé par Couac, une très jolie adaptation du vilain petit canard. Moment magique pour nous 2, malgré de nombreux bavardages intempestifs.

Couac, le vilain petit canard en poésie

Un extrait pour vous :

Le lendemain, nous avons découverts 3 courts métrages chinois, des années 70, mis en musique en direct-live ! Très chouette. Du bon son comme on l’aime.

L’écureuil coiffeur et autres peintures chinoises

Que serait un festival sans  marionnettes ? Voilà un spectacle drôle et coloré qui nous a bien fait rire et réfléchir. De prime abord, le thème du zoo animalier, ça me chiffonne mais la « morale » est sauve.

Pour finir la semaine, j’ai choisi de monter sur scène avec mon petit curieux et ce fut amusant et fascinant. Enfin, une représentation interactive dans laquelle nous participons du début à la fin. Expérience inoubliable !

Le rythme d’un spectacle par jour est quand même fatigant pour lui. C’était relâche vendredi. Trop de fatigue, trop de sollicitations. Besoin de récupérer de sa rentrée en maternelle, mine de rien. Il lui restait assez d’énergie pour raconter chaque représentation à son père tous les soirs. Ravi de revivre les émotions du jour.

La semaine prochaine sera sûrement plus légère.

« C’était mieux avant ». Vraiment ?

La fumeuse fameuse théorie du « bon vieux temps ».

J’aurai bientôt 42 ans. Ça fait des années que j’entends gémir : « les enfants sont pires qu’avant ». Même quand j’étais petite. Wikipedia dit « la durée d’une génération humaine correspond généralement au cycle de renouvellement d’une population adulte apte à se reproduire, à savoir environ 25 ans ». Les enfants « sont pires » depuis un peu plus d’ 1 génération (2 dans 8 ans). Mais c’était déjà « pire » quand mes parents étaient petits, eux aussi ! Donc ça fait 3 générations que ça dure.

« Avant, c’était plus simple, ils obéissaient ». Ah oui, la peur, en général ça fait obéir. La crainte des réactions de l’adulte mène loin… Dernièrement la justice a même parlé de consentement dans une affaire qui tourne vraiment au vinaigre. C’est hors sujet, mais ça me révulse.

« C’est dangereux d’enseigner à un enfant qu’il n’a pas d’autre choix que de faire ce qu’on lui dit ».

Qu’est-ce qui a bien pu changer ?

Peu de choses, à mon sens. En fait, il n’y a aucune comparaison possible entre l’enfance des uns et celle des autres. Le seul point commun (en France), c’est le même système éducatif, il date du siècle d’avant le siècle dernier, il est presque préhistorique, obsolète, ancien. Un nouveau regard, mal perçu (qui peut se vanter d’être prophète en son pays ?) : Céline Alvarez.

Ce qui m’exaspère c’est d’entendre que c’est la faute de la Bienveillance,

souvent confondue avec le Laxisme. Pourtant, quand mes parents me racontent leur enfance, c’est loin d’avoir été bienveillant et jamais laxiste, alors…?

Alors, je n’ai aucune réponse qui serait la vérité, ce serait ma vérité. Ce que je souhaite défendre ici, c’est la Bienveillance. Jamais, elle ne peut être la cause de quoique ce soit.

S’il y a des responsables, je pointerai la violence qu’elle soit ordinaire ou hors la loi, le manque d’amour, le manque d’attention individuelle, l’absence d’estime de soi, la soumission, l’obéissance…

Le monde a toujours été celui qu’il est mais dans des contextes différents. Aujourd’hui, il est possible de savoir même ce que nous ne souhaitons pas connaître. Tout est médiatisé. Tout peut se savoir, sauf  l’essentiel, bien souvent.

Si le passé des criminels, des délinquants, des dictateurs… est un minimum creusé, passé à la loupe, il sera systématiquement trouvé une trace des responsables, quasiment toujours. Je suis sûre que c’est rare qu’un enfant qui reçoit suffisamment d’amour, d’attention, de protection, de respect de ses besoins…finira en prison ou hurlera sur ses propres enfants pour se faire entendre. La Résilience permet à certains de s’en sortir, heureusement.

Récemment, devant l’école de mon fils, j’ai assisté à une scène qui m’a profondément heurtée. Je n’ai rien dit, ni rien fait. Une maman s’est rendu compte que son fils de 3 ans avait renversé de l’eau sur son pantalon (il avait essayé de boire quand elle conduisait). Sans aucune gêne, elle lui a dit « Put**in, tu fais chi** ! » et s’en est suivi une flopée de paroles qui m’ont toutes atteintes au cœur après que la première m’ait complètement sidérée (la sidération qui empêche totalement d’agir).  » y’a pas un jour, où tu ne fais pas une connerie », « tant pis pour toi, les copains diront que tu as fait pipi, bien fait »…j’en passe et des pires. Et lui, il lui entourait les jambes de ses touts petits bras, il lui faisait plein de câlins. Cet enfant aime sa mère, c’est flagrant. Il n’a pas peur d’elle, tout ce qu’il semblait vouloir c’est son amour en retour…elle ignorait ses marques d’affection en continuant à lui dire sa colère. C’est sa façon de l’aimer, de lui parler, c’est comme ça chez eux.

C’est une des scènes, au hasard, auxquelles j’assiste régulièrement. Trop souvent à mon goût. Ça m’a amenée à fuir les lieux publics aux heures d’affluence, autant que possible. Je me sens tellement impuissante et touchée par autant de violence ordinaire…bah oui, mais elle ne fait rien de mal cette maman, rien de répréhensible. En France, c’est même normal ; ça s’appelle « éduquer mon enfant, comme je veux », sans trop se soucier de ce que l’enfant reproduira en collectivité. C’est moi qui suis hypersensible, c’est vrai. Et quand mon cadet rentre de l’école en me disant « l’école c’était bien, mais il y a des autres qui me tapent »…je suis désemparée et on me rétorquera qu’il apprend la vie…

Pour revenir à cet enfant, comment se comportera t-il et parlera t-il en grandissant ? Personne ne peut deviner…mais quand j’entends des enfants dire les mêmes mots à d’autres enfants…d’où ça peut bien venir, hein ? Serait-ce le fruit du hasard ? Bien sûr que non. Un enfant pense que son quotidien est classique. La façon de parler de ses parents et de son entourage le façonne. Il n’y aura rien d’étonnant à ce qu’il se comporte de la même manière avec les autres. Et le plus sidérant, c’est qu’il se fera « reprendre » à cause de sa façon de faire…qui est tout simplement celle de ses parents. Je sais qu’il a des difficultés sociales (et c’est peu dire, puisqu’il mord et donne des coups de fourchette, entre autres). Le souci c’est qu’il se heurte à une autre façon de faire. En collectivité, il est interdit de faire mal à l’autre, que ce soit physiquement ou verbalement. Il finira par comprendre, ou pas. Cela demande énormément de disponibilité de la part des professionnels de la petite enfance et des enseignants qui ont tellement plus intéressant à apporter aux enfants.

Je pense, naïvement, que transmettre la Bienveillance pourrait changer la donne, mais c’est sans compter ses détracteurs qui crient au loup : « la bienveillance nous amène à la société d’aujourd’hui et on voit bien le résultat : l’absence de respect, l’ignorance des limites etc. ! » Mais enfin, NON ! La Bienveillance, en comparaison de la violence est toute jeune (je cherche son origine), en tous cas, avec autant d’ampleur. Pourtant, elle a déjà des ennemis. C’est sa faute si on en est là.

pareil pour l’humiliation et la moquerie

Ces personnes se trompent de cible. Nous savons tous que l’Amour, le frère de la Bienveillance, est la seule solution quand il est sincère.

C’est un écrit de ressenti, peu approfondi et sans solutions concrètes, je l’admets. Chacun a la solution. De nombreuses personnalités proposent des pistes. Parfois j’ai l’impression qu’ils prêchent dans le désert.

Si quelque chose a changé, c’est la défiance de presque tous envers tout ce qui est nouveau, tout ce qui change, tout ce qui est scientifique. Changer son angle de vue est simple, il suffit de se décaler un peu.

Ce qu’en dit Dr GUEGUEN